Le Forum Catholique

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images/icones/bravo.gif  ( 622751 )Monseigneur, quels conseils donneriez vous à un prêtre qui va confesser ? par jejomau (2012-01-23 14:42:03) 

Une réponse empreinte de grande simplicité à découvrir sur ce LIEN
images/icones/bravo.gif  ( 622768 )Comme le sait une mère d'adolescents... par Glycéra (2012-01-23 17:09:43) 
[en réponse à 622751]

Ce n'est pas sur commande que cela parle, ces grand bipèdes !

Les petits bipèdes décoincent vite, très vite, juste quelques minutes et ils racontent...

Mais les grands ...
Ils ne viennent pas vous chercher, ils ne savent pas par où commencer, ils tournent autour du pot comme une vraie duchesse anglaise qui a appris à parler chez une patriarche arabe, avec tant de salamalecs qu'on est obligé d'éteindre ou de prendre congé avant d'avoir attaqué le sujet qui comptait...

Pour les grands ?
Comment faire ?
comme cette mère de famille nombreuse : aller s'asseoir dans le fauteuil du couloir ou du salon, être visible, là, occupée à des choses faciles, et être vue. Elle qui n'avait jamais aimé le tricot s'y est mise pour avoir quelque chose de plausible à être là...

Si on est assis à les attendre sans en avoir l'air, cela fonctionne.
L'autre moment est dans la voiture ou en faisant les courses : ils parlent sans qu'on les regarde, et osent dire ou demander.

Ainsi le prêtre dans le confessionnal : il est là : il est sûr qu'on va venir parce qu'il ait qu'on a besoin de venir, qu'on est en demande de pouvoir parler à qui prête ses oreilles et son âme à Jésus, pour nous parler de ce que jésus veut nous dire ou nous faire entendre ce jour-ci.


Oui, vraiment, le prêtre doit y être...
Et je doute que la vitrine de l'accueil des paroisses soit une bonne idée... pour parler en étant vu. Retenir ses émotions pour que le public ne s'en mêle pas... ? Je doute, je doute !

Oui, Monseigneur, nous avons besoin que l'âme du prêtre ait cette maternité de l'âme que Jésus nous offre.


Merci de cette courte et éclairante réponse...
Glycéra

qui rêve que tous les monseigneurs prêchent cela à leurs prêtres !


images/icones/1i.gif  ( 622837 )et quels conseils.... par Brutus (2012-01-23 22:28:17) 
[en réponse à 622768]

pour un esprit tordu comme le mien?

Je n'aime pas le confessionnal: je ne m'y sens pas à l'aise, je n'ai pas le sentiment de dire quelquechose à quelqu'un. Et puis je cherche toujours ma lampe de poche pour lire l'acte de contrition.
J'aime encore moins les espaces d’écoute, clairs et accueillants ou la séparation intellectuelle entre tribune de l'orateur et prie Dieu du pénitent n'est pas facile à trouver.

La voiture! voilà un bon endroit où se confesser. Mais en général les prêtres (pas seulement eux du reste)sont effrayés par ma façon de conduire. Comment un prêtre peut il avoir peur de mourir?
Il m'est arrivé de penser qu'un bon confesseur était un prêtre qui n'avait pas peur de mourir avec moi, au sens symbolique. Car nous croyons que la mort n'est pas vraiment une fin sinon un début.
Sans cela de quelle foi est il le confesseur?

Plus jeune j'avais un ami qui parfois lorsque nous nous rencontrions me disait: viens par là que nous mourrions un peu. Formule étrange. Il m’entraînait à l'écart, à l'écart des gens avec qui nous étions, à l’écart des pensées du moment, à l’écart... Et nous parlions simplement. Il me disait: j'ai fait ceci ou cela... crois tu que cela fasse plaisir à Jésus? Voilà la question qui tue! Moi je ne savais évidemment pas quoi lui répondre: qui est Jésus pour savoir ce qui lui plait? J'aurai pu me réfugier derrière la loi: le texte qui sépare ton acte de la volonté de Dieu dit que...mais cela il le savait. Alors nous nous regardions en prenant conscience de notre misère ignorante et nous espérions que Dieu vienne donner un sens conforme à sa volonté aux actes que nous avions posés. Comme si l'amour divin pouvait déborder par dessus les balcons du paradis pour venir recréer ce que notre mauvaise volonté avait mis au monde. Cela semblait la seule solution raisonnable.

