Le Forum Catholique

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images/icones/abbe2.gif  ( 624631 )Un laïc professeur de théologie morale à Fribourg en Suisse par Paterculus (2012-02-10 20:35:15) 

C'est ici : un ancien médecin devient théologien.
Les réponses qu'il donne aux questions posées, bien qu'elles soient pensées pour engager le dialogue, manquent de netteté.
Votre dévoué Paterculus
images/icones/2a.gif  ( 624634 )Ben, je croyais par Bertrand Decaillet (2012-02-10 21:11:49) 
[en réponse à 624631]

que l'état de nécessité n'existait plus.

Oui, je sais c'est un peu facile de répondre ceci ici, mais ça me permettra de faire court: l'état de nécessité, Monsieur l'abbé, ne concerne pas le droit de dire la messe, ou de confesser, ou de trouver des ED pour se marier..., mais le salut des âmes! C'est une nécessité vitale, si l'on veut, et certainement pas une nécessité formelle (le droit de dire la messe).

La nécessité des âmes n'est pas moindre aujourd'hui qu'en 88, elle est même plus urgente - et cela grâce à la dé-mission du clergé catholique et en particulier des évêques, dont l'apostasie ne choque même plus, désormais, tant elle est dans le ton, passée dans les habitudes.

Certes si l'on veut, on peut dénicher un curé AOC qui vous marie discrètement et "avec juridiction"... mais le problème du salut n'est pas juste d'avoir le tampon "marié", ou "confessé", ou "communié"...

Dans vos arguments vous avez totalement fait l'impasse sur LE problème doctrinal, ou plus simplement dit : la foi catholique. Or c'est faire gravement injustice à l'argumentaire même de Mgr lefebvre que de sauter à pied joint sur LE problème. L'état de nécessité, ce sont les âmes, les âmes déboussolées, éconduites, "les catholiques perplexes", les catholiques décatholicisés et pourtant bien en règles avec leur curé et leur évêque - les catholiques éconduits, sortis du catholicisme par leur clergé.
La nécessité des âmes est celle d'être enseigné, conduis, exhortés - à temps et à contre-temps - ainsi que marié, communié, confessé... dans la cohérence de la Foi catholique.

De ce point de vue (du point de vue du salut des âmes), la situation est aujourd'hui encore plus dégradée qu'en 88, par le seul fait du temps passé sans véritable redressement de la part de l'autorité, sans véritable condamnation de l'erreur, quand bien même un peu plus de latin par ci par là, le droit accessoirement de critiquer le Concile, et autres bienveillances d'exemption à la règle générale qui, néanmoins, reste la règle générale et "fête" les 25 ans d'Assise.
images/icones/ancre2.gif  ( 624814 )Il y a deux problèmes par Paterculus (2012-02-12 18:45:22) 
[en réponse à 624634]

Il y a deux problèmes, qu'il ne faut pas mélanger.
Il y a le problème de la réforme de l'Eglise.
Il y a le problème de ce que chacun peut faire pour le salut des âmes là où il est.
La réforme de l'Eglise est l'affaire du Pape. Je ne vois pas en quoi proclamer un état de nécessité pour se maintenir en marge peut faire avancer les choses, bien au contraire : plus on est marginal, moins on peut soutenir le Pape.
Ce que chacun peut faire pour le salut des âmes là où Dieu l'a placé ne dépend d'aucun état de nécessité. Mais proclamer un état de nécessité pour se maintenir à distance du Pape réduit les possibilités d'agir où il faut, c'est à dire à l'intérieur de l'institution ecclésiale fondée par Jésus.
VdP