Le Forum Catholique

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images/icones/fleche3.gif  ( 629045 )Fidel Castro a rencontré Benoît XVI par Jean Kinzler (2012-03-28 20:32:52) 

Le pape Benoît XVI a reçu à sa demande le père de la révolution cubaine, l'ancien président Fidel Castro, aujourd'hui à La Havane, au dernier jour de sa visite pastorale à Cuba, a annoncé le porte-parole du Vatican, Federico Lombardi. L'entretien a duré trente minutes et s'est terminé à 20h, heure française, d'après l'envoyé spécial du Figaro.figaro
et
fr.cubadebate.cu, site cubain en français
images/icones/photo.gif  ( 629060 )En image! par Feiz ha Breizh (2012-03-28 22:08:49) 
[en réponse à 629045]

images/icones/fleche2.gif  ( 629062 )Fidel a parlé de la réforme liturgique au Pape ! par Jean Kinzler (2012-03-28 22:22:23) 
[en réponse à 629060]

Au dernier jour de sa visite à Cuba, le Pape s'est entretenu pendant 30 minutes avec l'ancien président. Au menu des discussions : la réforme liturgique, le rôle du Pape et d'autres questions culturelles.

De notre envoyé spécial à Cuba

La fin du voyage de Benoît XVI à Cuba a été marquée par une rencontre de trente minutes entre le Pape et Fidel Castro, à la nonciature apostolique de la Havane. Le Père Federico Lombardi, porte-parole du Saint-Siège, a raconté à la presse le déroulement de l'entrevue.

Accueilli par le n°2 du Pape, le Secrétaire d'Etat Tarcisio Bertone, «le commandant Fidel Castro», accompagné par sa femme Dalia, a commencé par rendre hommage à «Jean-Paul II et à Mère Teresa», cette dernière ayant joué un «grand rôle pour Cuba».

Puis l'entretien d'une «grande cordialité» a eu lieu entre le Pape et Fidel Castro, traduit par une interprète. Benoît XVI commençant par lui dire qu'il était «très content» de son séjour à Cuba et Fidel Castro lui répondant qu'«il avait suivi tout le voyage à la télévision».

Les deux hommes ont alors échangé des «plaisanteries» sur leurs âges respectifs. Le Cubain étant l'aîné d'une année sur l'Allemand. «Je suis âgé, a dit le Pape à Fidel Castro, mais je peux encore faire mon devoir!».

«Qu'est ce que fait le Pape?»

Selon le Père Lombardi, la conversation a alors commencé, «très animée», où le leader de la révolution cubaine «a posé beaucoup de questions au Pape sur sa pensée et ses intentions» puisqu'il est aujourd'hui «retiré de sa charge de gouvernement et qu'il consacre son temps à la réflexion et à l'écriture».

La première question posée par Castro a porté sur «le pourquoi de la réforme liturgique de l'Eglise catholique». Le Pape lui en a expliqué «le sens du renouvellement» décidé par le Concile Vatican II il y a cinquante ans.


La seconde demande a porté sur le métier de Pape: «Qu'est ce que fait le Pape?». Benoît XVI lui a alors expliqué «le sens des voyages et de sa pastorale universelle.»

Troisième partie de la conversation, toujours selon cette même source, «les engagements pour des thèmes qui touchent l'humanité d'aujourd'hui» comme «la science, le défi posé par la multiplicité de la religion et les réponses de l'Eglise catholique, et d'autres questions culturelles».


Enfin, «le Pape a apporté sa contribution à ce dialogue» en insistant sur le fait qu'une des difficultés de l'humanité» étaient liées «à l'absence de Dieu et son impact fondamental», sur «les rapports entre la foi et la raison» et sur «le lien entre la liberté et la responsabilité».

La conversation «aurait pu se prolonger» encore, a noté le Père Lombardi, mais le temps était compté - le Pape doit décoller à 17 heures de La Havane pour Rome -. Ce qui poussé «Fidel Castro à demander à Benoît XVI de lui envoyer des livres sur les sujets qu'ils avaient abordés ensemble de façon à nourrir sa réflexion». Le Pape lui a répondu: «Je ne sais pas mais je vais y réfléchir».

Au total, donc, selon le Père Lombardi, «une rencontre dont le déroulement a été serein, avec un dialogue intense et cordial». Fidel Castro a enfin présenté ses deux enfants au Pape. lien
images/icones/1e.gif  ( 629064 )Idée! par Miserere (2012-03-28 22:34:46) 
[en réponse à 629062]


On devrait peut-être lui envoyer des bouquins de Monseigneur Lefebvre?

A lire avec un bon cigare.

UDP

Miserere
images/icones/bulle.gif  ( 629117 )Autre idée par N.M. (2012-03-29 15:02:05) 
[en réponse à 629064]

Demander pardon et faire pénitence pour toutes les victimes du totalitarisme castriste, libérer les prisonniers politiques et fermer les camps dits "de travail".

En attendant, l'église conciliaire sert de caution au totalitarisme castriste, tout en se donnant l'illusion de représenter les oppositions au pouvoir. Et de reprendre "benoitement" le discours officiel du régime sur le prétendu blocus américain (qui est en réalité un embargo). Plus de vingt ans après la chute du mur de Berlin le communisme n'est pas mort et la scandaleuse ostpolitik continue.


"Depuis 1959, plus de cent mille Cubains ont connu les camps, les prisons ou les fronts ouverts. De 15 000 à 17 000 personnes ont été fusillées."

Pascal Fontaine, "L'Amérique latine à l'épreuve des communismes", in Le Livre noir du communisme, Robert Lafont, 1997.

images/icones/neutre.gif  ( 629190 )Gare aux illusions d'optique ! par bbdg (2012-03-30 11:33:04) 
[en réponse à 629117]

Cher N.M., ne commettons pas, par mimétisme, la même erreur que nos adversaires. Comme réponse à la théologie dite de la Libération, ne rêvons pas d'une Église intégrée dans l'OTAN !
A l'instar du fascisme, le communisme est mort, bel et bien mort, vaincu par plus fort, plus pervers et plus persécuteur que lui. Il n'en reste plus que de dérisoires et touchantes épaves.
Aussi, alors que Cuba s'apprête a vivre le même sort que les ex-Républiques populaires - dissolution progressive dans un nouvel Ordre mondial hyper-totalitaire - l’Église se contente, parce que c'est son rôle, de réclamer pour ses enfants quelques garanties en matière de liberté religieuse.
Ne nous obstinons pas à voir deux camps antagoniques là où il n'y a qu'un seul et même système qui parvient à jouer des tensions qu'il génère en les canalisant contre un "Autre" menaçant et fantasmé. Donnant dans le piège, nous croyons repérer cet "Autre" dans un passé révolu mais toujours menaçant - c'est l'obsession repentante d'une modernité qui ne se définit plus que dans la haine de soi - ou bien, plus récemment, sous les traits exotiques d'une religion perçue comme la négation de notre prétention droitdelhommiste - et paradoxale au regard de notre culte des "différences" - à incarner la civilisation universelle...
Ne laissons pas des épouvantails en tous genres nous détourner du bon combat - le combat contre contre la culture de mort que nous avons partout répandue et dont le communisme apparaîtra bientôt, j'en ai peur, comme un modeste prodrome.
Ne nous faisons pas les idiots utiles de la bienpensance occidentale.