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Mgr Vingt-Trois doit publiquement rappeler l'excommunication par jejomau (2012-01-27 14:30:23)
qui frappe tout catholique qui approuverait le programme socialiste de Mr Hollande. Ceci en tant que président de la CEF.
En effet il est en faveur de l'euthanasie et surtout veut inclure celle-ci dans la Loi.... Dont on soulignera que seul le parti National-Socialiste en son temps avait appliqué l'horreur de la chose en direction des handicapés...
Il me semble parfaitement normal que l'église-en-france, après sa récente position sur "l'option préférentielle des pauvres" via Jacques Turk en ce qui concerne un autre
parti s'engage aussi pour rappeler sa position en faveur de la vie.
Les catholiques ne peuvent en aucune façon souscrire aux propos suivants :
«
Je proposerai que toute personne majeure en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable et qui ne peut être apaisée, puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d’une assistance médicalisée pour finir sa vie dignement.» (
Proposition 21 de Mr Hollande)
En prévoyant ainsi de légaliser l’homicide de personnes malades, cette proposition attente au principe fondamental du respect de la vie de tout être humain, même diminuée aux yeux du monde
La Fondation Jérôme Lejeune est d'ailleurs extrêmement inquiète .
Elle indique que :
• En précisant que l’homicide pourrait être légalisé en raison de souffrances physiques ou psychiques, la proposition socialiste pointe du doigt les maladies mentales. Elle initie un processus de désignation et de
stigmatisation de personnes malades dont la vie ne vaudrait plus la peine d’être vécue. L’idée de malades « euthanasiables » revient à dresser une
liste des indésirables.
• Par ailleurs, quelle signification doit-on attendre de la «
demande » d’euthanasie d’une personne psychiquement ou mentalement fragile ? Le fait d’avoir anticipé la réponse en présumant que des personnes en souffrance psychique ne voudraient plus vivre est une injustice et une hypocrisie.
• Enfin, l’évocation des «
conditions précises et strictes » n’est pas de nature à dissiper mais au contraire à renforcer la crainte. Depuis 30 ans, cet argument a toujours été avancé pour justifier la normalisation des transgressions dans la loi qui deviennent d’innocentes «
dérives encadrées ». «
L’encadrement des dérives » permet ainsi d’éliminer en toute légalité la quasi-totalité (96 %) de la population des enfants trisomiques, sur le fondement d’un critère génétique, dans le cadre d’une stratégie et d’un financement publics. C’est ainsi,
qu’un parlementaire socialiste, au cours des débats bioéthiques, s’est demandé pourquoi il restait encore 4 % d’enfants trisomiques

( 623361 )
Si le cardinal Marty... par PEB (2012-01-28 09:36:38)
[en réponse à 623313]
Si le regretté cardinal Marty et l'épiscopat français avait, en 1974, oser menacer d'excommunication latae sententiae, le président de la République, le Gouvernement et les parlementaires soutenant ce qui était encore un projet de loi, peut-être les lignes auraient-elles bougées.
L'expérience politique giscardienne a démontré que ce genre de surenchère progressiste n'a rien rapporté de tangible en matière électorale puisqu'elles ont fait le lit de la Gauche et des 101 propositions de 1981.

( 623420 )
J'ai en effet trouvé ceci, qui confirme votre précision. par Scrutator Sapientiæ (2012-01-28 17:44:26)
[en réponse à 623412]
Rebonjour,
Voici :
"La loi a tout perverti :
La justice. En dépouillant de toute protection juridique l’enfant non né de moins de 10 semaines : on peut le considérer et le traiter comme une chose.
La médecine. Pour être sans danger, l’avortement doit être propre. Le crime doit être médicalisé. Le serment d’Hippocrate est expurgé. Toute la profession est sinistrée. Actuellement, plus de 95 % des gynécologues font des avortements. Aucun d’eux ne peut devenir chef de service s’il n’accepte pas d’en pratiquer. La clause de conscience est reconnue aux médecins mais non aux pharmaciens.
