Le Forum Catholique

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images/icones/attention.gif  ( 634585 )Question de morale sur le tabac par Leopardi (2012-05-30 13:16:51) 

On m'a posé une question pendant le pélerinage sur le caractère peccamineux du tabac.

Sans vouloir soulever de polémique, j'aimerais savoir s'il existe une position de principe dans l'Eglise sur cette pratique. J'imagine que cela n'est pas considéré comme péché au vu du nombre de pélerins et même d'abbés fumant pendant ces trois jours.

Qu'en est-il? est-ce complètement neutre par rapport à l'action directe sur la santé? (j'insiste sur le "directe" par rapport à d'autres facteurs moins directs, alimentation, pollution...)?
Est-ce véniel? Cela peut-il être mortel? etc...

Merci.

Leopardi
images/icones/neutre.gif  ( 634587 )Question intéressante que je me suis déjà posée ! par Donapaleu (2012-05-30 13:33:42) 
[en réponse à 634585]


J'imagine que cela n'est pas considéré comme péché au vu du nombre de pélerins et même d'abbés fumant pendant ces trois jours.


Ca ne me parait pas un très bon argument. Ce n'est pas le nombre de pêcheurs qui diminue la gravité du péché (s'il y'a péché !).
Dans la mesure où il y'a dépendance et retentissement sur la santé (comme pour l'alcoolisme) j'aurais tendance à penser qu'il y'a péché. Mais probablement pas pour celui qui fume occasionnellement comme on boit un verre de cognac après un bon repas.
Attendons l'avis de prêtres (fumeurs et non fumeurs !).
Et pour celui qui se fume un petit chichon de temps en temps ?
Il ne parait pas très sain de s'exposer à la consommation d'un produit toxique dont on connait les risques de dépendance.
images/icones/idee.gif  ( 634588 )N'est-ce pas la question de l'us et de l'abus? par Pierre Marciani (2012-05-30 13:35:03) 
[en réponse à 634587]

Tout est dans la question. Pierre
images/icones/fleche2.gif  ( 634589 )Pie XII dans son encyclique consacrée à la télévision écrit: par Pierre Marciani (2012-05-30 13:37:52) 
[en réponse à 634588]

"Le mal moral, certes, ne peut provenir de Dieu, perfection absolue, ni des techniques elles-mêmes qui sont ses dons précieux, mais seulement de l'abus qu'en fait l'homme, doué de liberté, en perpétrant et en diffusant le mal, et en s'associant ainsi avec le prince des ténèbres et l'ennemi de Dieu: "C'est l'ennemi qui a fait cela".Aussi la vraie liberté consiste-t-elle dans l'usage et la diffusion des valeurs qui contribuent à la vertu et au perfectionnement de notre nature." Cela ne peut-il pas s'appliquer à la cigarette? Pierre
images/icones/1b.gif  ( 634595 )L'us sans abus est particulièrement par Donapaleu (2012-05-30 14:05:30) 
[en réponse à 634588]

rare avec le tabac ; beaucoup plus fréquent avec l'alcool. Un petit coup de rouge le soir sur le lieu du pélerinage ; pourquoi pas ? 20 cigarettes dans la journée ; Bof !

PS : je ne dis pas ça pour "prêcher pour ma paroisse" !
images/icones/fleche2.gif  ( 634593 )Le tabagisme actif contreviendrait à la vertu de tempérance. par Scrutator Sapientiæ (2012-05-30 13:55:14) 
[en réponse à 634585]

Bonjour Leopardi,

A mon sens, mais je me trompe peut-être, le tabagisme actif, conscient et volontaire, contrevient à la pratique de la vertu de tempérance.

Je ne dis pas qu'il est facile de se libérer d'une addiction, et je reconnais volontiers que la personne qui est sujette à une addiction en est à la fois coupable et victime, peut-être même plus victime que coupable.

Mais il y a aussi des victimes collatérales,

- non seulement les personnes non fumeuses qui subissent les conséquences, même indirectes, du tabagisme passif,

- mais aussi les proches : parents, conjoints, voisins, enfants, amis, collègues, confrères, qui subissent le fait que les personnes coupables et victimes de cette addiction s'exposent au risque de tomber malades, puis de mourir, à cause de cette addiction.

Je ne sais si j'ai "bien répondu" ; j'ai répondu avec le vocabulaire, l'argumentaire, et surtout le temps, dont je dispose.

D'autres que moi, addictologues, tabacologues, moralistes ou psychologues, répondront certainement bien mieux que moi.

En revanche, grâce à vous, j'ai appris quelque chose, n'allant pas souvent, mais certainement à tort, en pèlerinage.

" J'imagine que cela n'est pas considéré comme péché au vu du nombre de pèlerins et même d'abbés fumant pendant ces trois jours. "

Il m'est arrivé d'imaginer beaucoup de choses dans ma vie ; mais imaginer que des clercs et des fidèles puissent fumer pendant les trois jours d'un pèlerinage, cela ne m'était pas encore arrivé.

Il ne faut surtout pas voir dans ce qui précède un propos moralisateur ; simplement, cela ne me serait pas venu à l'esprit de penser cela possible, ne serait-ce que sous l'angle de la performance physique que constitue un pèlerinage, au cours duquel, je le suppose, on a besoin, pour marcher aussi longtemps, pendant trois jours de suite, de disposer de tout son souffle.

Bon après-midi.

Scrutator.
images/icones/fleche3.gif  ( 634596 )Tabac... par Sacerdos simplex (2012-05-30 14:05:42) 
[en réponse à 634585]

J'ai toujours appris que c'est un péché véniel.
Mais en pratique, on laisse tomber, parce qu'on ne peut pas lutter contre tout, il faut s'attaquer en priorité aux vices les plus graves. Et même parmi les péchés véniels, il y en a qui sont plus ou moins graves.
Et il y a aussi des circonstances atténuantes, par exemple pour des gens tellement malheureux et stressés, qu'ils ont besoin de cette chose là pour tenir le coup.

Par contre, pour un procès de canonisation, cela ferait désordre, et pourrait avoir des conséquences regrettables...

Il y avait eu un cas où un Serviteur de Dieu prisait (du tabac : à l'époque c'était très ...prisé, notamment pour raison médicale : maladies respiratoires).
Le dossier fut bloqué à Rome pour cela.
Et... et... Prospero Lambertini, grand canoniste, promoteur de la Foi de la Congrégation des Rites (chargée des procès de béatification), fut élu pape (à l'unanimité, au 254° scrutin !...) sous le nom de Benoît XIV.
Il dit à son successeur de chercher, il y avait sûrement une ordonnance d'un médecin. L'ordonnance fut retrouvée, et le procès put s'achever favorablement.

En résumé : le confesseur évitera d'ennuyer le pénitent lambda à ce sujet, par contre s'il s'agit d'une personne qui veut vraiment tendre vers la perfection, il faudra cesser.

