Le Forum Catholique

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images/icones/1h.gif  ( 622402 )Reconnaissance liturgie néocatéchuménale le 20 janvier 2012 par Escartefigue (2012-01-20 14:43:22) 

Quelqu'un-t-il des infos ?
images/icones/neutre.gif  ( 622410 )[réponse] par romuald (2012-01-20 15:49:29) 
[en réponse à 622402]

ICI
images/icones/fleche3.gif  ( 622411 )Pas de vice dans la liturgie du Chemin selon Rome par Jean Kinzler (2012-01-20 16:17:39) 
[en réponse à 622410]

CÉLÉBRATIONS DU CHEMIN NEOCATECHUMENAL


CITE DU VATICAN, 20 JAN 2012 (VIS). Le Conseil pontifical pour les laïcs a rendu public le décret du 8 janvier approuvant les célébrations contenues dans le directoire catéchistique du Chemin néocatéchuménal. En voici la substance: Par son décret du 11 mai 2008, ce Conseil "a définitivement approuvé les statuts du Chemin néocatéchuménal. Puis, après consultation de la Congrégation pour la doctrine de la foi, il a autorisé par décret du 26 décembre 2010 la publication du directoire catéchistique" du mouvement. "Par conséquent, vus les articles 131 et 133,1 - 2 de la Constitution apostolique Pastor Bonus relative à la Curie Romaine, et avec l'avis favorable de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, ce même Conseil approuve les célébrations du Directoire non encore fixées par les livres liturgiques de l'Eglise".
CON-L/ VIS 20120120 (150)
Source
images/icones/1n.gif  ( 622416 )Tentative de traduction du coeur du message par Escartefigue (2012-01-20 17:38:53) 
[en réponse à 622410]


Cela me donne l'occasion d'une brève réflexion sur la valeur de la liturgie. Le Concile Vatican II la définit comme l'œuvre du Christ prêtre et de son Corps de l'Église (cf. Sacrosanctum Concilium, n. 7). A première vue cela peut sembler étrange, car il semble que l'œuvre du Christ désigne les actions historiques rédemptrices de Jésus, sa Passion, la Mort et la Résurrection. En ce sens, donc, la liturgie est l'œuvre du Christ. La Passion, la Mort et la Résurrection de Jésus ne sont pas seulement des événements historiques et qui atteignent et pénètrent l'histoire, mais au-delà et sont toujours présents dans le cœur du Christ. Dans l'action liturgique de l' Église est la présence active du Christ ressuscité qui rend présent aujourd'hui et efficace pour nous le mystère pascal. Pour notre salut il nous attire dans cet acte de don de soi. Son cœur est toujours présent et nous fait participer à cette présence du mystère pascal. Ce travail du Seigneur Jésus, qui est le véritable contenu de la Liturgie, en entrant dans la présence du mystère pascal, est aussi l'œuvre de l'Église, qui, comme son corps, est un individu unique avec le Christ « Totus Christus caput et corpus » dit saint Augustin. Dans la célébration du sacrement, le Christ nous plonge dans le mystère pascal pour nous faire passer de la mort à la vie, de l'existence du péché à une vie nouvelle en Christ.

