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images/icones/vatican.gif  ( 635047 )Divorcés remariés : Le Saint-Père a reconnu que c'est aujourd'hui "une des grandes souffrances de l'Eglise" par Bernard Joustrate (2012-06-03 13:47:53) 

LES DIVORCES NE SONT PAS EXCLUS DE L'EGLISE

Cité du Vatican, 3 juin 2012 (VIS). Hier à 20 h 30' au Parc Bresso, devant près de 500.000 fidèles, Benoît XVI a pris part à la fête des témoignages de la Rencontre internationale des familles. Après un éventail de témoignages, alternant avec des passages musicaux, il a répondu à plusieurs questions d'actualité dans l'Eglise.

Des fiancés malgaches étudiant en Italie ayant exprimé leur perplexité devant le caractère définitif de l'engagement matrimonial, il a répondu: "L'amour doit être purifié et suivre la voie du discernement, qui implique aussi raison et volonté... Lors de la célébration du mariage, l'Eglise ne demande pas si les conjoints sont amoureux, mais le veux-tu, es-tu décidé. L'amour initial doit devenir plus authentique par l'intervention progressive de la volonté et de la raison. C'est un cheminement qui part des fiançailles...pour suivre une progression, une purification et un approfondissement qui révèlent l'homme dans son entier et toutes ses capacités, sa force de volonté qui lui permet de dire, oui ceci est ma vie". Cette communion de vie du couple s'étend alors aux autres, enfants, amis, frères et soeurs dans la foi, à Dieu même.

Une famille brésilienne a évoqué la question des divorcés, qui de ce fait ne peuvent plus accéder aux sacrements. Le Saint-Père a reconnu que c'est aujourd'hui "une des grandes souffrances de l'Eglise. Il n'existe pas de recette simple... La prévention est capitale, qui consiste à discerner dès la naissance de l'amour si cela se traduit par une décision ferme et mûrie... Il est fondamental que les couples ne soient pas laissés à eux mêmes mais accompagnés dans leur cheminement" vers le mariage chrétien. Revenant sur les divorcés, il a affirmé "que l'Eglise les aime et qu'ils doivent compter sur cet amour". Les paroisses et les communautés doivent "faire tout leur possible pour que ces personnes se sentent aimées et acceptées. Elles ne sont pas hors de l'Eglise même si elles ne peuvent recevoir l'absolution ni accéder à l'Eucharistie. Même ainsi, elles vivent pleinement l'Eglise... L'Eucharistie n'est véritable que si on entre en communion avec le Corps du Christ, mais même sans la communion ont est lui est uni spirituellement". Les divorcés doivent trouver le "moyen de vivre une vie de foi...et voir que leur souffrance est une offrande à l'Eglise, un service rendu à tous, en défense de la stabilité de l'amour et du mariage... Souffrir au sein de la communauté ecclésiale sert les hautes valeurs de la foi chrétienne".

Une famille grecque a demandé ce que les familles peuvent faire face à la crise, pour ne pas perdre espoir. "Les paroles sont insuffisantes", a répliqué Benoît XVI. "Il faut agir concrètement alors que nous nous sentons tous incapables. Dans le domaine politique, le sens de la responsabilité devrait grandir dans tous les partis en ne faisant pas de promesses électoralistes mais en cherchant des solutions responsables...devant Dieu comme devant les hommes... Il est possible d'aller de l'avant aussi avec des sacrifices responsablement consentis". Des familles doivent aller au secours d'autres familles. De même avec l'appui des paroisses se soutenant les unes autres, y compris par la prière".

Enfin, une vietnamienne de sept ans a demandé au Pape ce qu'il avait retenu de sa famille et de son enfance: Le dimanche était essentiel, a-t-il d'abord souligné: "Il débutait le samedi soir par la lecture de la messe que notre père nous lisait... De cette manière nous étions introduits dans la liturgie dans un esprit festif... Notre maison étant proche de Salzburg nous avons baigné dans la musique, Mozart, Schubert, Haydn. Au Kyrie de la messe, c'était comme si le ciel s'entrouvrait!... Nous étions un seul coeur et une seule âme dans des temps très difficiles, la guerre, la dictature puis la misère. Mais nos expériences partagées et l'amour qui régnait en famille était si fort que la plus simple des choses était une joie partagée, et que nous parvenions à tout supporter... Dieu se reflétait dans mes parents, ma soeur et mon frère, et c'est comme cela que j'ai grandi dans la certitude qu'il est bon d'être homme à l'image de la bonté divine... Nous étions pleinement heureux dans cette atmosphère de confiance, de joie et d'amour. Je pensais que le Paradis devait ressembler à la famille de ma jeunesse. C'est pourquoi j'ai l'espoir de rentrer à la maison en allant de l'autre côté de ce monde".
images/icones/1n.gif  ( 635062 )depuis quand les divorcés ne peuvent-ils pas communier ? par jejomau (2012-06-03 16:13:16) 
[en réponse à 635047]

