Le Forum Catholique
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( 625647 )
Couvrez cette morale, que je ne saurais voir ! Une journaliste de La Croix veut cantonner la défense de la morale naturelle aux Etats-Unis par Lux (2012-02-21 16:14:45)
Par de pareils objets les âmes sont blessées,
Et cela fait venir de coupables pensées.
En prévision du jeûne quadragésimal, je me permets de solliciter vos prières pour une célèbre journaliste du quotidien
La Croix, pour qu'elle comprenne que les points non négociables ne sont pas réservés à l'Eglise américaine, et que, par corollaire, elle puisse retrouver la foi en l'Eglise universelle.
Voici
un excellent article sur la doctrine oubliée des journalistes catholiques français.
La journaliste en question
cherchait à expliquer que si les Américains s'opposent au remboursement de l'avortement, ce n'est point du tout - horreur et damnation ! - pour des raisons morales - quel mot horriblement réactionnaire - mais parce qu'ils sont Américains, attachés à une certaine forme de liberté, qu'apparemment, Mme de Gaulmyn ne souhaite pas pour la France !
Mais la journaliste, qui essaie de cantonner la défense de la morale catholique à nos imbéciles de correligionnaires d'outre-atlantique, a sûrement oublié qu'une ligne Maginot finit toujours par être contournée. Et, qu'elle le veule ou non, des évêques français, voire même des catholiques laïcs français, commencent et ont déjà commencé à défendre publiquement, sur la place publique, la morale et leur foi. Faut-il conclure qu'ils sont devenus américains, et demander pour eux un passeport à M. Obama, pour éviter toute contamination ?

( 625654 )
les progressistes oublient qu'ils ont été excommuniés par jejomau (2012-02-21 17:21:53)
[en réponse à 625647]
par l'Eglise catholique pour avoir choisi le marxisme. Sur ce
LIEN on constate qu'ils se sont donnés le mot pour faire la leçon.... Alors qu'étant
excommuniés -
rejetés de la communauté catholique - ils feraient mieux de continuer de s'occuper de leurs
frères dans l'Islam qu'ils savent si bien défendre...
EXTRAITS de l'encyclique "
Divini Redemptoris"
le marxisme se cache sous des prétextes de "paix" :
"
Le communisme athée s'est montré au début, tel qu'il était, dans toute sa perversité, mais bien vite il s'est aperçu que de cette façon il éloignait de lui les peuples: aussi a-t-il changé de tactique et s'efforce-t-il d'attirer les foules par toutes sortes de tromperies, en dissimulant ses propres desseins sous des idées en elles-mêmes bonnes et attrayantes. Ainsi, voyant le commun désir de paix, les chefs du communisme feignent d'être les plus zélés fauteurs et propagateurs du mouvement pour la paix mondiale; mais, en même temps, ils excitent à une lutte de classes qui fait couler des fleuves de sang, et sentant le manque d'une garantie intérieure de paix, ils recourent à des armements illimités. Ainsi encore, sous divers noms qui ne font pas même allusion au communisme, ils fondent des associations franchement catholiques et religieuses. "
des chétiens collaborent:
"
Ainsi, sans rien abandonner de leurs principes pervers, ils invitent les catholiques à collaborer avec eux sur le terrain humanitaire et charitable comme on dit, en proposant parfois même des choses entièrement conformes à l'esprit chrétien et à la doctrine de l'Eglise."
PIE XI

( 625700 )
Ils n'ont pas été formellement excommuniés, apparemment. par Scrutator Sapientiæ (2012-02-21 23:41:40)
[en réponse à 625654]
Rebonsoir,
Vous écrivez : "les progressistes oublient qu'ils ont été excommuniés par l'Eglise catholique pour avoir choisi le marxisme. Sur ce LIEN on constate qu'ils se sont donnés le mot pour faire la leçon.... Alors qu'étant excommuniés - rejetés de la communauté catholique - ils feraient mieux de continuer de s'occuper de leurs frères dans l'Islam qu'ils savent si bien défendre"...
L'Eglise a peut-être manqué d'instinct de conservation, car, apparemment, les progressistes que vous évoquez n'ont pas été formellement excommuniés.
Ce qui ne signifie en rien qu'à mes yeux cela aurait contribué à résoudre le problème ; j'ai bien connu des catholiques, non "horizontalistes -humanitaristes", mais plus simplement et tout simplement "modernisateurs", centristes et suivistes, qui déploraient en privé les "abus" et les "excès" des progressistes, mais se gardaient bien de dénoncer ces abus et ces excès en public.
Or, si nous en sommes là, c'est aussi "grâce" à ces catholiques là...
Le problème de fond est pneumatologique : pour bon nombre de catholiques, c'est la moindre des choses qu'il y ait porosité entre l'Esprit de Dieu et l'esprit du monde : le fameux "il faut vivre avec son temps" devient vite, dans ces conditions : "il faut penser comme son temps".
Et quand on n'est pas comme cela, on se fait assez vite traiter de dualiste ou de manichéen, pour ne pas dire "d'intégriste", c'est tout dire.
Et pourtant, qui a dit, déjà, "ne vous modelez pas sur le monde présent" ?
Jean-Paul II.
Bonne nuit.
Scrutator.

