- Benoît XVI, par sa culture, sa façon d'être, son engagement, son désintéressement, son expérience, est bien au dessus de ce genre de conflits internes même s'il en a été très affecté personnellement avec l'arrestation de son majordome. La preuve ? Il a fait toute confiance dans son Secrétaire d'Etat pour gérer la curie. Il a fait toute confiance dans ce banquier italien Gotti Tedeschi pour faire le ménage dans la banque du Vatican. Cela pourrait être son tort aux yeux de certains. Son pontificat qui pourrait donner parfois l'impression d'échecs successifs (six crises majeures en sept années de pontificat) apparaît aussi, dans la douleur certes, comme une cure de gestion et de traitement par le fond de problèmes très anciens, connus et reconnus,de la curie romaine. Ne pas crier trop donc à l'enlisement de ce pontificat mais ne pas sous-estimer non plus les effets à long terme de cette crise, à l'intérieur et à l'extérieur de l'Eglise, si elle n'est pas correctement gérée à son terme.
Mais il y a un côté encore plus étonnant dans ce conflit et dans d’autres qui sont actuellement en cours au sein de la curie et de l’Église : c’est qu’ils ont été provoqués par Benoît XVI.
Non pas en raison de la faiblesse de son commandement, comme tout le monde l’affirme, à tort.
Mais, bien au contraire, en raison des actes de gouvernement clairs et forts qu’il accomplit. Avec audace, tout en étant conscient des oppositions qu’il suscite.