Le Forum Catholique

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images/icones/1b.gif  ( 635141 )Un livre de Soeur Farley ne reçoit pas d'Imprimatur.... par FilsDeMarie (2012-06-04 14:31:29) 

et encore moins de Nihil Obstat selon la Congrégation pour la Doctrine de la Foi :


Cité du Vatican, 4 juin 2012 (VIS). La Congrégation pour la doctrine de la foi a publié une note sur le livre intitulé Just love. A framework for christian sexual ethics, de Sœur Margaret A.Farley, RSM, pour avertir les fidèles que l'ouvrage "n'est pas en conformité avec la doctrine de l'Eglise catholique. Il ne peut donc être utilisé comme une expression valide de la doctrine ni pour la direction spirituelle et la formation, ni pour le dialogue œcuménique et inter-religieux". La note, signée par le préfet de la Congrégation, le Cardinal William Joseph Levada, a été approuvée par le Saint-Père.

En 2012, la Congrégation s'était déjà adressée à l'auteur pour lui transmettre une évaluation préliminaire de son livre et lui indiquer les problèmes doctrinaux qu'il comportait. Sa réponse ne fut pas satisfaisante ce qui a entraîné la Congrégation à entreprendre un examen en procédure d'urgence. L'évaluation réalisée par une commission d'experts, réunie en 2011, a confirmé que le livre contenait "des affirmations erronées, dont la diffusion risque de nuire gravement aux fidèles". La liste des affirmations erronées fut transmise à l'auteur pour l'inviter à les corriger. D'après les membres de la congrégation, la réponse de Sœur Farley à cette requête "ne clarifiait pas de manière adéquate les graves problèmes contenus dans son livre". C'est pourquoi, ils ont décidé de procéder à la publication de la présente note dont suivent quelques extraits:

"L’auteur ne comprend pas correctement le rôle du magistère de l’Eglise, comme enseignement autorisé des évêques en communion avec le Successeur de Pierre, enseignement qui guide la compréhension, toujours plus approfondie par l’Eglise, de la Parole de Dieu, telle qu’elle se trouve dans la Sainte Ecriture... Sr Farley ignore l’enseignement constant du Magistère ou le traite comme une opinion parmi d’autres, quand elle a l’occasion de le mentionner... Elle manifeste également une mauvaise compréhension de la nature objective de la loi morale naturelle".

"Parmi les nombreuses erreurs et les ambiguïtés du livre, figurent ses positions sur la masturbation, les actes homosexuels, les unions homosexuelles, l’indissolubilité du mariage et le problème du divorce et du remariage".

"Soeur Farley écrit que la masturbation ne pose généralement aucun problème de moralité, une affirmation non conformes à la doctrine catholique: 'Dans la ligne d’une tradition constante, tant le magistère de l’Eglise que le sens moral des fidèles ont affirmé sans hésitation que la masturbation est un acte intrinsèquement et gravement désordonné... La jouissance sexuelle y est recherchée en dehors de la relation sexuelle requise par l’ordre moral, celle qui réalise, dans le contexte d’un amour vrai, le sens intégral de la donation mutuelle et de la procréation humaine'. Elle écrit encore: 'De mon point de vue..., les relations et les actes homosexuels peuvent être justifiés, en conformité à la même éthique sexuelle, tout comme les relations et les actes hétérosexuels'... Cette opinion n’est pas acceptable. En réalité, l’Eglise catholique distingue entre les personnes présentant des tendances homosexuelles et les actes homosexuels. Concernant les personnes présentant des tendances homosexuelles, le Catéchisme de l’Eglise catholique enseigne qu’elles doivent être accueillies 'avec respect, compassion et délicatesse. On évitera à leur égard toute marque de discrimination injuste'. Par contre, concernant les actes homosexuels, le Catéchisme de l’Eglise catholique affirme: 'S’appuyant sur l'Ecriture, qui présente les relations homosexuelles comme des dépravations graves, la Tradition a toujours déclaré que les actes d’homosexualité sont intrinsèquement désordonnés. Ils sont contraires à la loi naturelle. Ils ferment l’acte sexuel au don de la vie. Ils ne procèdent pas d’une complémentarité affective et sexuelle véritable. Ils ne sauraient recevoir d’approbation en aucun cas'".

Quant à la position de Sœur Farley sur le mariage homosexuel, la note rappelle que "L’Eglise enseigne que le respect envers les personnes homosexuelles ne peut en aucune façon conduire à...la reconnaissance juridique des unions homosexuelles. Le bien commun exige que les lois reconnaissent, favorisent et protègent l’union matrimoniale comme base de la famille, cellule primordiale de la société... Ne pas attribuer le statut social et juridique de mariage aux formes de vie qui ne sont pas et ne peuvent être matrimoniales ne s’oppose pas à la justice. C’est elle, la justice, au contraire, qui l’exige".

