Le Forum Catholique

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images/icones/vatican.gif  ( 638064 )Siège de la sagesse ou Siège vacant par Mauges (2012-06-27 00:51:46) 

Je reprends ici le titre et le chapeau d'un article La Croix:
"Mgr Jean-Louis Bruguès à la tête des Archives et de la Bibliothèque Vaticanes

Désormais promis à la pourpre cardinalice, Mgr Bruguès a été nommé le 26 juin par Benoît XVI aux fonctions d’archiviste et bibliothécaire de la Sainte Église Romaine."

Un destructeur d'églises, quelqu'un qui nie la virginité de Notre Dame (comme l'a remarqué Jean Madiran) potentiellement cardinal, je crois que l'on peut légitimement se demander si le Saint Siège est le siège de la sagesse ou s'il est vacant.

Si vous lisez les mémoires de la marquise de La Rochejacquelein, vous saurez que sur cette terre où nos ancêtres ont combattu pour Dieu, ces mêmes ancêtres ont reconstruit après les colonnes infernales leurs/nos églises avant leurs/nos propres maisons, travaillant gratuitement, donnant des matériaux, etc.
Ma foi est en Dieu et désormais n'est plus (si tant est qu'elle ait été un peu) dans son prétendu Vicaire sur Terre.
images/icones/hein.gif  ( 638067 )Mgr Jean-Louis Bruguès nie la virginité de par jejomau (2012-06-27 07:13:44) 
[en réponse à 638064]

la Vierge Marie ?????????????? Vous avez quelque chose à ce sujet ?
images/icones/hein.gif  ( 638069 )Allusion, sans doute, à cet article de Madiran par Vianney (2012-06-27 07:37:58) 
[en réponse à 638067]

...publié dans le n° 7080 de Présent (24.6.2010) :

Nos lecteurs se souviennent peut-être du cas significatif de Mgr Bruguès. Lorsqu’il présidait la commission doctrinale de l’épiscopat français, il avait professé publiquement que « l’affirmation de l’existence de frères et de sœurs de Jésus [qu’il venait apparemment de découvrir] questionnera la compréhension de l’énoncé dogmatique de la virginité perpétuelle de Marie ». Ayant été repris là-dessus, il s’est alors retranché derrière « la décision historique du concile Vatican II de faire du texte prévu à propos de la Vierge Marie le dernier chapitre d’une constitution dogmatique consacrée à l’Eglise », et il en tirait la conclusion que « cette décision invite, c’est manifeste (sic), plutôt à la sobriété dans les énoncés concernant Marie ». (cf. La trahison des commissaires, 3e édition, p. 41-46 et 85-88.)


 
images/icones/neutre.gif  ( 638092 )[réponse] par vincentdefrance (2012-06-27 10:28:35) 
[en réponse à 638069]

Je vous trouve bien catégorique. Je ne voit aucune négation de la virginité de la Vierge. Seulement une invitation à mieux comprendre ce dogme et surtout à constater que sans doute certains seront amenés à se poser la question.

Après ce n'est que mon avis....
images/icones/marie.gif  ( 638095 )en effet même si cette lecture minimaliste par Luc Perrin (2012-06-27 10:49:48) 
[en réponse à 638092]

de Vatican II, classique chez les théologiens contemporains, est très contestable et même fausse à mon avis.

Les observateurs protestants ont noté que la place donnée à Marie du fait de ce positionnement était exorbitant à leurs yeux et loin de diminuer la Mère de Dieu en soulignait encore l'importance, tout particulièrement dans la constitution centrale de Vatican II, celle sur l'Église.

Par ailleurs, on "oublie" toujours l'acte posé par Paul VI - motu proprio mais en réponse au voeu de l'immense majorité des Pères conciliaires -, acte accompli dans l'assemblée conciliaire de proclamer Marie Mère de l'Église, lors même que la commission doctrinale du Concile avait repoussé ce titre, sous l'impulsion des théologiens mariophobes comme le P. Congar et Mgr Garrone.
La décision de Paul VI fut vilipendée par le P. Congar, du même Ordre que Mgr Bruguès, mais applaudit massivement et très longuement avec des exclamations de joie par l'assemblée conciliaire.

