Le Forum Catholique
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( 631547 )
un réfugié Pakistanais veut faire interdire le coran en Espagne par jejomau (2012-04-28 11:29:46)
Imran Firasat, un réfugié pakistanais résidant en Espagne a lancé une pétition demandant l’interdiction du coran en Espagne. Le Comité constitutionnel du Congrès des députés examine désormais sa demande :
Quelques semaines auparavant, Imran avait soumis au Premier ministre, au Congrès des députés, au ministre des Affaires étrangères et au ministre de l’Intérieur un document dans le lequel il présentait les 10 points suivants au soutien de sa pétition :
1. Le coran n’est pas un livre sacré religieux mais un livre violent, débordant de haine et de discriminations.
2. Le coran est un livre horrible qui incite une communauté appelée « les musulmans » à s’engager dans le djihad, à tuer des innocents et à détruire la paix dans le monde.
3. Le coran est responsable de tous les actes terroristes commis ces dernières années dans lesquels des milliers de personnes ont perdu la vie.
4. Le coran est un livre infâme qui oblige les croyants à conquérir le monde entier et à imposer un pouvoir absolu coûte que coûte.
5. Le coran est un livre qui, en toute légalité, permet et encourage la violence et la haine, ce qui le rend incompatible avec le monde moderne, Espagne comprise.
6. Le coran est un livre qui établit des discriminations directes entre les personnes.
7. Le coran est un livre qui n’autorise ni liberté d’expression ni liberté de religion.
8. Le coran est un livre qui impose des souffrances et tortures aux femmes par ses prescriptions misogynes et injustes.
9. Le coran est un livre qui enseigne les divisions plutôt que l’unité : les croyants ne sont pas autorisés à créer des liens d’amitié avec les non musulmans, car le coran les considère comme des infidèles.
10. Le coran est une menace considérable pour la liberté de la société espagnole. C’est un livre qui prêche clairement le djihad, le meurtre, la haine, la discrimination et la vengeance. Pour ces raisons il ne peut en aucune façon être compatible avec le système espagnol. Ce livre est totalement contraire aux lois et à la Constitution de l’Espagne et il incite à la haine et à la violence dans notre pays
LIEN
Le premier point que je souligne en gras est très important car Imran fait une distinction entre la Bible dont certains passages peuvent être violents ( quelques passages dans l'Ancien Testament). Il insiste sur le fait que l'Islam est une idéologie plutôt qu'une religion... Il distingue donc bien une religion en tant que telle et une idéologie
Le deuxième point qu'il me semble important de mettre en exergue consiste dans le fait que les populations semblent de plus en plus prendre conscience d'un danger avec l'Islam ... Puisque cette requête a été acceptée pour être discutée. En d'autres temps, celà n'aurait pas été le cas.
Enfin, celà peut-il se produire en France ? Comment réagirait la CEF ? Va-t-on vers un raidissement des esprits du fait d'un manque de débats sur ce sujet et d'un profond irénisme sur ces questions ?

( 631552 )
Ce serait une première par Clayve (2012-04-28 13:15:16)
[en réponse à 631547]
en Europe... Puisse-t-il être entendu...! Hélas en France une telle initiative n'a aucune chance d'aboutir... laïcisme islamophile oblige...!

( 631566 )
Pourquoi, vous aimez les autodafés? par le torrentiel (2012-04-28 18:59:28)
[en réponse à 631552]
Christianisme islamophobe oblige!
On se croirait revenu au temps de l'Inquisition.
Vous vous caricaturez vous-même!
Au regret de devoir vous le dire un peu vertement
Le torrentiel

