Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=631059
images/icones/attention.gif  ( 631059 ) Pourquoi un catholique ne pouvait que s'abstenir de voter par Babakoto (2012-04-24 15:39:46) 

Ceux qui ont apporté leur vote à un candidat dont le programme comporte des éléments caractérisés de désordre moral ne peuvent pas invoquer l'obligation de choisir puisqu'ils avaient la possibilité de s'abstenir comme il est très bien expliqué

ici sur la théorie du moindre mal :



L’adage "entre deux maux, il faut choisir le moindre", est communément reçu, mais il donne lieu aux interprétations les plus erronées. Le principe du moindre mal a été évoqué par Pie XII, dans un discours aux juristes catholiques italiens (6 décembre 1953) ; il a été repris et surtout explicité par Paul VI dans Humanae Vitae (14) puis par Jean-Paul II dans Veritatis Splendor (80) :

"En vérité, s’il est parfois licite de tolérer un moindre mal afin d’éviter un mal plus grand ou de promouvoir un bien plus grand, il n’est pas permis, même pour de très graves raisons, de faire le mal afin qu’il en résulte un bien (Rm, 3-8), c’est-à-dire de prendre comme objet d’un acte positif de volonté ce qui est intrinsèquement un désordre et, par conséquent, une chose indigne de la personne humaine, même avec l’intention de sauvegarder ou de promouvoir des biens individuels, familiaux ou sociaux".

Ce texte est précis ; il faut différencier le fait de tolérer un moindre mal (commis par autrui) et le fait de l’accomplir soi-même.

Nous avons défini les conditions de licité de la tolérance, mais il est clair qu’accomplir soi même un mal, fut-il moindre, n’est jamais permis. Il n’est même jamais permis de pécher soi-même, même véniellement, pour empêcher un péché mortel d’autrui. Ce que saint Thomas justifie en disant : "L’homme doit s’aimer soi-même de charité plus que son prochain".

Le principe du moindre mal n’est pas applicable dans le cas dit de perplexité, c’est-à-dire lorsqu’un homme s’estime contraint de choisir pour lui-même entre deux fautes. Le principe est alors : entre deux maux, il ne faut en choisir aucun. Les moralistes ont d’ailleurs tendance à penser que le cas de perplexité semble ne pas exister car il reste, en général, une troisième solution, celle de l’abstention. Prenons l’exemple de la contraception. La non application du principe du moindre mal a été clairement exposée par Paul VI : "On ne peut invoquer comme raisons valables, pour justifier des actes conjugaux rendus intentionnellement inféconds, le moindre mal ou le fait que ces actes constitueraient un tout avec les actes féconds qui ont précédé ou qui suivront et dont ils partageraient l’unique et identique bonté morale (...). C’est une erreur de penser qu’un acte conjugal rendu volontairement infécond et, par conséquent, intrinsèquement déshonnête puisse être rendu honnête par l’ensemble d’une vie conjugale". Je ne parle pas ici de l’argumentation selon laquelle la contraception se justifierait comme un moindre mal capable de réduire le nombre des avortements. Cet argument est mauvais, non seulement parce qu’il serait une mauvaise application du principe du moindre mal, mais parce qu’il est faux. L’exemple de l’emploi du préservatif en cas de sida est tout aussi significatif. Sur le plan médical, le conseil laisse perplexe et il y a une indéniable tromperie à laisser croire à l’efficacité du procédé. Sur le plan moral, l’acte de conseiller le préservatif, publiquement et de façon générale, au titre du moindre mal, comporte une erreur de logique : il n’y a pas d’alternative, puisqu’il demeure une troisième voie, qui est l’abstention. C’est une coopération formelle au mal, le conseil n’est pas admissible [3]. Est voisin du moindre mal, le cas où un parlementaire voterait en faveur d’une loi restrictive sur l’avortement, mais qui ne l’abolit pas pour autant. Jean-Paul II justifie cette attitude dans Evangelium Vitae (73). En conclusion sur le moindre mal, retenons cette remarque d’un article de l’Osservatore romano : "Cette théorie, du moins dans son expression la plus fréquente, est très discutable, et surtout elle ne permet pas de construire une bonne argumentation".