"Sr Farley écrit: 'Ma position personnelle est que l’engagement matrimonial est sujet à la dissolution'... Cette opinion est en contradiction avec la doctrine catholique concernant l’indissolubilité du mariage : L’amour conjugal exige des époux, de par sa nature même, une fidélité inviolable. Ceci est la conséquence du don d’eux-mêmes que se font l’un à l’autre les époux. L’amour veut être définitif. Il ne peut être jusqu’à nouvel ordre. Cette union intime, don réciproque de deux personnes, non moins que le bien des enfants, exigent l’entière fidélité des époux et requièrent leur indissoluble unité... Le Seigneur Jésus a insisté sur l’intention originelle du Créateur qui voulait un mariage indissoluble. Il abroge les tolérances qui s’étaient glissées dans la loi ancienne".

Selon Sr Farley, les divorcés peuvent se remarier. "Cette approche contredit l’enseignement catholique qui exclut la possibilité du remariage après un divorce... L’Eglise maintient, par fidélité à la parole de Jésus Christ...qu’elle ne peut reconnaître comme valide une nouvelle union, si le premier mariage l’était".

"Par cette notification, la Congrégation exprime son profond regret de ce qu’un membre d’un institut de vie consacrée...affirme des positions en contradiction directe avec la doctrine catholique en matière de la morale sexuelle... Par ailleurs, la Congrégation désire encourager les théologiens afin qu’ils poursuivent la tâche d’étudier et d’enseigner la théologie morale en pleine conformité avec les principes de la doctrine catholique".
Publié VIS Archive 01 - 4.6.12

images/icones/2a.gif  ( 635145 )mais qui est cette "soeur" hérétique et apostate ? par jejomau (2012-06-04 14:37:26) 
[en réponse à 635141]

Remarquez, c'est abbé Pierre qui ne voyait pas de mal à la masturbation aussi. Il s'était exprimé sur le sujet à la TV peu de temps avant sa mort... Très en odeur de sainteté parmi les chrétiens de "gauche"....
images/icones/1w.gif  ( 635147 )Tout en elle exprime pourtant la sainteté par CMdelaRocca (2012-06-04 15:00:33) 
[en réponse à 635145]

Je ne voudrai pas mettre une si grande photographie, mais je ne sais pas la redimensionner, veuillez donc m'en excuser...
images/icones/4c.gif  ( 635149 )Oh ! Quelle belle moumoutte ! par Jean-Paul PARFU (2012-06-04 15:04:05) 
[en réponse à 635147]

Bah ! Quelle horreur !

images/icones/1v.gif  ( 635155 )cela dit......... par FilsDeMarie (2012-06-04 15:20:42) 
[en réponse à 635147]

Cette photo est un bon remède à la masturbation.......

Bon je sors..

images/icones/1h.gif  ( 635189 )"Un bon remède" par AVV-VVK (2012-06-04 20:54:05) 
[en réponse à 635155]

à... ou aux... En tout cas restons décents.
images/icones/1a.gif  ( 635168 )revient-elle du Jubilée? par blamont (2012-06-04 16:44:43) 
[en réponse à 635147]

avec son bonnet d'ourson tassé et sa tunique rouge:
une grenadière du Coldstream?

elle possède un un petit air du personnage d'un tableau au Louvre:

Anthonis MOR VAN DASHORT. Le nain du cardinal de Granville tenant un gros chien. environ 1550.

Ou alors, c'est Hashepsout II, le retour de la momie.

pour reprendre un fil du forum, au pélé de Chartres, pas de crainte d'énerver les foules.
images/icones/1z.gif  ( 635184 )Hé ben... par Introibo (2012-06-04 19:47:17) 
[en réponse à 635147]

Où est l'habit religieux, la modestie des soeurs ? Quelle arrogance dans le maintient et dans l'attitude.

Au fait... si elle tient des propos hérétiques, pourquoi Rome ne la sanctionne-t-elle pas ?
images/icones/attention.gif  ( 635195 )Qu'on la lapide ! par Nemo (2012-06-04 22:04:19) 
[en réponse à 635141]

Belle démonstration de la charité chrétienne sur ce forum.
Des chrétiens de vie iréprochables, des purs, qui finalement s'intéressent guère au message de la religieuse en question mais plutôt à son aspect (en plus de leurs moeurs parfaites ils doivent avoir un physique avantageux) se mettent à lapider en public la soeur.
Messieurs les pharisiens je vous salue.
images/icones/1v.gif  ( 635197 )son message ? par jejomau (2012-06-04 22:22:15) 
[en réponse à 635195]

mais vous ne le connaissez pas encore ? Remarquez je ne connais pas cette "soeur" américaine, mais les "soeurs" françaises du Comité de la Jupe.. tiennent le même langage qu'elle. J'ai mon idée toute faite. Idée lapidaire...
images/icones/neutre.gif  ( 635198 )Nemo par MG (2012-06-04 22:24:48) 
[en réponse à 635195]

même si, souvent, je ne suis pas en accord avec vous : belle leçon de charité chrétienne.


Qui sonde le reins et les coeurs ?

