Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=638443
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 638443 )l’ombre de Luther par Abbé Néri (2012-06-29 21:19:26) 

Dans cette fête des saints apôtres Pierre et Paul il est particulièrement bienvenu d’entendre de la bouche de Mgr. Fellay sa volonté de maintenir la fraternité Saint Pie X dans l’estime de Rome, et cela :

«Même si nous devons souffrir avec la Rome actuelle il ne faut pas renoncer à Rome, tête de l’Église. Il ne faut pas se laisser dégoûter par tout ce qui se passe au point de tout envoyer promener si j’ose dire. »

La tentation est grande chez certains dans son sein de se démarquer a un tel point qu’on en vient à mettre en avant comme signe d’appartenance à l’Église la authenticité dans la prédication de la foi :

« Là où est la prédication authentique de la foi, là est l’Église » (Entretien de Mgr. Tissier de Mallerais à Rivarol le 14 juin 2012)

Les controverses actuelles font apparaître le danger qui guette le conflit avec Rome, c’est comme si l’ombre de Luther parvenait à se projeter dans les défenseurs de l’orthodoxie les plus zélés. Qu’il suffise de rappeler la prétention des réformateurs à être les seuls à conserver l’authentique prédication de la foi comme ont le trouve consigné dans la célèbre Confession d’Augsbourg :

« Nous enseignons aussi qu'il n'y a qu'une Sainte Église chrétienne et qu'elle subsistera éternellement. Elle est l'Assemblée de tous les croyants parmi lesquels l'Évangile est enseigné en pureté et où les Saints Sacrements sont administrés conformément à l'Évangile. » (La Confession d'Augsbourg de 1530 ; art. 7)
images/icones/1h.gif  ( 638445 )Comparaison n'est pas raison par Jean-Paul PARFU (2012-06-29 21:30:37) 
[en réponse à 638443]

monsieur l'abbé, car :

- Luther prétendait avoir la vraie foi, mais ne l'avait pas ;

- c'est Rome aujourd'hui (ou en tout cas la majorité du personnel ecclésiastique à Rome ou ailleurs) qui pense comme Luther !
images/icones/vatican.gif  ( 638448 )réponse par Abbé Néri (2012-06-29 21:42:18) 
[en réponse à 638445]

Oui mais il appartient à Rome d’établir par une sentence définitive quelle est la vrai foi. Et s’avancer comme les seuls détenteurs de la vérité de la foi par opposition avec l’autorité du Souverain Pontife est le trait commun à tous ceux qui au cours de l’histoire ont sombré dans l’hérésie.
images/icones/fleur.gif  ( 638452 )Monsieur l'abbé par ptk (2012-06-29 22:17:20) 
[en réponse à 638448]

Nous attendons cette sentence définitive depuis cinquante ans que toutes les hérésies explosent au sein même de la Sainte Eglise!

très respectueusement

ptk
images/icones/hein.gif  ( 638464 )Saint Vincent Ferrier a-t-il “sombré dans l’hérésie”... par Vianney (2012-06-29 23:24:34) 
[en réponse à 638448]

...pendant toutes les années où il s’est trompé de pape, sans compter celles où il n’en a plus reconnu aucun ? L’Église n’est manifestement pas de votre avis, Monsieur l’Abbé. Pas plus que le Bon Dieu, de toute évidence, puisqu’Il continuait durant tout ce temps à le gratifier du don des miracles, dont plusieurs centaines ont été authentifiés par l’Église au cours de son procès de canonisation...

V.
 
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 638473 )à Vianney par Abbé Néri (2012-06-30 00:09:47) 
[en réponse à 638464]

Non mais saint Vincent Ferrier comme vous le dites se trompait au cours d’un schisme sur l’identité du Pape, auquel il était soumis !
images/icones/fleche2.gif  ( 638480 )Sauf quand... par Vianney (2012-06-30 00:34:49) 
[en réponse à 638473]

...saint Vincent ne reconnut plus aucun pape, comme beaucoup de gens à cette époque troublée ! Mais voyez-vous, Monsieur l’Abbé, à la différence d’un Luther “leur attachement restait immuable à l’unité de la Chaire romaine, quel qu’en fût dans cette incertitude l’occupant véritable” (Année liturgique de Dom Guéranger, 2 juillet).

Et j’espère bien suivre leurs traces, avec la grâce de Dieu !

V.
 
images/icones/neutre.gif  ( 638447 )merci ! par FerdinandP (2012-06-29 21:41:20) 
[en réponse à 638443]

M. l'Abbé de ces rappels de bon sens.

Quand on en vient à pervertir les adages traditionnels de l'Eglise et à déformer le si important Ubi Petrus, ibi Ecclesia, on prouve qu'on ne peut avoir de garantie et de sécurité sur l'authenticité de sa prédication...