( 631592 )
“C’est la faute à Voltaire” par Vianney (2012-04-29 08:42:46)
[en réponse à 631566]
Pierre-Antoine Cousteau, le frère du célèbre commandant converti à l’islam, avait vanté pendant toute la guerre, dans le journal
Je suis partout, les mérites de la collaboration avec l’Allemagne nazie. Aussi, à la libération, faillit-il connaître le sort de Robert Brasillach et être exécuté pour “trahison intellectuelle”.
À l’époque, leur confrère Claude Roy, qui avait d’abord suivi la même voie, était exempté de toute poursuite parce qu’il s’était rallié au communisme en 1943... au point de refuser de signer la pétition demandant la grâce de Brasillach ! C’est pourtant le même écrivain qui, une dizaine d’années plus tard, évoquait la chanson de Gavroche dans les
Misérables pour se moquer de ceux qui attribuent une quelconque responsabilité aux écrivains :
Je suis tombé par terre
C’est la faute à Voltaire
Le nez dans le ruisseau
C’est la faute à Rousseau.
“La faute à Voltaire ? Mais bien sûr. Sans ironie” répondait Cousteau dans
Lectures françaises (n° 8, octobre 1957, “
Le droit au poteau”) :
Où serait la grandeur de ces écrivains – et de beaucoup d’autres – s’ils n’avaient exercé aucune influence sur leurs contemporains, s’ils n’avaient infléchi en rien le cours des événements ?
Païen (1) et “collabo” non repenti, Cousteau avait quelque raison d’appréhender la peine capitale, mais il avait néanmoins affronté cette perspective avec courage, trouvant au fond plutôt logique de partager le sort de ceux qui étaient morts sur le front de l’Est pour avoir accordé du crédit aux arguments qu’il avait développés dans
Je suis partout :
Lorsque j’étais condamné à mort, je n’avais nullement envie de mourir, mais je ne trouvais pas choquant du tout que les “autres” voulussent me supprimer. Je trouvais cela plutôt raisonnable. Je savais que je resterais, si je survivais, un adversaire irréductible.
On ne m’a pas fusillé.
Mais qu’au moins on ne me prive pas – sous prétexte que je suis écrivain – du droit d’être fusillé (éventuellement) comme tout le monde.
Je tiens énormément à ce droit-là. C’est le seul qui donne quelque lustre à ce métier de gribouilleur.
V.
(1) Et même, objectivement parlant,
apostat, puisqu’il était né dans une famille catholique...

( 631604 )
Je ne comprends pas trop ce que ça vient faire ici, par le torrentiel (2012-04-29 11:39:49)
[en réponse à 631592]
mais je suis tout à fait d'accord avec vous sur la responsabilité des écrivains, et je trouve assez pitoyable les manifestations de pleureuses qui plaignent le sort de brasillach.
Je crois que c'est gilles deleuze qui a dit qu'écrire, ce n'était pas sortir du rang des criminels, bien au contraire.
Ecrire, cela peut être un pousse-au-crime.
Telle est en effet la force du verbe; l'écrivain chrétien le sait, qui essaie de puiser son inspiration à la source; mais l'écrivain non chrétien doit le savoir aussi et ne pas s'enivrer des fulgurances de ses jaillissements sans accepter que la fulgurance foudroie et enflamme, et qu'il porte donc une responsabilité, si ses paroles ont allumé un incendie ou provoqué un élan.

( 631605 )
“Ecrire, cela peut être un pousse-au-crime” par Vianney (2012-04-29 12:17:43)
[en réponse à 631604]
Précisément, je suis d’avis, comme ce pakistanais en exil, que c’est le cas de Mahomet. Dieu l’a déjà jugé, c’est entendu, mais de là à n’imaginer aucun motif suffisant pour empêcher son œuvre néfaste de se répandre, il y a de la marge. Du reste, au sens strict du terme, un autodafé s’en prenait davantage aux écrits qu’à l’écrivain, et je trouve cela logique : comme chacun d’entre nous, l’écrivain ne vit qu’un temps, alors que son œuvre reste accessible longtemps après sa mort.
V.

( 631634 )
Mais vous ne pouvez pas effacer Mahomed de l'histoire par le torrentiel (2012-04-29 18:16:23)
[en réponse à 631605]
pas plus que Brasillach, puisque c'est votre point de comparaison, encore que la postérité de brasillach ne s'étende pas à un milliard et demie d'individus.
Donc, interdire le coran, comme, comparaison étant raison très déplacée, interdire qu'on lise "mein Kampf", c'est du déni de réalité historique, soit, je le maintiens, le comble de l'obscurantisme, et cela ne sert pas ceux qui prôneraient de telles mesures sous prétexte de salubrité.
Combattez l'islam en emportant la conviction des musulmans, mais ne leur faites pas subir cette vexation supplémentaire.
Que diriez-vous si un musulman parlait de la sorte du Nouveau testament, sous prétexte qu'il serait hétérodoxe à l'islam?
Si c'est à cela que vous ont servi vingt siècles de civilisation chrétienne, je vous plains, car vous n'êtes guère plus avancés que vos adversaires, que vous qualifiez de prosélites d'une "fausse religion".