Distinguons entre une éventuelle condamnation de l'Eglise et le salut son âme.

"Que celui qui n'a jamais ... " vous connaissez la suite !
Merci

images/icones/fleur.gif  ( 635199 )Vive Nemo ! par JVJ (2012-06-04 22:28:04) 
[en réponse à 635195]

qui est un sage
et au fond extrêmement mesuré en liturgie et bienveillant (sauf sur les chanoines, je persiste...).

Il est de bon ton de se moquer de la chemise, il est vrai hideuse, de tel évêque. Mais irait-on se moquer de tel abbé qui est dans le camp du Bien ?

Il y a de saints prêtres en civil, et d'autres qui ont porté ou porte tel autre tenue qui ne les grandit pas pour autant.
La soutane, que je respecte beaucoup, est fort récente dans l'histoire du costume clérical, mais on trouvera bien quelqu'un pour dire qu'elle remonte comme la messe dite de St-Pie-V au IIe siècle...

Il y a par ailleurs des choses au-dessous de la ceinture qui gêne dans ce fil, à proximité du portrait de Marie et du Pape.
Mais ça passe...
images/icones/neutre.gif  ( 635205 )Soutane par Donapaleu (2012-06-04 22:58:58) 
[en réponse à 635199]


La soutane, que je respecte beaucoup, est fort récente dans l'histoire du costume clérical, mais on trouvera bien quelqu'un pour dire qu'elle remonte comme la messe dite de St-Pie-V au IIe siècle...



Pour la soutane actuelle vous avez probablement raison mais je me souviens avoir lu dans "Les chrétiens dans l'empire romain" d'Anne Bernet, que les prêtres portaient dè la fin des persécutions, un vêtement long et noir, différent de celui des laïcs.
images/icones/fleur.gif  ( 635225 )soutane par JVJ (2012-06-05 11:37:28) 
[en réponse à 635205]

pas de soutane au XVe siècle !

Inutile de vouloir à tout prix chercher une antiquité à tout pour le justifier, cela différencie un peu le catholique du protestant...

Le sujet reste à étudier du concile de Trente à nos jours, en évitant de tomber dans les approximations et l'idéologie moderniste que l'on rencontre dans les livres par exemple de l'abbé Trichet publiés au Cerf...

J'ai bien lu dans le train récemment que la Nouvelle Revue d'Histoire (païenne au possible et en ce sens assez détestable) parlait de Anne Bernet... Mais de grâce, ne la lisez pas davantage que Max Gallo pour lire de l'Histoire ! Vous perdez votre temps. Autant lire La Croix !

Cordialement.
images/icones/1i.gif  ( 635287 )Incompréhensible par Mandrier (2012-06-05 20:43:54) 
[en réponse à 635199]

" on trouvera bien quelqu'un pour dire qu'elle remonte comme la messe dite de St-Pie-V au IIe siècle..."

Je ne parviens pas vraiment à comprendre ce que vous essayez de prouver ? Vous faites vous-même les questions et les réponses, donnez des brevets d'histoire aux uns et aux autres et méprisez superbement les autres liseurs.
Pensez-vous sincèrement que beaucoup de liseurs croient que la soutane et le col romain nous viennent directement de l'époque romaine ? Pourquoi pas des basket médiévales.

Si en revanche le propos est de dénier l'importance revêtue pour l'Eglise en occident de séparer les prêtres par un vêtement distinct du commun des mortels et "honnête et convenable à leur ordre et dignité" pour citer le concile de Trente, alors apportez vos preuves.
images/icones/1w.gif  ( 635294 )si vous saviez par JVJ (2012-06-05 22:03:31) 
[en réponse à 635287]

un peu comment l'Histoire fut enseignée dans les séminaires et les monastères d'autrefois (et aujourd'hui ce n'est pas forcément mieux)...

Demandez un peu à des "Dominicains" dans la mouvance de la FSSPX pour savoir qui a inventé le Rosaire...
Il faut à tout prix, comme autrefois, croire à la réécriture de l'Ordre qui voulut faire de saint Dominique le créateur du Rosaire.
J'y compte un cousin qui porte mon nom, ma remarque n'est pas dirigée spécialement contre eux mais j'ai eu un échange navrant sur ce sujet précis.
Cette façon de faire est vieille comme le catholicisme.
Les monastères se cherchaient des origines paléo-chrétiennes ou Clovis pour fondateur, niaient avoir succédé à des chanoines...
Les chanoines de Chartres au XVe siècle soutenaient que leur cathédrale avait été fondée avant l'Incarnation.

Les expressions "la messe de toujours" and co n'ont aucun sens pour qui a le sens de la chronologie et qui de temps à autre s'éloignent des mauvais livres d'Ancien Régime et du XIXe siècle.

Je ne suis pas certain que les militants de telle forme en savent plus que ceux d'une autre forme. C'est gênant quand on prétend hiérarchiser les deux.

