Le Forum Catholique

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images/icones/flagD.gif  ( 637440 )Divorcés remariés par Jean-Paul PARFU (2012-06-21 22:10:38) 

L'Eglise qui est en Allemagne remet ça !

C'est ici
images/icones/nul.gif  ( 637443 )les prêtres qui donnent sciemment l'eucharistie à des divorcés-remariés par jejomau (2012-06-21 22:36:54) 
[en réponse à 637440]

comme racontées dans les conditions ci-dessus sont excommuniés latae sentenciae. Je le pense. Voilà mon argumentation :


Le Code de droit canonique de 1983 prévoit l'excommunication latae sententiae pour neuf délits :

. l'apostasie (can. 1364-1), définie au can. 751 comme « le rejet total de la foi chrétienne » ;
. le schisme (can. 1364-1), défini au can. 751 comme « le refus de soumission au Pontife Suprême ou de communion avec les membres de l’Église qui lui sont soumis » ;
. l'hérésie, (can. 1364-1), définie au can. 751 comme « la négation obstinée, après la réception du baptême, d’une vérité qui doit être crue de foi divine et catholique, ou le doute obstiné sur cette vérité » ;
. la violence physique contre le pape (can. 1370-1) ;
. l'absolution par un prêtre d'un « complice d'un péché contre le sixième commandement du Décalogue » (can. 1378) ;
. la profanation des espèces (pain ou vin) consacrées (can. 1367) ;
. la consécration épiscopale sans mandat pontifical : l'excommunication frappe l'évêque consécrateur ainsi que celui qui a été ordonné (can. 1382)
. la violation directe du secret de la confession par le prêtre, ainsi que l'interprète le cas échéant (can. 1388);
. l'avortement réussi : l'excommunication touche la mère et tous ceux qui y concourent activement (can. 1398).



Ainsi, ces prétendus prêtres pêchent plusieurs fois ici. En donnant la Sainte Eucharistie ils :

. sont dans le shisme défini au can. 751 comme « le refus de soumission au Pontife Suprême ou de communion avec les membres de l’Église qui lui sont soumis »
. profanent les espèces (pain ou vin) consacrées (can. 1367) puisque les divorcés-remariés sont des adultères en état de péché mortel préférant leur état à celui du Salut.

Eventuellement, pour certains de ces prêtres, on peut penser vu l'endurcissement de leur coeur et leur perversité monstrueuse, qu'ils sont de surcroît :

. hérétiques (can. 1364-1); l'hérésie étant définie au can. 751 comme « la négation obstinée, après la réception du baptême, d’une vérité qui doit être crue de foi divine et catholique, ou le doute obstiné sur cette vérité »



Conclusion : ils sont anathèmes et dans l'instant présent leur sort est tout tracé...
images/icones/nul.gif  ( 637444 )Mgr Zollitsch par Jean-Paul PARFU (2012-06-21 22:40:32) 
[en réponse à 637443]

qui est à la fois l'ordinaire du lieu et le président de la conférence épiscopale allemande a expliqué qu'il allait réfléchir et trouver une solution !
images/icones/fleche2.gif  ( 637450 )Comme dirait mon cher ami JVJ, ce n'est pas si simple... par Michel (2012-06-21 23:27:18) 
[en réponse à 637443]

Schisme ? Non, pas formellement (ça n'a rien à voir, ils ne cherchent pas à constituer une hiérarchie parallèle !).
Hérésie ? ...à condition qu'il y ait obstination, c'est encore une autre histoire.
Profanation, du canon 1367 ? Non, le canon est plus précis, même s'il a fait récemment l'objet d'une interprétation authentique qui élargit très considérablement le sens du mot "jeter" :

Can. 1367 – Qui jette les espèces consacrées, ou bien les emporte, ou bien les recèle à une fin sacrilège, encourt une excommunication latae sententiae réservée au Siège Apostolique ; le clerc peut de plus être puni d’une autre peine, y compris le renvoi de l’état clérical.

Bref, il y a :
1) coopération à une communion sacrilège,
2) rejet d'un enseignement explicite du Christ consigné dans l'Evangile,
mais c'est un peu juste pour une excommunication latae sententiae.

Sorry.


images/icones/fleche3.gif  ( 637462 )peut-être que oui.. peut-être que non par jejomau (2012-06-22 06:32:52) 
[en réponse à 637450]

J'ai bien compris votre argumentation. Et si j'ai détaillé les conditions de l'excommunication latae sententiae, c'était bien parceque je demandai l'avis de vous tous.

En effet , aujourd'hui, je pense qu'on en arrive à ce stade (d'excommunication) à cause de l'obstination mauvaise dont font preuve ces clercs.