( 631664 )
Je ne dis pas que c’est une mesure suffisante... par Vianney (2012-04-29 22:25:10)
[en réponse à 631634]
...pour vaincre l’islam, mais c’est une mesure nécessaire : c’est du reste seulement ainsi que nous serons crédibles à leurs yeux (car quoi que vous disiez, ils n’agissent pas autrement avec les chrétiens quand ils peuvent le faire sans danger pour eux).
N’imaginez surtout pas que des égards et des bonnes paroles suffiront. Saint Pie V est un très grand saint, mais les victoires qu’il a remportées sur l’islam ne doivent pratiquement rien à la prédication, encore moins à la discussion : elles furent le résultat des armées et des prières, au point que son adversaire Soliman le Magnifique s’écria un jour en entendant le récit des victoires miraculeuses obtenus par ces prières : “je crains plus les oraisons du pape que les armes de ses soldats”.
V. (obscurantiste qui croit aux miracles)

( 631679 )
Nous sommes deux à croire au miracle, par le torrentiel (2012-04-30 01:45:11)
[en réponse à 631664]
mais il y a, en effet, une manière obscurantiste de le désirer pour gagner, dans la perpétuation de la guerre sainte, et il y a une manière de souhaiter des prodiges pour voir la gloire de dieu descendre sur les autres, sans jalousie ni triomphalisme.
Je crois au miracle pour avoir des frères, non pour que tombent à mes pieds, prosternés devant mon dieu et un peu devant moi, des hommes vaincus.
L'esprit de Lépente a vécu.

( 631795 )
Il n’y a aucune fatalité par Vianney (2012-05-01 07:27:29)
[en réponse à 631679]
L’esprit de Lépante a vécu ? On pourrait le croire en effet quand on voit ceux qui s’affirment les successeurs de saint Pie V prendre le contre-pied de l’action de ce grand saint : Paul VI en rendant aux Turcs l’étendard de Lépante, Jean-Paul II en embrassant le Coran, Benoît XVI en blâmant les Suisses d’avoir interdit la construction de nouveaux minarets...
Mais vous savez, de son temps déjà, saint Pie V avait éprouvé les pires difficultés à convaincre quelques hommes d’État de l’aider temporairement à défendre la chrétienté contre l’envahisseur. Alors, la (prétendue) fatalité, ce n’est qu’une piètre excuse pour nous dissuader de marcher sur les traces des saints. C’est comme si vous affirmiez que l’esprit de martyre a vécu, alors que, si j’en crois le Père Mateo Crawley, les catholiques espagnols se sont montrés pendant la guerre civile encore plus édifiants que les premiers chrétiens à l’époque romaine : “16 000 prêtres, 12 évêques massacrés, 200 000 personnes tuées et pas un apostat, pas un seul, ni prêtre, ni religieuse, ni séminariste, ni novice, ni homme, ni petite fille !”
V.

( 631876 )
Etre martyre n'est pas aimer la guerre. par le torrentiel (2012-05-01 21:27:46)
[en réponse à 631795]
Ce n'est pas tuer, c'est se laisser tuer, nuance!
Et le pari évangélique est que le martyre rétablit le Justice beaucoup plus que l'épée.
Saint-Pie V a bien fait de son temps, mais ce temps est révolu.
Ce temps est révolu parce que le désordre mondial, la coalition des puissances, ce n'est pas l'esprit de croisade, c'est même exactement son contraire.
Si on voulait retrouver l'esprit de croisade, il faudrait dénoncer la coalition implicite que la chrétienté résiduelle fait avec la coalition des puissances, en vue de se protéger vainement.
On le voit en sirie. Mais surtou, la récupération des croisades par george bush a définitivement disqualifié cette collusion.

