Les textes ont finalement affirmé que les évêques, successeurs des apôtres étaient collégialement récipiendaires de l’autorité dans l’Église, conjointement avec le pape, qui est au milieu d’eux comme un pair, mais tout en conservant le primat… Tous les mots ont été pesés soigneusement, mais cela n’a eu aucune conséquence pratique depuis cinquante ans, puisque Rome a repris sa position dominante.
La question du mariage donné lieu à une autre bataille. Les évêques ont fait un pas pour dire que la procréation n’était pas la seule fin du mariage, mais ils ont été simultanément se voient aussitôt dépossédés du dossier de la contraception. Plus tard Paul VI, dans l’encyclique Humanae Vitae, déclarera la pilule illégitime, alors que les évêques auraient certainement fait le choix contraire.
Enfin, il y a trois textes produits par le Secrétariat pour l’unité des chrétiens, sur la liberté religieuse, l’œcuménisme, et les relations avec les juifs et les religions non chrétiennes. Les débats furent très rudes, parce qu’ils témoignaient d’une véritable révolution, pour une Église qui se pensait en charge de défendre la vérité contre l’erreur, comme l’avaient exprimé les textes des papes précédents.
Les opposants protestaient sur le mode : « Vous donnez des droits à l’erreur, mais l’erreur n’a pas de droits ! » On affirmait désormais qu’il fallait non plus s’opposer aux points de vue non catholiques, mais dialoguer.
Les textes ont finalement affirmé que les évêques, successeurs des apôtres étaient collégialement récipiendaires de l’autorité dans l’Église, conjointement avec le pape, qui est au milieu d’eux comme un pair, mais tout en conservant le primat… Tous les mots ont été pesés soigneusement, mais cela n’a eu aucune conséquence pratique depuis cinquante ans, puisque Rome a repris sa position dominante