Ceci s'applique plus particulièrement à la célébration de l'Eucharistie, qui, étant le sommet de la vie chrétienne, est aussi la pierre angulaire de sa découverte, à laquelle conduit le Néocatéchuménat. Comme disent vos statuts, « L'Eucharistie est essentielle au Néocatéchuménat, comme catéchuménat post-baptismal, vécu en petites communautés » (article 13 § 1). Afin de faciliter le rapprochement de la richesse de la vie sacramentelle par des gens qui se sont éloignés de l'Église, ou qui n'ont pas reçu une formation adéquate, le Chemin néocatéchuménal peut célébrer l'Eucharistie dominicale dans les petites communautés, après les premières vêpres du dimanche, conformément aux dispositions de l'évêque diocésain (cf. Statuts, Art. 13 § 2). Mais chaque célébration eucharistique est une action de l’unique Christ conjointe avec son unique Église et donc essentiellement ouverte à tous ceux qui appartiennent à cette Église. Ce caractère public de la Sainte Eucharistie est exprimée dans le fait que chaque célébration de la Messe est finalement dirigée par l'évêque en tant que membre du Collège épiscopal, responsable d'une Église locale particulière (cf. Concile œcuménique Vatican II, Constitution dogmatique. Lumen gentium, 26). La célébration dans les petites communautés, régulée par les livres liturgiques, qui doivent être suivies fidèlement et avec les détails approuvés dans les statuts du Chemin, a la tâche d'aider ceux qui suivent l'itinéraire néocatéchuménal à recevoir la grâce d'être insérée dans le mystère salvifique du Christ, ce qui rend possible un témoignage chrétien qui pourrait aussi prendre les traits de la radicalité. Dans le même temps, la croissance progressive de la foi des petites communautés individuelles devrait favoriser leur intégration dans la vie ecclésiale de la grande communauté par la célébration liturgique de la paroisse, dans laquelle et pour laquelle œuvre le Chemin néocatéchuménal (cf. Statuts, Art . 6), dans sa forme ordinaire. Mais même durant le cheminement il est important de ne pas se séparer de la communauté paroissiale, le droit à la célébration de l'Eucharistie, qui est l'unité de tous, véritable lieu où le Seigneur nous embrasse dans les différents états de notre maturité spirituelle pour nous unir en un seul pain qui fait de nous un seul corps (cf. 1 Co 10, 16s).


images/icones/1b.gif  ( 622434 )Petite transposition ... humoristique ... par Ion (2012-01-20 20:02:15) 
[en réponse à 622416]

... au cas traditionaliste.


Ceci s'applique plus particulièrement à la célébration de l'Eucharistie, qui, étant le sommet de la vie chrétienne, est aussi la pierre angulaire de sa découverte, à laquelle conduit le mouvement traditionaliste. Comme vous le dites également, l'Eucharistie est essentielle au cheminement du chrétien vers le Christ, vécu également en communautés traditionalistes. Afin de faciliter le rapprochement de la richesse de la vie sacramentelle par des gens qui se sont éloignés du Magistère Conciliaire et post conciliaire, ou qui n'ont pas reçu une formation adéquate, les communautés traditionalistes peuvent célébrer l'Eucharistie dominicale dans les communautés conformément aux dispositions de l'évêque diocésain. Mais chaque célébration eucharistique est une action de l’unique Christ conjointe avec son unique Église et donc essentiellement ouverte à tous ceux qui appartiennent à cette Église. Ce caractère public de la Sainte Eucharistie est exprimée dans le fait que chaque célébration de la Messe est finalement dirigée par l'évêque en tant que membre du Collège épiscopal, responsable d'une Église locale particulière (cf. Concile œcuménique Vatican II, Constitution dogmatique. Lumen gentium, 26). La célébration dans les communautés traditionalistes, régulée par les livres liturgiques en vigueur en 1962, qui doivent être suivies fidèlement a la tâche d'aider ceux qui suivent cet itinéraire à recevoir la grâce d'être insérée dans le mystère salvifique du Christ, ce qui rend possible un témoignage chrétien qui pourrait aussi prendre les traits de la radicalité. Dans le même temps, la croissance progressive de la foi des communautés traditionalistes devrait favoriser leur intégration dans la vie ecclésiale de la grande communauté par la célébration liturgique de la paroisse, dans laquelle et pour laquelle œuvre le mouvement traditionaliste, dans sa forme ordinaire. Mais même durant le cheminement il est important de ne pas se séparer de la communauté paroissiale, le droit à la célébration de l'Eucharistie, qui est l'unité de tous, véritable lieu où le Seigneur nous embrasse dans les différents états de notre maturité spirituelle pour nous unir en un seul pain qui fait de nous un seul corps (cf. 1 Co 10, 16s).



Non, cette approbation ne met pas en oeuvre "3 rites", mais des formes qui doivent converger.