Vos remarques sont à rapprocher du très beau sermon du Saint Père de ce jour sur le ministère pétrinien.

La seule garantie d'authenticité de la doctrine, c'est l'Eglise qui peut la donner à travers la communion avec Pierre...
images/icones/hein.gif  ( 638451 )Oui mais que fait-on par Jean-Paul PARFU (2012-06-29 21:59:27) 
[en réponse à 638447]

quand c'est Rome et Pierre qui chancèlent (j'ai écrit : "chanceler" pas perdre) dans la foi ?

Tout le problème est là !
images/icones/2e.gif  ( 638453 )Mais vous êtes qui par M (2012-06-29 22:22:52) 
[en réponse à 638451]

pour dire que Rome et Pierre chancèlent ?????

Vous êtes qui pour juger de la Foi de Benoît XVI ?

Vous voyez Maître, je préfère discuter avec un vrai sédévac , qu'avec
des planqués comme vous et vos amis !

Purée ! mais dîtes le enfin !
Soyez un homme dans vos déclarations !
Et assumez, plutôt que de tourner autour du pot .....

Vous nous emmerdavez depuis des mois avec Rome !

Alors , vous la quittez une fois pour toute et vous cessez vos
circonvolutions alambiquées !
Ce sera bien plus saint !

M...
images/icones/ancre2.gif  ( 638455 )On se tait et on (esssaie de) prie(r) par Semetipsum (2012-06-29 22:34:14) 
[en réponse à 638451]

Cher Jean-Paul (Si vous me permettez cette familiarité puisqu'on se connait)
Certains actes ou dires du Saint Siège (Pape, Curie etc..) et de quelques épiscopats sont parfois scandaleux... c'est un fait!
Ce n'est pas nouveau, nous assistons depuis des siècles à cette lutte entre le prince de ce monde et notre Prince NSJC.
Les résistances Catholiques (le Sensus fidei commun) sont et ont toujours été nécessaires et se sont toujours conclues "ad majorem Dei Gloriam" malgré les vicissitudes humaines. Gardons confiance en l'Esprit Saint qui gouverne (obscurément! dirai-je) l’Église.
La FSSPX est un des plus beaux fleurons de cette résistance Catholique (voire le plus beau..), faisons en sorte qu'elle le demeure, sans rien perdre de son charisme propre et sans abandonner l'essentiel de ce que lui a transmis son fondateur, mais sans se prendre à elle seule pour l’Église.
Excusez le ton un peu "sermonneur" de ce message amical.

Semetipsum
images/icones/3c.gif  ( 638457 )Oui mais là ça gonfle !!!!! par M (2012-06-29 22:46:02) 
[en réponse à 638455]

Des mois et des mois qu'ils nous bassinent avec Rome, le Pape et Mgr Fellay le traitre !!!

Ils se sont toujours plantés lamentablement, mais ils continuent à pourrir Tradiland !

Marre !

Y'en a marre !!!!

Sans parler qu'ils ont détruit méthodiquement l'oeuvre
de Mgr Lefebvre !

Il y aura un accord ! ils le savent du reste, c'est pour cela qu'ils
gesticulent en tous sens !

M...
images/icones/ancre2.gif  ( 638469 )Un Forum par Semetipsum (2012-06-29 23:50:44) 
[en réponse à 638457]

est un "lieu d'expression" (comme on dit maintenant) et il faut reconnaitre à notre JPP national qu'il est, lui, resté sur le FC, malgré quelques cartons jaunes, et qu'il s'exprime à visage découvert (c'est courageux...)
"ILS" ne sont plus ici, et pour certains c'est fort dommage car leurs participations n'étaient souvent pas sans intérêt...
Ceux qui sont restés doivent garder la possibilité d'exprimer leur désarroi qui me semble motivé (même si je ne le partage pas entièrement).
Cela fait de moi un grand libéral... ce qui n'est pas mon image habituelle.
images/icones/1n.gif  ( 638479 )Tout est relatif par Marchenoir (2012-06-30 00:32:19) 
[en réponse à 638451]

Cher Monsieur,

Pierre chancelle, Rome chancelle ; peut-être voyez-vous d'autres personnes chanceler autour de vous. En ce cas, il est possible que vous seul chanceliez...

Prompt rétablissement.

Marchenoir.
images/icones/1b.gif  ( 638498 )Que faire ? se remettre en cause ! par FerdinandP (2012-06-30 10:34:51) 
[en réponse à 638451]

Rome chancellerait dans la foi ?
D'abord il faut le prouver et ça n'est pas gagné !