Quant aux brevets, pour quelques siècles du Moyen Âge, je pense avoir eu de bons maîtres et avoir quelque compétence pour savoir distinguer les pages d'histoire et les pages de fumisterie. N'est pas historien celui qui recopie les autres ou qui prend sa plume. C'est un métier.
images/icones/neutre.gif  ( 635312 )Eh ben finalement, par le torrentiel (2012-06-05 23:58:18) 
[en réponse à 635294]

à vous lire toujours aussi agressif et contre qui ne vous a rien fait, sauf pour le plaisir d'agresser, j'aime mieux les historiens ultracontemporanéistes que les médiévistes, dont les comportements sont un peu... médiévaux.


Et pourtant, je me suis querellé avec Luc Perrin sur le bien-fondé de cette chaire ultracontemporanéiste, et il ne m'a pas convaincu ! Disons qu'un débat reste ouvert entre nous sur le dreieckerland (son expression) entre journalistes, sociologues et historiens.


Mais c'est à croire que les médiévistes (type "école des chartes") ont pris les habitudes du Moyen-Age sans en avoir la classe!

Je me souviens d'un professeur de Sorbonne voulant acheter un ticket de métro.


Il était tellement désagréable que les agents de la RATP disaient non sans raison plaindre ses élèves; et quand on vous lit à messages profus (et votre distraction du moment), on voudrait être un de ces agents, quand même on est légitimiste comme vous, à l'égard du respect que l'on doit aux successeurs des apôtres. Rien qu'à savoir que vous êtes contre, nous prendrait l'envie de faire des jeux de mot placardesques... Et je vais vous expliquer pourquoi, à partir d'une chanson de Font et val (ça ne va pas vous plaire, ni à personne ici, mais c'est tellement bon qu'on ne saurait y résister)


"Il était si con
Le premier d'la classe
Que tout le monde voulait être le dernier.

Ca fait qu'il y avait
Un premier de classe
Et tout d'suite après, quarante-trois derniers:

Chacun déployait son intelligence
A être noté au-dessous de zéro,
A ne pas choper le prix d'excellence
Qui récompensait ce triste charlot."

Le charlot: Agnan-JVJ, qui ira certainement pleurer dans les jupes de mgr Placard, ou Planard, ou je ne sais plus, moi, car il est tard, Monsieur, et je suis de ceux qui faussent les archives!

ah, je crois que ça me revient: mgr Blaquart ! Excusez-moi, Mgr, ce n'était pas contre vous, mais vous avez de bien piètres défenseurs!
images/icones/1b.gif  ( 635213 )mais elle est lapidée, Nemo par blamont (2012-06-05 09:29:27) 
[en réponse à 635195]

avec de la pierre ponce à sarcasme.

Alors que les siens utilisent plutôt du silex affûté tant dans leurs propos que leurs écrits.

et un minimum de féminité ne nuit pas au féminisme.
c'est bien d'être lanceuse au marteau dans l'équipe de la RDA ou tireuse à la 14.5m/m le bras tendu chez les Spetsnaz mais mannequin chez Givenchy c'est mieux.

Et n'oubliez pas que dans ce genre d'interventions face aux propos délétères voire anti-papistes, le temps des bûchers est remplacé par celui de la dérision qui n'est pas ennemie de l'affection envers la personne.
Un progrès semble-t-il.

PS: pour le physique "avantageux", c'est comme les majorations familiales Agirc avec la CFTC, encore un avantage acquis qui tombe en quenouille...

Mais on visite bien Chateau-Gaillard.
images/icones/vatican.gif  ( 635248 )Notification de la CDF: Texte intégral par Jean Kinzler (2012-06-05 14:44:47) 
[en réponse à 635213]

Notification de la Congrégation pour la doctrine de la foi
Condamnation du livre d'éthique sexuelle et familiale d'une religieuse américaine


ROME, lundi 4 juin 2012 (ZENIT.org) – La congrégation pour la doctrine de la foi publie ce jour, 4 juin 2012, une notification – en anglais, français, italien, allemand, espagnol et portugais – sur le livre « Just Love. A Framework for Christian Sexual Ethics », de Sœur Margaret A. Farley, R.S.M.

Le texte déclare que le livre de la religieuse américaine n'est pas conforme à la doctrine de l'Eglise et qu'il ne peut donc pas servir "d’expression valide de l’enseignement catholique, ni pour la direction spirituelle et la formation, ni pour le dialogue interreligieux".

Par ailleurs, la Congrégation encourage les théologiens à continuer "d’étudier et d’enseigner la théologie morale en pleine conformité avec les principes de la doctrine catholique".




