Le Forum Catholique
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( 626284 )
“Je suis le pire des quatre” par Vianney (2012-03-01 07:01:08)
Mgr Léger, cardinal-archevêque de Montréal, présentait à Pie XII un groupe de pélerins canadiens. Parmi eux figurait une demoiselle de 85 printemps, sourde comme un pot. Au moment où le Pape arriva devant elle, la bonne vieille s’écria : “Très Saint Père, j’ai déjà vu trois papes, Pie X, Benoît XV et Pie XI, je ne voulais pas mourir sans en avoir vu un quatrième !”
“Hélas”, répondit le Saint Père avec le sourire, “le quatrième est le pire des quatre...” Et la pélerine, qui n’avait rien entendu, de s’écrier d’une voix fervente : “Ah ! Saint Père, comme vous avez raison !” Pie XII éclata de rire, avec toute l’assistance.
Source : Vox Vitæ, n° 169, mars 1989.

( 626333 )
Je ne sais pas pourquoi... par Babakoto (2012-03-01 17:30:28)
[en réponse à 626284]
...mais je m'attendais à une déclaration de Mgr W ou quelque chose dans le genre!

( 626336 )
C’était seulement pour souligner... par Vianney (2012-03-01 17:55:06)
[en réponse à 626333]
...que, contrairement à l’opinion de la brave demoiselle, un pape n’a pas nécessairement toujours raison !
V.

( 626343 )
Pardon mais par Rémi (2012-03-01 19:25:11)
[en réponse à 626336]
Si le Vénérable Pie XII a éclaté de rire lui aussi, n'est-ce pas qu'il a fait preuve de modestie feinte en s'accusant d'être le pire des quatre ?
Au reste avec ces quatre-là est-il déjà bien difficile de savoir quel a été le moins bon, si tant est que cela ait un sens.
Enfin, j'avoue avoir aussi pensé au pauvre Monseigneur Williamson ...
Merci de l'anecdote, Vianney.

( 626337 )
C'est marrant... par Archange (2012-03-01 18:21:54)
[en réponse à 626333]
j'ai eu la même pensée que vous...

( 626346 )
Dans le même genre, une super-blague d'ecclésiastiques... par Michel (2012-03-01 20:12:58)
[en réponse à 626284]
L'ai déjà racontée ici ?...
Ce sont de dignes ecclésiastiques qui me l'ont racontée à Rome.
J'ai oublié les formules en latin, mais je vais en restituer la substantifique moëlle.
Il y a cent ou deux cents ans, un nouvel ambassadeur est nommé à Rome, il doit aller voir le Pape et lui dire quelques mots en latin.
Sauf qu'il ne connaît rien au latin (honte !).
Il demande à un confrère qui lui explique : le Pape pose toujours les même questions, donc il suffit d'apprendre trois phrases :
- la première, j'ai oublié, mais on salue le pape en l'appelant "Domine" (ou Domne) avec quelques mots gentils en latin.
Le pape répond en demandant si on a les documents (accréditifs pour un ambassadeur) : on répond :
"Habeo documenta !"
Le pape félicite alors en disant que vous parlez très bien le latin, que vous en êtes un fin connaisseur.
Il suffit alors de répondre :
(je ne sais plus trop, quelque chose comme - ne m'en voulez pas, j'ai toujours été très mauvais en thème :)
"Hoc verbum tibi convenit melius quam mihi" : cette parole vous convient bien mieux à vous qu'à moi !".
Bref, trois petites phrases à dire.
Sauf que l'ambassadeur fait une petite erreur, et dit "Domina" (qui est un féminin) ai lieu de Domine ou Domne.
Le Pape sourit et dit : "Non sum femina !..." Je ne suis pas une femme !
- "Habeo documenta !" (j'ai les/des documents), en mettant bien en évidence les dits documents.
Le Pape alors le traite de gros âne,
...ce qui lui vaut la réponse :
"cette parole vous convient à vous bien mieux qu'à moi !..."
Evidemment, pour le premier contact d'un ambassadeur, c'est plutôt raté...

( 626349 )
Pour les 25 ans de G*** par Fatherjph (2012-03-01 20:36:41)
[en réponse à 626346]
Pour les 25 ans d'une revue commençant par un G***, en 2010, son rédacteur en chef, Christian T., aurait, paraît-il, reçu une bénédiction pontificale. La formule utilisée par le Saint-Père était celle-ci : "Ab illo benedicaris in cujus honore cremaberis"!

