Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=631985
images/icones/neutre.gif  ( 631985 )Visite canonique à l’IBP. Disputationes sur “rite propre” et “herméneutique de continuité”… par Beauceron (2012-05-03 05:58:53) 

Le "rite propre" et l ' "herméneutique de continuité" sont-ils suffisants?
images/icones/neutre.gif  ( 631987 )D'où l'importance de s'attacher au fond plutôt qu'à la forme... par Antoine (2012-05-03 07:49:43) 
[en réponse à 631985]

Il est tout à fait logique que Rome revienne maintenant sur le fond de cet accord, puisque le fond et la forme sont en "opposition".

Un exemple : pour l'IBP la nouvelle messe est légitime, il est donc tout à fait légitime qu'elle soit célébrée par l'IBP, et donc il est légitime que les autorités reviennent à la charge... Car pourquoi l'IBP reffuserait la nouvelle messe ? Les raisons ne transparaissent pas dans l'accord...

Les statuts de l'IBP ne reposent AUCUNEMENT sur des points de vue dogmatiques mais UNIQUEMENT sur des points de vue pratiques.

La messe de toujours y est concédée, la discussion du concile également, mais sans que soient explicités les raisons FONDAMENTALES (dogmatiques) pour lesquelles cet institut revendiquait ces deux points.

La est le talon d'achile, et l'IBP sera forcément toujours soumis à ces vents contraires qui soufflent de Rome en mettant en évidence les contradictions entre ce type d'institut et l'Eglise.

Un accord ne peut être seulement pratique, tout simplement parcequ'on ne peut parler d'accord quand on n'est pas d'accord... Lapalisse n'aurait pas dit mieux...

J'espère que la FSSPX ne tombera pas dans ce piège et que le résultat des discussions sera intégré dans cet accord, que les divergences dogmatiques transparaitront à travers cet accord... Sans quoi la FSSPX subira les mêmes pressions incessantes de Rome et finira par lacher, comme l'ont fait toutes les autres communautés ED... Les craintes de certains par rapports à ces accords seront alors légitimes.

Pour moi Mgr Fellay a mené ces discussions avec une lucidité éclairée et surnaturelle... Je souhaite de tout coeur cet accord avec Rome, un accord qui nous préserve du modernisme et de leurs attaques incessantes... et j'epère que Mgr Fellay sera resté ferme sur les principes dans le sprint final...
images/icones/1y2.gif  ( 631990 )Heureusement par Jean-Paul PARFU (2012-05-03 08:28:38) 
[en réponse à 631987]

que le texte a été publié, sinon toutes ces très intéressantes discussions ne pourraient avoir lieu !

Et je constate que l'IBP a décidé d'en discuter également publiquement, comme l'avait d'ailleurs fait, dès sa publication, l'abbé Aulagnier sur son blog Item !!!
images/icones/neutre.gif  ( 632004 )N'est-ce pas Maurras qui parlait par le torrentiel (2012-05-03 12:33:56) 
[en réponse à 631990]

du "vice de la discussion"?


Je sais, Maître, vous êtes assez peu maurrassien, et la tradition n'est pas engagée dans son entier par la doctrrine laïque de Maurras.


Mais il touchait juste en ne voulant pas que l'on discute à tout va et démocratiquement de choses qui doivent rester secrètes.


Si un prêtre divulgue une lettre confidentielle et qu'un fidèle la répercute, quel sens garde encore, non seulement la simple confidence, mais le secret de la confession?


Ce mot est tristement juste que "beaucoup" (moi peut-être) "tueraient père et mère pour faire un bon mot"; de même, beaucoup n'ont cure du sceau du secret pour faire une rumeur.