Ensuite, il faut se demander si ses propres connaissances ne sont pas en défaut : souvent en relisant son catéchisme, on s'aperçoit que l'erreur vient de soi.

Puis, si l'on continue à avoir des doutes, il faut se demander si l'on a bien lu et compris le magistère et si cet enseignement peut se comprendre dans un sens traditionnel : en général, vous serez surpris, c'est toujours le cas, c'est donc la bonne interprétation et c'est en tous cas celle que l'Eglise nous demande d'adopter.

Enfin, il y a plein de petits éléments dans la foi et l'Histoire de l'Eglise qui sont faits pour nous rassurer :

- statistiquement et historiquement, il est arrivé très souvent que des évêques se trompent contre le pape et jamais l'inverse...

- doctrinalement, la foi de Pierre est garantie contre toute erreur et c'est lui qui doit confirmer ses frères, pas l'inverse. La foi d'un évêque n'est garantie que dans la mesure où il est en pleine communion avec le Pape régnant.

- rien dans la doctrine ne nous garantit qu'un évêque puisse avoir raison tout seul contre toute l'Eglise : au contraire même, on a toujours vu l'inverse surtout lorsque cet évêque n'est pas en communion. (Saint Athanase était en lutte contre les ariens, mais la majeure partie de l'Eglise était de son côté et si le pape l'a condamné, ce ne fut pas sur des aspects doctrinaux, mais politiques à l'instigation des empereurs.)

- Enfin, même Mgr Lefebvre a clairement indiqué que les évêques qu'il sacrait n'auraient pas de compétence doctrinale : c'était uniquement pour transmettre le sacerdoce et la confirmation (sermon des sacres et lettre aux 4 évêques)

Donc rassurez vous, en conclusion, même Mgr Lefebvre vous garantit que Mgr Tissier n'a pas de charisme pour enseigner la doctrine et que s'il estime que le Pape se trompe, c'est en vérité Mgr Tissier qui a tort.

Pour terminer, permettez-moi une petite analogie, Maître : quand vous montez dans un train et que vous voyez le quai se dérober, vous savez en réalité que c'est vous qui bougez. Eh bien quand vous croyez voir la foi de Pierre chanceler, ayez la même conviction : en réalité il y a de fortes chances pour que ce soit vous et Mgr Tissier qui manquiez des bases de la stabilité et qui vous éloigniez de la foi...
images/icones/1e.gif  ( 638522 )et j'ajoute : par FerdinandP (2012-06-30 12:20:56) 
[en réponse à 638451]

qu'il y a plus de chances quand on est dans un train pour que ce soit effectivement le quai qui bouge que, lorsqu'on a un doute sur la foi, ce soit Pierre qui chancelle.

En effet, le Christ a prié pour la Foi de Pierre et Il n'a pas prié pour que les quais restent à train (en quelque sorte...!)
images/icones/1e.gif  ( 638528 )Ah bon! par Miserere (2012-06-30 13:08:25) 
[en réponse à 638522]

Pour l'instant c'est plutôt ça

Et puis un train peut en cacher un autre.

Bien à vous.

Miserere
images/icones/nul.gif  ( 638458 )L'ombre de Luther n'est pas où l'on croit... par Pétrarque (2012-06-29 23:00:34) 
[en réponse à 638443]

Ce n'est pas, que je sache, un Supérieur général de la FSSPX qui a salué "la profonde religiosité de Luther".

Ni qui a embrassé un Coran...

Personne n'a intérêt, Monsieur l'Abbé, à jouer à ce jeu-là ici.
images/icones/1d.gif  ( 638465 )Luther non plus n'a pas embrassé le Coran par Anton (2012-06-29 23:32:28) 
[en réponse à 638458]

Attention à jouer ce jeu, auquel il ne faut pas participer, vous risquez de vous découvrir des points communs, au delà de vos désespérances.

Cordialement.
images/icones/2a.gif  ( 638467 )Qui sait, un successeur de Benoît XVI... par Vianney (2012-06-29 23:44:32) 
[en réponse à 638465]

...viendra peut-être un jour en pèlerinage sur ma tombe, si j’en juge par une déclaration de Jean-Paul II à Frankfort (cité par la Documentation catholique du 21 décembre 1980, p. 1146) :
“Aujourd'hui, je viens à vous, vers l’héritage spirituel de Martin Luther, je viens comme un pèlerin.”
V.
 
images/icones/hein.gif  ( 638468 )Cette phrase hors contexte que veut-elle dire par Anton (2012-06-29 23:48:50) 
[en réponse à 638467]

Qu'il vient comme un "pèlerin", pour rechercher les brebis égarées?

