LES CATHOLIQUES ET LE SECOND TOUR
Les signataires de ce texte, officiellement intitulé
« Présidentielle : réflexions autour des exigences du Bien Commun »,
sont :
• L'abbé Denis Coiffet, co-fondateur de la Fraternité sacerdotale
Saint-Pierre (FSSP) ; ancien supérieur général du district de France
de la FSSP ; aumônier général de Notre-Dame de Chrétienté, association
organisatrice du pèlerinage de Pentecôte de Notre-Dame de Paris à
Notre-Dame de Chartres
• L'abbé Vincent Ribeton, actuel supérieur général du district de
France de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre (FSSP)
• L'abbé Guillaume de Tanoüarn, responsable du Centre Saint-Paul à Paris
Communiqué du 24 avril 2012
Présidentielle : réflexions autour des exigences du Bien Commun
« Il ne faut pas oublier que, lorsque les Eglises et les communautés
ecclésiales interviennent dans le débat public, en exprimant des
réserves ou en rappelant certains principes […] Ces interventions ne
visent qu’à éclairer les consciences, en les rendant capables d’agir
de manière libre et responsable, conformément aux exigences de la
Justice, même si cela peut entrer en conflit avec des situations de
pouvoir et d’intérêt personnel. »
Benoît XVI. 30 mars 2006
Les présentes réflexions ne visent en aucun cas à imposer pour qui
voter ou à donner des consignes de vote, mais plutôt à considérer le
Bien Commun pour notre pays.
Il est nécessaire d’établir ce qu’un catholique doit connaître et
savoir pour mieux le défendre dans sa pratique. Il est clair qu’il
doit refuser toute forme de collectivisme marxiste, qu’il soit radical
ou présenté de manière édulcorée. Si ce point est évident pour tout
catholique conséquent, il faut également souligner que, dans les
circonstances présentes, les programmes des candidats qui demeurent en
lice en vue de l’élection présidentielle sont à examiner attentivement
d’après les exigences du Bien Commun et de la loi naturelle. Or, de
manière patente, l’un des programmes proposés, porté par le candidat
socialiste, démontre une volonté évidente de rupture avec les éléments
premiers du Droit Naturel ; les conséquences de l’application d’un tel
programme seraient dramatiques pour la vie quotidienne comme pour
l’avenir des Français.
• Le respect de la vie, déjà fort malmené, va totalement disparaître :
avortement et euthanasie, manipulations et expériences diverses sur
l’embryon : non seulement leur autorisation sera plus largement
étendue, mais il est clair que tout sera fait par voie d’autorité pour
formater les consciences dans la « culture de mort ».
• De même pour la famille : le programme socialiste établit clairement
la fin de la famille naturelle par l’acceptation de l’union
homosexuelle et l’adoption des enfants par les tenants de ce genre
d’union ; sans oublier le projet de scolarisation obligatoire des
enfants dès l’âge de 3 ans, manifestant implicitement la volonté de
réduire et faire disparaître peu à peu la responsabilité essentielle
des parents vis-à-vis de leurs enfants. Dans la même ligne, les
parents seront impuissants pour contrer « l’éducation sexuelle »
imposée à leurs petits.
• Quant à l’école, seront tués dans l’œuf tous les efforts consentis
ces dernières années pour proposer aux familles des écoles dignes de
ce nom : les écoles hors contrat peuvent légitimement s’inquiéter de
leur avenir. Elles seront sinon interdites, du moins asphyxiées
financièrement par le retrait des avantages fiscaux pour leurs
bienfaiteurs.
Ces points essentiels ne peuvent être soumis à un quelconque
marchandage, car ils sont l’expression même de la Loi Naturelle dont
dépend le Bien Commun de la société.
A travers le vote, chacun doit exprimer dans la liberté sa
responsabilité. Mais cette liberté n’est véritable que dans le respect
des points soulignés ci-dessus, car ils engagent l’avenir de notre
patrie comme de chacun de nous.
Abbé Denis Coiffet
Abbé Vincent Ribeton
Abbé Guillaume de Tanoüarn