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images/icones/hein.gif  ( 636608 )Analyse:une prélature personnelle protégera-t-elle la FSSPX des évêques défavorables? par Jean Kinzler (2012-06-15 13:56:55) 

Mgr Tissier de Mallerais a exprimé la crainte que la prélature personnelle exposerait la FSSPX aux décisions arbitraires des évêques défavorables. Le droit canonique contient quatre canons sur les prélatures personnelles, dont le dernier qui ouvre la voie à l'ingérence du diocèse. Mais finalement la réponse à cette question dépendra dans une large mesure de l'interprétation des statuts de l'Opus Dei(1982) qui pourraient servir de modèle pour les statuts de la FSSPX. Les relations avec les évêques diocésains sont énoncées dans le chapitre V reproduit ci-dessous.

CAPUT V

DE RELATIONIBUS CUM EPISCOPIS DIOECESANIS

171. Praelatura Operis Dei immediate et directe subiicitur Sanctae Sedi, quae eius spiritum et finem probavit et eius quoque regimen ac disciplinam tuetur et promovet in bonum Ecclesiae universae.

172. § 1. Cuncti Praelaturae christifideles tenentur humiliter Romano Pontifici in omnibus oboedire: haec oboediendi obligatio fideles omnes forti ac dulci vinculo obstringit.

§ 2. Ordinariis quoque locorum subiiciuntur ad normam iuris universalis, eadem ratione ac ceteri catholici in propria dioecesi, iuxta praescripta huius Codicis.

173. § 1. Praelati est sollicite exsecutioni mandare omnia decreta, rescripta aliasque dispositiones Sanctae Sedis quae Praelaturam respiciant, itemque eidem Sanctae Sedi opportunas relationes praebere, ad normam iuris, de statu Praelaturae deque eiusdem apostolica activitate.

§ 2. Ipse Praelatus curabit, etiam quia spiritus Operis Dei maximo amore filialem unionem cum Romano Pontifice, Christi Vicario, colit, ut eiusdem Magisterii documenta et acta universam Ecclesiam respicientia ab omnibus Praelaturae fidelibus accurate cognoscantur, utque eorum doctrinam ipsi diffundant.

174. § 1. Universus labor apostolicus quem Praelatura, iuxta propriam naturam propriumque finem, exsequitur, ad bonum singularum Ecclesiarum localium confert, atque Praelatura debitas cum Auctoritate ecclesiastica territoriali relationes semper colit.

§ 2. Curet praeterea Praelatus ut, singulis in circumscriptionibus, Vicarius competens, per se vel per alios eiusdem Vicarii nomine, habituales relationes servet cum Episcopis in quorum dioecesibus Praelaturae christifideles resideant, et praesertim ut frequenter colloquatur cum illis Episcopis locorum in quibus Opus Dei Centra erecta habet, necnon cum iis qui muneribus directivis funguntur in respectiva Conferentia Episcopali, ad illas indicationes ab iisdem Episcopis suscipiendas, quas Praelaturae fideles filiorum animo in praxim deducant (cfr. n. 176).

175. Praeter orationes quas pro Romano Pontifice et Episcopo diocesano eorumque intentionibus quotidie Praelaturae fideles recitare tenentur, maximam eis reverentiam et amorem demostrabunt, quae etiam empense apud omnes fovere contendant.

176. Singulis in circumscriptionibus, auctoritates Praelaturae curent ut eiusdem fideles bene cognoscant normas directivas pastorales a competenti ecclesiastica Auctoritate territoriali, nempe a Conferentia Episcopali, ab Episcopo dioecesano, etc., statutas, ut unusquisque, iuxta propria adiuncta personalia, familiaria et professionalia, eas ad effectum deducere et in ipsis cooperari valeat.

177. § 1. Ut labor apostolicus Praelaturae in aliqua dioecesi incipiat, mediante canonica erectione primi Centri, ex quo exerceri possit apostolatus collectivus, debet prius informari loci Ordinarius, cuius venia requiritur, melius scripto data.

§ 2. Quoties laboris progressus aliorum Centrorum erectionem in dioecesi suadeat, procedendum semper est ad normam paragraphi praecedentis.

