Le Forum Catholique

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images/icones/2a.gif  ( 637617 )L’addiction des gens qui nous gouvernent et de ceux qui les suivent : par Boanergues (2012-06-23 14:54:31) 

Bouffis d’orgueil, que ne feraient-ils pas pour triompher du …bien et chercher la notoriété, l’argent et la gloire dans le mal de ce bas monde !!

Existe-t-il un homme ou une femme politique qui ferait campagne contre la contraception, l’avortement, l’euthanasie, le mariage homosexuel, l’adoption d’enfants seuls et sans défense pour des couples gays ou lesbiens, la recherche sur les cellules souches embryonnaires (commerce issu de l’avortement) ? Certes NON !

Ils ont en sont arrivés à agir contre nature, en anesthésiant leur conscience, démissionnant ainsi de leur libre arbitre et faisant fi de leur jugement sur des choses essentielles de la vie !

A titre d'exemple, cette addiction a contaminé, entre autres, les hommes et les femmes qui se disent pratiquer la médecine.

Qui de ces hypocrites disciples d’Hippocrate a le courage aujourd’hui de refuser les pratiques criminelles autorisées par la loi (in)humaine.

Ces médecins, couverts par des politiciens iniques, sont pourtant bien placés pour savoir qu’en plus d’être potentiellement abortifs, les contraceptifs, qui représentent un chiffre d’affaire colossal, sont la cause d’une série impressionnante d’effets secondaires hautement nocifs, sinon mortels.

Ces hypocrites se voilent la face tout en connaissant les conséquences tragiques de l’avortement pour celles qui leur accordent une confiance qui ne peut être plus mal placée.

Ils savent très bien que, même si la loi immonde les couvrent, une grande partie des patients qui signent une déclaration afin d’être « eu-thanasiés » paraissent sains d’esprit alors qu’ils ont perdu une partie de leur libre arbitre dans le stress de leur vie quotidienne, stress souvent accompagné d’un état dépressif, et que par conséquent leur déclaration est nulle !

Ils savent très bien, ce qui est le cas en Belgique qui fête ses 10 ans d’euthanasie, qu’il leur est interdit d’ « eu-thanasier » sous la pression de la famille, et ils le font.

Ils savent très bien qu’il leur est interdit d’ « eu-thanasier » sans l’autorisation du patient et pourtant ils le font !

Un ancien président du Conseil de l’Ordre des médecins, révolté face à de telles pratiques, me disait un jour que je pouvais déposer plainte mais que dans l’état actuel des choses, je perdrais mon temps. Triste constat !

Il y a un demi siècle, il y avait encore des politiciens qui, respectueux de la Tradition, osaient parler de Dieu et y être fidèles par leur exemple.

Aujourd’hui, les hommes et les femmes ont tourné le dos à Dieu, à la Sainte Vierge, à l’Eglise du Christ, par complaisance à leur addiction à Satan.


O tempora, o mores !

Oremus.

Boanergues
images/icones/fleche2.gif  ( 637661 )Intérêt, lâcheté, mensonge, trahison, OU addiction ? par Scrutator Sapientiæ (2012-06-24 01:02:40) 
[en réponse à 637617]

Bonne nuit à Boanergues,

Il me semble que c'est une chose d'agir avant tout, voire seulement, par intérêt, par lâcheté, par le mensonge ou par la trahison.

Et il me semble que c'est une autre chose d'agir, y compris, éventuellement, au bénéfice et à destination des autres, tout en subissant une addiction.

Un être humain souffrant d'une addiction telle que la cigarette peut très bien, par ailleurs, faire tout ce qui lui est possible pour être désintéressé, courageux, serviteur de la vérité, fidèle à ses engagements et respectueux des autres.

Si ce que vous décrivez était une addiction, ce serait plutôt une circonstance atténuante, or, je ne pense pas que telle soit votre intention, et surtout je ne pense pas que telle soit la réalité.

Notre civilisation est, en quelque sorte, "mithridatisée", mais cette "mithridatisation" renvoie les "addicts" auxquels vous pensez à la mauvaise utilisation de leur liberté, et à leurs propres responsabilités, dans cette banalisation et dans cette légitimation de la mise en avant de l'intérêt, de la lâcheté, du mensonge et de la trahison.