images/icones/neutre.gif  ( 631060 )A lire en vue de présever le Bien commun par Ubique Fidelis (2012-04-24 15:42:50) 
[en réponse à 631059]


images/icones/neutre.gif  ( 631062 )Lien par Ubique Fidelis (2012-04-24 15:43:08) 
[en réponse à 631060]


images/icones/neutre.gif  ( 631063 )[réponse] par Ubique Fidelis (2012-04-24 15:43:45) 
[en réponse à 631062]

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2012/04/trois-pr%C3%AAtres-donnent-leur-%C3%A9clairage-sur-le-second-tour.html
images/icones/neutre.gif  ( 631071 )[réponse] par Ubique Fidelis (2012-04-24 16:03:36) 
[en réponse à 631063]

XA pourriez-vous je vous prie retirer ces message qui font double emploi avec un message posté par Etienne.
images/icones/hein.gif  ( 631080 )les éditions "Bayard" = l'anti-France ? par jejomau (2012-04-24 16:35:31) 
[en réponse à 631059]

On peut se poser légitimement se poser la question.

En plein second tour des élections surviennent deux faits curieux où l'on constate onjectivement que leurs sites soutiennent l'Islam de façon appuyée.

- Hier Riposte catholique s'en fait l'écho en remarquant qu'un dépliant publié par les éditions Bayard, dans la série « fiches croire », en partenariat avec le Secrétariat pour les relations avec l’islam de la Conférence des évêques de France est disponible aux présentoirs des portes de nos églises depuis le mois de février, et intitulé « Faut-il avoir peur de l’islam

- Aujoud'hui, "La Croix publie un article littéralement sidérant de la courroie de transmission marxiste "Amnesty International" qui prétend que les musulmans sont persécutés !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!.. En France bien sûr !

A ne pas y croire !

Ce serait un appel du pied de la part de ces chrétiens de gauche à vouloir appeler à voter Hollande qu'on ne se prendrait pas autrement puisqu'il est LE candidat qui soutient le droit de vote aux étrangers et dont plus de 700 mosquées ont appelé également à soutenir... Difficile évidemment de rappeler aux chrétiens qu'il soutient l'euthanasie formellement condamné par l'Eglise...

Catholiques : et si on les "Boutait" en dehors dans 15 jours !?
images/icones/1v.gif  ( 631083 )Le syndrôme de l'Agneau pascal par Sénéchal (2012-04-24 16:47:13) 
[en réponse à 631059]

images/icones/1a.gif  ( 631084 )d'autres "moutons" qui savent pertinnement par jejomau (2012-04-24 16:56:19) 
[en réponse à 631083]

pour qui ils vont voter car ils sont très mobilisés, eux :




images/icones/sacrecoeur.gif  ( 631090 )Nous sommes les brebis mais il n'y a qu'un seul bon Pasteur par Sénéchal (2012-04-24 17:12:19) 
[en réponse à 631084]

Ego sum Pastor bonus,
et cognosco oves meas,
et cognoscunt me meae.
images/icones/3f.gif  ( 631097 )Si Hollande passe par Jean-Paul PARFU (2012-04-24 17:42:52) 
[en réponse à 631090]

plus de St Nicolas du Chardonnet et plus d'écoles hors contrat !

Ce sera le délire xénophile, homosexualiste et islamiste pendant 5 ans !
images/icones/1g.gif  ( 631098 )Les T80 par Adso (2012-04-24 17:47:33) 
[en réponse à 631097]

encerclent déjà St Nicolas...
Merci de ne pas grossir inutilement le trait !
images/icones/1e.gif  ( 631170 )les T80 encerclent-ils? par blamont (2012-04-25 10:19:59) 
[en réponse à 631098]

il y aurait-il un congrès d'obèses au centre mutualiste à côté?

Remarque: les chars T80 à Paris, cela permettrait de faire le ménage.
Avec le drapeau tricolore de la Russie.
Comme en 1814.
images/icones/hein.gif  ( 631207 )Vous vous contredisez vous-même par BdM (2012-04-25 14:50:18) 
[en réponse à 631059]

Vous vous contredisez vous-même (enfin, si j'ai bien compris).

En effet le texte que vous invoquez prend bien soin de:

différencier le fait de tolérer un moindre mal (commis par autrui) et le fait de l’accomplir soi-même.


Or, précisément, s'agissant d'un vote, le "mal" éventuel est, justement, celui "commis par autrui" (le candidat éventuellement elu).