Cordialement.
images/icones/1w.gif  ( 638475 )“Vers l’héritage spirituel de Martin Luther” par Vianney (2012-06-30 00:18:31) 
[en réponse à 638468]

...vous imaginez peut-être, Cordialement, que Jean-Paul II parlait des brebis que Luther a égarées ?

Alors pourquoi donc vantait-il son “profond esprit religieux” (D.C. n° 1863, 4 décembre 1983, p. 1071) ?

Pourquoi, le 11 décembre 1983, montait-il en chaire dans un temple luthérien à Rome, prenant part à un office luthérien et récitant une prière composée par Luther ?

Pourquoi émettait-il publiquement l’avis qu’il “fallait refaire le procès de Luther afin de le réinstruire d’une manière plus objective” ?

Non, vous ne m’ôterez pas de l’idée que Luther a des chances sérieuses d’être un jour canonisé par l’Église conciliaire (et qui sait ? moi aussi, mais uniquement en tant que nouveau “luthérien”  et certainement pas pour mon attachement à la tradition).

V.
 
images/icones/1g.gif  ( 638481 )Tiens le moderno frustré ! par Miserere (2012-06-30 00:38:50) 
[en réponse à 638465]

La FSSPX n'a pas besoin de votre avis et de plus vos posts sont toujours mauvais.

Comme vos copains ralliés,vous voulez sa destruction, c'est le démon qui se frotte les mains.

Mais la FSSPX est toujours là ,le Bon Dieu y veille, désolé pour vous!

Regardez autour de vous l'effondrement de l'Église catholique et elle contribue grâce à la lâcheté de propres catholiques.

Vous ne savez pas ce que le bon Dieu a décidé pour cette fraternité qui se bat depuis maintenant des années pour garder la Foi.

Monseigneur Fellay ne demande pas grande chose à Rome, juste la continuité de la tradition et la messe de toujours.

C'est quand même pas compliqué, alors pourquoi l'avoir refusé au moment de signer le 13 juin.

On y a cru mais Rome a encore essayé de nous piéger.

On ne va pas quand même signer à l'aveugle pour faire plaisir à des bouffons de ralliés qui rêvent de la diviser.

Si vous n'aimez pas la FSSPX,restez dans votre chapelle et surtout foutez lui la paix.

Bien à vous.

Miserere libre
images/icones/neutre.gif  ( 638484 )Déplacé par Ubique Fidelis (2012-06-30 01:11:03) 
[en réponse à 638481]

Miserere je ne discuterai pas le fond qui est plus complexe qu'il n'y parait et qui mériterait réellement que l'on se penche dessus durant des heures toutefois permettez moi de trouver que le ton et certains mots employés ne conviennent pas lorsqu'il s'agit de s'adresser à un prêtre. Et de grâce cessez de parler de ralliés (injurieux pour des Communautés et Instituts dont l'apostolat tourné vers la sanctification des âmes est bien réel), car ce à quoi nous devons tous aspirés, ce n'est pas d'être des ralliés ou des dissidents mais bien des alliés de la sainte Eglise de Dieu, des membres pleinement unis de coeur et d'esprit ai Christ et à Son Vicaire. Voilà tout. Qu'ensuite il y ait lieu de s'émouvoir de certains enseignements ou certaines interprétations qui semblent sinon rompre du moins contrarier l'enseignement de nombre de Papes avant, c'est une autre question.

Cela dit, considérer que le Pape est habité ou influencé par Luther c'est au mieux stupide et au pire insultant! qu'il y ait au sein de la Curie des modernistes patentés personne ne vous dira le contraire mais soutenir que le Pape est de ceux-ci, certainement pas!
images/icones/1f.gif  ( 638486 )Désolé! par Miserere (2012-06-30 01:41:08) 
[en réponse à 638484]

Mais je ne m'adresse pas à un prêtre , jamais je ne permettrai de parler ainsi à un Christ de Dieu.

L'abbé Héri est un prêtre très brillant.

Je n'ai rien non plus contre les ralliés qui font aussi du bon travail.

Seulement je ne supporte pas ceux qui viennent donner des leçons à la FSSPX et surtout ceux qui rêvent de la voir tanguer.

A la grâce de Dieu.

Bonne nuit.

Miserere
images/icones/neutre.gif  ( 638485 )Vous avez de ces expressions par Anton (2012-06-30 01:17:19) 
[en réponse à 638481]

Vraiment...

Qu'il y ait des oppositions à votre retour, cela est humain, il faut l'accepter, il faut admettre que la Fsspx, par son attitude s'est fait beaucoup d'ennemis, un peu plus d'humilité lui ferait le plus grand bien.


Vous voyez tout votre problème est là...et il apparait nettement dans ce qui suit.


On y a cru mais Rome a encore essayé de nous piéger.