D'autre part, comment expliquer que ce soit dans les milieux traditionalistes, où l'on est censé révérer le magistère, l'autorité, l'infaillibilité pontificale, que l'on discute le plus des degrés du magistère? N'y a-t-il pas là un paradoxe que je ne suis certes pas le premier à dénoncer?
images/icones/heho.gif  ( 632014 )Il ne faut pas mettre sur le même plan... par Vianney (2012-05-03 13:54:59) 
[en réponse à 632004]

...le secret de la confession et les autres. Ce n’est pas seulement moi qui distingue leur inviolabilité, c’est l’Église, et en particulier celle dont vous reconnaissez l’autorité :

2490 Le secret du sacrement de réconciliation est sacré, et ne peut être trahi sous aucun prétexte. “Le secret sacramentel est inviolable ; c’est pourquoi il est absolument interdit au confesseur de trahir en quoi que ce soit un pénitent, par des paroles ou d’une autre manière, et pour quelque cause que ce soit” (⇒ CIC, can. 982).

2491 Les secrets professionnels – détenus par exemple par des hommes politiques, des militaires, des médecins, des juristes – ou les confidences faites sous le sceau du secret, doivent être gardés, sauf dans les cas exceptionnels où la rétention du secret devrait causer à celui qui les confie, à celui qui les reçoit ou à un tiers des dommages très graves et seulement évitables par la divulgation de la vérité.


Source : C.E.C.

À tort ou à raison – c’est une question d’appréciation – le prêtre qui a divulgué cette lettre était convaincu d’avoir un excellent motif d’agir ainsi, et c’est bien comme cela que l’ont compris certains des confrères qu’il voulait mettre en garde.

V.
 
images/icones/neutre.gif  ( 632114 )Le simple bon sens par le torrentiel (2012-05-04 13:16:18) 
[en réponse à 632014]

nous apprend à ne pas violer un secret, sans parler des trois critères de socrate relatifs à la divulgation d'une information.


Le prêtre dont vous parlez aura sans doute considéré que violer ce secret était utile, mais il fallait qu'il eût bien légèrement pesé les choses ou que son esprit fût un peu perverti; certes, ce qu'il en a divulgué était vrai, mais il ne leconsidérait pas comme à mettre au crédit du u rédacteur de la lettre adressée personnellement à l'abbé Laguérie.


Au cas où il aurait voulu mettre en garde mgr fellay contre un accord, il aurait pu ne s'adresser qu'à lui ou à la frange de prêtres de la FSSPX déjà opposés en principe à tout accord.
images/icones/5b.gif  ( 632119 )Un secret est violé... par Vianney (2012-05-04 13:52:23) 
[en réponse à 632114]

...indépendamment du nombre de personnes auxquelles vous le confiez : en pratique, on aboutit généralement à un résultat analogue, c’est un fait d’expérience qui s’est encore vérifié cette fois-ci.

Pour mémoire, je rappelle que je ne justifie pas l’initiative de ce prêtre, mais que, de l’avis même du catéchisme officiel, ce n’est pas comparable à la violation du secret de la confession contrairement à ce qui a été insinué ici ou là. Le reste est une question d’appréciation personnelle, et chacun peut en débattre indéfiniment.

V.
 
images/icones/1f.gif  ( 631991 )C'est pourtant simple par Leopardi (2012-05-03 08:33:30) 
[en réponse à 631987]

Vous dites "Un exemple : pour l'IBP la nouvelle messe est légitime, il est donc tout à fait légitime qu'elle soit célébrée par l'IBP"

Pour reprendre l'exemple courant, ce serait comme dire : Taillevent reconnaît les Mac Do comme comestibles, donc il doit en servir dans son retaurant...

Il est cohérent de reconnaître la validité d'un rite et de refuser de le célébrer si on le considère inférieur au sien...
images/icones/neutre.gif  ( 632012 )D'où l'objection suivante dans mon post... par Antoine (2012-05-03 13:35:45) 
[en réponse à 631991]


Il est cohérent de reconnaître la validité d'un rite et de refuser de le célébrer si on le considère inférieur au sien...