L'acte que pose l'électeur n'est pas le moindre mal. Le moindre mal, en l'espèce, serait plutôt un effet (possible et toléré) du vote et non pas l'objet même de l'acte de voter posé par l'électeur.

images/icones/fleche3.gif  ( 631241 )Voter c'est donner le pouvoir par Babakoto (2012-04-25 17:20:48) 
[en réponse à 631207]

Je partais du principe implicite que voter, c'est donner le pouvoir à quelqu'un puisque nous sommes dans un régime (soi-disant) démocratique.

Dans notre société, toute la légitimité de celui qui dirige l'état vient de ce qu'il est élu. La responsabilité de l'électeur est écrasante puisqu'il est considéré comme la source même du pouvoir.

Quand quelqu'un affirme qu'il va procurer à ceux qui le souhaitent les les moyens nécessaires à l'avortement et qu'il se sent légitimer à le faire parce qu'il estime que cela correspond à la volonté générale manifestée par votre vote, je trouve que l'effet est assez direct. C'est comme s'il avait reçu un ordre. D'ailleurs on pourrait lui reprocher de ne pas accomplir son programme.

Mais voyez le débat sur le fil précédent avec Réginald, il semblerait que mon point de vue soit "exotique" (comme d'hab...) puisqu'il s'agirait d'une coopération matérielle éloignée.
images/icones/neutre.gif  ( 631253 )Ne pas voter... par l'Hermitte (2012-04-25 18:22:54) 
[en réponse à 631241]

...c'est aussi ne pas se donner les moyens d'éviter le pire.
Objectivement, si vous ne votez pas, vous favorisez factuellement le pire des candidats et, sous couvert de bonne conscience, vous participez de fait à son élection.

Vous ne pouvez pas être certain que l'autre candidat suivra pendant 5 ans la ligne "moins mauvaise" qu'il annonce, mais en tout cas, avec les données dont vous disposez aujourd'hui il est le pis-aller qu'il faut favoriser.

Vous ne savez pas de quoi demain sera fait et comment la Providence fera évoluer la situation d'ici 5 ans. Nous donnera-t-Elle un coup de pouce miraculeux ? Nous laissera-t-Elle nous enfoncer davantage ? On n'en sait rien. Dieu nous demande d'agir aujourd'hui avec les données objectives d'aujourd'hui. Il ne nous appartient pas de dire "Oh mais je suis sûr que finalement ceci ou cela etc." Non. On ne sait pas de quoi demain ou même tout à l'heure sera fait.

Alors le 6 mai, un catholique sera tenu (je le pense) d'agir pour le mieux.
images/icones/fleche3.gif  ( 631322 )Est-ce mal de voter pour un avorteur par Babakoto (2012-04-26 10:39:24) 
[en réponse à 631253]

C'est la question fondamentale. Si oui, alors le principe du moindre mal ne s'applique pas puisqu'on ne peut commettre un mal, fut-il pour un bien. Si donner le pouvoir à un avorteur est mal, vous ne pouvez pas voter pour lui même s'il est moins pire que l'autre.

Mais il semble que voter soit neutre (coopération matérielle éloignée), et dans ce cas, vous avez raison.
images/icones/neutre.gif  ( 631352 )Dans la pesée du devoir électoral, Sarkozy aussi par le torrentiel (2012-04-26 15:57:01) 
[en réponse à 631322]

est un "avorteur par coopération matérielle "éloignée", ce qui n'est objectivement pas le cas de Hollande, qui veut rembourser à 100 % l'ensemble des IVG.


Pour rapel, on dit souvent que la loi Veil est la loi Giscard-chirac-Veil; mais Jacques chirac n'a pas porté cette loi, il ne l'a pas approuvée, sa responsabilité a été de ne pas s'y opposer, alors que VGE ou simonne Veil l'ont clairement assumée.


De même, si la loi Veil s'était effectivement limitée à être la "dépénalisation" d'un fait qu'on ne pouvait objectivement pas arrêter, cela aurait pu passer encore; le problème, c'est que les logiques de dépénalisation vont pratiquement toujours jusqu'à l'autorisation, voire ne sont qu'une phase dialectique devant mener à celle-ci.


En ce sens, christine boutin a été lucide en montrant que le PACS (proposé en son temps par Jean-Pierre Michel et approuvé par Roseline bachelot, conservée au gouvernement par Sarkozy, à la différence de la première) était une transition vers le mariage homosexuel.


