le cardinal Ratzinger fut très clair à l'époque dans une Lettre ancienne parue en décembre 2012 dans l'Osservatore. Nous l'avions commenté sur le
Forum et extrait les principaux passages à l'époque.
Je vous donne la finale :
"Le contenu essentiel du Magistère ecclésial à ce sujet doit pourtant être maintenu. On ne peut l’atténuer pour des motifs que l’on estime « pastoraux », parce qu’il transmet la vérité révélée. Certes, il est difficile de faire comprendre les exigences de l’Évangile à l’homme sécularisé. Mais cette difficulté pastorale ne peut amener à des compromis avec la vérité. Dans sa lettre encyclique Veritatis splendor, Jean Paul II a clairement repoussé les solutions prétendument « pastorales », qui sont en contradiction avec les déclarations du Magistère
"
Ce qui apparaît clairement c'est qu'il ne peut y avoir de marchandages de la part des progressistes. Progressistes qui exigeraient une contre-valeur à l'entrée des intégristes dans Rome. Ce serait alors:
- reconnaître que la Tradition appartient exclusivement à la FSSPX;
- admettre que Concile Vatican II fut une vraie rupture de la Tradition de l'Eglise; Traditon constitutive de l'expression de la Foi elle-même.
- admettre aussi toujours par déduction que le Concicle Vatican II a "fondé" dès lors une "nouvelle" (= une autre) Eglise
- admettre que le retour de la Tradition (via la FSSPX ) dans Rome doit impliquer une contre-partie pour cette "autre" église qui entend bien continuer ses petites affaires.
En fin de compte : ce serait un vrai travail de sape.
Le cardinal Ratzinger - aujourd'hui pape - rejette d'empblée ce terrain sur lequel les progressistes veulent l'amener en exprimant clairement l'idée majeure qu' "
Une pastorale qui veut vraiment aider les personnes doit toujours se fonder sur la vérité. Seul ce qui est vrai peut être aussi pastoral"