Mgr Huonder a réaffirmé dans une lettre pastorale, qui sera publiée le 11 mars, la doctrine constante de l’Eglise selon laquelle les divorcés-remariés ne peuvent accéder à la communion. Immédiatement les médias s’en sont fait l’écho. La radio romande m’a invité, ce matin, à débattre du sujet avec Mme Soupa.
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L’émoi que la réaffirmation de cet interdit provoque est à la hauteur de la désorientation totale de nombreux catholiques, rendus étanches au message du Christ par des décennies de démission et de défaillance des prêtres qui n’ont plus osé enseigner correctement leurs fidèles, entretenant en eux l’idée que la conscience subjective était absolument souveraine en matière de morale et capable de se façonner une foi et une pratique sacramentelle à sa convenance.
Au-delà de cette question particulière, le vrai scandale réside en cela que le magistère catholique a la prétention de présenter des vérités contraignantes à tous les hommes doués d’un entendement non déficient, et non pas exclusivement aux seuls fidèles. Ce qu’a en horreur l’esprit du monde, au-delà de tout, ce n’est pas la foi, la religiosité ( au contraire puisqu’il chérit la subjectivité) ce qu’il déteste, qu’il doit sans cesse combattre au moyen de toutes les ruses du mensonge, c’est ce que la seule Église catholique –comme institution- continue de défendre : la prétention normative universelle de la raison en matière métaphysique et morale. Ce que Louis Jugnet expliquait en ces termes :«
Si le modernisme est bien une erreur religieuse, et même “la synthèse de toutes les hérésies “, comme le nomme saint Pie X dans ‘ ‘Pascendi ’ ‘, sa racine profonde est dans la philosophie : la “falsa philosophia ’ ‘, telle est 1 ‘origine empoisonnée dont tout découle », une philosophie qui a rompu avec la philosophie réaliste, la philosophie de l’Etre.
Mme Soupa est l’incarnation même de cette position absolument courte de philosophie, érigeant la conscience en norme absolue. Elle ne s’en est d’ailleurs pas cachée dans notre débat.
Pour ceux qui souhaiteraient s’informer des racines profondes de l’errance dans laquelle Mme Soupa cherche à entraîner les catholiques, je mets
ici ( en fin d'article) à disposition de tous l’intégralité de la réponse que j’ai faite au livre, dégoulinant de mépris envers l’Eglise catholique, qu’elle a commis avec sa comparse, Mme Pedotti.
ESCHATON