Ma question d'"idiot utile" (ou inutile) est la suivante: y a-t-il nécessité à ce que la dépénalisation soit un passage obligé vers l'autorisation? Y a-t-il fatalité à ce que la dépénalisation ne soit pas simplement ce qu'elle dit être, et soit le moment dialectique d'une volonté d'aller plus loin?


Il est clair à cet égard que le droit des étrangers à voter aux élections municipales est le préliminaire à ce qu'ils puissent voter aux élections nationales.


Pour moi, la souveraineté ne serait entamée par cette mesure que s'ils décidaient aussi de la guerre et de la paix de la nation. En-deçà, il ne me paraît pas scandaleux que des gens qui paient des impôts puissent s'exprimer en qualité d'hôtes sur ce que fera la communauté qui les reçoit, quitte à ce que leur voix compte un peu moins que celle des citoyens français, à qui seuls la loi garantit l'égalité.

Beaucoup de réflexions pour un seul poste, mais qui ne se veulent pas idéologiques!


A lire certaines réactions des liseurs de ce forum, on se demande :

1. si l'électorat catholique ne devrait pas être inféodé au FN;

2. s'ils ont une conception réaliste du bien commun;

3. si, comme le faisait judicieusement remarquer un commentateur du métablog prénommé denis, le respect de la vie ne devait avoir cours qu'à ses deux bornes, le début et la fin, n'importe ce qu'en deviendrait le milieu: vous pouvez vivre misérables, pourvu que vous viviez.

4. si, dès lors, brandir le "respect de la vie" n'est pas une simple affaire de milieu... sociologique, qui condamne en principe les filles-mères et les souffreteux qui ne se résignent pas à mourir douloureusement, n'importe l'entre-deux, parce que la moyenne des gens qui composent ce milieu est peu concernée et a peu côtoyé la misère.


Cela posé, on a raison de souligner, comme le fait M. daoudal, la perversion des mots qui va jusqu'à faire de l'euthanasie la nouvelle "bonne mort", expression fort employée au Moyen age.


Mais on doit également rappeler, me semble-t-il, que la plupart des "oeuvres de Miséricorde" des religieux catholiques se consacraient jusqu'ici à soulager "le milieu de la vie", autrement dit à rendre la vie supportable: c'était le cas des hôpitaux et des orphelinats.


Que fait-on aujourd'hui, qui aille dans ce sens?


Les frères de la Sainte-croix de riaumont avouent eux-mêmes qu'éducateurs de rue à l'origine, ils se consacrent essentiellement désormais à sauver des enfants perdus des familles traditionnelles.


Y a-t-il un militantisme catholique pour promouvoir l'adoption des nationaux, non pour faire chorus avec "la priorité nationale" de Madame le Pen, mais parce que ses enfants sont pour la plupart inadoptables et parce qu'adoptés, ils ont une couleur de peau qui fait qu'on ne voit pas que ce ne sont pas les enfants des familles qui les adoptent?


Bref, en dehors de dénoncer la décomposition de la famille, que fait-on pour l'éviter? Quelles actions charitables l'Eglise catholique, à commencer par sa base traditionnelle, très en pointe dans cette déploration légitime, mène-t-elle en direction de ces familles, si ce n'est d'aider les enfants à naître (et après, "va comme je te pousse!"? Quelles paroles charitables a-t-on en direction des "familles recomposées"?


Thérèse7 1 2 3 (qu'elle me pardonne si j'écorche son pseudonyme) disait hier à juste titre que le catéchisme d'antan n'était plus enseignable tel quel aux enfants du XVIIIème arrondissement de Paris, en négatif parce qu'ils étaient déculturés, en positif parce qu'ils posaient très précocement les questions apologétiques.


Promouvoir le bien commun de manière réaliste, c'est prendre en compte cette nouvelle donne, plutôt que de se complaire à répéter inlassablement les mêmes antiennes et à les ressasser un nombre incalculable de fois par jour.

Cordialement

Le torrentiel
images/icones/1n.gif  ( 631367 )le torrentiel les deux dans le même sac par blamont (2012-04-26 19:50:55) 
[en réponse à 631352]

le candidat sortant:
remboursement de l’avortement sur la base de 70-80% de la base de remboursement de la CPAM.Système en vigueur.
Flamby: 100% de la base de remboursement.