Sacerdos (non fumeur...)
images/icones/neutre.gif  ( 634707 )Je crois également savoir par le torrentiel (2012-05-30 22:44:15) 
[en réponse à 634596]

que Pie XI fumait beaucoup!
images/icones/fleur.gif  ( 634597 )Réalité en face... et quelle est l'intention ? par Glycéra (2012-05-30 14:33:50) 
[en réponse à 634585]



Réalité en face :

le tabac est-il un poison objectif, en soi ?
Non, pas plus que le café, l'alcool, le chanvre, l'opium, le gingembre, le poivre, le sel ou d'autres substances à consommer en quantité réduites.
Il est même des cas où il est remède, en prise (crue) ou aussi en chauffe (fumée).
Puisque ses effets sont visibles quand on arrête de fumer, il est honnête de regarder ce qui se passe avec des doses justes (dans ce cas minimes).
En homéopathie, c'est remède contre le mal des transports, entre autres choses.


Intention :

Pourquoi fumer ?
Parce que c'est bon doux et chaud, juste amer ce qui plaît ?
Pour un petit plaisir bref et honnête, comme un pousse-café, un petit noir, un carré de gingembre ?
Pour se décoincer un peu quand un stress bloque toute capacité de réflexion ou possibilité de repos (détente qui ne vient pas) ?
Pour rester réveillé dans une garde pénible à assurer ?

Ou pour s'évader, s'enfuir, se mettre dans un état second, ne plus se voir, ou casser des interdits qu'on sait être bons ?

Pas pareil !

Balancer entre les avantages (constructifs) et les destructions est le lot de chaque choix dans la vie.

Question : fumer me porte-t-il à aimer plus le Bon Dieu ? Fumer est-il une aide à sauver mon âme ou à aider autrui ?


Tout est là, non ?


L'excès de substance est toujours de l'intempérance, de ne pas savoir s'arrêter au niveau qu'on a choisi comme bon pour soi. L'excès peut aussi être relatif au "tu ne tueras pas" quand il nuit à autrui, en le fatigant, en l'empoisonnant ou en le détournant du meilleur pour lui.
Mais est-ce vraiment le cas de tous ceux qui n'accordent une bouffée ?

Choisir de bons produits est là aussi honnête.
Fumer des cigarettes au tabac maltraité, dans du papier à colle synthétique, avec des filtres pétrochimiques, est-ce bien choisi ?
Savoir accorder le pipe et le tabac, le sélectionner aussi pour son mélange avec des aromates doux aux nez des voisins, n'est-ce pas mieux ?

Glycéra
qui a l'impression nette de radoter...
Ce sujet est revenu 10 000 fois sur le Forum, non ?
Mais c'est comme de dire bonjour ou merci, c'est toujours affaire du jour. Et nous n'avons pas fini d'avoir une vie quotidienne...
images/icones/neutre.gif  ( 634600 )Juste une précision par Leopardi (2012-05-30 14:56:54) 
[en réponse à 634597]

que m'a donnée cette personne qui est médecin :
50% des fumeurs dépendants meurent de leur dépendance
par ailleurs, j'aimerais connaître la part de dépendants parmi les fumeurs. A mon avis, elle est plus forte que chez les consommateurs d'alcool.

Merci pour vos réponses.

Leopardi
images/icones/fleche3.gif  ( 634602 )On s'éloigne du sujet du Forum par Glycéra (2012-05-30 15:17:37) 
[en réponse à 634600]



Nous ne sommes pas en train de parler de la liturgie du Calumet de la Paix...

Dépendance ?
A la nicotine ?
Au plaisir de fumer ?
Ce n'est pas pareil.

Des sites existent pour donner les vitesses de résorption de la nicotine, comme c'est connu pour l'alcool.
D'autres disent comment prendre la nicotine autrement : liquide, patchs, ou gommes à mâcher. On les emploie pour se déshabituer peu à peu ou pour absorber de la nicotine médicalement. Il semble que ces formes ne donnent pas de dépendance équivalente à celle des cigarettes.

Les problèmes pulmonaires viennent de l'inhalation des fumées, donc là encore cigarettes et non pipe ou cigare dont la fumée n'est pas "avalées" selon le mot courant, et la fierté des ados les premières fois où ils réussissent...


La dépendance ?
Je dirais qu'on la voit à la mauvaise humeur en cas de privation.
Celui qui ressent cette envie d'envoyer tout le monde promener quand il cherche "sa clope" saura qu'il a atteint son seuil.

Les modifications physiologiques sont beaucoup moins faciles à voir.
Elles se manifesteront de toute manière au plan comportemental...

Mais sommes-nous en train de parler du tabac, ou du fait des dépendances ? Là, c'est alors la télé, le bruit, la vitesse, les parlottes, le ketchup, l'alcool, les jeux videos, le loto ou je ne sais quel ballon qu'il faut cibler ? Non ? Liste à compléter selon chacun...
Je ne pense pas qu'une addiction soit en soi plus addicte qu'une autre...


Il me semble avoir dit ce que je savais...
Le reste vous sera donné via gougueule... si les études correctes sont publiées.


Glycéra




images/icones/1f.gif  ( 634603 )Ce n'est pas tout-à-fait exact ! par Lamy (2012-05-30 15:59:57) 
[en réponse à 634602]

Si l'alcool, le ketchup (pour reprendre votre liste), etc ... sont de bonnes choses pour l'organisme si on les prend à dose raisonnable, en revanche le tabac lui est nocif, et ce dès la première dose.
Nocif pour les dents (donc même si on "avale" pas), mais aussi pour les poumons, le choléstérol, la vessie, bref : le tabac est mauvais pour la santé.
En outre il provoque un stress, qui, paradoxalement et astucieusement, semble disparaître pendant la conssomation même, pour ne reprendre qu'ensuite : d'où l'idée que la clope "déstresse", bien vu les cigaretiers !
Pour finir : il provoque, psychologiquement mais surtout (et en cela il diffère des autres choses que vous citez) chimiquement : une dépendance du sujet. Un buveur habituel (non pathologique )peut se passer de boire 3 jours, un fumeur habituel aura plus de mal.

Moralité : fumer quand on est addict (ce qui est le cas de quasiment tous les fumeurs) est certainement un péché aténué car le sujet n'a plus le choix, en revanche : un adulte qui laisse un proche tomber dans cette dépendance, ou qui décide d'y tomber volontairement,la responsabilité est forte.
images/icones/heho.gif  ( 634607 )Avez-vous des chiffres ? par Glycéra (2012-05-30 16:24:25) 
[en réponse à 634603]


Vous affirmez...
Et vous contredisez les mesures médicales.
Mais sur quelles données, quelles études ?