Le langage. L’Académie est la gardienne de la langue française, claire et belle. La règle ici est la confusion, celle de Babel :
— si l’article 1er de la loi affirme le principe du respect de la vie dès son « commencement », c’est pour, aussitôt, y déroger.
— la contraception – pilule, implant, stérilet – ne s’oppose plus ou guère à la fécondation mais à la nidation de l’œuf : elle tue un œuf dans le sein de sa mère. L’avortement est si précoce qu’il passe inaperçu. On appelle contraceptif ce qui, en fait, est le plus souvent abortif.
— médecin-assassin, médicament-poison font d’étranges figures. Le mensonge cache l’homicide.
La conscience. Madame Veil, le 3 mars 1975, un mois et demi après la parution de la loi, a déclaré au Times : « En modifiant la loi, vous pouvez modifier fondamentalement le modèle du comportement humain. Cela me fascine. »
La maternité, la paternité, la fratrie, la famille. Une femme peut tuer son père, sa mère, son voisin, c’est gravissime. Mais elle seule peut tuer ou faire tuer son propre enfant. La maternité est inscrite au plus profond d’elle-même et y porter atteinte, c’est la dénaturer. La loi permet de tuer mais ne permet pas de s’en consoler. Le père renonce à sa paternité, la fratrie est prise entre le soupçon, la crainte et la violence : « Et si cela avait été moi ? »
La recherche scientifique. La période embryonnaire, dans l’espèce humaine, dure 8 semaines. La loi est donc un trésor pour tous ceux qui veulent manipuler l’embryon. La liberté de recherche scientifique doit être absolue « contre les interdits moraux » (Alain Bauer). On peut rappeler ici les libertés que prennent les comités d’éthique et les lois bioéthiques.
L’Etat, mené par la franc-maçonnerie et le laïcisme, a fait sienne, sans discontinuité, la culture de mort, chaque gouvernement apportant sa pierre ; il est responsable de millions de morts de futurs citoyens. Servitude des médias, mainmise sur l’Education…
L’Eglise a été contaminée largement. D’après Madame Veil elle-même, la loi ne serait pas passée si les évêques s’y étaient opposés plus fermement. Prudence, pour ne pas dire lâcheté, de nos pasteurs. « Laïcité apaisée », silence des paroisses – complicité même : dans le journal la Croix du 1er avril 1993, un Vendredi Saint, Madame Veil était célébrée : « Prima donna inter pares », « haute figure morale », « grande figure morale ». Pas un mot sur l’avortement.
Et que dire des catholiques qui utilisent le stérilet ?
Madame Veil a ses partisans, mais au-delà, il y a tous ceux qui ont pour elle de l’admiration et même de la dévotion. Il faut y voir, semble-t-il : l’image de son passé douloureux, l’audace – terrible – de briser un interdit pour libérer la femme… mais à quel prix !
Les honneurs dont elle ne cesse d’être comblée par les pouvoirs publics successifs… L’intérêt des politiques, des féministes, du Planning, des chercheurs, des industriels, des arrivistes…
Mais le plus important est le conditionnement des esprits, celui-là même dont elle parlait lors de son interview au Times : « modifier fondamentalement le modèle du comportement humain », celui dont parlait Orwell dans son livre, 1984, à propos de Big Brother : « 2 + 2 = 5. Je ne te dis pas de le dire, je te dis de le penser. » Il ne s’agit plus ici de Staline mais de la franc-maçonnerie, du mondialisme, du grand capitalisme, de l’athéisme, libéral ou marxiste, de l’anarchie.
Simone Veil a choisi d’en être le symbole populaire. L’a-t-elle fait de gaieté de cœur ? On a du mal à le penser. Nous ne sommes pas là pour la juger, elle ne porte pas toute seule la responsabilité mais ses actes sont horribles.
Orwell terminait son livre en parlant de son héros malheureux, Winston, par cette dernière phrase : « Il aimait Big Brother. » Il faudrait plutôt parler d’aliénation ou de syndrome de Stockholm : on aime la main qui vous frappe. Xavier Dor. Article extrait du n° 7053 de Présent du Mercredi 17 mars 2010"
Bonne réception, bonne lecture, bonne soirée.
Scrutator.