Rome n'a pas essayé de vous piéger.
Rome a été claire, ou accord ou excommunication, réécoutez la conférence de l'abbé Pfluger, et écoutez le sermon de Mgr Fellay sur l'amour de Rome qu'avait Mgr Lefebvre.

Arrêtez de croire que vous allez sauver l'Eglise, quand c'est l'Eglise qui vous sauve.


Vous ne savez pas ce que le bon Dieu a décidé pour cette fraternité qui se bat depuis maintenant des années pour garder la Foi.



Non mais comme tout catholique je sais que le dépôt de la Foi est confié au successeur de Pierre qui seul jouit de l'infaillibilité.

Vous voyez la crise de l'Eglise justement, mais vous refusez de voir la crise qui affecte la Fsspx, qui s'est manifestée, et qui s'est transformée en un coup d'épée dans l'eau pour ceux qui accusaient Mgr Fellay...Ils ont brassé du vent selon leur habitude, ils ont montré leur limite, eux qui prêchent la soumission à leur supérieur, mais quand il s'agit de montrer l'exemple font autrement.



La FSSPX n'a pas besoin de votre avis et de plus vos posts sont toujours mauvais.



1 je ne donne pas mon avis à la Fsspx,
2 pourquoi éprouvez vous le besoin de répondre à de mauvais posts?

Conclusion, pensez vous que la Fsspx ait besoin d'aussi mauvais défenseurs que vous?


Si vous n'aimez pas la FSSPX,restez dans votre chapelle et surtout foutez lui la paix.



arrêtez donc de vous nourrir de légendes de bruits de coursives et d'être naif, tout votre post est écrit par quelqu'un d’extrêmement naif, qui croit que seule l'Eglise est affectée par la Crise et qui ne voit pas ce qui couve sous ses pieds...

Ce n'est pas pour que l'accord se fasse qu'il vous faut prier, car l'accord se fera, mais il vous faut prier pour deux choses...
- que la Fsspx ne se déchire pas
- que l'accord n'entraine pas une rupture dans l'Eglise.

Cordialement.



images/icones/sacrecoeur.gif  ( 638472 )réponse par Abbé Néri (2012-06-30 00:00:58) 
[en réponse à 638458]

Non mais il est regrettable qu’un évêque qui se présente comme le paladin de la foi soit à ce point embrouillé qu’il a recours à un tel argument pour justifier son appartenance à l’Église !
images/icones/fleur.gif  ( 638502 )Ce n'est pas Mgr Fellay qui est embrouillé... par Pétrarque (2012-06-30 10:58:13) 
[en réponse à 638472]

... c'est l'Eglise entière.

Nous sommes dans cette situation inédite, où toute l'Eglise paie des décennies de trouble doctrinal. Un Pape Paul VI, et ses deux successeurs (l'un n'a guère eu de temps pour agir, mais passons...) qui, autant par naïveté que par maladresse, ont ouvert une boîte de Pandore en pensant probablement bien faire, entremêlant régulièrement le vrai et le faux, mélangeant allègrement l'orthodoxe à l'hétérodoxe, alternant la faiblesse et la brutalité, ne condamnant jamais les erreurs et les hérésies répandues dans l'Eglise, mais seulement ceux qui désobéissaient en apparence pour les combattre, et arrivant au résultat final d'avoir exclu de la communion visible de l'Eglise la seule communauté dont le principe était précisément de faire ce que l'Eglise avait toujours fait et de croire ce qu'elle avait toujours cru.

Il est vrai qu'il y eut, après cela, l'histoire des sacres en 1988... Ou la situation ubuesque et tragique de voir un évêque contraint de désobéir publiquement à un Pape qu'il a toujours reconnu comme tel, pour pouvoir demeurer en situation d'obéissance avec les 263 prédécesseurs d'icelui.

Car il est un point que vous semblez négliger ici, cher Monsieur l'Abbé : la Foi précède l'obéissance, et la seconde étant ordonnée au Bien, elle n'est validement requise que si la Foi est confessée par l'Autorité. Ce qui a pu -ici ou là- ne pas être le cas, grosso modo entre 1965 et aujourd'hui, l'honnêteté commande de le reconnaître.

Vous savez ainsi l'importance et le poids qu'un scandale à teinte hérétique comme Assise en 1986 a pu avoir pour décider Mgr Lefebvre à sacrer ses évêques.

C'est ce qui distingue Mgr Lefebvre et ses successeurs de Martin Luther qui, lui, n'était pas "profondément religieux" comme a osé le dire Jean-Paul II, mais n'était qu'un malade psychotique, torturé et rongé d'orgueil, auteur de la plus formidable blessure infligée à l'Eglise en même temps que d'une hérésie sans précédent dans ses conséquences. Pour finir alcoolique, dépressif et collé à une nonne défroquée.