§ 3. Simplex mutatio domicilii alicuius Centri Praelaturae, intra terminos eiusdem civitatis, si Centrum non habeat adnexam ecclesiam, communicari debet in scriptis loci Ordinario, etsi novam veniam non requirat.

178. § 1. Erectio Centri secum fert potestatem erigendi aliud Centrum pro mulieribus fidelibus Praelaturae Administrationi prioris Centri addictis, ita ut de iure et de facto duo sint Centra in unoquoque Operis Dei domicilio (cfr. n. 8 § 2).

§ 2. Secum fert pariter facultatem oratorium pro usu fidelium Praelaturae aliorumque in unoquoque Centro ad normam iuris habendi, ibique SS.mum Sacramentum asservandi atque functiones pro labore apostolico opportunas peragendi. In oratoriis sollemnis Sanctissimi Sacramenti expositio nocte primam feriam sextam uniuscuiusque mensis praecedenti fieri saltem debet.

§ 3. Concedere potest Ordinarius Praelaturae ut sacerdotes, iusta de causa, bis in die, immo, necessitate pastorali id postulante, etiam ter in diebus dominicis et festis de praecepto Sanctam Missam celebrent, ita ut non solum fidelium Praelaturae necessitatibus, sed etiam aliorum dioecesis fidelium, dum possibile sit, satis faciant.

179. Episcopus dioecesanus ius habet visitandi singula Centra Praelaturae canonice erecta (cfr. n. 177) in iis quae ad ecclesiam, sacrarium et sedem ad sacramentum Paenitentiae pertinent.

180. Ad erigendas ecclesias Praelaturae vel, si res ferat, ad eidem committendas ecclesias in dioecesi iam exsistentes, fiat singulis in casibus opportuna conventio, ad normam iuris, inter Episcopum dioecesanum et Praelatum vel competentem Vicarium Regionalem. Iis in ecclesiis, una cum normis in unaquaque conventione statutis, servabuntur dispositiones generales dioecesis ecclesias saeculares respicientes.
Source

avec une bonne analyse :
ICI
images/icones/rose.gif  ( 636627 )question très mal posée par Luc Perrin (2012-06-15 15:34:10) 
[en réponse à 636608]

Une prélature personnelle est évidemment "protégée" d'évêques diocésains hostiles dans la forme de 1982. Point besoin de 48 pages pour cela : les évêques diocésains n'ont pas de compétence directe décisive sur les maisons érigées de la Prélature.

Ainsi l'évêque ne pourrait rien directement contre Saint-Nicolas du Chardonnet pour prendre une communauté emblématique.

Mais cela n'est pas le problème rencontré par tous les instituts traditionnels quand ils ont été érigés, sauf le malheureux I.B.P. à Paris.

En revanche depuis 1988, tous se heurtent - comme les groupes de fidèles pour E.D. puis S.P. - à l'inertie ou à l'hostilité ouverte de très nombreux évêques diocésains : qu'on se rappelle des énormes obstacles rencontrés par dom Gérard, pour la fondation d'un simple prieuré, en France avec le refus de Strasbourg par ex.

Or la prélature personnelle est à cet égard exactement dans la même situation canonique : elle ne peut ouvrir aucune maison et moins encore de lieux de culte ouverts au fidèles qu'avec l'accord formel de l'Ordinaire du lieu.

Les conséquences seraient avec ce régime de 1982 un quasi-gel de la F.S.S.P.X qui ne pourra plus répondre aux demandes des fidèles ni rien acquérir nulle part en dehors des quelques diocèses où sa présence serait bienvenue. Gageons qu'en Asie, Afrique, Amérique latine et même dans la plupart des pays européens, il n'y en aura pas beaucoup. Là encore l'histoire de l'I.B.P. depuis 2006 est un indice concluant de la ténacité des oppositions.

De ce fait le mouvement traditionaliste serait enfermé dans un étroit ghetto avec très peu de marge de croissance. Le bénéfice immense de la pleine communion de la Fraternité serait considérablement amoindri.


L'abbé Koller, sur ce point, disait juste et ses craintes sont fondées.

