« Nous acceptons volontiers, d’être reconnus par le Pape tels que nous sommes et d’avoir un siège dans la Ville Eternelle, d’apporter notre collaboration au renouveau de l’Eglise ; nous n’avons jamais voulu rompre avec le Successeur de Pierre, ni considérer que le Saint Siège est vacant, malgré les épreuves que cela nous a values.
Nous vous soumettons un projet de réintégration et de normalisation de nos rapports avec Rome. Considérant ce que désormais vous connaissez de nous te de nos œuvres, vous ne serez pas surpris de nos exigences uniquement fondées sur le zèle pour le bien de l’Eglise et le salut des âmes pour la gloire de Dieu.
C’est seulement dans cet esprit et en tenant compte de ces considérations qu’une solution peut être valable et stable. »
« Sans préjuger des conclusions de la visite, mais dans l’espoir qu’elles seront positives, il nous semble indispensables avant d’aller plus avant dans les entretiens avec le Saint Siège d’exprimer une condition sine qua non, nous faisant l’écho de tous les prêtres et fidèles attachés à la Tradition. Si le Saint Siège désire sincèrement que nous devenions officiellement collaborateurs efficaces pour le renouveau de l’Eglise, sous son autorité, il est de toute nécessité que nous soyons reçus comme nous sommes, qu’on ne nous demande pas de modifier notre enseignement, ni nos moyens de sanctifications, qui sont ceux de l’Eglise de toujours ».
Mais depuis 1988, le temps passa. Rome s’approcha petit à petit et de plus en plus de la solution demandée par Mgr Lefebvre dans sa lettre du 21 novembre 1987. (en note – Ce qui nous permet d’écrire ici encore que la pensée de Mgr Lefebvre aura une influence réelle dans l’organisation pratique – encore à venir – de la fameuse « commission Ecclesia Dei").
Nous pouvons le constater dans la solution proposée, en 2001-2002, à Mgr Rangel, évêque sacré par MgrTissier de Mallerais dans le cadre de l’association sacerdotale saint Jean-Marie Vianney, sis au diocèse de Campos, au Brésil. Là, dans le cadre d’une nouvelle Administration Apostolique, Rome a reconnu pour ses prêtres et membres le droit à la messe dite de sainte Pie V, un
droit propre
Si c’est de l'Eglise conciliaire, il faudrait que nous qui avons lutté contre elle pendant vingt ans parce que nous voulons l’Eglise catholique, nous rentrions dans cette Eglise conciliaire pour soi-disant la rendre catholique. C’est une illusion totale. Ce ne sont pas les sujets qui font les supérieurs, mais les supérieurs qui font les sujets.