Ils manquent à la Charité, se perdent dans un sensibilisme outre-mesure, et sont dans les Ténèbres en ne distinguant plus la Vérité... par manque de Foi.
images/icones/1y.gif  ( 637466 )En somme pour Michel par Jean-Paul PARFU (2012-06-22 08:11:07) 
[en réponse à 637462]

Tout va bien et seule la FSSPX est hors de l'Eglise !

Ben voyons !
images/icones/1d.gif  ( 637474 )Z'avez strictement rien compris à mon propos... par Michel (2012-06-22 09:00:56) 
[en réponse à 637466]

Ces prêtres ont commis une faute, grave, inexcusable, etc. etc.
Mais il est très incertain qu'ils aient encouru une peine latae sententiae.
Or quand une telle peine est incertaine, alors joue le principe "in dubio pro reo" : le doute profite à l'accusé/au coupable.
Donc cette peine est nulle.

Et je n'ai pas dit un seul mot depuis très, très, très longtemps sur la FSSPX. Plusieurs années au moins !

Votre réaction est donc simplement injuste et non pertinente (pour rester poli et charitable).
Vous me faites penser aux conures mitrées...
images/icones/neutre.gif  ( 637470 )Très intéressant par Aigle (2012-06-22 08:42:18) 
[en réponse à 637450]

Cher Michel vous soulevez des arguments très pertinents qui montrent le trouble qui saisit les esprits.

Primo le divorce est explicitement exclue par les Evangiles

secundo
Vatican II demande à tous de faire un effort de lecture de la parole de dieu (Dei Verbum - ce qui a soulevé l'enthousiasme de réformateurs et l'ire des conservateurs)

Conclusion : accepter le divorce/remariage est contraire à l'Ecriture et à Vatican II

On peut dire aussi que les Protestants se gargarisent de leur fidélité à l'Ecriture - et pourtant ils acceptent le divorce /remariage ! et ils critiquent notre Tradition et notre magistère - et pourtant nous appliquons cette position explicite du seigneur qu'ils refusent !

Admettre la commnion des divorcés remariés part sans doute d'un mouvement charitable - pensons notamment aux femmes de 40 ans abandonnées sans faute de leur part par leur conjoint de 50 ans parti convoler avec une femme de 30 ans (voire une stagiaire de 22). Le cas de figure est fréquent et douloureux - surtout quand la femme est pieuse. Cette charité quoique émouvante ne saurait justifier un accès à l'Eucharistie même si elle peut sans doute justifier une ouverture à l'égard des personnes abandonnées : qui jetera le première pierre?
images/icones/apple2.gif  ( 637485 )je pense par jejomau (2012-06-22 10:44:19) 
[en réponse à 637470]

quand même que vous mélangez aisément : "divorce" et "divorce-remariage" dans votre post. J'ai un peu de peine à vous suivre.

. Si le divorce est en effet condamné par l'Eglise, il faut rappeler bien clairement que la communion reste possible pour le (la) divorcé(e).

. En revanche, celà n'est plus possible dans le cadre du "divorcé-remarié" pour la bonne raison que ce "remariage" n'est pas reconnu comme un "mariage" sacramentel.. Le seul mariage valide étant le premier mariage. Par conséquent, vivre en étant "remarié" tout en ayant des relations (ce qui est différent que de vivre comme "frère" et "soeur")est condamné parceque c'est entretenir une relation adultérine.

Que des prêtres ne veuillent pas accepter celà est littéralement pervers et un grave manquement à la Charité. Contrairement à ce que vous écrivez alors. La Charité engloble La Vérité. Elle ne peut aller contre La Vérité. Ou alors il y a un "blème" quelque part !
images/icones/2a.gif  ( 637481 )Les prêtres qui bénissent les mariages entre divorcés-remariés et leur donnent le sacrement d'Eucharistie, par Boanergues (2012-06-22 10:03:12) 
[en réponse à 637443]

sont des apostats, car ils renient publiquement les Sacrements, tous instaurés par Notre Seigneur Jésus Christ, et s'opposent tout aussi publiquement à ce que veut l'Eglise catholique dont ils se réclament.

Ils sont de plus bouffis d'orgueil - le péché de Satan - car ils se placent ainsi au-dessus du Christ et de Son Eglise.

Ils sont enfin de faux pasteurs, évêques ou simples prêtres, car ils précipitent les âmes dont ils ont la charge dans une succession d'erreurs dont chacune conduit en enfer !

Ces prêtres sont des avorteurs de la Vérité dont ils "accouchent" si rarement dans leurs homélies !