( 631596 )
Je ne comprends pas par Clayve (2012-04-29 09:19:46)
[en réponse à 631566]
votre attaque le torrentiel... !

( 631603 )
C'est pourtant simple par le torrentiel (2012-04-29 11:33:38)
[en réponse à 631596]
et surtout, ça n'a rien de personnel. Mais remontons la chaîne:
1. Un Pakistanais veut faire interdire le coran en espagne;
2. vous le soutenez;
3. donc j'émets l'hypothèse que vous aimez les autodafés comme ce pasteur américain qui fit brûler le Coran à la sortie de son église, dans un grand scandale médiatique;
4. en quoi j'exagère peut-être, car il est possible que vous vous contentiez d'une mise à l'Index;
5. mais qu'il s'agisse de l'Index ou de l'autodafé, c'est une pratique qui avait cours au temps de l'Inquisition;
6. d'où mon avertissement que vous vous caricaturez vous-même, non pas vous, Clayve, mais le traditionalisme catholique, parce que ce forum est lu et que des adversaires de la tradition auront tôt fait de conclure, votre soutien de la volonté du Pakistanais de faire interdire le coran en Espagne à l'appui, que le traditionalisme catholique, c'est une pensée médiévale, qui veut revenir à l'Inquisition, comme, à certains égards, l'islam sait se montrer médiéval, quand "le printemps arabe" naît d'un individu exaspéré qui ne se fait pas brûler vif comme sainte Jeanne d'Arc ou saint Laurent, mais se fait "torche vivante". Sans parler des supplices de mort par égorgement, qui sont encore monnaie courante parmi les djihadistes.
J'espère que je me suis mieux fait comprendre.
Le torrentiel

( 631608 )
Je comprends parfaitement par Clayve (2012-04-29 12:50:38)
[en réponse à 631603]
votre raisonnement mon cher torrentiel...
Les tradis seraient en quelque sorte les otages d'un dilemme: soit ils se montrent tolérants à l'égard d'écrits, comme le Coran et de ce fait en acceptent les préceptes, soit ils sont pour son interdiction, au risque d'être les tenants modernes de l'inquisition...
Dans les deux cas c'est le Coran qui triomphe... C'est exactement là ou veulent nous mener les laïcistes et les islamistes... Comme piège on ne fait pas mieux...!
Après le fascisme et le communisme au XXème siècle, l'Islamisme sera le fléau du XXIème siècle, contre lequel notre société occidentale ne veut hélas pas combattre...

( 631636 )
Tenir compte qu'un écrit existe n'est pas tolérer ses préceptes par le torrentiel (2012-04-29 18:54:01)
[en réponse à 631608]
Quant à votre pronostique qu'"après le fascisme et le communisme, l'islamisme sera le fléau du vingt et unième siècle", je pourrais y souscrire, sauf que, pour lutter contre l'islam, il est inutile de vexer les musulmans à longueur d'invectives politiciennes qui ne coûtent pas cher, et après se plaindre qu'ils sont vraiment trop violents; il faut d'abord se redresser, et ne pas montrer le spectacle d'un post-christianisme à la dérive, quin'a plus pour horizon historique immédiat que l'écroulement de ses bulles financières usuraires.
L'islamisme ne respecte pas l'usure. D'autre part, l'islamisme a une doctrine morale et une doctrine légale. En cela, il remplit un vide. Car, nous, chrétiens, nous avons un contenu de foi et une doctrine morale, mais notre doctrine légale est balbutiante. A peine osons-nous l'appeler "doctrine sociale", pour ne pas fâcher les "économiquement forts", ces financiers de l'aire territoriale et d'influence judéo-chrétienne dont les transactions continuent de dominer le marché mondial avec injustice et pillage.
Redressons cette injustice, et nous pourrons, non pas tenir la dragée haute, mais parler d'égal à égal avec les musulmans, qui ont l'atavisme de la "justice basique", eux qui sont nés de l'exploitation ou de la survivance de la délégitimation d'Ismael, considéré comme "un enfant naturel". Or l'islam ne trouve pas naturelles nos circonvolutions surnaturelles qui aboutissent à un ordre socio-ethno-économique injuste. On peut dénoncer ce raisonnement, mais il faut commencer par le comprendre et par en démêler le vrai du faux. Mais je reconnais qu'il est difficile de tenir la ligne de crête où on se fait le "compagnon de route" de la dénonciation de la situation d'oppression des arabo-musulmans, tout en ne devenant pas un "idiot utile" de l'islamisme politique à vocation hégémonique alter-suprématiste.
N'oublions pas que la première guerre du golfe, quarante-trois ans après la reconnaissance de l'Etat d'Israël en violation du "droit des peuples à disposer d'eux-mêmes" promus par ailleurs, a créé un traumatisme à l'origine du "choc des civilisations" et que les musulmans ne sont pas prêts à nous pardonner.
Ce disant, je ne me pose pas en adversaire de l'Etat d'Israël; j'énonce simplement que l'existence d'un etat d'origine plus théocratique qu'ethnique n'aurait pas dû résulter des manoeuvres du laïcisme sioniste.
Notre conscience s'aiguise au fil de nos rencontres. Né en 1973, j'ai mesuré immédiatement le dommage qui s'ensuivrait de la guerre du golfe. Mais un islamiste intelligent a su me rendre empathique à la souffrance de cette "nation".
Notez enfin que "le printemps arabe" a au moins un avantage pour nous, occidentaux: c'est que la ressaisie de ces peuples au sein de leurs précarrés limite l'atomisation communautariste de nos sociétés, où les représentants de cette oppression mondiale sont en nombre et où des crimes aussi odieux que ceux qu'a commis Mohamed Merah ne seraient pas restés des épiphénomènes à forte charge émotionnelle, si le printemps arabe n'avait un peu endigué le désespoir des terroristes salafistes ou des djihadistes.