Différence: le ticket modérateur. Que dale.
parfaite communion de pensée et d'action sur ce sujet de leur part.
le candidat sortant avait cinq ans pour modifier le système; au contraire, il l’aggrava y compris en augmentant le tarif de référence.
Aucune différence de fond et de forme.
les deux y sont favorables et le font payer à chaque Français.
On rappellera que M.Sarkosy a contraint tous les salariés assurés par un régime de mutuelle article 83 à cotiser pour la prise en charge de l'avortement et qu'il a joué sur la taxe à 7% la-dessus.
Encore une duperie, une quenelle de calibre 150 à s'enfourner, dirait Dieudonné!

le ratocinage bien pensant tourne à l'argutie de contorsionniste pour justifier le fait de choisir l'enfumeur en place.
Cyniquement:
Comme pour l'euthanasie: s'ils veulent s'entretuer, quel problème pour nous?
Sachant que les comptes des régimes de santé fondés sur la solidarité et en faillite mènent directement à l'euthanasie.
Le programme T4 hitlérien risque de fait de revenir sur scène par d'autres moyens et appellation et autres justificatifs quoique...
images/icones/iphone.jpg  ( 631370 )Mon cher vous oubliez le travail du dimanche par Anton (2012-04-26 20:08:30) 
[en réponse à 631367]

Mesure anti chrétienne par excellence faisant du dimanche de pâques un jour ordinaire
images/icones/1d.gif  ( 631381 )C'est votre droit d'être bleu marine par Paxtecum (2012-04-27 00:19:34) 
[en réponse à 631367]

grand teint! Mais pour cela vous n'avez pas besoin de vous focaliser sur assurance et mutuelle qui pour le coup reste, en dehors des principes je vous l'accorde, un détail au milieu de toutes les questions auxquelles un président de la République doit répondre dans le monde et la France telle qu'ils sont.

J'ai l'impression qu'avec les propos que vous employez vous êtes contre tout et tous, du moins contre tout ceux qui mettent les mains de le cambouis, vous savez Coluche à force de laver plus blanc...

Il y a des jours où je me sens Parabellum.

Finalement la politique engendrera toujours des passions, même pour moi.

Avec l'âge et la prière on devient pourtant plus zen.

Là pas besoin d'excitation, il va y avoir un nouveau président.

La question qui se pose à chacun est lequel des deux candidats est le moins mauvais pour moi, moralement, spirituellement et économiquement c'est aussi simple, mon rôle modeste consiste à contribuer au choix du moins mauvais, puisque de toutes façons l'un des deux sera élu.

Je précise que sur le fonds ils ne sont pas équivalents, un minimum de discernement le fait voir. Aller au delà concerne le comptoir politique.
images/icones/ancre2.gif  ( 631372 )S'abstenir, c'est déjà choisir. par Paterculus (2012-04-26 20:20:28) 
[en réponse à 631253]

Je vous suis tout à fait, cher l'Hermitte : celui qui s'abstient accepte par avance le choix des autres, donc le choix du pire si c'est celui qui sort des urnes.

Votre dévoué Paterculus
images/icones/ancre2.gif  ( 631371 )Bien vu ! par Paterculus (2012-04-26 20:16:46) 
[en réponse à 631207]

Ce que condamne Paul VI, c'est très précisément le fait de pratiquer la contraception : il rejette l'argument du moindre mal qui prétendait que quand des époux ne veulent pas avoir d'enfant pour des raisons valables, ils pourraient recourir à la contraception si l'union sexuelle est indispensable à l'entretien de leur amour. Cet argumentation n'est pas acceptable parce que la contraception vide l'union sexuelle de son sens : comment, en effet, pourrait-on dire "Je t'aime, mais les enfants qui pourraient venir de toi et te ressembler, je n'en veux pas" ? L'Eglise dans sa sagesse n'a jamais séparé la sexualité de l'ouverture à la procréation, c'est ce que veut souligner Paul VI.

Il s'agit donc de quelque chose de complètement différent de l'abstention, qui consiste à laisser se faire le plus grand mal. Elle ne peut se justifier que si les deux candidats sont aussi mauvais l'un que l'autre et présentent des dangers équivalents.

Votre dévoué Paterculus