Excommuniés latae sententiae, ils n'ont même plus le droit de célébrer la Messe, donc de donner l'Eucharistie, et "sub gravi", il est interdit aux fidèles d'assister à ces Messes !

Jésus est Amour et Miséricorde, certes.

Mais à la condition incontournable que le pécheur Lui adresse humblement sa contrition dans le sacrement de Pénitence avec le ferme propos de ne plus retomber dans le péché.

Or, ce sacrement de Pénitence, instauré par Notre Seigneur, est totalement rejeté par ces divorcés-remariés qui préfèrent, pertenaciter, satisfaire leur "Carpe Diem" plutôt que de respecter les Sacrements et la Loi de l'Eglise, Loi immuable car contenue dans la Révélation qui est close depuis la mort du dernier apôtre.

Ils osent parler d'Amour alors qu'ils n'en pratiquent que l'aspect matériel et charnel. De ferme propos, ils n'en ont qu'un seul : celui de persister dans le péché portel !

Le modernisme des prêtres et des évêques conduit en enfer.

Le Christ serait-Il revenu sur terre pour annoncer que tout ce qu'Il a enseigné juqu'à Sa Passion et Sa Mort sur la Croix est aujourd'hui "passé de mode" et à "moderniser" ?
Certes non ! Cela se saurait.

Par contre, l'homme a changé, prêtres et évêques y compris, pour une multitude.

La seule chose qui compte aujourd'hui est de "se faire plaisir" !
.

Quant aux Sacrements, ils n'ont qu'à s'adapter à leurs perversions !


Oremus.

Boanergues
images/icones/carnet.gif  ( 637505 )Le « péché » du directeur diocésain par Bernard Joustrate (2012-06-22 13:11:33) 
[en réponse à 637440]

Le « péché » du directeur diocésain
Le directeur diocésain de l’enseignement catholique a été « invité à cesser ses fonctions ». Sa vie personnelle ne serait pas conforme.

Le directeur diocésain de l’enseignement catholique de Meurthe-et-Moselle et Meuse a-t-il commis un péché qui va lui coûter sa place ? Ce quinquagénaire, arrivé il y a trois ans en Lorraine pour prendre la direction des établissements d’enseignement catholique des deux départements, vient en effet d’être remercié. La vie personnelle de ce laïc, issu de l’administration territoriale, serait en cause. Marié lorsqu’il est arrivé en Lorraine, il s’est séparé, depuis, de son épouse et vit avec une autre femme. Un accident de la vie, ou un choix personnel, qui arrive à bien des personnes aujourd’hui. Mais qui, dans le contexte de l’enseignement catholique, semble incompatible avec la fonction occupée. « On peut considérer qu’il n’était plus en harmonie avec sa mission. Son travail aussi était remis en cause », dit, dans un joli euphémisme, un ecclésiastique.
Droit du travail et droit canon
La décision épiscopale, à la veille des vacances et à un moment stratégique où se prépare la future rentrée scolaire, sème le trouble dans la communauté catholique où le directeur est très estimé et son dynamisme reconnu. L’affaire fait grand bruit et tous, qu’ils soient laïcs ou religieux, n’approuvent pas la décision. « C’est sûr, on va encore nous taxer d’archaïsme, soupirait un ecclésiastique. La multiplicité des divorces, aujourd’hui, est un fait sociétal. Il faut en tenir compte. Au sein de l’église, la place des divorcés est un sujet qui est souvent abordé. Pour autant, est-ce l’évangile qui doit s’adapter à la société ? » En tout état de cause, cette affaire qui ressort du droit du travail est aussi placée sous le signe du droit canon, puisqu’on invoque à l’appui de la démarche cet ensemble de règles édictées par l’église, qui régissent son fonctionnement. A son arrivée, le directeur diocésain a reçu une « lettre de mission » qui définissait les grandes lignes de sa tâche. Elle lui a été reprise hier soir, alors que se tenait une réunion du comité diocésain de l’enseignement catholique en présence de M gr Papin, évêque de Nancy.
Les principes moraux
Joint hier, seul l’évêque de la Meuse, M gr Maupu, a accepté de s’exprimer, avec une grande prudence oratoire. « Effectivement, nous l’avons invité à cesser ses fonctions et nous sommes en discussion sur les conditions de son départ qui a été annoncé aux chefs d’établissements. Les raisons elles-mêmes font partie du débat. La lettre de mission qui lui avait été remise n’énonce pas de principes moraux, encore moins des interdits. Mais cette personnalité du directeur diocésain est importante au sein de l’église catholique. »
Monique RAUX.