Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=630030
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 630030 )La France caholique par MG (2012-04-14 00:45:31) 

Je viens de relire les propositions de tous nos candidats à l'élection présidentielle : pas un seul n'accepte les points non négociables de Benoît XVI : tous un peu d'avortement, un peu de contraception, un peu d'euthanasie, un peu d'adoption par les homos, ou leur mariage ; que faut-il faire le 22 avril ? moi je crois que j'irai voter blanc après la messe et ensuite je fais la grève de l'impôt ! Il y a eu un évêque célèbre, dans les années 50, qui avait menacé la république de cela : imaginez vous des milliers d'huissiers du Trésor Public lançant des procédures : ils en auraient pour 10 ans !

C'est je crois notre seule résistance possible ! "France, Fille aînée de l'Eglise qu'as tu fait des promesses de ton Baptême" J'ai entendu, le Bienheureux Jean-Paul II, nous le dire sous la pluie battante du Bourget.

Benoît XVI ne dit pas de voter pour des avorteurs, des invertis même si nous devons prier pour eux.
Le pécheur, est dans la Miséricorde Divine, pas le péché.
images/icones/neutre.gif  ( 630034 )L'urgence, c'est le précariat par le torrentiel (2012-04-14 06:18:40) 
[en réponse à 630030]

Pardonnez-moi, MG, de vous répondre ceci en faisant à nouveau entendre, si c'est bien utile, ma petite voix dissonante sur le forum.


Les "points non négociables" de benoît XVI sont les vestiges d'une organisation de la société par la bourgeoisie cléricale.


Pour m'en tenir au troisième point, le "chèque scolaire", pourquoi pas, mais il faudrait user de beaucoup de persuasion pour en convaincre nos candidats. Et puis est-il conforme au "bien commun" de séparer l'école en deux? Ne serait-il pas préférable d'apprendre à l'école laïque de discerner les différents genres d'intelligence, de favoriser une pédagogie intelligente et de faire place au point de vue catholique?


Quant aux partis dominants de ce qu'on appelle "le système", d'un mot aussi nébuleux que l'expression de "politiquement correct", ils assistent en le regrettant à la précarisation de "la classe moyenne".


En médiocratie médiacrate et médiapartique, "la lutte des classes" marxiste n'a plus de vestige que ce protectionnisme impuissant des "classes moyennes", comme est incantatoire l'appel à la "préférence européenne" ou à la dénonciation de Schengen par ceux-là mêmes qui ont dit la même chose il y a cinq ans sans rien faire pour arrêter le massacre financier des peuples.


L'urgence, ce n'est pas la reproduction des élites à l'identique, comme il advient en pratique du "respect de la famille"; c'est la décomposition de la famille, c'est la tiers-mondisation de la France qui commande toutes les autres désagrégations.


Il est vain de parler du "respect de la vie" si celui-ci ne commence par être matériel.
images/icones/neutre.gif  ( 630035 )Erratum, on n'apprend pas de, mais à, quand apprendre est suivi d'un verbe. par le torrentiel (2012-04-14 06:33:39) 
[en réponse à 630034]

Tout est dans le titre, voilà ce que c'est que de relire son message après l'avoir posté et pas avant.
images/icones/1a.gif  ( 630037 )absolument pas d'accord avec vous par jejomau (2012-04-14 08:13:31) 
[en réponse à 630035]

Je vous cite :

Il est vain de parler du "respect de la vie" si celui-ci ne commence par être matériel


Vous dites mettre au pilori Marx. C'est ce que vous prétendez précédemment. Mais votre conclusison que je cite ci-dessus est du "pur Marx" qui pensait justement faire le bonheur matériel des masses prolétaires.... Avant celui, spirituel, enseigné 2000 ans avant par le Seigneur !!

Je ne ferai aucun prêchi-prêcha religieux : je vais vous citer Saint-Exupéry dans Citadelle !