A ce compte aussi, interdit de prendre du paracétamol... qui laisse une trace dans le foie dès les premières doses... comme le chanvre d'ailleurs.

Sans parler des statines, des corticoïdes et autres bestioles qu'on nsou prétend "hygiéniques"...

Mais là on s'écarte vraiment du centre du forum...
images/icones/1a.gif  ( 634610 )Ce que dit Lamy par Donapaleu (2012-05-30 16:51:00) 
[en réponse à 634607]

est une évidence, parole de toubib confronté tous les jours aux méfaits du tabac, pas à ceux du Paracétamol !
images/icones/fleche2.gif  ( 634616 )Oh... êtes-vous sûr ? Vraiment planché le sujet ? par Glycéra (2012-05-30 16:58:08) 
[en réponse à 634610]



Méfaits de l'abus de tabac... ok
Méfait du tabac en soi ?
Non.
Donc retour à la case des preuves et de la rédaction vraie de la question.

Paracétamol et autres chimisteries ?
Les traces de paracétamol ne sont pas mesurées, ou que les mesures ne sont pas publiées... car contraire aux avis officiels...
Ce n'est pas en lisant les revues de médecins qu'on en est averti.


Mais, bon, à votre choix votre pensée...
Ouvrir les yeux sur la réalité réelle est notre seul job sur terre...
Et j'essaie d'y travailler, et je prie pour réussir à le faire...
Selon le service que nous devons à l'Amour qui est Vérité...

Avec mes bonnes salutations
Glycéra


images/icones/coeurbrise.gif  ( 634621 )Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche de l'homme qui l'empoisonne ! par Ewondo (2012-05-30 17:05:45) 
[en réponse à 634616]

... mais ce qui en sort !

Notre Seigneur Jésus Christ qui est Dieu en seconde personne et Verbe incarné l'a dit ... Maintenant, le tabac est accusé d'à peu près tout, même à doses minimes, et bientôt on va en arriver aux ongles incarnés !!!


Pierre.
images/icones/1d.gif  ( 634623 )Bravo Ewondo, je me délecte en regardant par Armavir (2012-05-30 17:15:18) 
[en réponse à 634621]

les vieux films dans lesquels Gabin, Belmondo, le commissaire Maigret, Michel Simon ...... etc ..... fument allègrement qui une cigarette, qui un cigare, qui une vieille bouffarde bien culotée

..... sans oublier les westerns : Clint Eastwood avec son perpétuel mégot baveux à la bouche

..... et ce pauvre Lucky Luke dont on a remplacé l'éternelle cigarette par une ridicule fleur


(Je précise que je ne fume pas)
images/icones/1b.gif  ( 634626 )Oui mais la fumée entre par Donapaleu (2012-05-30 17:20:54) 
[en réponse à 634621]

et ressort !
images/icones/neutre.gif  ( 634625 )Il y'a des études par Donapaleu (2012-05-30 17:18:43) 
[en réponse à 634616]

qui montrent que la première cigarette a déjà un effet négatif alors que le premier verre de vin aurait plutôt un effet bénéfique. Vous pouvez les contester avec des arguments sérieux. Les traces de Paracetamol on s'en fout ; ce qui compte c'est de savoir si c'est toxique en comparant avec une méthodologie sérieuse les éventuels effets secondaires sur une population sous Paracetamol et sur une population sous Placebo.
C'est comme pour le bio. C'est intellectuellement satisfaisant de ne pas bouffer des traces de Glyphosate ou de pesticides mais j'attend de voir une étude sérieuse qui me démontre que cela fait une différence en pathologie et/ou espérance de vie.
Je me souviens d'une patiente, qui n'avait jamais fumé, et qui présentait un cancer habituellement liée au tabac. A l'annonce du diagnostic elle me dit "mais j'ai toujours mangé bio !". Mystère...mais on s'éloigne là un peu de la défense de la liturgie traditionnelle, objet de ce forum !
images/icones/1b.gif  ( 634604 )Histoire vraie par Jeanne Smits (2012-05-30 16:01:33) 
[en réponse à 634602]

Un prêtre néerlandais missionnaire arrivé au Portugal juste avant la guerre avait une grande réputation de sainteté. Le P. Gregorius (ou Gregorio) Verdonk était exorciste et même thaumaturge à ses heures et, bien sûr, très recherché par les braves gens pour les confessions, les conseils etc. Il fonda des œuvres pour accueillir des jeunes en danger et à lui seul baptisa 10.000 enfants et régularisa 1.000 mariages.

A telle enseigne que ses bons confrères, missionnaires néerlandais comme lui, en conçurent quelque jalousie.

Son supérieur le fit venir et lui fit remarquer que son absence de défauts connus était finalement dommageable pour la vie de la communauté et lui enjoignit l'ordre de fumer le cigare à l'occasion.

Cela convint fort bien au saint prêtre qui s'y mit avec entrain, d'autant plus volontiers que chaque bouffée était un acte d'obéissance…

Si bien que lorsqu'il se trouva un jour très malade et même à l'article de la mort, après avoir reçu l'Extrême onction il expliqua à ceux qui l'entouraient qu'il voulait en poser un dernier, et il réclama un cigare…

Et pour finir merci à Dame Glycéra pour son bon sens et son équilibre. Demain, journée mondiale contre le tabac, je fumerai ma cigarette annuelle.

Amitiés !
images/icones/1d.gif  ( 634611 )Vous me donnez une idée! par Sic transit (2012-05-30 16:51:16) 
[en réponse à 634604]


Demain, journée mondiale contre le tabac, je fumerai ma cigarette annuelle.



Ma consommation est à peu près égale à la vôtre et je me souviens que le dernier jour où on pouvait encore fumer dans les lieux publics je suis allée en griller une dans l'annexe ad hoc de la salle des professeurs, parfaitement isolée.

Situation absurde maintenant: j'ai des collègues qui n'hésitent pas à aller devant l'établissement, bien visibles de tous les élèves...
images/icones/1q.gif  ( 634618 )Je rejoins céans le club des non-fumeurs par Armavir (2012-05-30 17:00:16) 
[en réponse à 634611]

qui vont fumer demain !

Non mais







(A quand une journée mondiale d'abstinence sexuelle complète ?)
images/icones/1b.gif  ( 634627 )J'espère que ce jour là par Donapaleu (2012-05-30 17:22:18) 
[en réponse à 634618]

vous serez plus discret que pour la journée sans tabac !


