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Il est plus que temps d'étudier les méthodes appropriées. par Diafoirus (2012-04-16 08:57:48)
L’homme n'est pas seulement un animal social, il est aussi, il est d'abord un animal politique. C'est-à-dire qu'il est capable d'aménager et de modifier la structure sociale dans laquelle il vit, et cela en fonction de la conception qu'il a de lui-même. C'est dans sa nature et c'est sa liberté.
Mais la politique, pour reprendre un mot célèbre, est l'art du possible. Autant dire une action adaptée, en fonction d'une situation et d'un temps donnés, à un objectif précisément défini. Une action politique chrétienne peut donc se définir comme l'art - à un moment donné de l'histoire et compte tenu des circonstances, des obstacles et des oppositions éventuels - de faire passer l'Evangile dans les mœurs et les structures sociales et culturelles, en s'appuyant sur «cette révélation première» que Dieu a gravée au cœur de l'homme et dans sa création qui n'est autre que l'ordre naturel des choses. Car ce que nous appelons aujourd'hui la «doctrine sociale de l'Eglise» n'est pas une idéologie qu'il faudrait plaquer sur la réalité politique humaine ; elle est l'énoncé a posteriori de l'ordre humain voulu par Dieu, complété, transcendé, sauvé par la venue du Christ en ce monde.
IL EST PLUS QUE TEMPS D'ÉTUDIER LES MÉTHODES APPROPRIÉES
Les obstacles et les oppositions faites à la nouvelle évangélisation nous sont bien connus : la culture de mort et la chosification de l'homme, le relativisme philosophique, le matérialisme et l'hédonisme triomphants. Quelque chose comme une allégeance de notre temps au Prince de ce monde.
L'ensemble des catholiques français en sont bien conscients, et le tissu associatif qu'ils constituent, doublé de la qualité des périodiques édités, auxquels s'ajoutent nombre d'universités, colloques, sessions, cycles, conférences et autres clubs, sont là pour témoigner que le diagnostic comme le catalogue sont bien faits des maux dont nous souffrons.
Bien faite aussi la description et l'explicitation dans les principes des objectifs que nous poursuivons tous : une restauration chrétienne de notre patrie, cette nouvelle évangélisation à laquelle nous invite avec tant d'insistance les souverains pontifes.
Ce qui en revanche n'est pratiquement pas envisagé, ce sont les moyens spécifiques de l'action, le passage de la théorie à la pratique, le comment faire concrètement pour être efficace, sans faire le jeu de l'adversaire, s'épuiser dans des entreprises inefficaces et sans blesser encore davantage un corps social déjà considérablement déchiré par la subversion. Une sérieuse éducation et formation aux méthodes d'action spécifiques au but que nous poursuivons s'imposent aujourd'hui plus que jamais, après que tant de tentatives de restauration d'un ordre social chrétien aient échoué, faute d'une élémentaire réflexion sur les méthodes qu'il convenait d'employer pour avoir une chance d'y parvenir.
La nouvelle évangélisation à laquelle nous sommes tous appelés ne peut pas se faire avec les moyens de l'action de ceux qui entendent s'y opposer. Elle n'est pas une subversion contraire mais le contraire de la subversion. Les laïcs catholiques agissant dans la société doivent savoir reconstruire ce qui a été détruit, réconcilier les hommes là où la dialectique en a fait des adversaires Et cela tant au niveau de l'attitude et des arguments de l'action individuelle, qu'à celui des nécessaires complémentarités avec tous ceux qui participent au même combat général.
A l'instar des sportifs qui s'entraînent à la discipline de leur sport, des artistes qui étudient le savoir faire, des professionnels qui consacrent des années de leur vie à un sérieux apprentissage, des militaires dans leurs camps d'entraînement, des militants marxistes dans leurs écoles de cadres qui enseignent la praxis subversive, il est plus que temps que les laïcs catholiques, désireux d'assumer leurs responsabilités civiques et culturelles, prennent la peine d'étudier sérieusement les méthodes appropriées pour l'efficacité de leur entreprise.
C'est en cela aussi et surtout qu'ils seront vraiment le sel de cette terre.

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Principes d’action : de la théorie à la pratique par Diafoirus (2012-04-16 20:48:47)
[en réponse à 630248]
Principes d’action : de la théorie à la pratique
L’étape de la réflexion est incontournable. Agir suppose pourtant de dépasser cette étape qui aura préalablement permis de déterminer les principes sur lesquels on va bâtir et développer cette action. L’occasion de faire le point sur quelques notions pas toujours bien comprises. L’enjeu est de taille : éviter de se laisser enfermer dans une dialectique stérile, sur la tolérance par exemple, c’est préserver la liberté et l’énergie nécessaires à l’action. Extrait du Permanences n°413-414http://www.ichtus.fr/rubrique.php3?id_rubrique=18
Agir suppose d’être capable de juger correctement de ce qu’il faut rechercher et de ce qu’il faut éviter. Ce discernement correspond à la vertu cardinale de prudence, la prudence apparaissant alors comme la science de l’action.
La note doctrinale du Cardinal Ratzinger sur l’engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique explique tout l’intérêt de l’usage de la vertu de prudence en cette matière : "Le caractère contingent de certains choix sociaux, le fait que souvent diverses stratégies sont possibles pour réaliser ou garantir une même valeur fondamentale, la possibilité d’interpréter de manière différente certains principes qui sont à la base de la théorie politique, et aussi la complexité technique d’une bonne partie des problèmes politiques ; tout cela explique le fait qu’il puisse y avoir généralement une pluralité de partis à l’intérieur desquels les catholiques peuvent choisir de militer (...). Ce constat évident ne peut cependant pas être confondu avec un pluralisme indéterminé dans le choix des principes moraux et des valeurs fonda-mentales auxquels on se réfère. La légitime pluralité des options temporelles garde intacte la matrice dont provient l’engage-ment des catholiques dans la politique, et celle-ci renvoie directement à la doctrine morale et sociale chrétienne".
La prudence, qui exige un sens aigu du réel, doit être éclairée par une sagesse qui ne se limite pas aux enseignements de la seule raison, enrichie d’une ferme con-fiance en la Providence et rayon-nante d’une charité intrépide.
SUITE :http://www.ichtus.fr/article.php3?id_article=47
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