« J’interdis aux marchands de vanter trop leurs marchandises. Car ils se font vite pédagogues et t’enseignent comme but ce qui n’est par essence qu’un moyen, et te trompant ainsi sur la route à suivre les voilà bientôt qui te dégradent, car si leur musique est vulgaire ils te fabriquent pour te la vendre une âme vulgaire. Or, s’il est bon que les objets soient fondés pour servir les hommes, il serait monstrueux que les hommes fussent fondés pour servir de poubelles aux objets. »



.. C'est d'ailleurs exactement la société que nous font miroiter actuellement les candidats à la Présidence....
images/icones/neutre.gif  ( 630066 )Marx au pilori? par le torrentiel (2012-04-14 12:02:32) 
[en réponse à 630037]

Pas si facile de l'y clouer, Jejomau, car pour l'y clouer, il faudrait reconnaître la part de vérité qu'il a dite, et qui est distincte de la mise en oeuvre du régime qu'il a inspiré sans le vouloir.


Ce n'est pas parce que Marx était foncièrement athée qu'il a erré en toutes ses analyses.


En matière de préchipréchat, pardon, mais Saint-Exupéry en connaissait un rayon!


Là encore, il n'y a pas de monopole religieux.
images/icones/1b.gif  ( 630070 )pourtant je ne reconnais aucune part de vérité à Marx par jejomau (2012-04-14 12:29:58) 
[en réponse à 630066]

qui a su plagier le Maître en tout.... Même en matière de nourritures terrestres :

"Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés"
"Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés."

Il y a 2000 ans en effet le Seigneur en parle mieux et exprime la Vérité à ce sujet. Mais contrairement à Marx qui, trichant sur la copie de Jésus-Christ, en conclut que seule La révolution ( avec son lot de violences et de haines) demeure Le Moyen adapté.. Le Christ, lui, affirme :

"Heureux les doux : ils auront la terre en partage"
"Heureux les miséricordieux : il leur sera fait miséricorde"

Oui, Marx peut finir en enfer.... Il a assez fait de mal !
images/icones/neutre.gif  ( 630078 )Les béatitudes et le marxisme par le torrentiel (2012-04-14 13:45:54) 
[en réponse à 630070]

ne situent pas la réalisation de leurs promesses sur le même plan :


-dans l'éternité pour les béatitudes, avec un commencement de réalisation aujourd'hui même dans notre coeur;


-dans l'avenir terrestre pour le marxisme, au terme d'une conquête dont le tort est d'être exclusivement matérielle, ce qui n'invalide pas l'intégralité de l'analyse marxiste, qui se porte sur "les moyens de production" et sur "l'exploitation de l'homme" (outil de production, de l'homme-machine, de l'homme esclave) au profit de son maître rentier, qui jouit de la "valeur" du travail de l'homme aliéné et exploité.


Je ne vois pas que tout soit faux là-dedans. Je me borne à considérer l'analyse, je ne parle pas des moyens de lutte préconisés par Marx.


Et je répète qu'il n'y a pas de respect de la vie qui tienne si l'on n'évite pas d'abord une saignée en règle des peuples par "la main invisible" des marchés, cette main virtuelle et non vivante des actionnaires inactifs, qui, pour percevoir leurs dividendes, n'hésitent pas à faire valoir qu'une casse sociale est nécessaire.


La crise ne met pas face à face une "dictature du prolétariat" à opposer à la "dictature des marchés".


Il s'agit simplement que le prolétariat, qu'on peut appeler précariat, retrouve la dignité élémemtaire qui fait partie, elle aussi, du respect de la vie.


Ou bien vous limiterez le respect de la vie à n'être qu'un laisser-naître et mourir!


Prendre la position que je défends n'induit pas du tout que l'on suive les marxistes de l'heure dans leurs menées "pro choise".


Mais, comme le faisait observer MG, nul offre politique ne peut pleinement satisfaire les catholiques. Il faut donc se déterminer sur ce que rémi fontaine appelle "le moindre pire". Le reste n'est que rêve d'une société idéale (ou naturelle) qui, de toute façon, n'a pas les promesses de la vie éternelle.


