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images/icones/bible.gif  ( 621105 )6 Janvier : Épiphanie de N.-S. (lectures du Bréviaire romain) par Alexandre (2012-01-05 22:59:35) 



Le 6 janvier

ÉPIPHANIE DE N.-S. JÉSUS-CHRIST


Premier Nocturne

Du livre d’Isaïe

Leçon i
(ch. 55, 1-4) Vous tous qui avez soif, venez vers l’eau. Même sans argent, venez acheter et consommer! Venez acheter sans argent, et sans payer, du vin et du lait. Pourquoi dépenser de l’argent pour ce qui ne nourrit pas, vous donner du mal pour ce qui ne rassasie pas? Ecoutez-moi donc, et mangez de bonnes choses: vous vous régalerez abondamment. Prêtez l’oreille! Venez à moi! Écoutez, et vous vivrez. Je ferai avec vous une alliance éternelle pour confirmer ma bienveillance promise à David. Voici, j’ai fait de lui un témoin pour les peuples, un chef et un maître pour les nations.


Leçon ii
(60, 1-6) Lève-toi, resplendis, Jérusalem! Car elle est venue, ta lumière, et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi. Voici que les ténèbres couvrent la terre, l’obscurité couvre les peuples; mais sur toi le Seigneur se lève, et sa gloire paraît sur toi. Les nations marcheront vers ta lumière, et les rois vers la clarté de ton aurore. Lève les yeux tout autour et vois: tous ils se rassemblent, ils viennent vers toi; tes fils viennent de loin, et tes filles surgissent de tous côtés. Alors tu verras, et tu seras radieuse; ton cœur frémira et se dilatera. Car vers toi afflueront les trésors de la mer, les richesses des nations viendront jusqu’à toi. Des foules de chameaux t’envahiront, des dromadaires de Madian et d’Épha. Tous ceux de Saba viendront, apportant l’or et l’encens et proclamant les louanges du Seigneur.

Leçon iii
(61, 10-11; 62, 1) J’exulte de joie dans le Seigneur, mon âme jubile en mon Dieu. Car il m’a revêtu des vêtements du salut, il m’a drapé dans le manteau de la justice comme un jeune époux se met un diadème, comme une mariée se pare de ses bijoux. Car, comme une terre fait éclore ses germes, comme un jardin fait germer ses semences, le Seigneur Dieu fera germer la justice et la louange devant toutes les nations. Pour Sion, je ne me tairai point; je ne me lasserai point au sujet de Jérusalem, jusqu’à ce que sa justice jaillisse comme l’aurore et que son salut flamboie comme une torche.




Deuxième Nocturne

Sermon de saint Léon [le Grand], pape
(Sermon 32 [SC: 13], 2° pour l’Épiphanie, nn. 1-4 ;
texte latin et trad. française: SC 22 bis, 218-225)

Leçon iv
Soyez joyeux dans le Seigneur, mes bien-aimés, je le répète, soyez joyeux, car très peu de temps après la solennité de la naissance du Christ, voici que nous illumine la fête de sa manifestation. Celui que la Vierge a enfanté ce jour-là, le monde aujourd’hui l’a reconnu. En effet, le Verbe fait chair a si bien réglé les débuts de son entrée dans notre vie que la naissance de Jésus a été manifestée aux croyants et cachée à ses persécuteurs. Alors, les cieux racontèrent la gloire de Dieu et par toute la terre retentit la voix de la vérité quand l’armée des anges apparut aux bergers pour leur annoncer la naissance d’un Sauveur, et que l’étoile précéda les mages pour les conduire à celui qu’ils venaient adorer. Ainsi, du levant au couchant, resplendit la génération du vrai roi puisque les royaumes de l’Orient apprirent par les mages la véracité des faits et qu’elle ne resta pas cachée à l’empire romain.