( 631599 )
hormis les points 4 et 8 par blamont (2012-04-29 09:47:57)
[en réponse à 631547]
vous décrivez les reproches que d'aucun pourrait faire à un ouvrage politique à vocation ethno-spirituelle et qui tombera bientôt dans le domaine public.
Il s'agit de "Mon Combat".
D'ailleurs son auteur était copain comme cochon avec le grand Mufti de Jerusalem lequel fit lever trois divisons de SS musulmanes en Centre-Europe.
Et puis question Islam, l'Espagne a donné, durant longtemps.
le "Primate des Gônes" et ses collègues de la CEF devrait étudier l'Histoire et prendre conseil de ce converti avisé au lieu d'apprendre les prières coraniques pour sub-claquants.
Imagine-t-on un clerc apprendre les chants "wenn alle untreu werden so bleiben wir noch treu" ou le "Horst Wessel Lied" pour convertir un paien hitlérien à l'agonie?

( 631690 )
Tactiquement c'est crétin non ? par Lamy (2012-04-30 10:40:16)
[en réponse à 631547]
Il est à mon avis tactiquement crétin de se lancer dans une telle mesure.
Même si l'interdiction du coran ne me pose aucun problème de conscience bien entendu, il serait fort malvenu d'en venir là dans les temps que nous conaissons.
Si notre mère la Sainte Eglise avait pour elle la force et l'autorité sur un peuple de chrétiens unis, pourquoi pas ? Mais ce n'est apparemment pas la réalité.
Si l'on accepte qu'une autorité civile et laïque se permette d'interdire le coran, il ne faiut pas se faire d'illusion : la Bible sera dans le même colimateur, et les chefs d'accusation ne manquerons pas (homophobie, racisme ... que sais-je).
La différence c'est que là où les chrétiens se coucheront, avec le blanc-seing de leurs si tièdes évêques, les musulmans eux ne le feront pas et le coran circulera sous le manteau, certainement bien plus que la Bible.
Une interdiction de ce genre ne peut exister qu'en en temps de force, pas de faiblesse.