Il faut faire avec les alternatives qu'on nous présente, et c'est bien difficile! Je crains qu'il n'y ait pas de "bon choix"...
images/icones/fleche2.gif  ( 630152 )Marx ? Ni au pilon, ni au pilori, ni au pinacle. par Scrutator Sapientiæ (2012-04-15 06:44:36) 
[en réponse à 630066]

Bonjour et bon dimanche, le torrentiel.

Tout d'abord, une petite précision personnelle ; je réponds ainsi, et enfin, à une question que vous m'aviez posé, dans l'un de vos messages : nous ne nous sommes jamais rencontrés, en dehors du Forum catholique.

Ensuite, je réagis rapidement, au contact du message de jejomau et de votre message ; à mon sens, Marx ne mérite

- ni le pilon : il faut le lire, car il mérite d'être lu, plus que bien des marxistes auto-proclamés, et il est de toute façon nécessaire de le lire, dans ses grandes lignes, pour pouvoir en dire quelque chose ; en particulier, il est plus facile de comprendre les limites respectives de l'idéalisme allemand, du libéralisme anglais, du socialisme français, au contact des oeuvres de Marx ;

- ni le pilori : Marx et Engels sont coupables de ce dont ils sont coupables, sur le plan intellectuel comme sur le plan moral, mais ils seront toujours moins coupables que Lénine et Staline, entre autres applicateurs du marxisme plus ou moins fidèles au marxisme ;

- ni le pinacle : vous savez ce que d'aucuns ont dit de Joseph de Maistre : "prophète du passé, historien de l'avenir" ; d'autres ont pu voir en Marx à la fois

- un "historien du passé", ou en tout cas un analyste du passé,

- un "prophète de l'avenir", ou en tout cas un annonciateur de l'avenir.

Or, il faut bien le dire, Marx s'est le plus trompé, non en tant qu'économiste, ni en tant que sociologue, mais dans sa relation à l'histoire, son matérialisme débouchant sur une certaine forme de mono causalisme, et le caractère scientifique de son socialisme relevant de la légitimité auto-proclamée.

En effet, d'une part, corrélation n'est pas causalité, d'autre part, le passage à la limite de tout matérialisme n'est autre que le déterminisme, contre-battu et contre-carré par l'histoire passée, présente, et à venir.

Je vous recommande, à toutes fins utiles, de lire, si ce n'est déjà fait, évidemment parmi d'autres lectures possibles :

- d'une part, "le marxisme de Marx", de Raymond ARON

- d'autre part, "la pensée de Karl Marx", du jésuite Jean-Yves CALVEZ.

Mais sans doute ces deux références feront-elles sourire tout marxiste "de stricte observance" familier éventuel du FC...

Je vous souhaite un bon dimanche.

Scrutator.

PS :

"Les étapes de la pensée sociologique", de Raymond ARON,

"La tradition sociologique", de Robert NISBET,

permettent de comprendre pleinement toute la diversité et la fécondité de la sociologie européenne occidentale, au XIX° siècle.

Marx en est un élément, mais il n'en est qu'un élément...
images/icones/neutre.gif  ( 630158 )Entièrement d'accord avec vous et heureux de vous retrouver! par le torrentiel (2012-04-15 12:03:43) 
[en réponse à 630152]

Cher Scrutator,

En guise de propos liminaaire, je m'étais aperçu de mon erreur à la faveur d'un de vos commentaires sur le métablog, où les initiales par lesquelles vous signiez votre commentaire n'étaient en tout cas pas celles de l'ami que je croyais reconnaître en vous.


De fait, Raymond aaron, spécialiste de Marx, peut faire sourire je ne sais qui, mais certainement pas moi, car les analyses que je l'ai entendues énoncer dans des causeries radiorediffusées sont certainement les plus claires à l'introduction de la pensée marxiste que j'ai entendues, nettement plus claires en tout cas que n'a pu l'être Louis Althusser, et pas seulement pour les raisons de fragilité personnelle que l'on sait et qu'on s'abstiendra de rappeler.


Quant à Jean-Yves calvez, je crois que son apport est d'avoir biencompris, moins les systèmes (le marxisme ou la Doctrine Sociale de l'Eglise) dans leurs détails que dans les tournants qu'ils représentaient.