Texte intégral de la notification


Introduction

Au terme d’un premier examen du livre de Sr Margaret A. Farley, R.S.M., Just Love. A Framework for Christian Sexual Ethics (New York : Continuum, 2006), la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a écrit le 29 mars 2010 à l’auteur, lui adressant par l’intermédiaire de Sr Mary Waskowiak, alors Supérieure générale des Sisters of Mercy of the Americas, une évaluation préliminaire du livre, en indiquant les problèmes doctrinaux présents dans le texte. La réponse de Sr Farley, datée du 28 octobre 2010, n’a pas clarifié ces problèmes de manière satisfaisante. Puisque ce cas concernait des erreurs doctrinales dans un livre dont la publication a été une source de confusion pour les fidèles, la Congrégation a décidé d’entreprendre un examen selon la « procédure d’urgence », conformément à la Procédure pour l’examen des doctrines (cf. chap. IV, art. 23-27).

À la suite de l’évaluation faite par une Commission d’experts (cf. art. 24), la Session Ordinaire de la Congrégation confirma, le 8 juin 2011, que le livre en question contenait des affirmations erronées, dont la diffusion risque de nuire gravement aux fidèles. Par lettre du 5 juillet 2011, la liste de ces propositions erronées fut adressée à Sr Waskowiak, en lui demandant d’inviter Sr Farley à corriger les thèses inacceptables contenues dans son livre (cf. art. 25-26).

Le 3 octobre 2011, Sr Patricia McDermott, qui a succédé à Sr Mary Waskowiak comme Supérieure générale des Sisters of Mercy of the Americas, transmit la réponse de Sr Farley à la Congrégation, accompagnée de son avis personnel et de celui de Sr. Waskowiak, conformément à l’art. 27 de ladite Procédure. Cette réponse, examinée par la Commission d’experts, fut soumise le 14 décembre 2011 à la décision de la Session Ordinaire. À cette occasion, tenant compte du fait que la réponse de Sr Farley ne clarifiait pas de manière adéquate les graves problèmes contenus dans son livre, les membres de la Congrégation décidèrent de procéder à la publication de la présente Notification.

1. Problèmes d’ordre général

L’auteur ne comprend pas correctement le rôle du Magistère de l’Église, comme enseignement autorisé des évêques en communion avec le Successeur de Pierre, enseignement qui guide la compréhension, toujours plus approfondie par l’Église, de la Parole de Dieu, telle qu’elle se trouve dans la Sainte Écriture et se transmet fidèlement dans la tradition vivante de l’Église. Sur différentes questions d’ordre moral, Sr Farley ignore l’enseignement constant du Magistère ou le traite comme une opinion parmi d’autres, quand elle a l’occasion de le mentionner. Une telle attitude n’est nullement justifiée, même dans la perspective œcuménique que l’auteur souhaite promouvoir. Sr Farley manifeste également une mauvaise compréhension de la nature objective de la loi morale naturelle, en choisissant plutôt d’argumenter sur la base de conclusions sélectionnées à partir de certains courants philosophiques ou à partir de sa propre compréhension de « l’expérience contemporaine ». Une telle approche n’est pas conforme à la théologie catholique authentique.

2. Problèmes spécifiques

Parmi les nombreuses erreurs et les ambiguïtés du livre, figurent les positions concernant la masturbation, les actes homosexuels, les unions homosexuelles, l’indissolubilité du mariage et le problème du divorce et du remariage.

Masturbation

Sr Farley écrit : « La masturbation [...] ne pose généralement aucun problème de moralité. [...] Il est certainement établi que beaucoup de femmes [...] ont trouvé un grand bien dans le plaisir auto-érotique – et peut-être justement dans la découverte de leurs propres capacités en ce qui concerne le plaisir –, quelque chose que beaucoup d’entre elles n’avaient ni expérimenté ni même connu dans leurs relations sexuelles ordinaires avec leurs époux ou leurs amants. En ce sens, on peut dire que la masturbation favorise réellement les relations, plus qu’elle ne les empêche. J’en conclus finalement que les critères de la justice, comme je les ai présentés, semblent applicables au choix d’éprouver un plaisir sexuel auto-érotique, seulement dans la mesure où cette activité peut favoriser ou nuire, aider ou limiter, le bien-être et la liberté d’esprit. Cela reste en grande partie une question empirique et non morale » (p. 236).

Ces affirmations ne sont pas conformes à la doctrine catholique : « Dans la ligne d’une tradition constante, tant le magistère de l’Église que le sens moral des fidèles ont affirmé sans hésitation que la masturbation est un acte intrinsèquement et gravement désordonné. Quel qu’en soit le motif, l’usage délibéré de la faculté sexuelle en dehors des rapports conjugaux normaux en contredit la finalité. La jouissance sexuelle y est recherchée en dehors de la relation sexuelle requise par l’ordre moral, celle qui réalise, dans le contexte d’un amour vrai, le sens intégral de la donation mutuelle et de la procréation humaine. Pour former un jugement équitable sur la responsabilité morale des sujets et pour orienter l’action pastorale, on tiendra compte de l’immaturité affective, de la force des habitudes contractées, de l’état d’angoisse ou des autres facteurs psychiques ou sociaux qui peuvent atténuer, voire même réduire au minimum la culpabilité morale »1.