Rien à voir, vous le voyez, avec l'héroïsme et la sainteté sacerdotale d'un Mgr Lefebvre.
images/icones/vatican.gif  ( 638537 )Où trouver une véritable explication aux clés du Royaume par Chouette (2012-06-30 14:27:14) 
[en réponse à 638502]

Comme bon nombre, je lis beaucoup, tente de prier plus et interviens très peu.
Cependant, à la leçture de ce fil, et du dernier post de Petrarque, je m'interroge sur la réponse qu'il fait à l'abbé Néri : il a raison de rappeler les errements des papes, d'argumenter sur la différence entre ce qu'étaient Luther et Mgr Lefebvre...

Et pourtant ? Et pourtant, il manque une dimension dans ces explications, une dimension qui saute de plus en plus aux yeux dans tout ce qu'on lit ; il me semble que la lecture et la méditation des textes liturgiques de ces 2 derniers jours nous éclairent sur un point fondamental : comment l'Eglise qui a les paroles de la Vie Éternelle peut-elle être dirigée par un personnel aussi déficient ?
La réponse nous reste mystérieuse parce qu'intellectuellement et raisonnablement irrationnelle (à vue humaine certo) : le Christ a bâti l'Eglise sur Pierre, et qui était Pierre ? Celui qui a renié le Christ, Tête de l'Eglise 3 fois...
Finalement, pourquoi St. pierre ? Parce qu'il n'a pas tout expliqué, mais qu'il s'est abandonné.
Aujourd'hui, le Christ nous rappelle que c'est en s'abandonnant tout en Lui, que tout se fera. Il suffit de lire les textes de l'épître et de l'évangile de la fête de ce jour, celle de la commémoration de saint Paul pour commencer à comprendre : abandon et confiance.
Et la confiance, à lire toutes ces magnifiques interventions du pape, nous pouvons lui donner, malgré ces incompréhensions de l'attitude des papes précédents....Hic et nunc, et non pas hieri....

Un moine qui oeuvre, comme certains autres de ses confrères, à l'unité entre tous les catholiques depuis de très nombreuses années, l'incitait à partager avec le plus grand nombre les paroles du pape Benoît XVI, lors de l'audience du 18 avril dernier, que je vous cite ci-dessous.

À la suite de quoi, il propose que tous les jours, à 12 heures :
- qui que nous soyons,
- quelque soient nos opinions ou nos positions,
- où que nous soyons,
après la lecture de ce texte, nous nous retrouvions tous les jours à 12 heures pour réciter un Pater aux intentions de l'Unité de l'Eglise.

Que tous, dans la mesure où vous le pouvez, s'associent à travers cette belle initiative benedictine, à travers ce dogme si magnifique de la communion des saints (le plus grand dirait le père Argouarc'h)