Leçon v
Même la brutalité d’Hérode, qui voulait supprimer, dès ses premiers instants, un roi qui lui était suspect, favorisait, à son insu, ce dessein divin. Tandis que, tout entier à son atroce forfait, il poursuivait un enfant qui lui restait inconnu, en massacrant indistinctement les nouveau-nés, la rumeur croissante racontait partout la naissance du souverain que le ciel avait annoncée, rumeur que la nouveauté du signe céleste et l’impiété d’un persécuteur très cruel rendaient à la fois plus manifeste et plus pressée de se répandre. C’est alors aussi que le Sauveur fut emporté en Égypte pour que ce peuple adonné à de vieilles erreurs soit marqué déjà par une grâce secrète en vue du salut tout proche et que, sans avoir encore rejeté de son cœur la superstition, déjà par son accueil il reçoive la vérité.

Leçon vi
Reconnaissons donc, frères bien-aimés, dans les mages adorateurs du Christ, les prémices de notre vocation et de notre foi. Célébrons, l’âme débordante de joie, les débuts de notre bienheureuse espérance. Car, dès ce moment, nous commençons à entrer dans l’héritage éternel. Dès ce moment, les secrets des Écritures qui nous parlent du Christ se sont ouverts pour nous. La vérité, que des Juifs, dans leur aveuglement, n’ont pas acceptée, a étendu sa lumière à toutes les nations. Honorons donc ce jour très saint où est apparu l’auteur de notre salut. Celui que les mages ont vénéré enfant dans son berceau, nous, adorons-le tout-puissant dans le ciel. Et tout comme ils ont offert au Seigneur, de leurs trésors, des dons à valeur symbolique, tirons, nous aussi, de nos cœurs, des présents dignes de Dieu.




Troisième Nocturne

Lecture du saint Évangile selon saint Matthieu (2, 1-12)

Leçon vii
Jésus étant né à Bethléem de Judée aux jours du roi Hérode, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem en disant: « Où est le roi des Juifs qui vient de naître? Nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus l’adorer. » Apprenant cela, le roi Hérode fut troublé, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les chefs des prêtres et les scribes du peuple, et il leur demanda où devait naître le Messie. Ils lui dirent: « A Bethléem de Judée, car voilà ce qui est écrit par le prophète: Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas la moindre parmi les cités de Juda; car de toi sortira un chef, qui sera le berger d’Israël mon peuple. » Alors Hérode convoqua secrètement les mages et il leur fit préciser le temps où l’étoile avait paru; puis, les envoyant à Bethléem, il dit: « Allez vous informer avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, avertissez-moi afin que, moi aussi, j’aille l’adorer. » Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue en Orient les précédait, pour s’arrêter enfin au-dessus de l’endroit où était l’enfant. En voyant l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Entrant alors dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère, [rubrique: ici, on fléchit le genou] et, se prosternant, ils l’adorèrent. Ouvrant leurs trésors, ils lui offrirent comme présents l’or, l’encens et la myrrhe. Puis, instruits en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

Homélie de saint Grégoire, pape
(Homélies sur les Évangiles 10, 1-2:
SC 485, 244-247)

Comme vous l’avez entendu dans la lecture de l’Évangile, frères très chers, le Roi du ciel est né et un roi de la terre se trouble: il est normal que la grandeur terrestre soit confondue quand se découvre la majesté céleste. Mais nous devons chercher pourquoi, à la naissance du Rédempteur, ce fut un ange qui apparut aux bergers en Judée tandis que pour l’adorer ce ne fut point un ange, mais une étoile qui amena les mages d’Orient. C’est probablement parce qu’il convenait qu’un être spirituel, à savoir un ange, proclame la bonne nouvelle aux Juifs, comme à des personnes se servant de leur esprit. Mais les païens, parce qu’ils ne savaient pas se servir de leur esprit, sont amenés à connaître le Seigneur non par la parole, mais par un signe. De là vient aussi ce que dit Paul: « Les prophéties sont données aux croyants non aux infidèles, les signes eux sont pour les infidèles, non pour les croyants » (1 Co 14, 22). En effet, les uns ont reçu des prophéties en tant que croyants non en tant qu’infidèles et les autres des signes comme des infidèles, non comme des croyants.