( 631758 )
la Bible a toujours circulé ... par Stephdi (2012-04-30 19:06:34)
[en réponse à 631690]
envers et contre tous, même les évêques, même le Roi, sans parler de Staline, et d'autres timoniers ...
la liste des martyrs, copistes, imprimeurs, colporteurs, acheteurs, diffuseurs, et simples lecteurs est infinie, mais la Bible circule toujours dans le monde entier.
au fait, y a t'il déjà eu, depuis l'imprimerie, des livres qui aient été efficacement et définitivement interdits et éradiqués volontairement ? je ne parle pas bien sûr de ceux qui sont tombés dans l'oubli faute d'intérêt et de lecteur !
bien cordialement
Stéphane

( 631815 )
Et si on demandait à Dieu d'interdire le Diable ? par Glycéra (2012-05-01 11:48:40)
[en réponse à 631547]
Si Dieu juge bon que cela soit...
Au lieu d'interdire le Diable, Il a envoyé Son Verbe... qui parle d'amour.
Pas besoin d'interdire le Diable, il s'interdit lui-même le terrain le plus important : le pays nommé Amour et Don.
Alors, les constitutions des hommes...
Les pharisiens ont essayé, c'est bien d'esayer si cela vous chante...
Mais cela ne focntionne pas...
Car Dieu est d'abord tout ce que nous ne savons pas être par nous même, et cela le Diable ne l'a toujours pas compris.
Dans le Diable, rien n'est bon.
Dans le Coran, il y a du bon.
Il n'est pas pour nous, et alors, est-ce une raison pour commander à Dieu ?
Si Dieu n'en avait pas voulu, le Coran n'existerait pas !

( 631891 )
Votre raisonnement est curieux ! par Jéhu (2012-05-01 22:45:37)
[en réponse à 631815]
Parce que Dieu permet, Dieu veut ?
Donc, Dieu a voulu le péché originel... Dieu veut les péchés innombrables que nous commettons. Dieu veut que certains le haïssent.
Dieu ne veut pas du Coran, enfin ! Un texte satanique (ce n'est pas un gros mot, c'est objectif) !
Comment pouvez-vous dire que dans le Coran, il y a de bonnes choses ? C'est vrai, certains versets, certaines sourates portent vers de belles et bonnes choses. Mais tant d'autres les contredisent, et par là les annihilent !
Rien sur la terre n'est complètement noir; même un possédé peut être charitable, ou gentil, parfois. Le démon, c'est le prince du royaume du gris ! Et le coran, c'est gris très foncé.

( 631909 )
Et le Diable est tout noir... par Glycéra (2012-05-02 10:28:49)
[en réponse à 631891]
Mais Dieu ne l'a-t-il pas voulu aussi ?
Et Jésus n'a-t-il pas subi déjà le martyre d'avoir Judas près de Lui, et de ne pas le voir se reprendre ?
" Il aurait peut-être mieux valu qu'il ne fut pas né"
Oui, si Dieu laisse, c'est que Dieu veut.
Dieu n'aime pas nous coller les fessées, Il laisse le Diable venir quand cela est utile !
Faire la distinction entre Dieu permet et Dieu veut est pour moi blasphème. Car cela voudrait dire que Dieu est contraint, donc non Tout-Puissant.
Il est Amour.
Il sait ce qu'Il fait, veut, permet... C'est tout Un en Lui.
Oui, même le Nouvel Ordo a son utilité.
Sans doute n'est-elle pas où les liturges yéyé la pensent.
Mais s'ils avaient cessé de penser avant de faire ces sottises... nous n’aurions pas le Forum pour le besoin d'en parler !
Voilà ce qui m'appert comme une logique d'évidence.
Plus j'y retourne, et plus je le pense.
Dieu nous sert toujours la meilleure soupe, à chaque instant.
A chaque homme, à chaque lieu et temps.
Glycéra

