Le Forum Catholique

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images/icones/irlande.gif  ( 633790 )contre le pluralisme liturgique par John L (2012-05-22 15:43:43) 

Ici:

Rorate Caeli
images/icones/hum2.gif  ( 633822 )Mon anglais n´est pas exellent par ab Rémi (2012-05-23 01:05:45) 
[en réponse à 633790]


mais je trouve exessif de dire que l´ecclésiologie et la doctrine qui sous tendent les deux formes du rite romain sont incompatibles.
Pour avoir célébré ces deux rites, il me semble que l´on trouve dans le NOM une certaine sobriété et quelque simplification par exemple dans les prières privées du prêtre.
Quand à l´orientation, on peut très bien célébrer (ce qui n´était pas exclu par le concile) le NOM ad orientem.
Ne s´agirait il pas plutôt d´accent différents plutôt que d´une inconpatibilité qui n´aurait pas de sens à moins de dire que le NOM n´est pas catholique !
images/icones/1f.gif  ( 633842 )Pour ma part par Leopardi (2012-05-23 12:47:26) 
[en réponse à 633822]

Indépendamment de l'autodafé de toute la Tradition qu'a entraîné le NOM (ce qui n'était pas lié), on pourra toujours avancer que les deux formes mettent en lumière deux aspects de la liturgie. Quel aspect doit primer sur l'autre dans la durée? Je l'ignore.

Pour moi, ce qui me semble incompatible, c'est la notion de double forme de rite unique, situation inédite et fruit d'une pirouette diplomatique qui ne satisfait personne mais permet à chacun de sauver la face.

La logique nous conduira à un rite VOM/NOM réformé, après élimination des générations V2.

Pour ce qui est des mamies bigoudis, je ne suis pas sûr qu'elles soient l'apanage du NOM. Simplement l'Esprit du Concile leur a permis de prendre le pas sur le curé qui autrefois savait les garder à leur place (qu'elles occupaient fort bien d'ailleurs).
images/icones/rose.gif  ( 633937 )n'est-ce pas l'époque du monoritualisme par Luc Perrin (2012-05-24 11:39:53) 
[en réponse à 633842]

qui représente une exception historique à l'échelle de l'histoire de l'Église ?


La période 1870-1970 est originale en fait. Auparavant une certaine diversité liturgique, très encadrée et bien plus étroite que depuis 1970, a prévalu : était-ce si mal ?
Tous les siècles européens, pour s'en tenir à cet espace, jusqu'en 1870 sont-ils si mauvais, sans fécondité spirituelle ? Le curé d'Ars qui a célébré en rit parisien-lyonnais était-il si mauvais vraiment pour vous Leopardi ?

Le guérangérisme outrancier a déformé les esprits au point de nous faire prendre cette diversité - encadrée et restreinte j'insiste - pour le mal absolu. Mais ce n'était que l'opinion exagérée du bon moine.

Le problème n'est donc pas entre la cohabitation entre la Forme traditionnelle et normale du rit romain (VOM 1962) et une myriade de célébrations parfois très bizarres qui se cachent sous l'étiquette "Forme ordinaire" mais de ramener le sens liturgique romain au sein de cette dernière en revenant à des pratiques encadrées et une diversité plus restreinte.

C'est cela l'enjeu de la réforme liturgique que devait entreprendre Benoît XVI et qu'il n'a pas osé lancer autrement que par quelques gestes symboliques.
Sur le plan pratique, à voir les entraves mises au développement de S.P., la bronca y compris dans la Curie à l'idée de la pleine intégration de la FSSPX, on imagine combien est illusoire la position guérangérienne du retour à un monoritualisme latin (monoformisme si l'on veut).
Hans Küng vient de faire des déclarations sédévacantistes pour bien moins que cela.

Soyons réaliste, ce qui est souhaitable est de réduire la plasticité extrême du NOM et de remettre un ars celebrandi dont parlait le Synode de 2005 non pas cosmétique et façon Castelbajac mais "ad orientem" dans l'esprit du célébrant et des fidèles. Même cet objectif raisonnable est ardu tellement la perte du sens du sacré et de la signification de la liturgie est profonde après 40/50 ans d'anarchie néo-liturgique.

Il va aussi de soi que les 2 ecclésiologies induites par la liturgie romaine traditionnelle et la grande majorité des célébrations dites "ordinaires" ont des accents différents. Le P. Schillebeeckx avait théorisé très tôt la déviation démocratique des secondes, condamnée par Rome, mais condamnation sans effet puisque la cause restait intacte. Le NOM peut parfaitement induire la bonne eccléiologique, pas celles de Schillebeekx et Küng, mais encore faut-il faire régresser l'esprit néo-liturgique dans la tête des clercs et des fidèles, mamies ou pas. Croyez moi c'est déjà l'équivalent des travaux d'Hercule. Alors vouloir en revenir au guérangérisme en prime, pas souhaitable en soi m'est avis, cela relève du pur fantasme.

images/icones/neutre.gif  ( 633856 )"accents différents" entre le NOM et le VOM ? par Emmanuel (2012-05-23 16:32:43) 
[en réponse à 633822]

Il me semble que les accents n'ont pas grand chose à voir. Que vous appréciez la sobriété du NOM, c'est votre droit. Mais les goûts, aussi respectable soient-ils, ne sont pas des critères liturgiques.

La liturgie, de la même façon que le dogme, a un développement organique, c'est à dire qu'il peut s'adapter sur la forme mais qu'il doit toujours être plus riche/signifiant.

Or pour le NOM (et je n'évoque que le NOM qui serait célébré correctement en respectant au maximum la Tradition, en latin/grégorien, ad orientem, etc.), la liturgie est moins signifiante que le VOM. Ce qui est contraire à la Tradition de l’Église. Par exemple, le sens sacrificiel a été très notablement gommé dans le NOM.

Donc incompatibilité, je ne sais pas ; mais en tout cas, les deux formes ne sont pas en concurrence.
images/icones/neutre.gif  ( 633866 )CQFD par Leopardi (2012-05-23 17:59:35) 
[en réponse à 633856]

Vous confirmez ce que j'exprimais : le NOM met davantage l'accent sur la liturgie de la parole que sur le sacrifice eucharistique. La question est de savoir quel est le juste équilibre...
images/icones/5a.gif  ( 633985 )Si je peux me permettre... par Pierre Marciani (2012-05-24 21:40:33) 
[en réponse à 633822]

Votre français n'est guère mieux. D'où êtes-vous originaire? Pierre