(A quand une journée mondiale d'abstinence sexuelle complète ?)

images/icones/1b.gif  ( 634620 )L'encens augmente le risque de voir apparaître un cancer des voies respiratoires par Stephdi (2012-05-30 17:03:21) 
[en réponse à 634597]

L'encens est nocif pour les voies respiratoires


Lepoint.fr - Publié le 26/08/2008



L'encens augmente le risque de voir apparaître un cancer des voies respiratoires
L'inhalation régulière et prolongée d'encens augmente le risque de voir apparaître un cancer des voies respiratoires. Car la combustion de cette résine aromatique peut libérer des substances cancérigènes, comme des composés hydrocarbonés, des carbonyles et du benzène. Vu que l'encens fait partie du quotidien dans de nombreuses régions d'Asie, Jeppe Friborg et ses collègues de l'université du Minnesota à Minneapolis et de l'université nationale de Singapour ont décidé d'étudier ses effets sur la santé.

Ces chercheurs ont suivi plus de 60 000 Chinois de Singapour, âgés de 45 à 74 ans et indemnes de cancer au début de l'étude. Après, en moyenne, plus de dix ans d'utilisation d'encens, ils ont dénombré 325 personnes souffrant de cancers des voies respiratoires supérieures et 825 malades atteints de cancers pulmonaires. Selon leurs calculs, le fait de respirer fréquemment de l'encens multiplie à long terme par 1,8 le risque de cancer épidermoïde - et celui-là seulement - dans l'ensemble de l'appareil respiratoire. Le risque est similaire pour les voies aériennes supérieures et pour les poumons. En revanche, son augmentation est proportionnelle à la durée et à l'intensité de l'exposition, pendant la journée ou la soirée.

Ces chercheurs tirent donc la sonnette d'alarme : "L'encens est vendu sans étiquette d'avertissement et, étant donné la forte prévalence de son utilisation ainsi que le caractère souvent involontaire de l'exposition, la clarification de l'effet cancérigène de la fumée d'encens est importante d'un point de vue de santé publique", écrivent-ils en conclusion de leur article publié dans la revue scientifique américaine Cancer .
Anne Jeanblanc



mais, là c'est pour bon les chinois ...
Moi, j'aime bien l'encens ... et ne fumant pas ne buvant plus, je pense que le risque reste raisonnable pour moi ...

bien cordialement
Stéphane
images/icones/neutre.gif  ( 634710 )L'addiction est péché, sauf la dépendance vis-à-vis de dieu, par le torrentiel (2012-05-30 22:55:52) 
[en réponse à 634597]

le titre que j'ai écrit en sujet de ce message m'a toujours paru fameusement antithétique encore que totalement biblique, car visez ce que dieu lâche contre l'idolâtrie!


ensuite, bien beau, cette affaire d'usage! Mais reconnaissons que le problème de la personne dépendante de ce dont elle use, c'est qu'elle ne parvient physiquement plus à savoir quand trouver le seuil du bon usage et de l'usage abusif!


Je trouve que les catholiques ne savent guère s'accompagner dans la renonciation à une dépendance.


Il leur paraît tellement important d'être bons vivants et tellement impossible de ne pas l'être en s'abstenant de ce qui fait du bien aux uns, mais tant de mal aux autres: le chocolat, le café, le tabac, le vin.


Accompagner quelqu'un qui est forcé de s'abstenir, c'est s'abstenir soi-même, ou bien trouver les mots pour lui expliquer pourquoi soi-même, on n'est pas forcé de s'abstenir, quand il devrait nous en coûter si peu, vu le peu de prix qu'on est censé attacher aux choses de la terre, à ces choses qui sont pour certains des béquilles ou des échardes dans la chair!
images/icones/1e.gif  ( 634606 )Le plus sûr serait de demander à votre directeur de conscience par Hepzibah (2012-05-30 16:23:06) 
[en réponse à 634585]

Cher Leopardi,

Le plus sûr serait de demander à votre directeur de conscience.

J’avais procédé ainsi il y a plusieurs années lors d’une retraite spirituelle – non pas un pèlerinage, mais le contexte est assez proche – quand un retraitant me demandait s’il avait le droit de fumer entre deux offices, pendant son chapelet. Je lui avais répondu que c’était une bonne question à poser au Père hôtelier que nous connaissions bien.
Le lendemain je fumais effectivement dans la cour et pas lui. Il s’en étonnait d’ailleurs.
Quelle question avez-vous posé ?
Il répond : eh bien, si j’avais le droit de fumer en récitant mon chapelet…
Et moi : J’ai demandé le contraire ! à savoir si je pouvais prier quand je fumais…

H, taquin
images/icones/fleur.gif  ( 634624 )J'ai connu un abbé très tradi fin des annés 60 ! par Ewondo (2012-05-30 17:18:30) 
[en réponse à 634606]

Qui fumait très peu, comme il se doit ! Mais avant son chapelet du soir, allumait une cigarette dans son fauteuil ... il devait rechercher une dose de nicotine pour apaiser ses neurones ... il n'avait sans doute pas tort ! Nous ses élèves, on lui en faisait voir toute la journée !


Bon, sans juger, si l'on peut s'en passer, c'est mieux !


Pierre (qui ne se permettrait pas de juger un abbé !).
images/icones/neutre.gif  ( 634705 )Je me souviens de la pipe du P. de Robert par le torrentiel (2012-05-30 22:35:58) 
[en réponse à 634606]

au sortir de sa messe matinale à Montmartre.


Sentir les volutes de ce disciple du padre Pio qui était aussi pieux que s'appelait celui dont il avait été l'élève et qui parlait de l'APZ (l'apostolat sur le zinc) vous sortait de ces scrupules casuistiques, bien retournés par la question de savoir si l'on peut prier quand on fume, plutôt que de fumer quand on prie.

Le torrentiel, qui ne fume pas, mais qui aime l'odeur de l'amsterdamer et qui a vu à Jérusalem des Palestiniens se ruer sur une pipe à eau
images/icones/info2.gif  ( 634608 )Mon père était fabriquant de cigarettes ... par Ewondo (2012-05-30 16:40:58) 
[en réponse à 634585]

... et quand il a vu que je commençais à fumer, il m'a donné deux règles strictes :

- Ne pas fumer avant le repas de midi ...

- Ne pas dépasser cinq cigarettes par jour et n'en fumer que la moitié ...

Un peu comme le vin, un bon viticulteur conseillera un ou deux verres par jour, non pas de boire deux litres !


Mais pire que le tabac sont arrivés au milieu des années 60 les adjuvants, des "sauces" comme on dit dans le métier ... je me souviens du directeur de la fabrication à la manufacture qui m'a dit : "Avec toutes ces cochonneries, on va bientôt crever !".


Pierre.
images/icones/photo.gif  ( 634609 )Ni le cigare ni l'alcool ne lui ont nui ! par Jean-Paul PARFU (2012-05-30 16:49:29) 
[en réponse à 634608]

Il est mort à plus de 90 ans !


ici
images/icones/1b.gif  ( 634614 )J'aimais, cher Maître, ce bon mot de Churchill ! par Ewondo (2012-05-30 16:55:00) 
[en réponse à 634609]

A peu près ceci "Les bons repas attirent les microbes, la fumée les endort ... et l'alcool les tue !".