Paul VI n'a jamais souscrit aux thèses minimalistes envers Marie pas plus que Vatican II : il a posé plusieurs gestes et signé plusieurs textes sur la mariologie après le Concile.


Pour ma part, ce qui me soucie plus est de savoir qui remplacera Mgr Bruguès qui fut un secrétaire très actif et a co-signé des textes remarquables sur l'éducation catholique. Lisez la Lettre aux présidents de conférence épiscopale sur l'éducation du 5 mai 2009 signée du cardinal Grocholewski et de Mgr Bruguès : c'est un texte fort et proche de Pie XI.

images/icones/hein.gif  ( 638127 )Pouvez-vous nous donner ... par Ion (2012-06-27 15:33:30) 
[en réponse à 638095]

... des références quant à votre affirmation selon laquelle les observateurs protestants au Concile trouvèrent exorbitante la place de Marie, dans la constitution sur l'Eglise.

Ion
images/icones/livre.gif  ( 638147 )une communication d'André Birmelé par Luc Perrin (2012-06-27 18:24:33) 
[en réponse à 638127]

au colloque de 1999 de Klingenthal auquel j'assistais.


• "Le Concile Vatican II vu par les observateurs des autres traditions chrétiennes". In: J. Doré et A. Melloni (Ed.): Volti di fine Concilio. Studi di storia e teologia sulla conclusione del Vaticano II. Mulino /Bologna 2001, p. 225-264.


C'était un angle de vue auquel je n'avais pas pensé mais qui est très logique au demeurant.

Par ailleurs, les défenseurs, catholiques cette fois, de l'intégration du schéma marial séparé dans le schéma sur l'Église avaient juré haut et fort qu'il ne s'agissait aucunement d'abaisser la Mère de Dieu.
On peut les prendre au mot et leur faire crédit non ?

Beaucoup de théologiens ont collé à la mariophobie pathologique du Père Congar op, comme si elle reflétait la position du Concile et celle du Magistère pontifical conciliaire et post-conciliaire : il n'en est rien.
Il existe aussi un article du P. Laurentin je crois qui montre à quel point la grande masse des Pères à Vatican II voulaient la définition faite par Paul VI en 1964. J'ajoute que si vous relisez le texte du pape, vous verrez qu'il emploie des formules qui entrent quasiment dans le cadre prévu pour une définition dogmatique solennelle.
images/icones/fleche2.gif  ( 638177 )Pourtant il me semble bien par Vassilissa (2012-06-27 22:10:57) 
[en réponse à 638095]

que vatican II a supprimé dans la nouvelle liturgie plusieurs fêtes mariales, ainsi bien sûr que les lectures qui les accompagnaient dans le Bréviqire. Le symbolisme Marie = figure de l'Église a été amoindri.
images/icones/coeur.gif  ( 638093 )Lettre de Saint Cyrille d'Alexandrie aux moines d'Egypte sur la Très Sainte Vierge Marie par ami de la Miséricorde (2012-06-27 10:34:51) 
[en réponse à 638069]

27 juin Saint Cyrille d'Alexandrie (calendrier liturgique du rite ordinaire)

Lettre de Saint Cyrille d'Alexandrie aux moines d'Egypte


... Je m'étonne qu'il y ait des gens pour poser cette question : faut-il, ou ne faut-il pas appeler la Sainte Vierge Mère de Dieu ? Car si Notre-Seigneur Jésus-Christ est Dieu, comment la Vierge qui l'a mis au monde ne serait-elle pas la Mère de Dieu ? C'est la croyance que nous ont transmise les saints apôtres, même s'ils ne se sont pas servis de ce terme. C'est l'enseignement que nous avons reçu des saints Pères. Et tout particulièrement notre Père de vénérable mémoire, Athanase, qui pendant quarante-six ans a illustré le siège d'Alexandrie, qui a opposé aux inventions des hérétiques impies une sagesse invincible et digne des apôtres, Athanase, qui a embaumé du parfum de ses écrits l'univers tout entier, à qui tous rendent témoignage pour son orthodoxie et sa piété, Athanase, au troisième livre du traité qu'il a composé sur la Trinité sainte et consubstantielle, appelle à plusieurs reprises la Sainte Vierge, Mère de Dieu. Je vais citer textuellement ses propres paroles : " La sainte Ecriture, nous l'avons fait remarquer bien souvent, se caractérise principalement en ceci, qu'elle rend au sujet du Sauveur un double témoignage. D'une part, il est le Dieu éternel, le Fils, le Verbe, le resplendissement et la sagesse du Père ; d'autre part, en ces derniers temps et pour notre salut, il a pris chair de la Vierge Marie, Mère de Dieu, et s'est fait homme. " Et un peu plus loin : " Il y a eu beaucoup de saints ; il y a eu des hommes exempts de tout péché : Jérémie a été sanctifié dès le sein maternel ; Jean, encore porté dans les entrailles de sa mère, a tressailli d'allégresse à la voix de Marie, la Mère de Dieu. " Ainsi parle cet homme considérable, si digne d'inspirer confiance, car il n'aurait jamais rien dit qui ne fût conforme aux saintes Écritures...