Toutefois je pense que Mgr Fellay et son Conseil sont bien au courant et qu'une adaptation du régime de 1982 est possible en s'inspirant de Campos et d'Anglicanorum coetibus. Une concertation régulée avec les diocèses territoriaux (éventuellement les conférences épiscopales) est plus que souhaitable car la libre installation de la FSSPX est difficile à faire accepter.
Ce n'est donc pas la FSSPX d'aujourd'hui qu'il faut "protéger" mais son avenir, sa capacité de croissance pour servir le vrai renouveau de l'Église, avec les autres instituts, les évêques qui sont bienveillants, les divers mouvements non traditionnels mais orthodoxes. Espérons qu'un juste compromis canonique sera trouvé qui préserve cet avenir.
images/icones/1n.gif  ( 636635 )Je suis peut-etre naïf mais ... par Lamy (2012-06-15 16:09:48) 
[en réponse à 636627]

Je suis peut-etre naïf mais qu'est-ce qui empêche une éventuelle FSSPX "perso-prélaturée" de continuer à ouvrir des chapelles comme elle le veut ?
Si Rome souhaite vraiement une réintégration, un évêque y trouvera-t-il (du coté de Rome) un appui en cas de désaccord sur une implantation ?
Les refus diocésain pour nombreux qu'ils soient, ne sont pas motivés, du moins pas officiellement. Dès lors, qu'est-ce qui empêche la FSSPX d'accepter un statut, et de continuer à implanter ?
De deux choses l'une : soit on la laisse faire et elle a tout gagné, soit on lui (re!)retire son statut et elle retourne au statut quo, donc elle n'a rien perdu, avec au passage une explication pas facile à fournir du coté romain.
Cette solution, un peu "sauvage", certes, aurait le mérite de mettre en lumière les mesquineries diocésaines injustifiées et éventuellement le double-jeu de Rome (s'il y en a un, ce qui n'est probablement pas le cas, sous Benoit XVI en tout cas).

Autre question que je me pose sur la prélature personnelle : de quel exorciste dépendraient les fidèles dans ce cas ? La PP a-t-elle son propre exorciste ?
images/icones/neutre.gif  ( 636642 )Et encore... par Nemo (2012-06-15 19:34:24) 
[en réponse à 636627]

Pour Saint-Nicolas, l'archevêque pourrait la réclamer car elle lui appartient officiellement et il n'y a pas de prescription en l'occurrence.

En fait il faudrait accorder une certaine impunité à la prélature : elle crée un lieu de culte dans un diocèse hostile, l'évêque attaque et Rome ne fait rien...

Ou alors assortir à cette prélature des prérogatives particulières.

Il serait amusant que le nouveau statut une fois donné, les prêtres et évêques de la FSSPX soient de nouveau suspens voire excommuniés pour désobéissance...
images/icones/ancre2.gif  ( 636649 )Le statut romain de la FSSPX la protègera par Paterculus (2012-06-15 21:45:17) 
[en réponse à 636627]

Je ne peux pas croire que Rome ne donne pas une très grande indépendance à la prélature personnelle de la Fraternité Saint Pie X, sans quoi il n'y aura pas d'accord.
Je l'ai expliqué ici : cette autonomie est possible et il faut cesser de ne regarder que le cas particulier de l'Opus Dei.
Votre dévoué Paterculus
images/icones/neutre.gif  ( 636665 )peut-être mais ... par Luc Perrin (2012-06-16 00:28:58) 
[en réponse à 636649]

1) nul n'en souffle mot et pour l'instant, l'unique cas dément votre optimisme. Le plus inquiétant peut-être étant que la FSSPX elle-même ne donne aucun apaisement à ce sujet si ce n'est qu'on ... verra plus tard quant aux détails du statut.

En 2006, l'I.B.P. avait été verbalement présenté comme doté de cette "grande indépendance" et par la suite son statut était le plus commun qui soit.
Certains ont la mémoire courte mais pas tous.