Ion
images/icones/bravo.gif  ( 622423 )Bonne nouvelle: désormais trois options du rite latin: néo-cat' + ordinaire + extraordinaire par Presbu (2012-01-20 18:39:11) 
[en réponse à 622402]

Inspiré du bugninisme le plus créatif et d'un archéologisme corinthien sans la moindre base traditionnelle (en dehors de quelques allusions des épitres pauliniennes), et encore) le rite néo-catéchuménal vient d'être rendu licite par SS Benoît XVI, et il est permis de penser que c'est la porte provisoirement ouverte au "n'importe quoi" doctrinal, vu la théologie "néo-évangéliste" qui a sous-tendu ses créateurs.
===> Si Rome vient d'accepter l'orthodoxie sur l'Eucharistie des inpirateurs anti-thomistes de Kiko ARGÛELLO, Rome devra ouvrir aux traditionnalistes une autre fenêtre de liberté doctrinale sur l'esprit et la tettre de Vatican II - pour la symétrie!
Au lieu de protester contre le blanc-seing aux néo-cat', coinçons la SC Doctrinae Fidei pour obtenir nous aussi notre droit à prier et à parler sur l'oecuménisme, le "dialoguisme" et la méthodologie subjective des textes conciliaires en tranquille "incohérence intellectuelle" !
images/icones/hum2.gif  ( 622431 )Certes, mais par Escartefigue (2012-01-20 19:29:02) 
[en réponse à 622423]

si votre analyse est exacte, il y a de quoi être pessimiste sur la santé de l'Eglise catholique.
images/icones/1g.gif  ( 622432 )oui, cette fois par jejomau (2012-01-20 19:39:18) 
[en réponse à 622431]

on peut se faire du souci. Comment se nomme ce NOUVEAU RIT ?
images/icones/coeurbrise.gif  ( 622448 )Rome n'a pas eu le courage de désigner par son nom ce rite nouveau par Presbu (2012-01-20 21:59:22) 
[en réponse à 622432]

qui pourtant se distingue tant du rite "ordinaire", même le plus échevelé: l'eucharistie en simple banquet assis tout le temps autour d'une table toute en longueur, avec de grosses boules de pain, dont les trois quarts azymes, et dont les miettes tombées sur la nappe ou par terre rejoindront les autres balayures, les commentaires interminables de chacun et chacune sur l'évangile, etc. Jamais dans aucune église "moderno" on n'en a fait systématiquement autant. Vous devinez ce que peuvent en penser nos frères catholiques d'Orient...
___ Donc Le Pape ne veut parler que de règles pratiques spéciales pour leurs "cérémonies"! Pourtant il s'agit bien de rites eucharistiques et (un mot qui leur arrache la gorge) de transsubstantiation. Si seulement, quand cette vanité des néo-sauvés sera passée de mode, ces activités étaient ramenées à un simple "banquet autour du pain bénit" après la Sainte Messe, on sauverait la novatrice convivialité pieuse de second part, et le sacrifice adoratoire et propitiatoire de première part!
___ J'essaye d'être bienveillant pour des convertis sincères, mais menacés par l'orgueil d'être l'élite pionnière de la nouvelle évangélisation. Leur refus systématique de se mélanger aux paroissiens ordinaires comme de les admettre à leurs cérémonies, c'est signe de secte, et cela risque de finir en un vrai schisme.
images/icones/iphone.jpg  ( 622455 )Dans tous les sens... par paradisi gloria (2012-01-21 01:16:10) 
[en réponse à 622423]

J'ai de plus en plus de mal à trouver de la cohérence dans l'évolution récente de l'Eglise Catholique et dans les décisions de notre Pape... Quelle unité est possible au sein de l'Eglise avec les communautés ED et si la FSSPX est réintégrée ? L'Eglise est dispersée, c'est la cacophonie, prions Dieu...
images/icones/4a.gif  ( 622477 )Le malheur... par Introibo (2012-01-21 11:07:19) 
[en réponse à 622455]

... vient de ce que le Pape a voulu lancer un chanter "liturgie" sans se préoccuper de définir le chantier "foi". Il fallait condamner toutes les erreurs modernes (et modernistes) qui pullulent depuis les années 50 et qui se traduisent dans la liturgie.

En acceptant un troisième rit,



Rome montre son incapacité à définir infailliblement la foi et à imposer une véritable liturgie catholique.

Quoi qu'il en soit des intentions profondes des uns et des autres, il paraît impossible d'assister à ces célébrations qui tournent le dos aux définitions infaillibles du concile de Trente.

La crise de l'Eglise est loin d'être finie.
images/icones/1f.gif  ( 622481 )Cette cacophonie me remet en mémoire... par Vianney (2012-01-21 11:58:16) 
[en réponse à 622455]

...ce qu’écrivait Marie Carré, convertie du calvinisme, dans son ouvrage J’ai choisi l’unité, que DPF vient de rééditer :

Donc du point de vue doctrine, l’Église romaine est intolérante. Elle veut l’unité et dit : croyez en mon enseignement ou allez-vous-en. L’Église protestante est tolérante, elle dit : croyez tout ce que voulez, mais ne vous en allez pas.