Le problème c'est que celà est mis totalement sous silence quand on fait un accord uniquement pratique.. car Rome est loin de reconnaître que l'un des deux rite est supérieur à l'autre, et donc ne se souvient que de mon objection : si vous pensez vraiment que la nouvelle messe est légitime, prouvez le et célébrez la...

Personnellement je préfère les restaurants gastronimiques mais je vais de temps en temps au McDo sans que ça me pose de problème, alors que pour la nouvelle messe j'hésite beaucoup plus et je ne le fais qu'en cas de force majeure.
images/icones/nul.gif  ( 632009 )opposition qui n'a aucun sens en l'espèce par S A Benengeli (2012-05-03 12:59:50) 
[en réponse à 631987]

les statuts de l'IBP dans leur formulation ont été une formidable avancée dans le contexte pré motu proprio.
Nous avons encore progressé : que ces statuts soient un coin enfoncé dans la porte et un point d'encrage pour des "discussions constructives" sur le sujet du concile, tout le monde ne peut que s'en réjouir.


Un savant comme Mgr Nicola Bux a évité de dogmatiser, en l’emphatisant outre-mesure, l’herméneutique de la continuité (que les progressistes continuent tranquillement à ignorer), en disant de façon sobre qu’elle « a fourni un critère pour aborder la question et non pas pour la fermer » : serions-nous crédibles si nous voulions être (ou feindre d’être) plus « ratzingeriens » que Mgr Bux ?

images/icones/hein.gif  ( 632019 )Et qu'ont donc "lâché" les communautés ED ? par jejomau (2012-05-03 14:33:42) 
[en réponse à 631987]

je vous cite :

"Sans quoi la FSSPX subira les mêmes pressions incessantes de Rome et finira par lacher, comme l'ont fait toutes les autres communautés ED"



Lâcher quoi ? Ce serait interressant que vous alliez dans le concret pour le coup ...

images/icones/neutre.gif  ( 632022 )Exemple ... par Antoine (2012-05-03 14:59:36) 
[en réponse à 632019]

ici.
images/icones/neutre.gif  ( 632025 )A la source : par Antoine (2012-05-03 15:12:45) 
[en réponse à 632022]

Dom Gérard se confie dans une lettre du 9/03/2006 :

« Je regrette infiniment, écrivait Dom Gérard, que les deux concélébrations que j’ai consenties pour le bien de notre fondation d’Agen puissent créer un précédent dont on s’autoriserait à tort, non seulement pour en poursuivre et multiplier la pratique, mais aussi et surtout pour le reconnaître comme l’exercice d’un droit. »

On pourrait également citer le retournement de Mgr Riffan quand il est devenu supérieur.... Où l'abbé de Tanouarn sur la légitimité de la nouvelle messe...

Tant de concessions qui font fi des principes initiaux...
images/icones/1b.gif  ( 632029 )enfin si vous voulez mais par jejomau (2012-05-03 16:03:24) 
[en réponse à 632025]

le document que vous me citez date du 3 juillet 1999. Pour l'histoire, ce fut une toute petite minorité au sein de la FSSP (que vous citez) qui demanda la possibilité de célébrer dans les deux rites.

Il y eut alors la réponse que vous nous communiquez.

Enfin, Et dans l'ordre chronologique toujours il y eut un "retour aux sources" . C'est-à-dire que concernant le 2° point citée ici:

2. Deuxième question : Les Supérieurs, quel que soit leur niveau, des Instituts qui jouissent de l’indult leur permettant d’utiliser pour la célébration du saint Sacrifice de la messe l’édition de 1962 du Missel romain, peuvent-ils interdire l’usage du Missel romain postconciliaire aux prêtres appartenant à de tels Instituts lorsque ceux-ci célèbrent, fût-ce occasionnellement, pour rendre service à une communauté dans laquelle est utilisé le Missel romain actuellement en vigueur ?