C'est tout.
images/icones/1a.gif  ( 635063 )depuis qu'ils sont remariés! par Sic transit (2012-06-03 16:16:38) 
[en réponse à 635062]

C'est tout!
images/icones/fleche3.gif  ( 635111 )finalement, si Bernard Joustrate sauve la mise par jejomau (2012-06-04 07:09:21) 
[en réponse à 635063]

je n'avais pas si tort que celà ! Je viens de recevoir VIS et le "vrai" titre le voici : les divorces ne sont pas exclus de l'Eglise.

Amusant... En ce sens que effectivement un tel titre laisse croire à beaucoup (particulièrement envers les païens ou les membres d'autres religions) que divorcer dans l'Eglise catholique entraîne la séparation d'avec Dieu. Ce qui a imméditement un effet-repoussoir envers les catholiques et l'Eglise..

Désinformation, manipulation par ignorance.. Quand tu nous tiens... tout devient si ambigu...
images/icones/abbe1.gif  ( 635064 )voilà qui est clair par jejomau (2012-06-03 16:32:13) 
[en réponse à 635047]

effectivement. J'ai bien lu le titre de Bernard mais j'ai beau eu lire 10 fois le texte... Je n'y ai pas vu le mot "remarié".

Et comme j'ai déjà eu la surprise de constater moults fois (sur d'autres blogs) que la crasse catéchétique était telle que pour de nombreux contemporains dès qu'on divorce, "on est excommunié et on va en enfer" (sic!).. il vaut mieux préciser !

La fin du message VIS est interessante aussi. La voici dans son intégralité :

le dimanche commençait déjà samedi après-midi, notre père nous lisait les lectures du dimanche, d'un livre, très répandu à cette époque en Allemagne, où étaient également expliqués les textes. Ainsi commençait le dimanche, nous entrevoyions déjà dans la liturgie une atmosphère de joie. Le lendemain, nous allions à la messe, nous habitions dans une ville près de Salzbourg, où on faisait beaucoup de musique, Mozart, Haydn, Schubert; quand commençait le Kyrie, c'était comme si le ciel s'ouvrait. Et puis à la maison, bien sûr, les chants ensemble. Mon frère est devenu un grand musicien, il a composé de la musique, déjà quand il était enfant. Pour nous tous, ainsi, toute la famille chantait, papa jouait de la harpe et chantait. Ce sont des moments inoubliables. Et bien sûr ensemble nous avons fait des voyages, des promenades, nous habitions près d'un bois et ainsi marcher dans les bois était quelque chose de très beau, aventures, jeux, etc. En un mot, nous étions une seule âme, avec beaucoup d'expériences communes, même si les temps étaient très difficiles, parce c'était le temps de la guerre, et avant la dictature, et de la pauvreté, mais cet amour réciproque entre nous, cette joie même des choses simples était forts, de sorte que l'on pouvait surmonter, porter aussi ces choses. Il me semble qu'il est très important que même des petites choses donnent de la joie, parce qu'ainsi s'exprime le coeur de l'autre, et ainsi, nous avons grandi dans la certitude que c'est bon, d'être des hommes, parce que nous voyions que la bonté de Dieu se reflétait dans les parents et les frère et soeur. Et pour dire la vérité, si je cherche à imaginer un peu comment sera le paradis, il me semble que ce sera comme le temps de ma jeunesse, le temps de mon enfance, ainsi, dans ce contexte de confiance, de joie et d'amour, nous étions heureux, et je pense qu'au Paradis, ce devrait être comme était ma jeunesse, et dans ce sens j'espère aller à la maison, en allant de l'autre côté du monde."



En lisant, on comprend tout de suite que pour être heureux dans une famille, il faut :

- supprimer la Télé
- supprimer les jeux vidéos

Bref : tout ce que le monde moderne invente dans le seul but de renforcer l'individualisme, l'égoïsme, le désir malsain tournant autour de l'argent et du "toujours plus"... Et être une famille qui, comme la Tradition l'impose depuis des siècles, ne fait rien le dimanche... Comme on dit si bien !