V.
 
images/icones/neutre.gif  ( 622500 )oui et non par Luc Perrin (2012-01-21 14:27:33) 
[en réponse à 622455]

Je suis perplexe comme vous quant à plusieurs incohérences, principalement entre les paroles, les grandes orientations d'un côté et les décisions pratiques et plus encore les choix de personnes de l'autre.
Ces incohérences, soyons justes, sont observables depuis Paul VI et avec Jean-Paul II tout autant : c'est, sans doute, une des causes de la crise persistante de l'Église puisqu'il ne suffit plus, fut-ce jamais suffisant ?, d'empiler à Rome de bons textes, de belles allocutions si les conséquences pratiques ne suivent pas.
Cela vaut aussi dans nos pays pour les Conférences épiscopales et les diocèses. Il est vrai qu'à ce niveau, les textes ne sont pas toujours bons, les allocutions parfois contestables, certaines Notes franchement détestables.

Toutefois, je ne vous suivrai pas sur le terrain de l'uniformité liturgique : ce n'est pas le bon terrain car cette uniformité n'est pas traditionnelle et qu'il n'y a aucune raison ni liturgique ni ecclésiologique de vouloir l'imposer.

Le cardinal Arinze par une lettre du 1er décembre 2005 avait confirmé certaines pratiques dérogatoires du Chemin et en avait condamné d'autres. Vous trouverez, sur internet, un texte de Mgr Léonard, alors à Namur, qui défend cet arbitrage en janvier 2006. La reconnaissance s'est faite sur cette base.

Des liturgies propres pour un groupe religieux déterminé, rien de plus classique : cf. la liturgie dominicaine traditionnelle, idem pour les Carmes.

Ce qu'on peut déplorer d'abord et avant tout, c'est l'absence de réforme du Novus Ordo Missae et la persistance des "5 plaies" selon la formule de Mgr Schneider. Il est bien certain que la néo-liturgie du Chemin est éloignée du rit romain traditionnel mais je suis plus concerné par le chaos néo-liturgique au niveau des paroisses que par une dérogation spécifique pour un groupe bien circonscrit.
images/icones/croix_byzantine.png  ( 622528 )devront-ils prouver un groupe stable par blamont (2012-01-21 19:17:50) 
[en réponse à 622500]

si l'envie leur venait de faire une célébration dans une paroisse landa?
images/icones/bravo.gif  ( 622725 )pas de reconnaissance de liturgie néochatécuménale... par jejomau (2012-01-23 11:09:44) 
[en réponse à 622402]

Sandro Magister revient sur le sujet à cet égard :

"Avant l’audience qui lui a été accordée par Benoît XVI il y a trois jours, le bruit courait, au Chemin néocatéchuménal, qu’à cette occasion, les “liturgies” du mouvement ecclésial fondé par Francisco "Kiko" Argüello et Carmen Hernández allaient être définitivement approuvées.

"Placet" ou "Non placet"? Le pari de Carmen et Kiko

Ces rumeurs allaient jusqu’à affirmer que le document de validation était prêt.

En réalité, cette mesure n’était absolument pas à l’ordre du jour au Vatican, comme on a pu s’en rendre compte au cours de l’audience que le pape a accordée au Chemin le 20 janvier.

En effet, un décret du conseil pontifical pour les laïcs a été lu au début de cette audience. Avec "l’avis favorable de la congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements", il concède simplement "l’approbation des célébrations figurant dans le Directoire catéchétique du Chemin néocatéchuménal qui ne sont pas encore, en raison de leur nature, régies par les livres liturgiques de l’Église".

Plus clairement, le pape a réaffirmé dans son discours que, dans le décret en question, seules "sont l’objet de l’approbation les célébrations" présentes dans le Directoire catéchétique qui "ne sont pas strictement liturgiques".

Cela veut dire que les rituels approuvés à cette occasion ne concernent en aucune manière la liturgie de la messe ou l’administration des sacrements, mais uniquement les célébrations internes au Chemin qui marquent les principales étapes du long catéchuménat de chacun de ses membres"

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