Leçon viii
Il faut aussi le noter, les Apôtres prêchent à ces mêmes païens notre Rédempteur déjà parvenu à l’âge parfait, mais ce tout petit, encore incapable de se servir des bons offices de son corps humain pour parler, c’est une étoile qui l’annonce aux nations païennes. Car l’ordre logique réclamait assurément que ce soit la parole des prédicateurs qui nous fasse connaître le Seigneur qui parle et que ce soit des éléments muets qui le prêchent quand il ne parle pas encore. Mais en tous ces signes qui se sont manifestés soit à la naissance du Seigneur soit à sa mort, nous devons considérer la dureté de cœur de certains Juifs que ni le bienfait de la prophétie, ni les miracles ne purent amener à le reconnaître.

Leçon ix
Tous les éléments ont témoigné de l’avènement de leur auteur. Et si je puis parler d’eux d’une manière humaine, les cieux ont su qu’il était Dieu, car ils ont aussitôt envoyé une étoile. La mer l’a su, car elle s’est offerte comme chemin sous ses pas. La terre l’a su, car elle a tremblé tandis qu’il mourait. Le soleil l’a su, car il a voilé les rayons de sa lumière. Les rochers et les murailles l’ont su car au moment de sa mort ils se sont fendus. L’enfer l’a reconnu, car ceux d’entre les morts qu’il retenait, il les a rendus. Et cependant, alors que tous ces éléments insensibles ont senti qu’il était le Seigneur, les cœurs de Juifs encore infidèles ne savent nullement qu’il est Dieu et plus durs que les rochers ne veulent pas se fendre pour la pénitence.


images/icones/bible.gif  ( 621108 )Prose française pour l'Épiphanie par Alexandre (2012-01-05 23:37:38) 
[en réponse à 621105]


Adoration des Mages, par Tiepolo (Altere Pinakothek de Munich)

Le 6 Janvier

ÉPIPHANIE DE N.-S. JÉSUS-CHRIST


Prose

Cette prose du XVII° ou XVIII° s., selon U. Chevalier, était présente dans nombre de Missels diocésains français avant la réintroduction de la liturgie romaine, à partir de 1850. Les Diocèses de Lyon [Missel de 1956] et Versailles [Propre de 1929], et sans doute d’autres, ont gardé la faculté de la chanter (dire) à sa place originelle, à savoir durant la sainte Messe.

Ad Jesum accúrrite,
Corda vestra súbdite
Regi novo géntium.
Près de Jésus accourez,
Et soumettez votre cœur
Au nouveau Roi des Gentils.
Stella foris prǽdicat,
Intus fides índicat
Redemptórem ómnium.
Au-dehors l'étoile annonce,
Au-dedans la foi désigne,
Notre Rédempteur à tous.
Huc afférte múnera
Voluntáte líbera,
Sed múnera córdium.
Le présent qu'il faut offrir
En un élan spontané,
C'est l'offrande de vos cœurs.
Hæc erit gratísima
Salvatóri víctima,
Mentis sacrifícium.
Voilà bien le sacrifice
Qui plaît le plus au Sauveur,
Le sacrifice de l'âme.
Aurum promat cáritas,
Myrrham vitæ sánctitas;
Thus sint vota córdium.
L'or est don de charité,
La myrrhe, de sainteté,
L'encens est don de prière.
Auro Rex agnóscitur,
Homo myrrha cólitur,
Thure Deus géntium.
L'or est un hommage au Roi,
La myrrhe un hommage à l'homme,
L'encens au Dieu des Gentils.
Judǽa, gaudéntibus
Non invíde géntibus
Retéctum mystérium.
Judée, aux Gentils, joyeux
De connaître le mystère,
Ah, ne porte pas envie!
Post custódes óvium,
Se Magi fidélium
Jungunt in consórtium.
Après les humbles bergers,
Les mages viennent s'unir
Aux rangs des foules fidèles.
Qui Judǽos ádvocat
Christus, gentes cónvocat
In unum tugúrium.
Ayant appelé les Juifs,
Le Christ, sous un même toit,
Convoque aussi les Gentils.
Béthlehem fit hódie
Totíus Ecclésiæ
Nascéntis exórdíum.
Bethléem est le berceau
De l'Église tout entière
Qui prend naissance en ce jour.
Regnet Christus córdibus,
Et victis rebéllibus
Próferat impérium. Amen.
Sur les cœurs, que le Christ règne,
Qu'il écrase les rebelles
Et propage son empire. Amen.