. Chers frères et sœurs,
Après les grandes fêtes, nous revenons maintenant aux catéchèses sur la prière. Lors de l’audience avant la Semaine sainte, nous nous sommes arrêtés à la figure de la bienheureuse Vierge Marie, présente au milieu des apôtres en prière au moment où ils attendaient la venue de l’Esprit Saint. Une atmosphère priante accompagne les premiers pas de l’Eglise. La Pentecôte n’est pas un épisode isolé, puisque la présence et l’action de l’Esprit Saint guident et animent constamment le chemin de la communauté chrétienne. Dans les Actes des Apôtres, en effet, saint Luc non seulement raconte la grande effusion survenue au Cénacle cinquante jours après Pâques (Ac 2, 1-13), mais il fait aussi allusion aux autres irruptions extraordinaires de l’Esprit Saint, qui reviennent dans l’histoire de l’Eglise. Et en ce jour, je désire m’arrêter sur ce que l’on a appelé la « petite Pentecôte », qui s’est produite au terme d’une phase difficile dans la vie de l’Eglise naissante.
Les Actes des Apôtres rapportent qu’après la guérison d’un paralytique près du Temple de Jérusalem (Ac 3, 1-10), Pierre et Jean furent arrêtés (Ac 4, 1) parce qu’ils annonçaient la résurrection de Jésus à tout le peuple (Ac 3, 11-26). Après un procès sommaire, ils furent remis en liberté, ils rejoignirent leurs frères et leur racontèrent ce qu’ils avaient dû subir à cause du témoignage qu’ils avaient rendu à Jésus le Ressuscité. A ce moment, dit saint Luc, « d’un seul élan, ils élevèrent la voix vers Dieu » (Ac 4, 24). Ici, saint Luc rapporte la prière la plus ample de l’Eglise que nous trouvions dans le Nouveau Testament, à la fin de laquelle, comme nous l’avons entendu, « l’endroit où ils se trouvaient réunis trembla ; tous furent alors remplis du Saint-Esprit et se mirent à annoncer la parole de Dieu avec assurance » (Ac 4, 31).
Avant de considérer cette belle prière, notons un comportement de fond important : face au danger, à la difficulté, à la menace, la première communauté chrétienne ne cherche pas à faire des analyses sur la façon de réagir, de trouver des stratégies, de se défendre, sur les mesures à adopter, mais, dans l’épreuve, elle se met en prière, elle prend contact avec Dieu.
Et qu’est-ce qui caractérise cette prière ? C’est la prière unanime et d’un seul cœur de la communauté toute entière, qui est confrontée à une situation de persécution à cause de Jésus.
Dans l’original grec, saint Luc utilise l’expression « homothumadon » - « tous ensemble », « d’un seul cœur » - un mot qui apparaît dans d’autres parties des Actes des Apôtres pour souligner cette prière persévérante et d’un seul cœur (Ac 1, 14 ; 2, 46). Cette union des cœurs est l’élément fondamental de la première communauté et devrait être toujours fondamentale pour l’Eglise. A ce moment-là, ce n’est pas seulement la prière de Pierre et de Jean, qui se sont trouvés en danger, mais celle de toute la communauté, parce que ce que vivent les deux apôtres ne les concernent pas seulement eux, mais cela regarde toute l’Eglise. Face aux persécutions subies à cause de Jésus, la communauté non seulement ne s’effraie pas ni ne se divise, mais elle est profondément unie dans la prière, comme s’il s’agissait d’une seule personne, pour invoquer le Seigneur. Je dirais que ceci est le premier prodige qui se réalise quand les croyants sont mis à l’épreuve à cause de leur foi : leur unité se consolide, au lieu d’être compromise, parce qu’elle est soutenue par une prière inébranlable. L’Eglise ne doit pas craindre les persécutions, qu’elle subit forcément au cours de son histoire, mais, comme Jésus à Gethsémani, elle doit garder confiance en la présence, l’aide et la force de Dieu, invoqué dans la prière.
Faisons un pas supplémentaire : que demande à Dieu la communauté chrétienne en ce moment d’épreuve ? Elle ne demande pas la sécurité de la vie face à la persécution, ni que le Seigneur se venge de ceux qui ont incarcéré Pierre et Jean ; elle demande seulement qu’il lui soit permis « d’annoncer en toute assurance » la Parole de Dieu (Ac 4, 29), ce qui veut dire qu’elle prie pour ne pas perdre le courage de la foi, le courage d’annoncer sa foi. Mais avant cela, elle cherche à comprendre en profondeur ce qui s’est passé, elle cherche à lire les événements à la lumière de la foi et elle le fait justement à travers la parole de Dieu qui nous fait déchiffrer la réalité du monde.
Dans la prière qu’elle élève au Seigneur, la communauté part du souvenir et de l’invocation de la grandeur et de l’immensité de Dieu : « Maître, c’est toi qui as fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qui s’y trouve » (Ac 4, 24). C’est une invocation au Créateur : nous savons que tout vient de lui, que tout est dans ses mains. C’est dans cette conscience que nous trouvons certitude et courage : tout vient de lui, tout est dans ses mains. Ensuite, elle reconnaît comment Dieu a agi dans l’histoire – elle commence donc avec la création et continue dans l’histoire – comment il a été proche de son peuple en se montrant un Dieu qui s’intéresse à l’homme, qui ne s’est pas retiré, qui n’abandonne pas l’homme, sa créature ; et c’est ici qu’est cité explicitement le Psaume 2, à la lumière duquel on lit la situation difficile que vit l’Eglise à ce moment-là. Le Psaume 2 célèbre l’intronisation du roi de Juda, mais il fait référence, de manière prophétique, à la venue du Messie, contre