Vous dites qu'il faut être là parce que l'on a besoin de venir pour entendre par la bouche du prêtre ce que Dieu veut nous dire.
Ainsi donc le prêtre dirait autre chose que les choses entendues...étudiées, lues, apprises...
Je n'ai jamais entendu la voix de Dieu dans la bouche d'un prêtre confesseur.
Et après le et ego te absolvo j'aurai plutôt envie de dire "oui je sais" que "merci mon Père".

Vous voyez il existe de très grands bipèdes pour lesquels le poids des ans ne change rien à l'affaire.





images/icones/sacrecoeur.gif  ( 622839 )un souhait... long à faire combler ? par Glycéra (2012-01-23 22:55:51) 
[en réponse à 622837]

"Je n'ai jamais entendu la voix de Dieu dans la bouche d'un prêtre confesseur."

dites-vous...

Alors nous sommes du même monde ?
Sauf que je vous propose de remplacer "jamais" par "pas encore"...
Car cela arrive.

Voulez-vous insister à temps et contretemps vers le Ciel : réclamer à Dieu que cela vous arrive aussi ?


Un jour, sur une colline, je suis entrée dans une église de petit village, une de ces églises très anciennes, à taille d'homme, bâtie par des bras d'homme et non des machines à moteur.
J'étais un peu beaucoup dans le brouillard, dans mon âme.
Je sentais m'être fourrée les pieds sur une toile d'araignée aux fils de glu... Plus on bouge, plus cela colle de tout côté, je n'entendais même plus ce que mon âme pouvait penser de l'idée que j'avais eu, de ce que je croyais être une promesse engagée formellement...

Un rayon de soleil, une ligne droite, claire, nette, juste brillante pour faire réduire l'ouverture des yeux, mais pas assez folle pour nous empêcher de regarder. C'était, ai-je ressenti le rayon de la torche divine depuis le Ciel dans cette église calme, comme un cocon apaisant. Dieu m'y voyait, et Il venait mettre la lumière juste au point de jonction où il le fallait : j'ai compris que Dieu me tenait par les cheveux, me renvoyait à la réalité. Et j'ai échappé à ma propre sottise...

Dehors, j'ai retrouvé la vie sociale et la ville. J'avais le point de vue de la réalité, et par la force de ce rayon, j'ai su trouver aisément comment m'y prendre pour partir du bon côté.

Dieu m'avait juste regardée.
Depuis, cela m'est revenu...
Je sais qu'Il est prêt à intervenir.

Il a fallu quand même plus de 30 ans avant que je ne veuille aimer me confesser, que je tarabuste quelques prêtres "Apprenez-moi à me confesser, je ne le sais pas faire". Miettes à miettes, au fils d'entretiens nuls ou efficaces, je pus rencontrer enfin "le" confesseur qui m'a ouvert des vannes célestes.

Le demander, le réclamer, inscrire ce désir en notre coeur.
Réclamer que Dieu mette ce désir, mette cet amour de son sacrement.
On finit par le faire craquer... Il donne à rencontrer un prêtre fort et transparent, qui laisse Dieu parler en Lui.

J'aime ces mots, dans le petit topo "Acceptez de penser, d'écouter, d'entendre, comme Jésus, Seigneur de miséricorde va le faire..."
"Aimez que celui qui vient vous voir réclame que Dieu Lui parle."

Prière à Ste Rita ? Elle a dans les plis de son tablier bien des ingrédients pour décrocher l'impossible.

Qu'elle vous entende !
Ste Thérèse d'Avila attendit 37 ans de rencontrer son cher St Jean de la Croix...
Vous pouvez très bien expliquer à Ste Rita qu'elle se dépèche, que vous ne saurez tenir si longtemps !

Je le lui demanderais aussi pour vous, car je sais le bonheur qui m'est tombé du Ciel !

Glycéra
images/icones/bravo.gif  ( 622880 )et bien soit par Brutus (2012-01-24 12:41:18) 
[en réponse à 622839]

je ferai comme vous m'y encouragez.
Merci pour le temps que vous avez pris pour cette réponse.

30 ans pour trouver "le" confesseur...il est évident que je n'ai pas votre patience.

cordialement