L'humour fait vivre vieux ... Proof on file !


Pierre.
images/icones/1b.gif  ( 634612 )Je note par Leopardi (2012-05-30 16:53:57) 
[en réponse à 634585]

qu'aucun abbé ne semble vouloir prendre part au débat.
Se sentiraient-ils visés?
images/icones/1p.gif  ( 634622 )Psst... par Sacerdos simplex (2012-05-30 17:14:08) 
[en réponse à 634612]

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=634596

Sacerdos simplex (= "un simple prêtre" - qui a bien pris part au débat)
images/icones/bravo.gif  ( 634653 )la pipe est un moyen d'échange par blamont (2012-05-30 18:58:06) 
[en réponse à 634622]

déjà dans "avant-postes de cavalerie légère" du général F.de Brack, on trouve des lignes favorables à la tabagie et particulièrement à l'usage de la pipe.Celle-ci y apparait comme un moyen d'échange, de jouissance,et de service, dans notre vie de relation fraternelle, selon l'auteur.

"quoi qu'en dise Aristote et sa docte cabale, fumez et faites fumer vos chasseurs."
p 112. ed imprimerie de l'EAABC Saumur en 1975.
images/icones/neutre.gif  ( 634712 )Fumer, c'est téter du feu... par le torrentiel (2012-05-30 23:18:33) 
[en réponse à 634653]

Quant à la pipe, je m'y suis essayé un temps.


Je voulais jouir de l'odeur et j'en ressentais peu goût,


jusqu'à ce qu'un jour, quelqu'un me dise:

"Mais tu es en train de t'enflammer !"


C'était vrai, et je n'en sentais rien.


On dut m'éteindre avec de l'eau.


mes cheveux avaient commencé de cramoisir.


Je cessai de fumer la pipe du jour au lendemain.


Elle m'était un danger privé puisque je la fumais cul par-dessus tête!
images/icones/1b.gif  ( 634631 )Pour les jeunots... Vous aviez lancé ceci ... par Glycéra (2012-05-30 17:41:46) 
[en réponse à 634612]

en 2007
images/icones/1b.gif  ( 634728 )Dites par Leopardi (2012-05-31 09:11:44) 
[en réponse à 634631]

Tout ça ne nous rajeunit pas...les internautes passent et les questions demeurent.
images/icones/barbu2.gif  ( 634643 )Et comme disait… par Olivier Figueras (2012-05-30 18:20:48) 
[en réponse à 634585]

… Rudyard Kipling : "Une femme est seulement une femme, mais un bon cigare c'est tout un arôme."

Et puis, à l'occasion, cela détend mes poumons d'asthmatique – plus en tout cas que les tonnes de médicaments des médecins, qui, de leur propre aveu, ne me guériront jamais. Entretenir le moral, c'est aussi une thérapie.

Bien à vous – et surtout, pour l'heure, aux lectrices de Kipling.

Olivier Figueras
images/icones/fleche2.gif  ( 634717 )Etonné je me dois d'ajouter ce qui suit. par Scrutator Sapientiæ (2012-05-31 00:11:57) 
[en réponse à 634585]

Bonsoir à tous,

1. Au contact de certains messages, de certaines réponses, je suis étonné, pas attristé, ni stupéfait, ni consterné, mais étonné.

2. Il est vrai que je suis un privilégié :

- d'une part, je n'ai jamais fumé, pour au moins deux raisons : à l'adolescence, je n'avais pas d'argent de poche, et j'étais (déjà) très peu influençable : notamment sur ce plan là, je n'avais donc ni l'envie ni les moyens d'essayer d'être comme les autres, de faire comme tout le monde, de ressembler aux adultes, alors que c'est bien souvent la toute première motivation, tri-dimensionnelle, chez les jeunes fumeurs : l'intégration de soi à un groupe, l'affirmation de soi par un geste, la projection de soi dans l'avenir, ou dans la vision que l'on en a ;

- d'autre part, la fumée de cigarette me fait, très vite, très mal à la gorge et aux yeux, même si une seule personne fume dans la même pièce que moi, et ce "handicap", j'en ai bien conscience, est aussi une chance : si cela met à l'écart, cela met également à l'abri ;

- enfin, suffisamment de personnes dans ma famille, oncles, tantes, cousins, sont mortes de telle ou telle forme de ce que l'on peut appeler "le cancer du fumeur", pour me dissuader de me mettre à fumer, d'abord, pour me conforter dans ma position sur ce point, ensuite.

3. Quelques anecdotes authentiques m'ont été racontées, et, à chaque fois, j'ai été extrêmement et suffisamment attentif et réceptif :

a) d'abord celle d'un fumeur, père de famille, plus ou moins "au courant", comme la plupart d'entre nous, mais aussi plus ou moins incrédule ou trompe-la-mort, comme quelques-uns d'entre nous, sur les conséquences, désastreuses et mortifères, du tabagisme, et qui a le culot d'acier, dans sa chambre d'hôpital, sur son futur lit de mort, de "sortir" à ses proches en sanglots : " Si j'avais su... "

b) ensuite, celles de jeunes adultes, qui viennent d'enterrer leur propre père, décédé d'un cancer du fumeur, et qui, sans même s'en rendre compte, ont pour premier geste, après la fin de la cérémonie, et à la sortie de l'église, de sortir un paquet de leur poche, pour en retirer une cigarette et la porter à leurs lèvres ;

c) enfin, celle d'un médecin, s'exprimant à la radio, à la fin des années 1970, et racontant que quand il explique à ses patients qu'à partir d'un certain stade, ils n'ont plus que le choix suivant : s'arrêter de fumer, au plus vite et pour toujours, ou continuer à fumer, et souffrir de plus en plus, puis faire souffrir leurs proches, et enfin finir par mourir, il provoque le plus souvent des réactions inouies de bravade et de colère, voire de haine et d'orgueil, non contre la cigarette, ni contre le tabagisme...mais contre lui !

4. L'industrie du tabac, pour ceux d'entre nous qui ne le sauraient pas, est le type-même de la structure de péché ; certes, elle n'est ni la première, ni la seule, par ailleurs, elle l'est avec la complicité et la duplicité des Etats et des médias, mais enfin, elle constitue, en elle-même, une structure de péché : l'essentiel y est fait, d'une manière à la fois institutionnelle, industrielle et intentionnelle, délibérée et préméditée, pour que les jeunes ou nouveaux consommateurs deviennent dépendants de la manière la plus facile, rapide, perverse et subtile possible, et surtout de la manière la plus irrémédiable et irréversible possible.