Les actes homosexuels

Sr Farley écrit : « De mon point de vue [...], les relations et les actes homosexuels peuvent être justifiés, en conformité à la même éthique sexuelle, tout comme les relations et les actes hétérosexuels. Par conséquent, les personnes présentant une orientation homosexuelle, ainsi que leurs actes respectifs, peuvent et doivent être respectés, qu’elles aient ou non la possibilité d’être autrement » (p. 295). Cette opinion n’est pas acceptable. En réalité, l’Église catholique distingue entre les personnes présentant des tendances homosexuelles et les actes homosexuels. Concernant les personnes présentant des tendances homosexuelles, le Catéchisme de l’Église catholique enseigne qu’elles doivent être accueillies « avec respect, compassion et délicatesse. On évitera à leur égard toute marque de discrimination injuste»2. Par contre, concernant les actes homosexuels, le Catéchisme de l’Église catholique affirme : « S’appuyant sur la Sainte Écriture, qui présente les relations homosexuelles comme des dépravations graves, la Tradition a toujours déclaré que les actes d’homosexualité sont intrinsèquement désordonnés. Ils sont contraires à la loi naturelle. Ils ferment l’acte sexuel au don de la vie. Ils ne procèdent pas d’une complémentarité affective et sexuelle véritable. Ils ne sauraient recevoir d’approbation en aucun cas »3.

Unions homosexuelles

Sr Farley écrit : « La législation sur la non-discrimination des homosexuels, mais aussi sur les unions de fait, les unions civiles et le mariage gay, peut jouer un rôle important dans la transformation de la haine, de la marginalisation et de la stigmatisation de gays et de lesbiennes, que renforcent aujourd’hui encore des enseignements concernant le sexe "contre nature", le désir désordonné et l’amour dangereux. […] Une des questions actuellement les plus urgentes aux yeux de l’opinion publique des États-Unis est le mariage entre des partenaires de même sexe – c’est-à-dire la concession d’une reconnaissance sociale et d’un statut légal aux unions entre lesbiennes et entre gays, comparables aux unions entre hétérosexuels » (p. 293).

Cette position est opposée à l’enseignement du Magistère : « L’Église enseigne que le respect envers les personnes homosexuelles ne peut en aucune façon conduire à l’approbation du comportement homosexuel ou à la reconnaissance juridique des unions homosexuelles. Le bien commun exige que les lois reconnaissent, favorisent et protègent l’union matrimoniale comme base de la famille, cellule primordiale de la société. Reconnaître légalement les unions homosexuelles ou les assimiler au mariage, signifierait non seulement approuver un comportement déviant, et par conséquent en faire un modèle dans la société actuelle, mais aussi masquer des valeurs fondamentales qui appartiennent au patrimoine commun de l’humanité. L’Église ne peut pas ne pas défendre de telles valeurs pour le bien des hommes et de toute la société »4. « On ne peut invoquer non plus en faveur de la légalisation des unions homosexuelles le principe du respect de la non-discrimination de toute personne. En effet, la distinction entre personnes, la négation d’une reconnaissance ou d’une prestation sociale sont inacceptables seulement si elles sont contraires à la justice. Ne pas attribuer le statut social et juridique de mariage aux formes de vie qui ne sont pas et ne peuvent être matrimoniales ne s’oppose pas à la justice. C’est elle – la justice – au contraire, qui l’exige »5.

Indissolubilité du mariage

Sr Farley écrit : « Ma position personnelle est que l’engagement matrimonial est sujet à la dissolution pour les mêmes raisons fondamentales permettant à tout engagement permanent, extrêmement sérieux et quasi inconditionnel, de cesser d’être contraignant. Cela implique qu’il peut effectivement y avoir des situations dans lesquelles trop de choses ont changé – l’un des partenaires ou les deux ont changé, leur relation a changé, la raison initiale de leur engagement semble avoir disparu complètement. Bien sûr, le sens d’un engagement permanent est de lier ceux qui le prennent, en dépit de tous les changements qui peuvent survenir. Mais peut-il toujours tenir ? Peut-il tenir absolument en présence d’un changement radical et imprévu ? Ma réponse est : parfois il ne le peut pas. Parfois, l’obligation doit être abandonnée, et l’engagement peut être légitiment modifié » (pp. 304-305).

Cette opinion est en contradiction avec la doctrine catholique concernant l’indissolubilité du mariage : « L’amour conjugal exige des époux, de par sa nature même, une fidélité inviolable. Ceci est la conséquence du don d’eux-mêmes que se font l’un à l’autre les époux. L’amour veut être définitif. Il ne peut être "jusqu’à nouvel ordre". Cette union intime, don réciproque de deux personnes, non moins que le bien des enfants, exigent l’entière fidélité des époux et requièrent leur indissoluble unité. Le motif le plus profond se trouve dans la fidélité de Dieu à son alliance, du Christ à son Église. Par le sacrement de mariage les époux sont habilités à représenter cette fidélité et à en témoigner. Par le sacrement, l’indissolubilité du mariage reçoit un sens nouveau et plus profond. Le Seigneur Jésus a insisté sur l’intention originelle du Créateur qui voulait un mariage indissoluble. Il abroge les tolérances qui s’étaient glissées dans la loi ancienne. Entre baptisés, le mariage conclu et consommé ne peut être dissout par aucune puissance humaine ni pour aucune cause, sauf par la mort »6.