( 626418 )
Une autre + la traduction de la précédente... par Michel (2012-03-03 00:45:07)
[en réponse à 626349]
"Ab illo benedicaris in cujus honore cremaberis" est la bénédiction de l'encens : "sois béni par Celui en l'honneur de qui tu brûleras !"
Bon, évidemment, envisagé du point de vue du salut éternel...
Autre blague :
Au début de chaque office du bréviaire, on dit ce verset de psaume : "Deus in adjutorium meum intende, Domine ad adjuvandum me festina" : Dieu, hâte-toi de m'aider, Seigneur, dépêche-toi de me secourir.
Un prêtre avait la réputation de dire son bréviaire très, très, très vite.
Des confrères prétendirent qu'il commençait en disant :
"Domine, ad festinandum me adjuva" : Seigneur aide-moi à me dépêcher, à aller vite...
Je dois dire que j'ai parfois fait cette prière, dans des circonstances où j'avais vraiment besoin que Dieu m'aide à me dépêcher, par exemple pour être à l'heure, ou ne pas rater un train...

( 643161 )
d'ecclésiastiques..?.. par origenius (2012-08-24 14:17:21)
[en réponse à 626346]
C'est possible.
Voici une histoire tout à fait vraie et il y en a bien d'autres, bien connues par ceux qui "fréquentent" les "réserves".
Tout au début, les réserves indiennes furent fertiles en incidents cocasses.
Lorsque les Indiens essayaient de s'adapter au très étrange mode de vie des Blancs, ils se trouvaient parfois plongés dans de grands dilemmes.
Par exemple à Fort Sisseton, Dakota, on encouragea les Indiens après les guerres du Minnesota, à s'inscrire comme éclaireurs dans l'armée. Pour cela il fallait posséder une bonne pratique de l'anglais et avoir vingt et un ans. Mais en fait ces conditions étaient rarement remplies. Il y avait peu d'éclaireurs et l'objectif était d'avoir une bonne compagnie et non de suivre à la lettre les ordres de Washington.
En peu de temps, l'armée eut une compagnie d'éclaireurs, entraînés mais ne possédant pas suffisamment la langue anglaise pour comprendre une phrase entière.
Washington ayant eu vent de l'affaire, ce qui arrive parfois dans les administrations, envoya un inspecteur pour étudier la situation. Alors qu'il était en route, l'ordre de dissoudre la compagnie d'éclaireurs arriva et son travail fut de les renvoyer et de payer les derniers salaires.
Les éclaireurs étaient alignés à l'extérieur du quartier des officiers et étaient interrogés les uns après les autres.
Pour leur solde, ils avaient le choix entre de l'argent, des chevaux ou bien les deux.
Ceux qui ne savaient pas parler anglais étaient réprimandés et recevaient généralement de moins beaux chevaux, puisqu'ils n'avaient pas observé les règlements. Un jeune éclaireur, manifestement en situation irrégulière, était très inquiet et interrogeait ceux qui sortaient du bureau sur la façon dont cela se passait :
"On te pose trois questions : ton âge, depuis combien de temps tu es dans la compagnie et si tu veux de l'argent ou des chevaux".
Il apprit par cœur les réponses adéquates et se prépara à subir l'interrogatoire. Lorsque son tour arriva, il entra dans la pièce, terrorisé, mais fermement décidé à faire de son mieux. Il se planta devant le bureau de l'inspecteur, très attentif, souhaitant donner les bonnes réponses et s'en aller au plus vite.
L'inspecteur, fatigué après un grand nombre d'interrogatoires, lui demanda d'un ton las :
"Depuis combien de temps êtes-vous ici ?"
"Vingt ans", répondit le jeune Indien avec un grand sourire.
L'inspecteur s'arrêta net et regarda le jeunet. Il avait devant lui un homme qui paraissait n'avoir que dix-huit à vingt ans et pourtant il avait servi vingt ans chez les éclaireurs. Il avait dû être une des plus jeunes recrues. Cela semblait incroyable.
Mais, pensait l'inspecteur, il est souvent difficile de dire l'âge d'un Indien en le voyant ; bien souvent les apparences sont trompeuses. Ou peut-être devenait-il fou après avoir interrogé autant de gens en aussi peu de temps ? Peut-être était-ce la chaleur du Dakota ...
Quoi qu'il en soit il continua à l'interroger :
"Et quel âge avez-vous ?"
"Trois ans".
La stupeur apparut alors sur le visage de l'inspecteur. Était-ce quelque mystérieuse façon indienne de mesurer le temps ? Ou n'en était-il pas plutôt au stade du délire ?
"Est-ce moi qui suis fou ou vous ?" lui demanda-t-il avec fureur.
"Les deux", lui répondit le jeune homme qui, détendu, souriant, s'approchait du bureau pour avoir son argent.
L'inspecteur, absolument affolé, s'enfuit d'un bond.
On le vit le lendemain matin à Washington, D.C., ayant battu des records de vitesse pendant la nuit.
Ce fut la dernière fois que l'on demanda aux éclaireurs indiens de savoir l'Anglais et on prit des mesures pour avoir un interprète dès le lendemain.