( 625712 )
si, les progressistes ont bel et bien été excommuniés par jejomau (2012-02-22 08:30:51)
[en réponse à 625700]
En 1949, un décret du Saint-Office
interdira toute forme de collaboration avec le communisme
sous peine d'excommunication. La «
tendance d'alliance » avec le communisme continuera malgré tout de prévaloir dans certains milieux catholiques en France et obligera le Vatican à intervenir. La plus grave des crises du progressisme chrétien sera celle des prêtres-ouvriers en 1954.
Voici ce que dit le décret signé par Pie XII: "
Les chrétiens qui font profession de la doctrine matérialiste et antichrétienne des communistes, et particulièrement ceux qui la défendent et la propagent, encourent ipso facto... l'excommunication spécialement réservée au Saint-Siège"
La Sacrée Congrégation du Saint-Office, qui a pour mission de défendre la foi contre les fausses doctrines, a décidé de l'excommunication au cours d'une réunion secrète tenue le 28 juin 1949. Le Pape a approuvé la décision et ordonné deux jours plus tard la promulgation du décret. On n'explique pas pourquoi la publication en a été retardée de deux semaines.
LIEN

( 625718 )
Une condamnation explicite ET post-conciliaire du progressisme ? par Scrutator Sapientiæ (2012-02-22 10:33:45)
[en réponse à 625712]
Bonjour et merci à jejomau,
J'ai bien reçu et bien compris votre réponse, dont je vous remercie, mais je suis à la recherche de quelque chose...qui n'existe peut-être pas : une condamnation à la fois explicite ET post-conciliaire du progressisme, et en particulier du progressisme mis en forme et/en oeuvre par des personnes qui sont institutionnellement catholiques sans être intellectuellement catholiques.
Vraiment merci beaucoup pour toute orientation ou référence à ce sujet.
Et puis, entre nous, s'ils sont déjà excommuniés, allons le leur dire, en prenant appui sur ce que vous indiquez, et ils vous diront peut-être, à juste titre, dans leur logique, que cela vise davantage le communisme athée que le progressisme croyant, et que cela date d'avant le Concile.
On peut être progressiste sans être communiste ou, comme disait Raymond ARON, communisant ; j'ai même connu des progressistes
- qui avaient une profession libérale, mais qui n'étaient pas de confession conservatrice (sauf qu'ils voulaient conserver, à toute force, les acquis du Concile)
- qui auraient été fort surpris, mais plus amusés qu'attristés, si on leur avait dit qu'ils étaient excommuniés, notamment et au surplus dans le cadre du texte que vous citez.
Et pour eux, un progressiste croyant est un catholique ouvert...sur le progrès, le qualificatif "progressiste", dans leur esprit, n'est absolument pas déshonorant, car ils sont plus attachés à la communion avec les affirmations novatrices du Concile qu'à celle avec les affirmations rétrogrades des pontifes.
Bonne journée.
Scrutator.

( 625670 )
les Américains sont logiques par blamont (2012-02-21 20:12:40)
[en réponse à 625647]
et leurs prélats à leur aune:
Comment préserver un point de morale naturelle et sa liberté d'être responsable de ses actes si la loi contraint à payer une assurance santé devant comporter le remboursement de l'avortement?
Ceci n'a pas eu l'air d’offusquer les épiscopes français car le site CEF en reconnaissant la sécurité sociale (intitulé assurance maladie de façon fausse car la description du mécanisme de couverture ne tient pas du principe assurantiel) comme un bien commun ne remet pas en cause le principe du contrat responsable crée par le sieur Fillon et qui obligeles régimes complémentaires à rembourser les frais d'avortement pour être inclus dans les clauses de défiscalisation de l'article 83 du CGI ou de la loi Madelin.
En plus, la CEF refuse la liberté de refuser l'adhésion à la sécu mortifère:
on aura tout vu!
GAG: le signataire du dossier d'assurance maladie de la CEF est M. Turck, celui qui avec le concours de la grande personnalité morale en matière de lutte contre l'avortement qu'est M.Pinte, commit un mémoire contre un parti politique.