D'ailleurs l'Ecriture divinement inspirée déclare que le Verbe de Dieu s'est fait chair, c'est-à-dire s'est uni à une chair douée d'une âme raisonnable. A sa suite le grand et saint concile de Nicée enseigne que c'est le même Fils unique de Dieu, engendré de la substance du Père, par qui tout a été fait, en qui tout subsiste, qui pour nous autres hommes et pour notre salut est descendu des cieux, s'est incarné, s'est fait homme, a souffert, est ressuscité, et reviendra un jour comme juge ; le Concile nomme le Verbe de Dieu : le seul Seigneur Jésus-Christ. Et que l'on observe bien qu'en parlant d'un seul Fils, et en le nommant le Seigneur, le Christ-Jésus, le Concile déclare qu'il est engendré par Dieu le Père, qu'il est le Monogène. Dieu de Dieu, lumière de lumière, engendré, non créé, consubstantiel au Père... Et dès lors la Sainte Vierge peut être appelée à la fois Mère du Christ, et Mère de Dieu, car elle a mis au monde non point un homme comme nous, mais bien le Verbe du Père qui s'est incarné et s'est fait homme.

Mais, dira-t-on : " La Vierge est-elle donc mère de la divinité ? " A quoi nous répondons : Le Verbe vivant, subsistant, a été engendré de la substance même de Dieu le Père, il existe de toute éternité, conjointement avec celui qui l'a engendré, il est en lui, avec lui. Mais dans la suite des temps, il s'est fait chair, c'est-à-dire s'est uni une chair possédant une âme raisonnable, dès lors on peut dire qu'il est né de la femme, selon la chair. Ce mystère d'ailleurs a quelque analogie avec notre génération même. Sur la terre en effet les mères, d'après les lois mêmes de la nature, portent dans leur sein un fruit qui, obéissant aux mystérieuses énergies déposées par Dieu, évolue et finalement se développe en forme humaine ; mais c'est Dieu qui dans ce petit corps met une âme de la manière que lui seul connaît. " C'est Dieu qui façonne l'âme de l'homme ", dit le prophète. Or autre chose est la chair, autre chose est l'âme. Pourtant bien que les mères aient produit le corps seulement, on ne laisse pas de dire qu'elles ont mis au monde l'être vivant, corps et âme, et non point seulement une de ses parties. Nul ne dirait par exemple qu'Elisabeth est la mère de la chair (sarkotokos), qu'elle n'est pas la mère de l'âme (psychotokos) ; car elle a mis au monde Jean-Baptiste, avec son corps et son âme, cette personne unique, l'homme composé de corps et d'âme. C'est quelque chose de semblable qui se passe à la naissance de l'Emmanuel. II a été engendré, avons-nous dit, de la substance du Père, étant son Verbe, son Fils unique ; mais quand il a pris chair, et qu'il s'est fait Fils de l'homme, il n'y a, ce me semble, aucune absurdité à dire, et bien plutôt il est nécessaire de confesser, qu'il est né de la femme selon la chair. Exactement comme l'on dit que l'âme de l'homme naît en même temps que son corps, et ne fait qu'un avec lui, bien qu'elle en diffère complètement quant à la nature.

Epist. I, P.G., 77. (trad. E. Amann, Le dogme catholique dans les Pères de l'Eglise, Beauchesne, 1922.

Source : spiritualite-chretienne.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/coeur.gif  ( 638098 ) Merci! par Babakoto (2012-06-27 11:17:18) 
[en réponse à 638093]

Magnifique texte.