Source:
Missel vespéral lyonnais,
présenté, traduit et commenté par dom Gaspar Lefebvre,
Bruges, Paris, Lyon, 1957, pp. 164-165.
images/icones/porrectus.png  ( 621111 )Dans le diocèse d'Amiens, par Firminus (2012-01-06 01:21:11) 
[en réponse à 621108]

nous avons aussi cette prose qui a subsisté après l'introduction du rit romain en 1850, avec une centaine d'autres proses, dont certaines étaient propre à une paroisse. D'un diocèse à l'autre la mélodie pouvait être très différente.

Lorsque qu'en 1905 le chant de Solesmes a été imposé,de nouveaux missels ont été imprimés et toutes les proses sont passées à la trappe à l'exception de quelques unes appelées aujourd'hui "séquence". Tout un patrimoine a ainsi été été sacrifié dans un but de centralisation excessive. Nous avons connu la même chose après Vatican II et cette fois c'est le chant de Solesmes qui a subit le même sort au profit des chansonnettes actuelles...
images/icones/porrectus.png  ( 621117 )Doute par Alexandre (2012-01-06 07:32:02) 
[en réponse à 621111]

Êtes-vous sûr que c’est la réforme de Solesmes
qui a supprimé vos séquences et proses du Missel?

Je connais plusieurs cas de diocèses où
après le retour de la liturgie romaine (à partir de 1850),
ces pièces ont été conservées,
mais rejetées de la liturgie de la Messe
pour être chantées pendant les saluts ou les processions.

Pour avoir une réponse claire à cette question,
il faudrait consulter un Propre Amiénois
publié entre 1850 et 1905...

Bonne fête de l’Épiphanie!
images/icones/1a.gif  ( 621121 )Solesmisation par Nemo (2012-01-06 08:03:18) 
[en réponse à 621117]

La prose de Sainte Geneviève, du XIIème siècle, oligatoire à Paris mais dont la messe solennelle a été sauvagement amputée à Sainte-Clotilde pour des raisons forcément mauvaises, possédait jusqu'au début du siècle dernier une mélodie ternaire agréable et chantante au propre parisien.

Elle fut remplacée par Solesmes par une autre mélodie plus grégorianisante. Elle est devenue difficilement chantable.

Toutes les proses qui avaient un rythme ternaire ont été de toutes façons grégorianisées par Solesmes, ce qui est un non sens vu la date de composition de ces pièces, et généralement pas très beau (on pense particulièrement au Victimae paschali laudes, au Veni Sancte Spiritus).
images/icones/porrectus.png  ( 621122 )Ce n'est pas la question par Alexandre (2012-01-06 08:29:49) 
[en réponse à 621121]

La question n'est pas celle de la mélodie,
mais de la possibilité de l'emploi du texte (chanté ou non)
pendant la messe depuis la réintroduction de la liturgie romaine.
(Pour la prose de sainte Geneviève,
je partage votre étonnement, pour rester 'euphémisant'...)

Le propre noté de Sens de 1872
- noté en plain chant, donc antérieur
à la solesmisation que vous déplorez -
reproduit un certain nombre de séquences et proses.
S'y trouvent notamment trois séquences pour Noël
et une pour l’Épiphanie:



Mais il est désormais interdit
de chanter ou dire ces pièces pendant la messe (1),
d'où ma question pour Amiens.

Pour revenir à Sens,
quelques séquences et proses
ont été néanmoins conservées :
celles des grands saints du Diocèse
(Savinien et Potentien, Germain d'Auxerre...).



------
(1) En tête:
Décret de la S. Congrégation des Rites,
daté du 3 octobre 1872,
qui permet le chant de ces Proses
dans les fonctions ecclésiastiques
excepté l'Office, la Messe
et l'acte même de la Bénédiction du Saint-Sacrement
.
images/icones/porrectus.png  ( 621414 )Je ne crois pas que ce soit Solesmes... par Alexandre (2012-01-09 09:42:45) 
[en réponse à 621121]

Selon vous,

La prose de Sainte Geneviève, du XIIème siècle (...) possédait jusqu'au début du siècle dernier une mélodie ternaire agréable et chantante au propre parisien.
Elle fut remplacée par Solesmes par une autre mélodie plus grégorianisante.