2) je ne crois pas possible dans l'état actuel des oppositions aiguës contre le traditionalisme en général, la FSSPX en particulier, au sein du corps épiscopal mondial une totale indépendance paradoxalement ; elle serait peut-être souhaitable mais ferait l'effet d'un chiffon rouge.
Même à Campos, pour ériger des paroisses, Mgr Rifan doit avoir l'avis préalable de l'évêque diocésain sans qu'il y ait droit de veto absolu. Plus judicieuse encore, la procédure pour les ordinariats catho-anglicans prévoit un accord de l'évêque avant érection d'un apostolat mais Rome garde un droit d'arbitrage en cas de désaccord ; le blocage pourrait donc être levé quand il est lié à une opposition idéologique.

ps. pour Nemo, il a été dit que l'ensemble des maisons tenues par la FSSPX au jour de l'octroi du statut serait de ce fait régularisé ; je n'imagine pas Saint-Nicolas du Chardonnet en dehors par ailleurs. Saint-Éloi était acquis comme maison mère, là encore le précédent de l'I.B.P. est éclairant ; idem pour l'A.A.P. de Campos.

3) les dernières nouvelles montrent que l'opposition au sein même de la Curie est, comme on pouvait le prévoir, très forte et que de nouveaux obstacles sont venus de la plenaria de la CDF. Les dernières décisions de cette Congrégation dont la C.E.D. n'est plus qu'un rouage - un point que j'ai toujours considéré dès 2009 comme dommageable et cela se vérifie hélas en 2012 - envoient des signaux troubles (tentative de sabotage de l'Instruction en 2011, inertie quasi totale envers les évêques hostiles, menaces à peine voilées sur l'I.B.P. tout récemment) pour ne pas dire préoccupants.
Quel est le jeu de la secrétairerie d'État en arrière-plan, toujours présente et jamais à l'avant-garde de la bienveillance envers les traditionalistes ?
Je n'oublie pas les actions de certains épiscopats hostiles : sous Jean-Paul II, Angleterre et France avaient réussi à intimider le pape en 1986 pour la messe. Ces épiscopats ont des relais à Rome et certains prélats sont à la plenaria de la CDF : le monde germanique dont vient Benoît XVI est farouchement hostile (cf. les cardinaux Koch et Schönborn, Mgr Zollitsch).

Surtout rappelons nous que le protocole signé en mai 1988, en retrait semble-t-il par rapport à ce qui est discuté aujourd'hui il y a eu un notable progrès sauf pour la Commission pontificale justement, n'a pas abouti parce que la fragile confiance a été cassée, et d'abord par des maladresses romaines, maladresses et hésitations sur lesquels Mgr Lefebvre a pu aisément appuyer ses propres hésitations antérieures.

Tout ce qui contribue à renforcer les inquiétudes, à nourrir les soupçons déjà formulés (cf. Mgr Tissier de Mallerais) est à éviter comme la peste si le pape veut vraiment aboutir à une réconciliation solide et porteuse de fruit. Ce qui ressemble, de l'extérieur et peut-être à tort, comme le retour à la combinazione italienne est dangereux.
Dans ce contexte, les déclarations de deux des 3 évêques sont dommageables tout autant, en affaiblissant la position du Supérieur général face à des oppositions curiales ouvertes ou plus souterraines.
Il sera de toute façon excellent que le chapitre général se prononce en juillet et s'il faut prendre un peu plus de temps et qu'interviennent de nouvelles clarifications d'ici mi-juillet, qu'il en soit ainsi.

Le Préambule doctrinal et la future Prélature personnelle seront, sans doute, avec le discours de 2005 et le Motu proprio les actes majeurs du pontificat avec une portée très au-delà du faible nombre de clercs et de fidèles directement concernés. Hans Küng l'a bien compris et il n'est pas le seul parmi les tenants de l'herméneutique de rupture.
Cependant tout l'effort de Jean-Paul II et Benoît XVI tient à consolider la "communion hiérarchique" (L.G., Nota praevia) et rétablir la capacité d'arbitrage du Magistère romain dans la droite ligne ultramontaine : un Préambule doctrinal trop vague ou trop laxe qui ouvrirait une trop grande marge d'interprétation ferait aussi le jeu des néo-chrétiens façon G*lias, Hans Küng et des dissidents les plus bruyants. Cela peut expliquer aussi les difficultés à bien rédiger ce Préambule, les bonnes raisons qui causent nos attentes supplémentaires et font redoubler l'anxiété.
images/icones/hein.gif  ( 636668 )marge d'interprétation? par John L (2012-06-16 02:53:54) 
[en réponse à 636665]

'un Préambule doctrinal trop vague ou trop laxe qui ouvrirait une trop grande marge d'interprétation ferait aussi le jeu des néo-chrétiens façon G*lias, Hans Küng et des dissidents les plus bruyants.'