Divorce et remariage

Sr Farley écrit : « Si des enfants sont nés du mariage, les ex-époux se seront soutenus pendant des années, peut-être pendant la vie entière, dans le projet parental. De toute manière, une fois mariées l’une avec l’autre, les vies de deux personnes sont marquées pour toujours par l’expérience de ce mariage. La profondeur de ce qui demeure admet des degrés, mais quelque chose demeure. Mais ce qui demeure, empêche-t-il un second mariage ? À mon avis, non. Quelle que soit l’obligation permanente que comporte un lien résiduel, il ne doit pas inclure la prohibition d’un remariage – pas plus que l’union permanente entre des époux ne prohibe un second mariage pour celui des époux qui demeure en vie après le décès de l’un d’eux » (p. 310).

Cette approche contredit l’enseignement catholique qui exclut la possibilité du remariage après un divorce : « Nombreux sont aujourd’hui, dans bien des pays, les catholiques qui ont recours au divorce selon les lois civiles et qui contractent civilement une nouvelle union. L’Église maintient, par fidélité à la parole de Jésus Christ ("Quiconque répudie sa femme et en épouse une autre, commet un adultère à l’égard de la première ; et si une femme répudie son mari et en épouse un autre, elle commet un adultère" : Mc 10, 11-12), qu’elle ne peut reconnaître comme valide une nouvelle union, si le premier mariage l’était. Si les divorcés sont remariés civilement, ils se trouvent dans une situation qui contrevient objectivement à la loi de Dieu. Dès lors ils ne peuvent pas accéder à la communion eucharistique, aussi longtemps que persiste cette situation. Pour la même raison ils ne peuvent pas exercer certaines responsabilités ecclésiales. La réconciliation par le sacrement de pénitence ne peut être accordée qu’à ceux qui se sont repentis d’avoir violé le signe de l’Alliance et de la fidélité au Christ, et se sont engagés à vivre dans une continence complète »7.

Conclusion

Avec cette Notification, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi exprime un profond regret pour le fait qu’un membre d’un Institut de vie consacrée, Sr Margaret A. Farley, R.S.M., affirme des positions en contradiction directe avec la doctrine catholique dans le domaine de la morale sexuelle. La Congrégation avertit les fidèles que le livre Just Love. A Framework for Christian Sexual Ethics n’est pas conforme à la doctrine de l’Église. Par conséquent, il ne peut servir d’expression valide de l’enseignement catholique, ni pour la direction spirituelle et la formation, ni pour le dialogue interreligieux. Par ailleurs, la Congrégation désire encourager les théologiens afin qu’ils poursuivent la tâche d’étudier et d’enseigner la théologie morale en pleine conformité avec les principes de la doctrine catholique.

Le Souverain Pontife Benoît XVI, au cours de l’audience accordée le 16 mars 2012 au cardinal Préfet soussigné, a approuvé la présente Notification, qui avait été adoptée durant la Session Ordinaire de cette Congrégation en date du 14 mars 2012, et il en a ordonné la publication.

À Rome, du siège de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le 30 mars 2012.

William Cardinal Levada

Préfet

+ Luis F. Ladaria, S.I.

Archevêque titulaire de Thibica

Secrétaire

_______________

1 Catéchisme de l’Église catholique, n. 2352 ; cf. Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Déclaration Persona humana sur certaines questions d’éthique sexuelle (29 décembre 1975), n. 9 : AAS 68 (1976), 85-87.

2 Catéchisme de l’Église catholique, n. 2358.

3 Catéchisme de l’Église Catholique, n. 2357 ; cf. Gn 19, 1-29 ; Rm 1, 24-27 ; 1 Co 6, 10 ; 1 Tm 1, 10 ; Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Déclaration Persona humana, n. 8 : AAS 68 (1976), 84-85 ; Id., Lettre Homosexualitatis problema sur la pastorale à l’égard des personnes homosexuelles (1er octobre 1986) : AAS 79 (1987), 543-554.

4 Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Considérations à propos des projets de reconnaissance juridique des unions entre personnes homosexuelles (3 juin 2003), n. 11 : AAS 96 (2004), 48.

5 Ibid., n. 8 : AAS 96 (2004), 46-47.

6 Catéchisme de l’Église catholique, nn. 1646-1647.2382 ; cf. Mt 5,31-32 ; 19,3-9 ; Mc 10,9 ; Lc 16,18 ; 1 Co 7,10-11 ; Concile œcuménique Vatican II, Constitution pastorale Gaudium et spes sur l’Église dans le monde de ce temps, nn. 48-49 ; Code de droit canonique, can. 1141 ; Jean-Paul II, Exhortation apostolique Familiaris consortio sur les tâches de la famille chrétienne dans le monde d’aujourd’hui (22 novembre 1981), n. 13 : AAS 74 (1982), 93-96.