5. Je vous conseille donc

- de (re)voir les deux films suivants : d'une part, Révélations, d'autre part, Thank you for smoking,

- de (re)lire les informations que vous trouverez sur ce site :

CNCT

6. Aimons vraiment ceux de nos proches qui sont fumeurs ; recourons à la charité fraternelle, dans ce qu'elle peut porter en elle de moins complaisant et consensuel, de moins laxiste et libéral, de plus exigeant et sanctifiant ; demandons-leurs, demandons-nous nous-mêmes, ce qui a le plus de prix à nos yeux : "l'amour" du tabac ou l'amour de la vie ?

Nous sommes tous, moi le premier, des êtres faillibles, mais nous avons tous vocation à devenir, non sans efforts, mais avec l'aide de Dieu, des êtres capables, capables de nous affranchir ou de nous prémunir, le plus possible et le plus longtemps possible, face à telle ou telle source d'addiction, dont celle dont il est question d'ici.

En France, le tabac tue chaque jour 200 personnes, soit autant que l’alcool, les accidents de la route, le sida, les suicides, homicides et drogues illicites réunis.

Je remercie par avance toute personne qui voudra bien lire ce message tardif, et je vous souhaite à tous une bonne nuit et une longue vie sans tabac.

Scrutator.
images/icones/bravo.gif  ( 634721 )Merci pour vos réflexions par Balbula (2012-05-31 06:52:15) 
[en réponse à 634717]

Je n'ai jamais non plus été tentée par les fumisteries (comme je les appelle), parce que la fumée de cigarette m'a toujours causé de violentes migraines, même si on fume dehors et à plusieurs mètres de moi. Pour vous dire, j'ai passé mon adolescence à fuir mes pairs qui fumaient ou à les subir, quand je n'avais pas le choix, mais je n'ai jamais compris qu'on puisse avoir la conscience tranquille de fumer, encore moins pour un prêtre.
Vous pouvez essayez d'imaginer ma souffrance de mère de voir quelques-uns de mes garçons faire régulièrement des tentatives de sevrage qui ne tiennent jamais. Ils voient bien qu'ils saccagent leur santé à fumer, qu'ils n'ont plus la même résistance qu'avant, ni de cardio, que cela leur coûte cher, etc. Ils ont commencé à fumer entraîné par l'exemple d'autres jeunes et même de prêtres FSSP, chez qui cela a l'air malheureusement courant. Mais mes jeunes ont aussi appris à leurs dépens ce que les prêtres fumeurs ne veulent pas voir: combien, de nos jours, commencer à fumer la cigarettes est proche, psychologiquement, de commencer à fumer un joint... Je ne sais pas en France, mais ici, au Canada, ce sont les mêmes revendeurs qui vendent les cigarettes de contrebande aux mineurs et la drogue. Et beaucoup de jeunes croient (peut-être pas à tort, tant les méfaits du tabac sont grands) que la mari est moins dangereuse que le tabac, car elle entraîne moins de dépendance. On croit à tort que l'on peut comparer les cigarettes d'aujourd'hui avec le tabac d'il y a cinquante ou cent ans. Beaucoup d'additifs multiplient l'effet d'addiction.
Des anecdotes semblables à celles que vous rapportez sont légion. Mais j'ai toujours remarqué un certain endurcissement du coeur chez les fumeurs. Surtout ceux qui cherchent à justifier leur péché mignon. Tout autre chose qui conduirait à la mort de la même manière serait considéré comme péché. Un diabétique demanderait conseil à un prêtre à savoir s'il peut manger du sucre à volonté, le prêtre lui répondrait de suivre les consignes de son médecin pour ne pas mettre sa vie en danger et ne pas devenir coupable de péché. Le corps médical est unanime à dénoncer les méfaits du tabac, mais le prêtre fumeur fermera les yeux et refusera l'évidence.
Union de prières
Balbula
images/icones/1b.gif  ( 634727 )Un monument du clergé tabagiste par Leopardi (2012-05-31 09:10:12) 
[en réponse à 634721]

Don Andrea Gallo

images/icones/1a.gif  ( 634729 )Donc morale : point trop n'en faut... comme d'autres produits ? par Glycéra (2012-05-31 09:41:00) 
[en réponse à 634717]


Est-ce que la plupart des avis n'ont pas confondu le produit et l'intempérance ?

Me semble que si...
Pour moi tabac = plante verte et/ou bien produit préparé à l'emploi.
Pour beaucoup, tabac = excès addictif.

Enfin, tout est dans la définition de "tabac" : us ou ab-us...



Pas pareil...

Sinon, tout abus, toute addiction fait rejeter la chose...

Ainsi des autos, des images pieuses, des fanfreluches, des téléphones en poche, des frites, des discussions forumiques, etc...



images/icones/1d.gif  ( 634744 )et si vous retirez le cigare, qu'en reste-t-il par blamont (2012-05-31 11:50:33) 
[en réponse à 634729]

sur Youtube: la bande annonce du film
Sergio Leone : Le Bon La Brute Le truand.

le cigare, ce symbole de calme, de tolérance conviviale, n'est-ce pas?

et pour allumer de façon stylée un bâton de dynamite, on n'a pas mieux.
images/icones/hum2.gif  ( 634880 )Il y a plante et plante par Balbula (2012-06-01 06:49:34) 
[en réponse à 634729]

addiction et addiction.
Toutes ne se valent pas et ce n'est pas parce que le tabac est une plante que cela le rend inoffensif. Le pavot aussi est une plante et on en tire bien des malheurs, même s'il permet parfois de bonnes choses (anasthésie, par exemple). Vous auriez encore plus de mal à trouver les bienfaits de la ciguë et autres plantes toxiques. Une de mes soeurs a eu bébé très prématuré qui a failli mourir, à cause d'une tisane qu'une femme, qui pensait connaître cela, lui avait conseillé de prendre pour contrer la fatigue durant sa grossesse. Il portera toute sa vie les conséquences (retard intellectuel, difficultés scolaires importantes, troubles digestifs récurrents, etc.) des effets de cette plante.

C'est la même chose avec les addictions. Certaines sont pires que d'autres. Certaines ne comportent aucun risque (l'addiction aux images pieuses ... Vous connaissez des victimes ou si c'est seulement pour vous moquer de ce qui vous chicote que vous nous sortez ce truc farfelu ?). D'autres ne sont dommageables que pour la personne qui en est esclave (comme les frites qui vont la faire engraisser et lui faire monter le taux de cholestérol ... quoique je n'ai jamais entendu parler de quelqu'un qui ait eu une addiction aux frites ... Cela ne doit exister qu'en Belgique !), d'autres affectent son devoir d'état (l'addiction forumnique) et éventuellement sa santé, quoique les cas de mortalité en raison d'abus de forums doivent être extrêmement rares voire inexistants.