D'aucuns pourraient être tentés de se dire : s'il s'agit d'addictions, et notamment d'addictions aux différents lobbies, dont le lobby pharmaceutique, ceux qui sont caractérisés par ces addictions sont plus des malades, voire des victimes, que des complices, ou des coupables.

Ce réseau d'addictions serait comparable à un ensemble de structures de péchés qui auraient une existence et un fonctionnement propres, indépendants des conceptions et des décisions, des principes et des pratiques, des acteurs, des personnes, lesquelles ont toutes vocation à la liberté responsable et à la vérité objective.

Il se fait tard, mais j'espère que je me suis exprimé clairement : le risque est que l'on commence par parler d'addictions, et que l'on finisse par dire que les acteurs, les personnes, qui sont ici en cause, n'ont pas ou n'ont plus vraiment ou plus du tout la possibilité de choisir entre continuer à collaborer et commencer à résister.

Bonne nuit et à bientôt.

Scrutator.
images/icones/fleche2.gif  ( 637668 )Si j'ai utilisé le terme addiction, par Boanergues (2012-06-24 12:04:47) 
[en réponse à 637661]

c'est pour caricaturer les personnes en cause après ce qu'elles croient être une victoire et qui n'est qu'une chute très grave.

Tout comme les drogués, ces personnes sont en état "d'addiction" parce que un jour elles l'ont bien voulu.

Parce qu'elles ont fait un mauvais usage de leur liberté, ce qui les a conduit, en toute conscience au départ, à l'endurcissement de l'âme et à "l'addiction" au mal.

De jours en jours ces personnes continuent à faire le mauvais choix tout en sachant très bien, en âme et conscience, qu'il est mauvais.

Pourquoi ?

Simplement pour obéir à "l'ange de lumière" qui leur dit : Profite de la vie, à toi les plaisirs interdits, à toi l'argent, à toi la notoriété, à toi la gloire, "parce que tu le vaux bien !". Tragique vanité des vanités.

L'addiction est un terme inadéquat car il est toujours possible aux âmes de bonne volonté de se convertir au bon choix.
Difficile mais pas impossible, surtout avec l'aide de Dieu et de Sa Très Sainte Mère !

Bon dimanche à vous, Scrutator Sapientiae, et bonne fête de Saint Jean-Baptiste.

Oremus.

Boanergues, médecin catholique, ulcéré de constater le triomphe du modernisme, au niveau de tolérance ZERO en ce qui concerne, entre autres, la contraception, l'avortement, l'euthanasie, la recherche sur les cellules souches embryonnaires et tout ce qui touche à l'homosexualité !



images/icones/fleche2.gif  ( 637690 )Que risqueraient-ils, s'ils commençaient à résister à leurs maîtres ? par Scrutator Sapientiæ (2012-06-24 17:03:23) 
[en réponse à 637668]

Bon dimanche, Boanergues.

1. C'est une question que je me suis souvent posée : que risqueraient, entre autres valets ou vassaux,

- ceux qui sont chargés de faire sembler de nous éclairer (une grande partie de la classe médiatique),

- ceux qui sont chargés de faire semblant de nous gouverner (une grande partie de la classe politique),

s'ils commençaient, s'ils se mettaient, à résister à leurs maîtres ?

2. On peut envisager qu'"une certaine forme d'enfer" s'abattrait alors sur eux,

- du chantage à la menace,

- de la contre-mesure neutralisante à la contre-mesure sanctionnatrice,

- jusqu'à l'intimidation caractérisée, voire l'élimination définitive, l'expulsion violente, sinon sanglante, en dehors du monde médiatique ou du monde politique.

3. A partir de là, On peut peut-être comprendre, mais pas approuver, le fait, probable, que la plupart d'entre eux, plus ou moins

- conscients du mal qu'ils font faire ou laissent faire, en servant tel ou tel lobby sectoriel, notamment l'armement, la finance, le pétrole,

mais aussi

- conscients du fait qu'ils doivent, à leur soumission à leurs maîtres, l'essentiel de leur notoriété, patrimoine, situation, trajectoire,

préfèrent continuer à servir leurs maîtres, tout en se servant "au passage", même s'ils savent bien, dans leur for intérieur, au service de quelle logique ils sont.