7 Catéchisme de l’Église catholique, n. 1650 ; cf. Jean-Paul II, Exhortation apostolique Familiaris consortio, n. 84 : AAS 74 (1982), 184-186 ; Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Lettre Annus Internationalis Familiae sur l’accès à la communion eucharistique de la part des fidèles divorcés-remariés (14 septembre 1994) : AAS 86 (1994), 974-979.

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images/icones/irlande.gif  ( 635270 )Réponse de Sr farley et de ses soeurs au Vatican par Jean Kinzler (2012-06-05 19:02:33) 
[en réponse à 635248]

Statement from Sister Margaret Farley

I have received the official Notification from the Congregation for the Doctrine of the Faith, published in Rome, June 4, 2012. By it, I understand that my book, Just Love: A Framework for Christian Sexual Ethics, has been judged to contain positions that are not in conformity with the hierarchical teaching of the Roman Catholic Church. I appreciate the efforts made by the Congregation and its consultants, over several years, to evaluate positions articulated in that book, and I do not dispute the judgment that some of the positions contained within it are not in accord with current official Catholic teaching. In the end, I can only clarify that the book was not intended to be an expression of current official Catholic teaching, nor was it aimed specifically against this teaching. It is of a different genre altogether.

Through its historical explorations of general and particular Christian sexual ethical principles, and its consideration of similar principles across many religious traditions, this book offers contemporary interpretations of traditional meanings for the human body, gender and sexuality. It aims to take account of both traditional and present-day scientific, philosophical, theological and biblical resources. It takes seriously, also, human experience in the realm of sexuality–experience that can be either affirmative or negative, constructive or destructive. Ultimately, in this book I propose a framework for sexual ethics that uses criteria of justice in evaluating true and faithful sexual relationships and activities. In doing so, I offer not only ideals for human sexual relations, but also some absolute requirements.

Growing out of my work as a professor of Christian Ethics at Yale University Divinity School, this book was designed to help people, especially Christians but also others, to think through their questions about human sexuality. It suggests the importance of moving from what frequently functions as a taboo morality to a morality and sexual ethics based on the discernment of what counts as wise, truthful, and recognizably just loves. Although my responses to some particular sexual ethical questions do depart from some traditional Christian responses, I have tried to show that they nonetheless reflect a deep coherence with the central aims and insights of these theological and moral traditions. Whether through interpretation of biblical texts, or through an attempt to understand “concrete reality” (an approach at the heart of “natural law”), the fact that Christians (and others) have achieved new knowledge and deeper understanding of human embodiment and sexuality seems to require that we at least examine the possibility of development in sexual ethics. This is what my book, Just Love, is about.

Again, I appreciate the work that the members of the Congregation for the Doctrine of the Faith have done. I only regret that in reporting my positions on select “Specific Problems” in sexual ethics, the Notification does not also consider my arguments for these positions. Nor does it render my positions in terms of the complex theoretical and practical contexts to which they are a response. Hence, I fear the Notification–while clear in its conclusions–misrepresents (perhaps unwittingly) the aims of my work and the nature of it as a proposal that might be in service of, not against, the church and its faithful people.

Inquiries for further information can be made to the Public Relations Office, Yale Divinity School, New Haven, CT.



Statement from Sister Pat McDermott, RSM


Sister Margaret Farley, RSM, is a highly respected and valued member of the Sisters of Mercy of the Americas.


I know that I speak for our membership in expressing our profound regret that a Notification has been issued by the Congregation for the Doctrine of the Faith regarding her book, Just Love: A Framework for Christian Sexual Ethics.

Sister Margaret's reputation as scholar, ethicist, educator and spiritual guide has enlivened the Sisters of Mercy of the Americas and enriched the entire Church. She is a Christian ethicist, an emerita professor at Yale University, and a prominent teacher invited to speak nationally and internationally.

Sister Margaret has given witness to the highest quality of academic work and compassionate presence. She assiduously attempts to present the Catholic tradition as formative of her own rich experience while recognizing the ecumenical audience she often engages. While being faithful to her own faith tradition and commitments, her sensitivity to the varied circumstances, realities and needs of her students is the context she consistently honors. Sister Margaret is an extraordinary teacher and pastoral minister who is deeply committed to the Gospel and the following of Jesus Christ. For more than 50 years, Margaret has given her life in exceptional scholarship and remarkable pastoral service to those who are most in need.

The process initiated by the Congregation for the Doctrine of the Faith has been lengthy, arduous and extremely difficult. I am deeply saddened that Sister Margaret has had to engage in this process for more than three years and that the Congregation has rendered this Notification concerning the significant pastoral and ethical thinking that are represented in her book, Just Love.

Patricia McDermott, RSM
President, Sisters of Mercy of the Americas sistersofmercy.org