Le tabac, lui, affecte non seulement la santé du fumeur d'une manière importante (il n'y a pas de longues recherches à faire pour trouver des études et des chiffres à foison, puisque vous en voulez, que ce soit cancers, problèmes pulmonaires, cardiaques, nerveux, conséquences sur les enfants à naître et leur développement physique et intellectuel, impact de la fumée secondaire, etc.), mais aussi l'entourage du fumeur et sa famille, tant pour la santé, que pour le budget et le temps perdus,...

Il donne de plus un exemple bien différent de celui du gros mangeur de frites qui passera pour un glouton mal élevé, sans plus. Pour des ados, fumer c'est cool, ça donne l'impression d'être un adulte, de faire partie de la "gang". A part l'addiction à l'alcool, à la drogue et à certains genres de tapages que d'aucuns appellent musique, qui ont des effets semblables, je ne connais guère d'addiction ayant un côté plus "social" pour ne pas dire "grégaire" que la cigarette, surtout pour des ados et ceux qui commencent à fumer.

Soyez honnête et convenez que vous n'en connaissez pas non plus.

Union de prières

Balbula
images/icones/fleche2.gif  ( 634895 )Ben... vous dites aussi que tout est dans la dose... donc dans l'intention par Glycéra (2012-06-01 10:14:06) 
[en réponse à 634880]

Dame Balbula,

merci du soin de votre longue réponse. J'espère être à la hauteur.

Oui, la cigüe peut soigner...
Voir le Conium maculatum en homéopathie.
Les anciens savaient aussi comment employer ces plantes, pour qui, quand et combien...

Le gui
Le buis
La chélidoine
aussi... sont des remèdes magnifiques.

Donc plante et plante ?
Addiction au sel, cela existe, et bonjour les artères...
Produit et produit ?
Non, usage et ab-usage ou erreur d'emploi...


Addiction moins nocive ? Non, une addition est nuisible, car elle prive l'homme de sa liberté, comme une maladie de l'intelligence le prive de penser et de communiquer à son niveau.

Addiction de collection de bonnes oeuvres, de vertus, de BA (quand on les comptait, d'images ou de gadgeteries, oui cela existe, les confesseurs vous le diront. Les champions ? Les suiveurs de pharisiens...

Est-ce moins grave pour l'addict, est-ce moins éloignant de la vraie vie qui est liberté en Dieu ?

Cela porte moins à déranger les autres, quoique, dans l'exemple éducatif cela porte loin...




La tabac n'affecte la santé qu'à compter de certaines quantités...
Vous ne le nierez pas.
Comme tous les autres produits.
Pour les actes, c'est différent : un seul coït marque, c'est une bascule, qui peut-être noble ou peccamineuse ; mais est-ce déjà une addiction ?


Addiction ? Test ?
Je redis : quand on ne peut garder sa belle humeur en cas de privation.
Là, il est temps de se voir en face.
La pureté est l'analogue, le semblable de la sincértié : se voir comme on est, ni moins, ni plus.

Se cacher à soi, c'est se voiler le coeur.
"Bienheureux les coeurs purs, ils verront Dieu"
Les impurs ne Le peuvent voie.
Les addicts conscients, et désolés de l'être, ou les addicts contents d'eux, ce n'est pas pareil !


Il me semble que nous sommes assez d'accord ?
Employer quand on se connaît et qu'on sait de quoi la plante est faite.
C'est simple.
C'est juste.
C'est honnête.


Avec mes bonnes salutations
Glycéra



images/icones/neutre.gif  ( 634946 )Les addicts conscients et désolés de l'être, par le torrentiel (2012-06-01 19:51:19) 
[en réponse à 634895]

Chère Glycéra, bien que vous ne vous soyez pas adressée à moi, mais...

Saint-Paul en était probablement un, le célèbre passage sur son "écharde dans la chair" supporte cette interprétation.


Par trois fois, il a supplié le seigneur de lui arracher cette écharde et trois fois, le Seigneur a refusé d'exhaucer sa prière en lui répondant:

"Ma grâce te suffit", ce qui peut s'interpréter de deux manières :

"Ma Grâce te suffit à vivre avec ton écharde, ou : ma grâce te suffit pour arracher ton écharde ou pour la combattre.


Voulant faire un mot, j'ai un jour écrit:

Il faut scrupuleusement veiller à ne pas arracher l'écharde de sa chair.


C'était un mot. A vrai dire, je crois que le problème est de trouver la bonne distance entre la désolation d'avoir tel défaut, vice, habitude, tendance ou maladie, et l'idolâtrie de son écharde.


L'idolâtrie est sans doute le plus grand péché contre le créateur dénoncé par dieu le Père par la voix des prophètes.


L'idolâtrie ne se situe pas au niveau de l'addiction, mot que je trouve très mal formé, très malencontreusement british, mais au niveau d'une imperméabilité au changement, à l'angoisse d'être meilleur, à la volonté de guérir.


Cette volonté qui est le commencement de la guérison, l'addict ne l'a pas, et ses thérapeutes ne peuvent lui en donner le déclic.


La tragédie de l'addictologie, c'est qu'elle n'existe pas. Le médicastre addictologue dit à peu près ceci à son malade:


"Renonce à ton "objet transitionnel" (comme aurait dit Lacan), et, si tu devais continuer d'en être obsédé, au moins il ne te nuira plus. Cela revient à dire que le seul médicament pour l'addict, c'est de ne plus être malade.


Or le problème du renoncement, c'est de ne pas devenir une privation.


On est dans la quadrature du cercle, dont Saint-Paul a très bien dessiné les contours.


Et on est aussi à la croisée d'une autre question :


Si "la Grâce" de Dieu est suffisante, peut-être pour combattre, en tout cas pour faire abstraction et pour oublier l'écharde dans la chair, comment conjuguer cela avec l'appel de dieu à devenir parfaits comme Lui-même est parfait.

Etant entendu qu'allez savoir pourquoi, chacun s'accorde à condamner le perfectionnisme comme un péché, et le scrupule comme un obstacle au combat spirituel.


La seule solution que j'entrevois à ce problème est que la perfection à laquelle Dieu nous appelle est ébréchée, comme le Coeur de dieu est blessé.


Mais c'est une solution qui ne conviendrait guère aux athlètes pour qui être parfait, c'est arriver le premier, et Saint-Paul se définissait aussi comme un athlète, tandis que le Christ disait que "les premiers seront les derniers", mais c'était dans un autre contexte.

Dans le lien marial qui m'unit à vous

Le torrentiel qui n'a pas oublié
images/icones/coeur.gif  ( 634955 )Un message qui est source claire... par Glycéra (2012-06-01 22:48:32) 
[en réponse à 634946]

Merci à vous de ces mots clairs et si vrais.

Je viens de replonger dans "le détachement" de Maître Eckhart.
Dans "le courage d'avoir peur" comme dirait le père Molinié : "signe ton bon d'hospitalisation et Dieu saura te soigner"...
et aussi de temps en temps reprendre "Le saint abandon" de Dom Lehodey.