qui ni la rébellion, ni la persécution, ni les débordements des hommes ne pourront rien : « Pourquoi cette arrogance chez les nations, ces vains projets chez les peuples ? Les rois de la terre se sont mis en campagne et les magistrats se sont rassemblés de concert contre le Seigneur et contre son Oint » (Ac 4, 25). Le psaume dit déjà ceci, de manière prophétique, au sujet du Messie et cette rébellion des puissants contre la puissance de Dieu est caractéristique dans toute l’histoire. C’est justement en lisant la Sainte Ecriture, qui est parole de Dieu, que la communauté peut dire à Dieu, dans sa prière : « Oui vraiment, ils se sont rassemblés dans cette ville contre ton saint serviteur Jésus, que tu as oint, … pour accomplir tout ce que, dans ta puissance et ta sagesse, tu avais déterminé par avance » (Ac 4, 27). Les événements sont lus à la lumière du Christ, qui est la clé pour comprendre même la persécution, à la lumière de la Croix, qui est toujours la clé pour la Résurrection. L’opposition à Jésus, sa Passion et sa mort, sont relues, à travers le Psaume 2, comme la réalisation du projet de Dieu le Père pour le salut du monde. Et c’est là aussi que trouve son sens l’expérience de persécution que la première communauté chrétienne est en train de vivre ; cette première communauté n’est pas une simple association, mais c’est une communauté qui vit dans le Christ ; ce qui lui arrive fait donc partie du dessein de Dieu. Comme cela s’est passé pour Jésus, de même les disciples rencontrent-ils l’opposition, l’incompréhension, la persécution. Dans la prière, la méditation sur l’Ecriture sainte à la lumière du mystère du Christ aide à lire la réalité présente à l’intérieur de l’histoire du salut que Dieu réalise dans le monde, toujours à sa manière. C’est justement pour cela que la demande que la première communauté chrétienne de Jérusalem formule à Dieu dans la prière n’est pas d’être défendue, d’être épargnée par l’épreuve, la souffrance, ce n’est pas une prière pour obtenir le succès, mais seulement pour pouvoir proclamer avec « parresia », c’est-à-dire avec franchise, avec liberté, avec courage, la parole de Dieu (Ac 4, 29). Elle ajoute ensuite la demande que cette annonce soit accompagnée de la main de Dieu, pour que s’accomplissent des guérisons, des signes et des prodiges (Ac 4, 30), c’est-à-dire pour que soit visible la bonté de Dieu, comme une force qui transforme la réalité, qui change les cœurs, les esprits, la vie des hommes et qui apporte la nouveauté radicale de l’Evangile.
A la fin de la prière, note saint Luc,  « l’endroit où ils se trouvaient réunis trembla ; tous furent alors remplis du Saint-Esprit et se mirent à annoncer la parole de Dieu avec assurance » (Ac 4, 31) ; l’endroit trembla, ce qui veut dire que la foi a la force de transformer la terre et le monde. L’Esprit qui a parlé par le Psaume 2, dans la prière de l’Eglise, fait irruption dans la maison et remplit le cœur de tous ceux qui ont invoqué le Seigneur. C’est le fruit de la prière unanime que la communauté chrétienne élève vers Dieu ; l’effusion de l’Esprit, don du Ressuscité qui soutient et qui guide l’annonce libre et courageuse de la parole de Dieu, qui pousse les disciples du Seigneur à sortir sans peur pour apporter la bonne nouvelle jusqu’aux extrémités du monde.
Chers frères et sœurs, nous aussi, nous devons savoir porter les événements de notre vie quotidienne dans notre prière, pour en rechercher la signification profonde. Et, comme la première communauté chrétienne, nous aussi, en nous laissant illuminer par la Parole de Dieu, à travers la méditation de l’Ecriture sainte, nous pouvons apprendre à voir que Dieu est présent dans notre vie, présent aussi et justement dans les moments difficiles, et que tout – même ce qui est incompréhensible – fait partie d’un projet d’amour supérieur, dans lequel la victoire finale sur le mal, sur le péché et sur la mort est vraiment celle du bien, de la grâce, de la vie, de Dieu.
Comme pour la première communauté chrétienne, la prière nous aide à lire notre histoire personnelle et collective dans une perspective plus juste et plus fidèle, celle de Dieu. Et nous aussi, nous voulons renouveler notre prière en demandant le don de l’Esprit Saint, afin qu’il réchauffe nos cœurs et illumine nos esprits et que nous puissions reconnaître comment le Seigneur répond à nos requêtes selon sa volonté d’amour et non selon nos idées. Guidés par l’Esprit de Jésus-Christ, nous serons capables de vivre avec sérénité, courage et joie toutes les situations de la vie et nous pourrons, avec saint Paul, nous vanter « des tribulations, sachant bien que la tribulation produit la constance, la constance une vertu éprouvée, la vertu éprouvée l’espérance » : cette espérance qui « ne déçoit point, parce que l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous fut donné » (Rm 5, 3-5). Merci.




images/icones/sacrecoeur.gif  ( 638550 )réponse à Petrarque par Abbé Néri (2012-06-30 15:57:28) 
[en réponse à 638502]

Je suis désolé de vous dire que vous n’avez pas bien lu mon texte, je dis que Mgr Fellay a raison de enseigner aux ordinands dans sa prédication la nécessité de garder au-delà des circonstances dramatiques qui traverse l’Église l’attachement à Rome. J’illustre le besoin de le faire en prenant les paroles de Mgr. Tissier de Mallerais pour affirmer l’appartenance à l’Église.