( 631953 )
Mais ca ne parait pas du tout catholique ! par Jéhu (2012-05-02 16:49:10)
[en réponse à 631909]
Vous dites que, pour vous, c'est un blasphème de faire la distinction entre:
d'une part ce que Dieu veut,
d'autre part ce que Dieu permet.
Mais ca n'a pas de sens, pardonnez-moi !
Vous soutenez donc, comme je le disais dans mon précédent message, que Dieu a voulu qu'Adam et Eve (ou Eve et Adam) commettent le premier péché ! Puisqu'il l'a permis!
Vous soutenez aussi que par exemple, lorsque Jésus tente tout pour sauver Judas, il veut dans le même temps qu'il le trahisse ? Schizophrénie divine pour le moins absurde ! Pourquoi cherche-t-il à le retenir de pécher par de si nombreuses déclarations de son amour, et même, jusqu'au dernier moment, à la Cène, en lui lavant les pieds, en lui prouvant qu'Il sait qu'il va le trahir, pourquoi sinon pour le faire revenir à lui ?
Jésus sait, car il est Dieu, que Judas va le trahir, et qu'Il va mourir. C'est bien pour cela que l'agonie au jardin des Oliviers sera si dure, au point de le faire transpirer de sang, à cause de nos péchés.
Est-ce pour autant que Dieu veut la trahison de Judas? Il veut mourir pour nous et nos péchés, mais il ne veut pas que cela passe par la damnation du pécheur ! Pour un Dieu d'amour, ce serait plutôt mal barré, non ?
Oui, même le Nouvel Ordo a son utilité.
Sans doute n'est-elle pas où les liturges yéyé la pensent.
Mais s'ils avaient cessé de penser avant de faire ces sottises... nous n’aurions pas le Forum pour le besoin d'en parler !
C'est tout simplement le principe résumée dans la formule: Dieu
permet un mal pour un plus grand bien.
En l’occurrence, ce n'est pas exactement ca, puisque la création du FC n'est pas directement liée au NOM, que le FC aurait pu être créé malgré tout. Le plus grand bien, c'est que nous assisterons (et assistons) à une revivification de l'Eglise, et, par exemple parmi les "tradis", nous n'avons pas de prêtres qui célèbrent la messe en dix minutes (cf. un post d'un autre liseur).
Dieu a permis l'effondrement temporel de l'Eglise de ces 50 dernières années. Il ne l'a pas voulu !
La crise post-conciliaire -période qui aurait dû être au contraire le redressement de la crise ante-conciliaire- n'était pas une fatalité, ni un souhait de Dieu.
Je ne sais pas comment vous démontrer imparablement là où vous vous trompez dans votre raisonnement, comment vous montrer que :
- permettre ne signifie pas vouloir (vous permettez à vos enfants de fumer -dans le sens où vous leur permettez d'être avec des amis sans être sur leur dos- mais vous ne le voulez pas forcement. Vous leur laissez une part de liberté)
- et que permettre ne signifie pas être contraint (vous permettez à vos enfants de se coucher un peu plus tard, vous n'y êtes pas contrainte).
Je crois en revanche vous avoir montré l'incohérence de votre raisonnement, et même l'aspect choquant de votre pensée : Dieu peut vouloir que je pèche, pour un bien ultérieur. Non. Ce n'est pas catholique, je ne crois pas en un Dieu qui, même pour mon bien, voudrait que je fasse le mal. Je crois en Dieu, Bien souverain.

( 631957 )
Les hommes font la différence par Glycéra (2012-05-02 17:26:26)
[en réponse à 631953]
... entre vouloir et permettre...
Pour moi, Dieu ne la fait pas.
La distinction ne vient-elle pas de ce péché originel qui veut savoir ?
Jésus a-t-il permis qu'on le torture ?
N'a-t-il pas voulu être torturé ?
C'est tout un.
Il savait son heure et la désirait.
Marie lui avait appris les Ecritures, Jésus savait, Il voulait que cela s'accomplit. Il permettait tout, car Il voulait la Rédemption.
En Dieu, immuable, y a-t-il séparation entre vouloir et permission ?
Permission n'est pas un laisser-faire.
Dieu ne laisse jamais les hommes seuls.
Voilà pourquoi si Dieu voit, et si Dieu n'empêche pas, c'est qu'Il veut que cela se fasse. S'il intervient c'est qu'Il veut autrement, qu'il ne permet pas ce que les hommes ont préparé de faire. Pafois Il répare ce qui a été fait : comme l'oreille recollée sur le soldat du mont des Oliviers, quand il a permis que ce têtu de St Pierre fasse des siennes. Sans doute, Il a voulu le reniement aussi pour enfin pénétrer le coeur de Pierre.
Dieu ne veut pas le mal.
Il veut la liberté de l'homme.
Dans sa sagesse, n'est-ce pas pareil ?
Avec mes bonnes salutations
Glycéra