Oui, et Marie, toute Sainte, savait tout cela, toute donnée dans les mains du Seigneur...

Merci de cet encouragement du soir !
Avec mes fraternelles salutations

Glycéra

qui repense aussi à "tout concourt au bien, même le péché" (St Augustin)
car s'il faut courir pour remporter la palme, nul dit que le gagnant est parfait, il est seulement moins lent que les autres de ce jour !
Mais nous savons quelle palme nous convoitons, celle du "devenez parfait", ce que nous ne savons pas faire, mais apprenons à demander à Dieu de faire en nous, en Lui laissant la place pour le faire.
images/icones/fleche3.gif  ( 634899 )Plus sur le tabac, excommunication par Urbain VIII. Les taxes et leur impact. Monopole d'état ? par Glycéra (2012-06-01 10:55:20) 
[en réponse à 634717]



Mlémoire en 2003 d'analyse politique :
les pauvres consomment plus que les riches
les taxes augmentent, est-ce efficace ?

Saviez-vous que c'est le cardinal de Richelieu en 1621 qui taxa le tabac...
Et fit donc que l'état avait intérêt à la consommation ?

Monopole d'état :
"À la demande de Louis XIV, Colbert établit un « Privilège de fabrication et de vente » en 1674, l'année de la création de la Compagnie du Sénégal. Les premières Manufactures des tabacs sont fondées à Morlaix, Dieppe et Paris. Le privilège est d'abord concédé, par la ferme du tabac de novembre 1674, à des particuliers dont le premier est Madame de Maintenon qui le revend."
Encore une boulette de Louis XIV ?

La première cigarette date de 1825, l'industrialisation de 1840.

1 milliard de fumeurs dans le monde, dont 80 % dans les pays à FAIBLE revenu...

Tout
tabac ...
n'est pas destiné à être fumé. Voir les autres emplois.

Les Romains et les Grecs qui fumaient la pipe, emploient des feuilles d'autres végétaux tels que le poirier

"En 1560, l'ambassadeur de François II au Portugal, Jean Nicot, se fondant sur l'effet curatif du tabac des rituels indiens, envoie de la poudre à la reine Catherine de Médicis afin de traiter les terribles migraines de son fils François II. Le traitement a du succès et le tabac devient ainsi « l'herbe à la Reine ».

Sa vente sous forme de poudre est réservée aux apothicaires. Pour honorer Jean Nicot, le duc de Guise proposa d'appeler cette herbe nicotiane. Cette proposition fut retenue par le botaniste Jacques Daléchamps, terminologie reprise ensuite par Linné. La plante reçut de très nombreux noms parmi lesquels on peut citer « nicotiane », « médicée », « catherinaire », « herbe de Monsieur Le Prieur », « herbe sainte », « herbe à tous les maux », « panacée antarctique » et finalement « herbe à ambassadeur ».

C'est à la fin du xvie siècle qu'apparaît le mot « tabac » : la première illustration botanique en est donnée par Nicolas Monardes en 1571. En 1575, André Thevet donne un "pourtrait de l'herbe Petum ou Angoulmoisine" dans sa Cosmographie universelle (t II, livre XXI, chap VIII). À la même époque, est publié un des premiers traités sur le tabac, vu alors comme une plante médicinale : L'Instruction sur l'herbe petum (1572) par Jacques Gohory."


"
Le pape Urbain VIII en 1642 en interdit sa consommation sous peine d’excommunier ses utilisateurs, en termes catégoriques : « Interdisons et défendons à tous en général et à chacun en particulier, aux personnes de tout sexe, aux séculiers, aux ecclésiastiques, à tous les ordres religieux, à tous ceux faisant partie d'une institution religieuse quelconque, de prendre dans la suite sous les portiques et dans l'intérieur des églises du tabac, soit en le mâchant, en le fumant dans des pipes, ou en le prenant en poudre par le nez ; enfin, de n'en user de quelque manière que ce soit. Si quelqu'un contrevient à ces dispositions, qu'il soit excommunié ».
"
images/icones/fleche2.gif  ( 634901 )Rectif : excommunication à qui emploie le tabac... dans une église par Glycéra (2012-06-01 11:22:50) 
[en réponse à 634899]


C'était devenu une catastrophe à Séville.

""
« Nous avons appris depuis peu que la mauvaise habitude de prendre par la bouche ou le nez l’herbe appelée vulgairement tabac, s’est tellement répandue dans plusieurs diocèses, que les personnes des deux sexes, même les prêtres et les clercs, autant les séculiers que les réguliers, oubliant la bienséance qui convient à leur rang, en prennent partout et principalement dans les églises de la ville et du diocèse d’Hispale (Séville), et ce dont nous rougissons, en célébrant le très-saint sacrifice de la messe : ils souillent les linges sacrés de ces humeurs dégouttantes que le tabac provoque, ils infectent nos temples d’une odeur repoussante, au grand scandale de leurs frères qui persévèrent dans le bien, et semblent ne point craindre l’irrévérence des choses saintes.

« Tout cela fait que voulant, dans notre sollicitude, écarter des temples de Dieu un abus si scandaleux, de notre autorité apostolique et par la teneur des présentes, nous interdisons et défendons à tous en général et à chacun en particulier, aux personnes de tout sexe, aux séculiers, aux ecclésiastiques, à tous les ordres religieux, à tous ceux faisant partie d’une institution religieuse quelconque, de prendre dans la suite sous les portiques et dans l’intérieur des églises, du tabac, soit en le mâchant, en le fumant dans des pipes, ou en le prenant en poudre par le nez ; enfin, de n’en user de quelque manière que ce soit. Si quelqu’un contrevient à ces dispositions, qu’il soit excommunié. »

En 1725 cette bulle est remise en cause par Benoît XIII, qui autorise à priser dans la cathédrale Saint-Pierre, et en 1779 le Vatican ouvre sa propre manufacture de tabac.
""

Alors, on pense à la lettre aux pasteurs de Norvège ou de Suède, leur interdisent d'employer le GSM pendant qu'ils officient !



Note :
Rien trouvé sur le site du Vatican
Le passage provient de
http://accesnomade.blog.lemonde.fr
images/icones/livre.gif  ( 634923 )Etude d'un prof d'histoire : positions des rois et des papes sur ces habitudes par Glycéra (2012-06-01 16:24:10) 
[en réponse à 634899]

LETTRE OUVERTE AUX CATHOLIQUES PERPLEXES
-------- CRITIQUE DE MOEURS INVITANT À LA RÉFLEXION

par Alfred Denoyelle


Il ne sait pas quels sont les symboles qui ont présidé aux combats contre les taureaux, mais parle avec des détails des corridas populaires qui en sont dérivées.

Pour le reste l'étude vaut d'être lue si on ne sait rien de ces sujets.