Pour ce qui est du monocausalisme historique de Marx, dont on voit un avatar dans la critique unilatérale d'une candidate à l'élection présidentielle comme Nathalie Arthaud, par ailleurs une des "impétrantes" manifestement les plus sincères et les plus honnêtes, j'y ajouterai volontiers le monofinalisme hégélien.


Celui qui m'a éclairé sur cet aspect de la philosophie de l'histoire (et de "la fin de l'histoire") véhiculée par le marxisme n'est autre que Bernard bourgeois, qui use de toute la latitude du chrétien qu'il est pour montrer que, si "la fin de l'histoire" n'est pas "une idée folle" en tant qu'elle ne porte guère à l'agitation, elle n'en a pas moins, elle aussi, un germe chrétien, dans la mesure où, si "tout est accompli", que faire de l'histoire événementielle, que faire de cet entre-deux qu'est le temps que nous traversons, au sein des "les derniers temps", entre l'Ascension du Seigneur et la parousie!


Le marxisme méconnaît de fait tous les facteurs extérieurs au champ de causalité qui sont les siens, le facteur prolétarien est considéré, au détriment des facteurs identitaires, ethniques, organiques ; quant au christianisme, il demeure une pensée de la "crise" en tant qu'il appelle le choix, mais ce n'est pas tellement une pensée pour temps de crise, puisqu'on s'attendrait que l'avènement du Christ ne génère qu'une longue attente de Son retour, alors que l'aventure continue, et Dieu n'est pas en reste, Lui Qui a fait des événements nos instituteurs dans le cadre de cette histoire sacrée qu'est notre geste personnelle, inscrite (et qui s'inscrit) dans "le livre de vie".

Au plaisir d'échanger à nouveau avec vous !

Le torrentiel
images/icones/bravo.gif  ( 630084 )assez d'accord avec vous par worou-kenou (2012-04-14 15:14:13) 
[en réponse à 630034]

Les "point non négociables" doivent s'insérer dans une politique économique et sociale cohérente et globale.
On se rappellera que Double-Abruti Bush a refusé une loi permettant d'étendre un panier de soins pour les enfants pauvres.
une chose est d'être contre l'avortement, une autre favoriser une VRAIE politique de l'accueil de la vie, tout u long de la vie et pour tous.
Le chèque scolaire permettra un peu plus les Jean-edouard et les Marie-Charlotte de ne pas fréquenter le petit peuple....la liberté d'éducation, j'espère que c'est autre chose que la transformation de l'éducation nationale en entreprise d'éducation!
images/icones/radioactif.gif  ( 630153 )Ce qui n'est pas conforme au bien commun par Vincent F (2012-04-15 08:28:24) 
[en réponse à 630034]

c'est l’éducation nationale !

Et puis est-il conforme au "bien commun" de séparer l'école en deux? Ne serait-il pas préférable d'apprendre à l'école laïque de discerner les différents genres d'intelligence, de favoriser une pédagogie intelligente et de faire place au point de vue catholique?


Il ne s'agit pas de séparer l'école en deux. Ce qu'il faut c'est l'éclater totalement. Les parents doivent avoir la liberté de choisir l'école de leurs enfants en fonction non seulement de l'enseignement religieux mais aussi des programmes et de la pédagogie utilisée.
images/icones/fleche2.gif  ( 630155 )Deux remarques trouvées ailleurs sur les principes non négociables. par Scrutator Sapientiæ (2012-04-15 08:43:40) 
[en réponse à 630030]

Bonjour et bon dimanche, MG.

C'est ici :

Première remarque.

Deuxième remarque.

Bon dimanche.

Scrutator.
images/icones/neutre.gif  ( 630160 )"Les points non négociables" sont de la surenchère verbale par le torrentiel (2012-04-15 12:16:30) 
[en réponse à 630155]

qui fait le jeu de la personnalisation excessive de nos régimes démocratiques représentatifs et finissants, et qui fait ce jeu d'une manière qui n'est pas conforme au "génie du christianisme", qui est intraitable sur les principes et ne juge jamais les personnes.


Cela soit dit, sauf le respect que je dois au saint-Père, ad multos annos !