Le Propre parisien de 1891 comporte déjà la mélodie que vous critiquez. Sauf erreur, la solesmisation est postérieure.


La prose de Ste Geneviève a été collationnée sur trois mss. de l’Arsenal, T. L. 155, 181, 185 et sur les mss. 14452-14819, fonds Saint-Victor, Bibl. nat.


Offices propres notés
conformes au Missel et au Bréviaire Romains…
à l’usage du Diocèse de Paris

Partie d’Hiver,
Paris, Poussielgue, 1891,
p. III


Voici les partitions de la Prose dans ledit Supplément de 1891.







Dans son Avertissement, l'abbé Jules Bonhomme écrit notamment:

Outre les cinq séquences romaines, Victimæ, Veni sancte, Lauda Sion, Dies iræ et Stabat, on aura à la messe celles de Ste Geneviève, de l’Assomption, de S. Denis et de la Dédicace. Les autres pourront se dire au salut du Saint-Sacrement.

Supplément à l’usage du Diocèse de Paris [1891], p. III.
images/icones/bravo.gif  ( 621423 )Merci par Nemo (2012-01-09 11:26:18) 
[en réponse à 621414]

Vous avez raison, Solesmes est intervenu sur une mélodie qui était déjà au propre de Paris.
Et cette mélodie viendrait des manuscrits.
Hélas on n'a pas beaucoup de détails.
images/icones/porrectus.png  ( 624338 )Les proses ont bien été conservées par Firminus (2012-02-08 01:22:56) 
[en réponse à 621117]

après l'introduction du rite romain, mais déplacées au Saluts du Saint sacrement. Dans les paroissiens notés imprimés après 1850, elles se trouvent réunies dans un "prosaire" en fin de missel. Auparavant, elle se chantaient après l'Alleluia.

L'introduction du chant grégorien de Solesmes a, dans le diocèse d'Amiens, sonné le glas des "paroissiens romains notés en plain-chant" édités et imprimés dans le diocèse. C'est comme cela que, petit à petit, tout ce patrimoine musical a disparu. Jusqu'à la seconde guerre mondiale, le plain-chant s'était maintenu dans les paroisses urbaines et rurales grâce à la présence des chantres et de curés qui ne savaient pas chanter le chant de Solesmes, jugé beaucoup plus compliqué. Deux paroisses l'avaient toujours en usage jusque dans années 1975.

Excusez le retard de cette réponse ; j'ai négligé de consulter le fil...
Vous trouverez ci-dessous un certain nombre de pièces de ce plain-chant (dont quelques proses) en cliquant sur le lien ci-dessous. D'autres vont être mises en ligne prochainement.


http://fr.gloria.tv/?search=plain-chant+Amiens
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 621138 )Méditation avec l'Imitation de Jésus-Christ par ami de la Miséricorde (2012-01-06 10:59:43) 
[en réponse à 621105]

Livre III En quoi consiste la vraie paix et le véritable progrès de l'âme

5. [...] Et ce n'est pas tout; il faut encore que vous soyez si ferme, si constant dans l'espérance, que, privé intérieurement de toute consolation, vous prépariez votre coeur à de plus dures épreuves, sans jamais vous justifier vous-même comme si vous ne méritiez pas de tant souffrir, mais reconnaissant au contraire ma justice et louant ma sainteté dans tout ce que j'ordonne. Alors vous marcherez dans la voie droite, dans la véritable voie de la paix, et vous pourrez avec assurance espérer de revoir mon visage dans l'allégresse.
Que si vous parvenez à un parfait mépris de vous-même, je vous le dis, vous jouirez d'une paix aussi profonde qu'il est possible en cette vie d'exil.

Source : L'Imitation de Jésus-Christ traduit par l'abbé F. de Lamennais, Dijon, Pellion et Marchet Frères, 1870

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde