Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=635361
images/icones/fleche3.gif  ( 635361 )Refus de baptême dans le diocèse de Besançon par Jean Kinzler (2012-06-06 11:02:34) 

Un curé a-t-il le « droit » de refuser le baptême d’un bébé de 2 ans au motif que ses deux frères aînés âgés de 13 et 11 ans ne vont pas au catéchisme ?

À Baume-les-Dames où la famille Levain célébrait hier le baptême républicain du petit Ruben, la question a longuement alimenté les conversations accompagnant la cérémonie. Et comment !

En alertant les médias, Frédéric et Séverine ont en effet voulu faire de leur situation un cas d’espèces. « Lorsque notre fils a eu 14 mois, nous avons pris contact avec la cure de Baume-les-Dames, raconte le papa. Une dame nous a reçus et a commencé à nous expliquer comment cela allait se passer. Elle nous a aussi demandé si nous avions d’autres enfants. » Et là, quand elle a appris que les deux grands n’allaient pas au caté, ça s’est compliqué. Elle a appelé « Monsieur le Curé » et sa réponse n’a souffert aucune ambiguïté : pas de caté, pas de baptême. Un refus en bonne et due forme. C’est du moins comme cela qu’ils l’ont ressenti.
« Un excès de zèle »

Frédéric, lui, n’en est toujours pas revenu. « C’est vrai que nous n’allons pas régulièrement à la messe. C’est vrai aussi que nous n’avons pas inscrit les grands au caté. Mais nous avons déménagé quatre fois en 15 ans. Ça posait des problèmes. Et maintenant qu’ils sont plus grands, c’est difficile. On ne comprend pas pourquoi c’est le petit qui doit être puni à la place des autres. Pour nous, le baptême, c’est plus une démarche d’appartenance à une communauté qu’une obligation automatique de pratiquer. »

Et d’estimer qu’il s’agit là « d’un excès de zèle » qui « contribue à vider les églises ».« Jésus baptisait bien les voleurs. »« Je ne voudrais pas être à la place de l’Eglise si mon enfant devait décéder en n’étant pas baptisé », ajoute-t-il encore, lui qui a cherché en vain d’autres paroisses. En Haute-Saône, sa terre natale. Vers Troyes, pays de sa femme. « Tous étaient d’accord mais il leur fallait l’autorisation du curé de Baume-les-Dames. »

Le père Michel Naas, pour sa part, estime être parfaitement dans les recommandations de sa hiérarchie. « Une position constante depuis plus de 30 ans », affirme-t-il. « Quand des parents, accompagnés des parrains et marraines, viennent pour baptiser leur enfant, la question qui leur est posée est claire », rappelle-t-il. « Acceptez-vous d’éduquer votre enfant dans la foi chrétienne et selon les commandements de l’Eglise catholique. Ceux qui ne tiennent pas leurs engagements sont des menteurs. Ils doivent en assumer les conséquences. »

Étant entendu que les enfants de plus de trois ans peuvent toujours s’inscrire dans une démarche baptismale volontaire qui aboutit à une célébration possible, dès l’âge de 8 ans. « Nous en avons trois sur Baume, un sur Rougemont et un sur Clerval cette année », fait-il observer.

Du côté de l’évêché, on considère que c’est bien dans cet esprit-là qu’il faut s’inscrire. « Cela me surprendrait beaucoup que la famille se soit vue opposer un refus catégorique », s’étonne le père Christian Robert chargé, entre autres, de l’art sacré.

Et d’indiquer que « le baptême n’a de sens que s’il fait partie d’un cheminement permettant d’amener l’adulte dans la foi ».

Alerté et invité à faire œuvre d’une diplomatie tout épiscopale, Mgr Lacrampe a demandé à ce que la famille lui expose le problème en détail par l’envoi d’un courrier. En l’espèce, il semblerait que les principes s’accommodent aussi d’un examen au cas par cas.

Bernard PAYOT avec notre correspondant Christian MANTAUXE.R.
et
LA +
images/icones/hein.gif  ( 635365 )le baptême, une "démarche d'appartenance à une communauté" ? par jejomau (2012-06-06 11:17:15) 
[en réponse à 635361]

Chez les musulmans oui. D'ailleurs par la suite, ils refusent d'accepter la conversion d'un des leurs au Christiannisme. Jusqu'à l'égorgement apparement...

Je suis d'accord avec ce prêtre : ou les parents acceptent de reconnaître que c'est un sacrement ou ils vont voir ailleurs...
images/icones/3b.gif  ( 635368 )m'étonnerait ! par portejoie64 (2012-06-06 11:21:27) 
[en réponse à 635361]

Que cela se soit passé de façon aussi abrupte m'étonnerait ! Pareille mésaventure est arrivée à notre curé, sauf que les parents n'étaient pas pratiquants et ont dit : on le fait (le baptême) puis il (l'enfant) choisira plus tard. Or, lorsqu'on baptise un enfant, on s'engage à lui donner une éducation chrétienne et c'est sur ce fondement que le baptême n'a pas été refusé mais repoussé. Notre bon père a demandé aux parents de réfléchir. Le plus cocasse, si l'on peut dire, c'est que les parents ont été se plaindre au maire du village qui est un coco de première.
Lorsque l'on vaccine un enfant, est-ce qu'on lui demande son avis ou lui laisse-t-on le choix de se faire vacciner plus tard ? C'est pour cela que l'enfant dont j'ai oublié le prénom a quand même été baptisé.
images/icones/1f.gif  ( 635369 )Une question.. par ptite fraise (2012-06-06 11:21:47) 
[en réponse à 635361]

Une question que je me pose depuis plus de 6 ans, lors de la naissance d'un neveu.
Les parents ont demandé le baptême pour leur premier enfant.
Refus catégorique du curé de la paroisse.
La raison: la tante de l'enfant ne pratique plus depuis sa Communion.

J'ai pris l'initiative de faire un courrier à l’Évêque, lui demandant comment la faute de ses aïeux pouvaient nuire à l'enfant.
Et que cela est digne de l'Ancien Testament si mes souvenirs sont bons.

Évidemment Monseigneur n'a pas bougé.

( Par charité chrétienne je ne cite pas le diocèse, et encore moins l’Évêque)

Je me pose la question suivante dans votre cas. Les premiers éducateurs dans la Foi sont les parents , à mon sens. Surtout quand on fréquente les paroisses ordinaires remplies de ce magnifique ouvrage de syncrétisme qu'est Pierres Vivantes..

Je suis dubitative parce que dans un sens le prêtre a raison de s'assurer que le Baptême aura une suite.
Dans un sens, je me dis aussi que de fait il prive l'enfant d'un Sacrement et dont il n'est pas fautif.

Je n'ai pas encore tranché la question qui me semble bien épineuse.
images/icones/fleche3.gif  ( 635372 )Textes..; sont-ils officiels ? par Glycéra (2012-06-06 11:44:16) 
[en réponse à 635369]



COnférence des évêques de France

un point de vue de protestants de Suisse

catéchisme de l'église catholique

Code de droit canonique

Extrait droit canonique ancien

Salutations à l'abbé au passage !


Autres textes du droit canonique...
où il est dit qu'un des parents suffit...
Et non ce que les évêques écrivent que les deux sont nécessaires (sauf si la république a déchu l'autre de ses droits). Quand on invente... on fait des sottises ?


Où est écrite l'obligation que les parents s'engagent à mettre l'enfant au caté ? Et encore plus à mettre les plus grands au caté ?
Quand on ne sait pas voir les intentions, on fait du règlement ?


Mais quel curé, qui n'a plus l’entraînement à confesser, l'exercice et l'habitude d'entendre le Saint-Esprit le conseiller pour parler aux âmes peut-il savoir lire dans les intentions vraies ?
Curés croyants non pratiquants ? Souvent, hélas. Que Dieu les sauve et nous avec !


Si ces pages peuvent servir..;
Glycéra
images/icones/hein.gif  ( 635444 )Le curé a-t-il expliqué par Vincent F (2012-06-07 00:16:48) 
[en réponse à 635369]

en quoi le fait que la tante de l'enfant n'ai pas pratiqué depuis sa Communion avait avoir avec le Baptême de votre neveu ? Ce n'est pas elle qui l'éduque, si ?
images/icones/heho.gif  ( 635403 )C'est normal. par Clovis (2012-06-06 17:18:22) 
[en réponse à 635361]

le prêtre a fait son "travail".
images/icones/radioactif.gif  ( 635407 )Question provocante ? par Vincent F (2012-06-06 18:02:14) 
[en réponse à 635403]

Depuis quand l’inscription des enfants au catéchisme est-il une obligation ?
images/icones/neutre.gif  ( 635408 )Réponse catholique par Lux (2012-06-06 18:11:59) 
[en réponse à 635407]

Depuis qu'en baptisant leurs enfants, les parents s'engagent à les éduquer dans la foi catholique.

Si les parents jugent(à tort ou à raison, bien que souvent, à raison) que la formation reçue au catéchisme est insuffisante ou pose problème, il est de leur devoir d'aller en signaler les raisons à leur curé. Celui-ci, constatant que les enfants vont au catéchisme ailleurs ou que, faute de mieux, ils sont formés par leurs parents, ne peut alors plus refuser aucun baptême.
images/icones/radioactif.gif  ( 635443 )Deuxième question provoquante par Vincent F (2012-06-07 00:12:31) 
[en réponse à 635408]

Depuis quand "éduquer dans la foi catholique" est-il équivalent à "inscrire au catéchisme" ?
Il me semble que le catéchisme n'est qu'un moyen proposé aux familles et que des parents peuvent choisir de former eux mêmes leurs enfants même si le catéchisme de la paroisse est bon. Y a-t-il un texte qui dise le contraire ?
images/icones/1v.gif  ( 635452 )Facile !... par Père M. Mallet (2012-06-07 01:18:33) 
[en réponse à 635443]

Si un tradi vraiment pratiquant va voir son curé pour demander le baptême de son petit dernier, et que, à la question du caté pour les ainés, il répond qu'il les a formés lui-même afin que leur Foi soit plus conforme à l'enseignement de l'Eglise, il sera peut-être regardé de travers, mais le Curé lui accordera.
Parce que dans un village, ça se sait que Untel est pratiquant à tel endroit.
Et il pourra même dire au Curé qu'il peut interroger les enfants, ils connaissent bien le caté.
A l'inverse, les parents en question ici ne pratiquent pas, et en plus ont cru bon ensuite de faire célébrer un baptême républicain, une contrefaçon honteuse : cela montre clairement leur niveau !... ...et leur motivations (probablement : faire une petite fête, deux ans après la naissance du dernier !).
Le Curé a donc probablement eu raison.
En plus, il est facile de montrer qu'ils sont incapables de former leurs enfants à la Foi.

Ce sujet ressort dans la presse tous les ans, et les journalistes s'en scandalisent, montrant leur ignorance du sujet.

Les canon 867 et 868 gagnent à être connus :

Can. 867 – § 1. Les parents sont tenus par l’obligation de faire baptiser leurs enfants dans les premières semaines ; ils iront trouver leur curé au plus tôt après la naissance et même avant, afin de demander le sacrement pour leur enfant et d’y être dûment préparés.
§ 2. Si l’enfant se trouve en danger de mort, il sera baptisé sans aucun retard.
Can. 868 – § 1. Pour qu’un enfant soit baptisé licitement, il faut : 1 que les parents y consentent, ou au moins l’un d’eux, ou ceux qui tiennent légitimement leur place ; 2 qu’il y ait un espoir fondé que l’enfant sera éduqué dans la religion catholique ; si cet espoir fait totalement défaut, le baptême sera différé, selon les dispositions du droit particulier, et les parents informés du motif.
§ 2. En cas de danger de mort, l’enfant de parents catholiques, et même de non-catholiques, est licitement baptisé, même contre le gré de ses parents.



Voir aussi : http://fr.wikipedia.org/wiki/Parrainage#Parrainage_civil


images/icones/neutre.gif  ( 635472 )Vous remarquerez... par Lux (2012-06-07 10:28:53) 
[en réponse à 635443]

... que j'avais senti venir cette question dans la deuxième partie de ma réponse !

En effet, rien n'oblige stricto sensu des parents à inscrire leurs enfants au catéchisme, mais :
- c'est une attitude bien peu catholique que de ne pas confier ses enfants à des prêtres et de préférer les former par soi-même. L'Eglise, c'est le curé, c'est la messe, c'est l'évêque ; ce n'est pas une petite secte familiale ;
- cependant, il arrive très souvent que le curé, dans la crise actuelle, soit déviant, que sa paroisse pratique l'enfouissement généralisé. Dans ce cas, et s'il n'y a pas de paroisse sérieuse non loin, il est parfaitement justifié de former par soi-même ses enfants. On en vient alors à l'excellente réponse du Père Mallet.

Plus largement, je crois qu'il faut toujours distinguer, dans nos raisonnements sur l'Eglise, la situation normale de celle-ci, et les adaptations que nous sommes forcés d'y apporter en raison de la crise intense qui la secoue. Mais ces adaptations et exceptions ne doivent jamais être conçues comme des règles.
images/icones/iphone.jpg  ( 635480 )Je crois que ce sur quoi nous divergeons par Vincent F (2012-06-07 10:55:56) 
[en réponse à 635472]

C'est sur votre premier point. Il me semble justement qu'il est parfaitement conforme à la doctrine sociale de l'Eglise de considérer que les parents étant les premiers éducateurs de leurs enfants, ils sont responsables du choix du moyen utilisé pour leur fournir une éducation dans la foi catholique.
Et ceci même dans une situation normale pour l'Eglise (si tant est qu'une telle situation ait jamais existé).
Je pense par exemple que dans la mesure où une famille est capable d'assurer cette éducation, il est légitime qu'elle le fasse si les horaires ne lui semblent pas adaptés.
images/icones/neutre.gif  ( 635481 )En effet, nous avons une légère divergence par Lux (2012-06-07 11:04:22) 
[en réponse à 635480]

Les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants, mais après le Christ. Le curé est là pour le représenter, pour former et sauver les âmes de sa paroisse.

Il n'y a pas à opposer le curé aux parents, alors même que la complémentarité peut être parfaite. Mais les parents doivent reconnaître le rôle du curé. Il me semble que nombre d'entre eux, aujourd'hui, considèrent plutôt leur curé comme un domestique propre à s'occuper des enfants quand bon leur semble et pour la durée qu'ils souhaitent. Je m'occupe par exemple d'un catéchisme où, systématiquement, lors des ponts, les parents font sécher la séance à leurs enfants.

Bien sûr que la situation normale de l'Eglise existe et a existé. La majorité des catéchismes étaient tout à fait normaux pendant des années. Encore aujourd'hui, vous pouvez inscrire vos enfants dans une paroisse de la FSSP, par exemple, sans risque qu'ils ne soient formés à l'hérésie.
images/icones/ancre2.gif  ( 635414 )Un cas semblable... par Paterculus (2012-06-06 19:09:50) 
[en réponse à 635361]

... m'a été posé par un de mes paroissiens militaires.

Je lui ai expliqué que puisque ses deux filles aînées n'étaient pas allées au catéchisme malgré l'engagement qu'il avait pris de les éduquer chrétiennement, il m'était difficile de risquer de lui faire faire un mensonge en promettant de faire quelque chose qu'il y avait toutes les apparences qu'il ne ferait pas.

Cependant, comme il me semblait que c'était sa femme qui avait refusé le catéchisme pour les deux grandes, je me suis dit qu'on pouvait peut-être baptiser quand même la petite dernière en mettant la maman devant ses responsabilités et en obtenant d'elle un engagement formel. J'ai donc demandé au papa de revenir me voir.

Or entre-temps il est allé demander à la paroisse civile, qui a été beaucoup plus catégorique que moi, si bien qu'il n'est pas revenu me voir...
___

Dans le cas du diocèse de Besançon, il est clair que les parents ignorent ce qu'est le baptême (et ce qu'est l'Eglise !), et que par conséquent ils n'ont pas eu la formation requise, et ce par la faute de leur curé au temps du baptême des deux aînés. Ils ont une autre circonstance atténuante, leurs déménagements successifs, avec la difficulté que représente pour beaucoup le fait de devoir s'adresser à une paroisse où l'on ne connaît personne.

Au vu de ces éléments, une discussion s'avère possible. (Mais il y a peut-être d'autres éléments, dont le journal ne parle pas, et qui la rendent inutile.) On pourrait par exemple proposer une formation au baptême non seulement aux deux parents, mais à leurs aînés aussi...

Mais l'appel à la presse ne va pas faciliter l'heureuse issue d'une telle discussion...

Votre dévoué Paterculus
images/icones/neutre.gif  ( 635416 )[réponse] par Sauveur (2012-06-06 19:43:22) 
[en réponse à 635414]

Mais le plus important est-il le Baptême ou une éventuelle instruction religieuse dans le futur ?
Cette grâce baptismale n'engendrera t elle pas justement un désir de catéchisme plus tard ?
Résumons : pas de baptême donc éventuellement pas d'instruction religieuse , c'est donc se priver d'un atout de soutien important pour une approche religieuse
images/icones/ancre2.gif  ( 635417 )Peut-on ... ? par Paterculus (2012-06-06 19:58:13) 
[en réponse à 635416]

Peut-on baptiser un adulte sans l'avoir instruit au préalable ?
La réponse de l'Eglise est non.

Peut-on baptiser un bébé sans une assurance raisonnable qu'il sera instruit ensuite ?
A votre avis, quelle est la réponse de l'Eglise ?

VdP
images/icones/neutre.gif  ( 635430 )La réponse de l'Eglise est que non par le torrentiel (2012-06-06 21:32:55) 
[en réponse à 635417]

pour un baptême d'adulte.


C'est raisonnable, c'est prudent, mais ça ne fait pas toujours la part de la faim du demandeur, faim qui le tenaille au point qu'il ne saurait avoir cette patience.


Très récemment, j'ai eu le cas d'un homme manifestement déséquilibré, d'origine hindoue, qui entre dans l'église à l'issue de la messe et demande instamment au prêtre de le baptiser, car, dit-il, "on veut assassiner son âme".


Il y avait une grande confusion dans ses propos, s'y mêlait un songe qu'il aurait fait où il aurait vu la figure de Jules césar réincarné. Bref, cet homme relevait du psychiâtre.


Il n'empêche qu'il avait sur le moment besoin des services, au moins de l'écoute du médecin des âmes.


Malheureusement, le prêtre l'éconduisit sans ménagement en lui répondant qu'on ne baptisait jamais immédiatement, que cela intervenait au terme d'un parcours de deux ans.


Peiné, j'ai essayé de lui dire qu'il devait prendre contact avec l'exorciste du diocèse, mais il tint ferme: c'était du baptême qu'il avait besoin.


Que fallait-il faire?
images/icones/ancre2.gif  ( 635432 )Une bénédiction par Paterculus (2012-06-06 21:44:14) 
[en réponse à 635430]

Il fallait faire une bénédiction, avec de la bonne eau bénite, en lui expliquant que c'est un début en vue du baptême.
Mais à l'issue de la messe, on est parfois très fatigué, et on n'a pas forcément la présence d'esprit nécessaire pour faire face, surtout à des cas pareils, ce qui peut expliquer la réaction à laquelle vous avez assisté.
VdP
images/icones/neutre.gif  ( 635433 )Merci pour votre réponse, par le torrentiel (2012-06-06 21:58:49) 
[en réponse à 635432]

un autre ministre du culte m'avait expliqué la réaction désinvolte de ce fort bon prêtre, au demeurant, par la fatigue, une sorte de décompensation après la "qualité de présence" qu'exige la célébration de l'Eucharistie.
images/icones/1f.gif  ( 635429 )Un risque moderne par Ambroisine (2012-06-06 21:29:41) 
[en réponse à 635416]


Je vois un nouvel obstacle au baptême d'un enfant dont on sait qu'il ne recevra pas d'instruction religieuse : la progression des demandes d'annulation de baptême, ce qui n'est rien de moins que des déclaration d'apostasie. Mais beaucoup de ceux qui font ces demandes arguent justement que le sacrement du baptême leur a été conféré sans qu'on leur demande leur avis quand ils étaient encore enfants ! L'Eglise a donc de bonnes raisons d'être prudente...
images/icones/1h.gif  ( 635448 )Par la faute de leur curé ??? par Ion (2012-06-07 00:39:57) 
[en réponse à 635414]

Comment pouvez-vous vous permettre, sans sourciller, de juger ainsi un confrère prêtre ?

Ion
images/icones/ancre2.gif  ( 635454 )C'est tout simple ! par Paterculus (2012-06-07 02:15:16) 
[en réponse à 635448]

Il doit y avoir une préparation au baptême, et c'est de la responsabilité du curé d'y veiller.
Visiblement, alors qu'ils ont fait baptiser leurs deux aînés, ils ne savent pas ce qu'est le baptême : les deux fois la préparation a été inexistante ou bien bâclée.
Je précise que ce n'est pas la personne que je juge, mais la pastorale.
VdP
images/icones/neutre.gif  ( 635458 )Préparation au baptême (suite) par le torrentiel (2012-06-07 07:49:15) 
[en réponse à 635454]

1. Je conçois aisément que, dans le cas dont il est question ici, de parents voulant faire baptiser leur enfant, une préparation au baptême soit exigible.


Mais je comprends moins bien la prudence de l'Eglise, qui exige une préparation catéchuménale de deux ans.


Certes, on n'entre pas dans l'Eglise, comme dans un moulin et, pour avoir la foi, il faut qu'elle vous soit expliquée.


Lorsque Philippe baptise l'oenuque dans les Actes des apôtres, il commence par lui expliquer ce qu'il lit.


Donc une formation est certainement nécessaire et peut être adaptée, y compris à des personnes quoiqu'adultes, incapables de faire leur profit d'un enseignement trop didactique.


Toutefois, un catéchuménat de deux ans, traversé de multiples étapes qui sont autant de préfigurations du baptême, est-il bien raisonnable? N'est-il pas dissuasif à force d'être long?


2. On pointe souvent du doigt que des directives sont données, semble-t-il, pour ne pas encourager le baptême les musulmans.


On a raison de s'en insurger si ce refus est brutal et définitif.


Mais, en fait de refus, ne s'agit-il pas surtout, assez souvent, de proposer un catéchuménat dont les modalités sont tellement dilatoires que les musulmans aspirant au baptême interprètent ce long délai comme un refus?
images/icones/1a.gif  ( 635478 )Prudence par 8Charly (2012-06-07 10:46:50) 
[en réponse à 635458]

Certes 2 ans paraissent longs mais souvent les catéchumènes adultes se préparent pour à la fois le baptème et la 1ère communion et parfois rapidement dans la foulée la profession de foi.


Donc il faut un minimum de préparation d'autant que les personnes qui frappent à la porte de leur paroisse n'ont qu'un seul désir, connaître le Christ sans bien maîtriser les exigences que représentent cette adhésion.

Il faut donc "travailler" le contenu de leur Foi au sens ou ils doivent être en mesure de mettre des mots sur ce qui fera leur Foi.

En outre l'Eglise ne souhaite pas être taxée de mouvement sectaire dans la mesure où ces mouvements réalisent en quelques semaines l'intégration de leur futurs membres. Cet aspect de rapidité est souvent le signe d'un embrigadement sectaire.

Quand aux directives pour ne pas baptiser de musulman c'est interpréter la prudence de l'Eglise qui consiste à ne pas délibérement créer de situations conflictuelles entre le futur baptisé et sa communauté d'origine.
images/icones/ancre2.gif  ( 635519 )Deux ans par Paterculus (2012-06-07 17:26:33) 
[en réponse à 635458]

Deux ans ne me paraissent pas de trop, mais dans certains diocèses c'est davantage, et là je crois que c'est exagéré.
Il faut bien comprendre que des gens dans la vie active n'ont que peu de temps à donner à leur préparation au baptême - et comme le dit 8Charly ci-dessus, il y a la communion et la confirmation qui vont avec le baptême, sans parler de la vie chrétienne dans le mariage etc.
Au delà de deux ans, on risque de décourager les catéchumènes. Certes il faut les enraciner dans la pratique religieuse, mais comme ils voient qu'on n'exige plus guère cette pratique, cela peut être contre-productif.

Je n'ai pas entendu parler de directives contre le baptême des anciens musulmans. En revanche il y a des clercs qui pensent que le Coran est une révélation divine, et que par conséquent il ne faut pas chercher à convertir les musulmans, ce qui est une faute grave.
Dans certains pays, pour la paix de la communauté chrétienne dont les membres risquent leur vie, les conversions de musulmans sont plutôt découragées (voyez "Le prix à payer", de Joseph Fadelle : la crainte est grande d'avoir affaire à un provocateur qui fournirait un prétexte à des massacres). Dans ces pays, pratiquement, on ne peut pas baptiser un ancien musulman sans organiser son exfiltration vers un pays plus ouvert.

VdP
images/icones/3f.gif  ( 635445 )Je dois avouer que l'arguement par Vincent F (2012-06-07 00:19:41) 
[en réponse à 635361]


Je ne voudrais pas être à la place de l’Eglise si mon enfant devait décéder en n’étant pas baptisé

est grandement relativisé par le fait que les parents aient attendu que leur fils ait 14 mois pour se poser la question du baptême.
images/icones/neutre.gif  ( 635457 )Ondoiement? par le torrentiel (2012-06-07 07:27:49) 
[en réponse à 635361]

Cher Paterculus,

ayant l'esprit de l'escalier, ces questions me sont venues au cours de la nuit qui, chez moi, porte moins conseil qu'ellee ne suscite d'autres questions.


1. La bénédiction dont vous parlez vaut-elle ondoiement?

2. Qu'appelle-t-on exactement ondoiement? Pourquoi existe-t-il une différence entre le baptême et l'ondoiement? Quelle est la valeur salvifique de l'ondoiement?

3. Et enfin, peut-on appliquer l'ondoiement à des adultes et si oui, dans quels cas? Est-ce que le cas d'une maladie mentale ou d'une personne ayant perdu une partie de sa raison, mais manifestant, dans sa démence, un désir de baptême (comme ce pourrait être le cas d'une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer), pourrait être valablement ondoyée? En ce cas, cet ondoiement satisferait un désir de baptême mieux que le fameux "baptême de désir". Qu'en pensez-vous?

Bien à vous

Le torrentiel
images/icones/1i.gif  ( 635461 )Et les limbes? par Leopardi (2012-06-07 08:23:15) 
[en réponse à 635361]

Je suis étonné que l'on n'évoque pas ici le risque pour un enfant non baptisé de ne pas connaître la vision béatifique. La théologie des limbes a-t-elle été définitivement abandonnée par l'Eglise, puisqu'on ne juge l'intérêt du baptême que par rapport à son instruction future?