L'auteur s'étonne qu'il y ait des gens pour poser cette question mais j'ai moi-même eu beaucoup de mal avec cette expression "Mère de Dieu".

L'explication de Saint Cyrille est la plus éclairante que j'ai vue à ce jour.
images/icones/vatican.gif  ( 638094 )N'exagérez pas quand même ! par Pétrarque (2012-06-27 10:40:24) 
[en réponse à 638064]


je crois que l'on peut légitimement se demander si le Saint Siège est le siège de la sagesse ou s'il est vacant.



Sans tomber dans de telles outrances, je crois qu'il faut simplement accepter l'idée que l'Eglise traverse la pire crise de son histoire. Une telle nomination, si ce que prétend Jean Madiran est confirmé, illustre avec éclat la persistance de l'état de nécessité et la prudence qu'il convient d'adopter dans les évènements présents.
images/icones/1i.gif  ( 638097 )Pire crise ? par Quaerere Deum (2012-06-27 11:02:14) 
[en réponse à 638094]

Et le grand schisme, les trois papes ? Et la Réforme protestante ?

C'est une grave crise certes, mais je ne pense pas que cette crise soit pire qu'une autre.
Aujourd'hui, il y a plus de catholiques, l'Eglise est plus répendue dans la monde, et la loupe médiatique fait son effet.
Un Eglise qui ne serait pas en crise serait certainement une Eglise vendue au monde ...
images/icones/1n.gif  ( 638103 )Je crains que oui... par Pétrarque (2012-06-27 11:45:52) 
[en réponse à 638097]

Je crois sincèrement que cette crise est la pire de toute l'histoire de l'Eglise.

Vous citez les exemples du Grand Schisme, des antipapes et de la Réforme, qui correspondent certes à des crises majeures, mais vous oubliez un détail.

C'est que ces crises interviennent dans un contexte chrétien. Les princes sont chrétiens, les rois sont chrétiens, les peuples où évolue l'Eglise ont la foi dans leur totalité ou presque, la transmission de la foi, loin d'être entravée, est favorisée, l'Eglise a un rôle social éminent, elle est même un pilier central de l'ordre humain.

Je crois donc que, malgré leur gravité et avec une nuance de taille pour la spécificité de la Réforme, ces crises sont bien moins graves que la crise actuelle.

Car dans cette crise, que voyons-nous ? Une foi malmenée, remise en question, ébranlée jusque dans ses fondements. Sur tous les enfants qui font par exemple leur première communion dans la plupart des paroisses catholiques (conciliaires, s'entend) en France et dans le monde, combien ont reçu un vrai catéchisme sur la présence réelle ?

Combien croient que le Pain qu'ils reçoivent est réellement et substantiellement le Corps du Christ ?
Combien croient à la divinité de Notre-Seigneur ?
Combien croient à l'Immaculée Conception ?
Combien croient à l'Assomption ?
Combien croient vraiment à la Résurrection ?

Soyons réalistes.

Cette crise de la foi, crise spirituelle, se superpose de surcroît à une crise structurelle, à une crise de l'institution ecclésiale. Combien de prêtres, d'évêques, de cardinaux ont la vraie foi catholique ? Combien parmi eux remettent en question des pans entiers de la doctrine sur des points fondamentaux ? Sans parler de certains papes depuis Vatican II.

Le fait même que l'on puisse en arriver à douter de la matérialité de l'occupation du Siège de Pierre par le Vicaire du Christ suffit à montrer l'ampleur de la crise que nous vivons.

Quant à la présence mondiale de l'Eglise et à sa visibilité médiatique, elles doivent à mon sens être réévaluées à l'aune de tout ce qui précède, et je dirais même que cette présence et cette visibilité rendent cette crise infiniment plus grave et plus dangereuse que toutes les précédentes.

Mais...

A la fin, mon Coeur Immaculé triomphera.
images/icones/neutre.gif  ( 638104 )Je complète... par Pétrarque (2012-06-27 11:54:02) 
[en réponse à 638103]

... en revenant brièvement sur la crise structurelle, celle de l'institution en elle-même.