Réponse : La réponse est négative, parce que l’usage de l’édition de 1962 du Missel romain consiste en un indult pour l’utilité des fidèles qui se sentent attachés au rite romain préconciliaire et que cet usage ne peut être imposé à des communautés qui célèbrent la sainte Eucharistie selon le Missel renouvelé par l’ordre du Concile Vatican II. Du reste, les Supérieurs de ces Instituts n’ont aucune autorité à l’égard de ces communautés



... la réponse est en fait devenue positive .

Donc pas de changements sinon la possibilité - je crois mais là je n'en suis pas sûr - de concélébrer le Jeudi Saint si l'on veut. Concélébration, qui soit dit en passant, va dans le droit fil de la Tradition dans ce cas précis..

Donc qu'a lâché la FSSP ? .. Rien .
images/icones/neutre.gif  ( 632031 )2003 puis 2006 puis <STRONG>2007</STRONG> puis 2012 par S A Benengeli (2012-05-03 16:09:01) 
[en réponse à 632025]

Tout cela est parfaitement logique et a évolué dans le bons sens jusqu'à présent. les exceptions sont bien restées des exceptions et la contamination se fait (hélas très très lentement !) dans le bon sens. La nouvelle messe (messe saint Pie V)attire malgré la résistance des évêques. Il manque une ou plusieurs messes dites par Benoît XVI.

Ces débats que vous ressuscitez ont bien perdu de leurs piquants, compte tenu de l'actualité !
images/icones/1f.gif  ( 632034 )Ce que l'IBP à "laché" par Henry (2012-05-03 17:15:46) 
[en réponse à 632022]

j'aimerai bien le savoir...

Cette fameuse note dit tout le contraire !
Si l'abbé de Tanouarn a ses positions, tout le monde sait qu'il est un peu "électron libre" (déjà à la Fraternité)et, est un cerveau parfois bien compliqué pour le commun des mortels (sans mauvais esprit de ma part).
L'abbé Laguérie, supérieur n'a jamais rien 'laché' et ses prêtres non plus... Ca se saurait !
Ceux qui ont "laché"... ont quitté l'Institut. Et à la Fraternité Saint PIe X aussi, il y a eu bien des départs !
Tout cela est bien triste pour ne pas en faire le compte publiquement..

Réjouissons-nous plutôt de tous ces bastions qui tiennent avec leur spécificité... Serrons-nous les coudes au lieu de guetter le premier "fléchissement" du voisin pour s'en réjouir, ou de le voir partout !

Chacun sa tactique !
(Pour Antoine... j'ai pas mal d'années, pas mal d'enfants, de petits enfants et bientôt des arrières ...et ne suis jamais allé à la Nouvelle Messe sciemment(sauf assistance décès - mariage... au fond de l'église) car je n'ai jamais accepté d'avoir ces cas de "forces majeures" !
Mais je ne veux juger personne, la vie est parfois bien difficile surtout pour les plus jeunes maintenant.

images/icones/neutre.gif  ( 632037 )une parole prophétique en 2004 par S A Benengeli (2012-05-03 18:05:31) 
[en réponse à 632034]

Le rôle de la FSSPX vu par un ancien membre du « Consilium ad exequendam constitutionem de sacra liturgia »


AR : Mais oui, il faut parler avec ces gens là. Ils ont parfois des vues fixistes et ne comprennent pas toujours que des aménagements étaient nécessaires, surtout pour les lectures de la messe ou le bréviaire. Mais il faut parler avec eux. On ne peut quand même pas écouter tout le monde, surtout les protestants, et ne pas inviter les gens de Mgr Lefebvre aux discussions. En revanche, eux aussi devraient prendre l’initiative d’aller voir ceux qui ont le sens de la tradition sans être toujours d’accord avec eux. Ils doivent faire l’effort de sortir de leur coquille. Il faut mettre les problèmes à plat honnêtement. (Courrier de Rome, Juin 2004)

interview du chanoine Rose