( 625695 )
En l'occurrence, je dirais même que les Américains sont catholiques par Lux (2012-02-21 23:21:09)
[en réponse à 625670]
Qu'attendent les évêques français pour exiger l'arrêt du remboursement de l'avortement, qui signifie que tout catholique doit payer pour l'avortement ? Pourquoi n'ont-ils pas prôné la désobéissance civile lorsqu'il a été décidé que celui-ci serait remboursé à 80 % ? Sont-ils pour, ou contre l'avortement ? Avec lui, ou contre lui ?
Ces questions sont sévères, mais gênent profondément l'Eglise de France. D'où l'article de La Croix, journal officiellement officieux, ou officieusement officiel, des évêques de France, nous expliquant que ces questions de morale sont à maintenir au chaud à l'intérieur des frontières américaines.
C'est bien triste, et bien malhonnête à eux de ne pas nous dire clairement où ils souhaitent en venir.

( 625716 )
pas nous dire clairement où ils souhaitent en venir par blamont (2012-02-22 10:13:53)
[en réponse à 625695]
tel Soubise, ils errent avec une lanterne, sourde, celle-là.
on remarquera que la CEF, organe central du comité épiscopal est l'exposant de l'idéologie de cette association.
Cela signifierait-il que tout membre ne pourrait s'opposer à ce qu'elle publie ou annonce sur quelque sujet?
Tant social que religieux.
La reconnaissance de la Sécu comme bien commun reconnait de fait son idéologie perverse dans la conception et le financement, ses applications et ses finalités comme évangélique.
Rembourser l'avortement est donc évangélique.
comme disait JP Marielle, "on aura tout vu".
mais au moins le film éponyme était drôle et bien franchouillard.

( 625765 )
Ce fut la discussion d'hier soir... par Fatherjph (2012-02-22 22:24:46)
[en réponse à 625695]
Lors d'un dîner avec deux familles amies, dans ce pays où je réside. Mes amis reprochent à leurs évêques de n'invoquer, pour protester, que l'argument de la liberté deligieuse et de ne pas mettre en premier l'argument véritable de la loi naturelle. J'ai rétorqué :
1) Que les évêques américains ont l'immense mérite de réagir, alors qu'en Europe, la pleutrerie semble être un caractère constitutif de la personnalité des évêques
2) Que, pour être entendus "ad extra", il devaient trouver un argument consensuel, sans pour autant se dispenser d'expliquer à leurs ouailles ce qui est véritablement en jeu.

( 625723 )
Les points NN sont plus que 3 ! par Montcalm (2012-02-22 11:06:19)
[en réponse à 625647]
Je me permets de faire un vulgaire "copier-coller" d'un article portant sur les élections américaines, et les fameux "points non-négociables":
http://www.lerougeetlenoir.org/les-opinantes/it-s-the-vatican-stupid
... voyons les célèbres « points non-négociables », labellisés 100 % Ratzinger et martelés, à juste titre, sur le Net dès que l’on parle de politique. Ils ont été énoncés une première fois par le cardinal Joseph Ratzinger en 2002, dans la Note doctrinale à propos des questions sur l’engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique : il s’agit d’abord de la protection de la vie, de la défense de la famille et de la liberté d’enseignement. Ces trois domaines seront qualifiés par le pape en 2006 de « non-négociables ».
Cependant, les engagements des catholiques ne s’arrêtent pas là, car la Note de 2002 mentionne également, dans la même liste que les futurs points non-négociables :
• « la protection sociale des mineurs et la libération des formes modernes d’esclavage »
• « une économie qui soit au service de la personne et du bien commun, dans le respect de la justice sociale, du principe de solidarité humaine et de la subsidiarité »
• « la liberté religieuse »
• Et enfin, le « grand thème de la paix » (et le « refus radical et absolu de la violence ») qui nécessite « un engagement constant et vigilant de la part de ceux qui ont une responsabilité politique ».
Il est donc assez présomptueux d’affirmer que les trois points « non-négociables » sont les seuls exigences des catholiques dans le débat public, voire de les réduire (dans le cas des républicains US) à la seule défense de la vie, et de se dispenser de réflexion sur le reste.

( 625750 )
Il y a en effet un risque... par Lux (2012-02-22 16:40:29)
[en réponse à 625723]
... de voir les catholiques réduits à ne plus parler que de ces trois points non négociables.
Mais il faut nous rappeler que ces trois points n'ont pas été inventés récemment : ils relèvent en effet trois éléments de la morale naturelle, du décalogue, qui sont le plus systématiquement dévoyés et trahis aujourd'hui, sur la famille et sur la vie. D'où la pertinence pastorale du terme de "non négociables". Un catholique ne peut négocier la morale. Ainsi, tout catholique d'aujourd'hui est invité à ne pas transiger sur ces trois points, s'il ne souhaite pas pécher gravement.
Ensuite, libre à chacun d'entre eux de défendre les idées politiques qui leur plaisent, en respectant l'ensemble des aspirations de la doctrine sociale ! Dans ce domaine règne, à tort ou à raison, l'individualisme, car on n'a jamais réussi, en France, à faire émerger de grands partis chrétiens ou catholiques.