Le nombre annuel d'ordinations doit aussi et surtout nous faire réfléchir. La baisse du nombre de prêtres, c'est aussi et surtout la baisse du nombre de messes, c'est à dire l'amoindrissement de leurs fruits.

Ajoutons, pour faire bonne mesure, la menace réelle, immédiate et croissante que constitue la place d'un Islam conquérant et sûr de lui-même (quoique plus divisé qu'il n'y paraît) sur fond de déchristianisation et d'apostasie.
images/icones/neutre.gif  ( 638116 )Certes par Quaerere Deum (2012-06-27 13:26:05) 
[en réponse à 638104]

tout ce que vous dites est vrai sur notre vieux continent chrétien en déclin.

Mais est-ce une réalité du catholicisme universel ? Personnellement, je n'en sais rien. Mais, il est certains que dans de nombreux pays de (relativement) récente christianisation, les vocations ne manquent pas.
Il y a une baisse d'un côté et une croissance de l'autre. D'ailleurs, seuls les régimes politiques autoritaires en limitent encore l'expansion (Asie du sud-est notamment).

Enfin, il ne faut pas oublier qu'en tous temps, même celui du catholicisme triomphant, la foi n'était pas une évidence pour tout le monde, spécialement pour le petit peuple. Quid des prédicateurs itinérants, les Saint François d'Assise, les saint Dominique.
Plus récemment, au XIXème siècle, les villages français étaient déchristianisés suite à la révolution française, confère le curé d'Ars.

Bref, la situation est grave mais «c'était mieux avant» est pour moi une illusion.
images/icones/3f.gif  ( 638107 )Trouvera-t-il la foi sur la Terre? par Babakoto (2012-06-27 12:02:00) 
[en réponse à 638103]

Il est presque logique que ce soit la pire crise de l'Eglise puisque nous avançons vers le dénouement final.

Et lorsque celle-ci sera terminée, une autre viendra encore pire et ainsi de suite.
images/icones/heho.gif  ( 638108 )On y est par Pétrarque (2012-06-27 12:11:00) 
[en réponse à 638107]

A mon sens, c'est la pire et la dernière.

Je n'engage que moi, mais trop de facteurs concordent à mon sens.
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 638113 )Vous ne savez ni le jour ni l'heure par Chouette (2012-06-27 13:07:52) 
[en réponse à 638108]

Vos propos au long de ce fil m'inspirent deux réflexions :

- nous ne sommes jamais éprouvés au-delà de nos forces
- vous ne savez ni le jour ni l'heure

Et la conclusion : va, ma grâce te suffit.
images/icones/ancre2.gif  ( 638179 )Oui ! par Paterculus (2012-06-27 22:43:16) 
[en réponse à 638097]

Oui, il y a eu des crises graves, mais je crois aussi que celle que nous vivons n'a pas de précédent.
Le dogme, la morale, la discipline, tout est critiqué en bloc et les prêtres qui sont fidèles sont rejetés.
On adule le monde.
On sait que de très nombreux évêques sont opposés à nombre d'éléments de la ligne du Souverain Pontife, et on continue à nommer des évêques recommandés par ceux-là.
C'est vrai que dans les pays d'évangélisation récente l'Eglise progresse. Mais ne nous faisons pas d'illusion, aux problèmes propres à ces pays s'ajoutent ceux que nous leur exportons.
Voyez l'exemple de la théologie de la libération : elle fut imaginée en Europe et diffusée en Amérique Latine essentiellement. Certes, il y a eu une belle riposte, mais le problème n'est pas réglé.
Et puis nos méthodes pédagogiques sont répandues dans ces pays, avec ce que cela signifie d'ignorance, y compris au plan religieux. Savez-vous que les scouts catholiques béninois sont en chemise rouge, signe d'une révolution pédagogique désastreuse qui a pourtant eu lieu chez nous après l'indépendance de leur pays ?
Et tant de prêtres de ces pays sont formés dans nos facultés de théologie décadentes en de nombreux domaines !
Et ceux qui viennent faire du ministère chez nous risquent gros pour leur foi...
Bref, peut-être sommes-nous en France et dans d'autres pays européens dans une situation telle qu'elle nous fait paraître les choses plus graves qu'elles ne sont au total, mais réellement il y a du "jamais vu" dans ce qui nous arrive.
Votre dévoué Paterculus