4. Dans le même ordre d'idées, je me suis demandé un jour ce qui arrivait, ou en tout cas ce qu'encouraient, à partir d'un certain niveau de responsabilités médiatiques ou politiques, ceux qui, "approchés" pour la première fois, refusent, tout net, le moindre "entretien de recrutement", avec tel ou tel représentant des suzerains.

5. J'ai deux exemples en tête, au niveau de responsabilité politique le plus élevé, dans deux petits pays ; je ne peux évidemment pas le prouver, mais je ne serais pas surpris que ce soit "une expulsion violente en dehors du monde politique" qui soit arrivée, coup sûr coup

- au président équatorien Jaime Roldos Aguilera, fin mai 1981

- au général panaméen Omar Torrijos, fin juillet 1981.

6. Evidemment, si c'est bien cela, le sort réservé à quelques "résistants" courageux, on comprend que leur courage ne soit pas aisément déployé par leurs homologues, qui n'en sont peut-être ni vraiment capables, ni même désireux.

Merci beaucoup de me dire ce que vous en pensez, et bonne fin d'après-midi.

Scrutator.
images/icones/fleche2.gif  ( 637767 )Je suis votre raisonnement, cher Srutator. par Boanergues (2012-06-25 11:09:04) 
[en réponse à 637690]

Certes résister à son maître lorsqu'il est bon est une mauvaise chose et résister au "maître" lorsqu'il est mauvais ne peut que devenir une bonne chose !

Nous sommes tous des instruments et, instruments, nous nous plaçons librement entre les mains de Dieu notre Maître infiniment bon ou entre celles de Satan le maître infiniment mauvais, celui d'une multitude.

Chaque jour nous oscillons entre le bien et le mal, librement, car Dieu nous a créés libres, et combien de fois ne succombons-nous pas à la tentation, malgré nos bonnes dispositions...

Parce que nous sommes libres, malgré la chute, nous avons alors la possibilité miséricordieusement offerte par Dieu de nous repentir dans le sacrement de pénitence. Cette possibilité sera à tous les coups contrecarrée par les ruses du Menteur.

Celui qui fera le bon choix, l'emportera un jour ou l'autre et, selon la parole du Christ, "il aura plus de joie dans le ciel pour un pécheur qui se repent que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de repentir".

La faiblesse de beaucoup réside dans le fait que faire le bon choix impliquera d'office la perte de jouissance de biens terrestres, perte de la gloire, perte de la puissance, perte d'argent et renoncement à des plaisirs pourtant vains !

J'ai vécu un exemple qui répond à votre point 4. Une personne brillante et très haut placée dans le monde bancaire a refusé par 3 fois les approches des francs-maçons, de plus en plus sombres à chaque fois. Il a perdu sa place et toutes ses fonctions, moyennant cependant une large compensation, vu son ancienneté dans les fonctions...

Souvent surviennent des moments dans la vie où il faut plus de courage qu'en d'autres circonstances pour refuser le mauvais choix.

C'est là que l'on trouve les hommes courageux et convaincus.

Les autres ne sont que des lâches, et plus ils sont haut placés plus ils ont lâches au point d'oublier, dans l'endurcissement progressif de leurs âmes, que l'ont ne narguent pas Dieu impunément !

Ces gens qui nous gouvernent et ceux qui les suivent ne connaissent ni l'esprit de sacrifice, ni l'esprit de charité.

Permettez-moi de terminer par ma modeste expérience de médecin : je ne me suis pas fait que des amis dans mes refus de prescrire des contraceptifs, dans mon combat contre l'avortement et dans mes démarches autoritaires auprès des chefs de service des salles où étaient hospitalisés mes patients en fin de vie.

J'en ai constaté une chose cependant : j'ai perdu des patients, notamment dans le contexte contraceptifs et avortements, mais dans le chapitre euthanasie, outre la grande joie d'avoir fait le maximum pour sauver des âmes, jamais aucun chef de service et confrère n'a osé s'opposer à la fermeté de mes ordres !

Il faut oser avec conviction et fermeté, la récompense vient après, selon le dessein de Dieu.

Malheur à celui qui prétend inverser l'ordre des récompenses...

Bonne semaine cher Scrutator.

Oremus.

Boanergues