Ces néo-chrétiens rejettent déjà le Credo et maintes enseignements sollennelles de l' Église: comment est-ce qu'un préambule ambigu pourrait ouvrir leur marge d'interprétation davantage?
images/icones/rose.gif  ( 636704 )simple : ils verraient leur dissidence régularisée par Luc Perrin (2012-06-16 12:49:00) 
[en réponse à 636668]

canoniquement et la CDF se trouverait plus impuissante qu'elle n'est déjà, plutôt volontairement actuellement.
C'est exactement ce que le cardinal Ratzinger essayait d'éviter avant 2005 et le pape depuis.

Le Préambule doctrinal vaudra pour tous les catholiques, ne l'oubliez pas. Ce sera même un texte d'une importance herméneutique considérable plus peut-être encore que l'allocution du 22 décembre 2005 sur Vatican II.
Il vaudra même pour les rapports avec les non-catholiques et non-chrétiens.

Il y a des manoeuvres du puissant lobby anti-traditionaliste à Rome et au dehors de la Curie, c'est évident. Mais il y a aussi une bonne raison pour peser très soigneusement les termes et explications liés à ce Préambule doctrinal.
images/icones/ancre2.gif  ( 636727 )Je fais confiance à la fois... par Paterculus (2012-06-16 17:37:46) 
[en réponse à 636665]

Je fais confiance à la fois aux dirigeants de la fraternité, qui ne s'en laisseront pas compter ; et aux instances romaines, qui ont sans doute compris les leçons de l'échec de 1988.

Je ne peux pas retenir comme motif de crainte le précédent de l'Opus Dei, justement parce qu'il est unique. On est dans un cas extrêmement différent. Les négociateurs le savent.

La seule restriction qu'on peut craindre vient de la volonté romaine d'éviter tout ce qui pourrait ressembler à la constitution d'un rite indépendant, en marge du rite romain. Et c'est bien compréhensible si l'on veut que les deux missels s'influencent réciproquement : un rite indépendant n'aurait pas d'influence sur le reste du rite romain.

Pour le reste je suis bien d'accord avec vous. Mais il faut se hâter, bien que nous souhaitions un long règne à Benoît XVI, nous savons tous qu'il aura une fin, en sorte que les tergiversations risquent de laisser passer ce "créneau historique".

VdP
images/icones/fleur.gif  ( 636766 )je consonne avec vous par Luc Perrin (2012-06-16 23:11:05) 
[en réponse à 636727]

avec le fait que les deux principaux protagonistes, le pape et mgr Fellay, sont au pied du mur et qu'ils sont conscients des problèmes depuis l'échec de 1988.

L'un et l'autre ont sûrement à coeur de ne pas rééditer les erreurs faites.


Toutefois les deux auront-ils les nerfs pour aller jusqu'au bout du chemin entamé ?

Sauront-ils écarter les tentateurs, les fausses peurs, dégonfler les fantasmes, créer le climat de confiance nécessaire, trouver les formules doctrinales et canoniques les plus justes ?

Je suis aussi anxieux que vous d'avoir une réponse "oui" à ces questions. Au moins nous avons une belle intention de prière toute trouvée.


ps. ici sur le F.C., nous pouvons contribuer à cerner les questions et faire exploser les baudruches sans cesse renaissantes, sortir des impasses/ornières chères à Vianney par ex. pour ne citer qu'un exemple, comprendre les raisons des opposants des deux bords.
images/icones/ancre2.gif  ( 636782 )Dialogue utile ! par Paterculus (2012-06-17 15:29:43) 
[en réponse à 636766]

Même si certains ont raison de nous rappeler l'importance du silence et de la prière dans cette affaire, je crois que silence et prières en ce cas sont orientés au calme et à la paix nécessaires pour poser les vraies questions, exposer sereinement les craintes et trouver les bonnes réponses.
Le forum sert à cela et je crois qu'il a ainsi un rôle irremplaçable pour l'Eglise.
VdP