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images/icones/neutre.gif  ( 620627 )De la clef de la Foi à la porte de la Foi. par Scrutator Sapientiæ (2012-01-02 09:14:37) 

Bonjour à tous,

Je me propose ici de mettre en avant une espérance et une perspective, en amont et en vue du déroulement de l'année 2012, qui pourrait être une année de préparation à l'Année de la Foi, qui se déroulera en 2012-2013.

I. J'espère d'abord que cette année de préparation aboutira à ce que l'Année de la Foi soit l'occasion de préciser ou de rappeler que la connaissance et la compréhension optimales de la clef de la Foi, c'est-à-dire du Credo, sont indispensables à l'ouverture de la porte de la Foi, de la porte qu'est la Foi (cf Somme théologique, IIa-IIae, Question 1 : l'objet de la Foi).

II. J'espère aussi que l'Année de la Foi sera l'occasion de redire et de faire redire, au sein et autour de l'Eglise, ce qui caractérise, ce qui permet d'identifier, de bien connaître et de bien comprendre

- ce qui se situe « à l'intérieur » (cf Q 2 : l'acte intérieur de la Foi),

- ce qui se trouve « à l'extérieur » (cf Q 3 : l'acte extérieur de la Foi),

- la solidité, la stabilité, l'utilité, la validité (cf Q 4 : la vertu de Foi),

- celles et ceux qui ont vocation à utiliser (cf Q 5 : ceux qui ont la Foi),

- ce qui est à l'origine, la provenance (cf Q 6 : la cause de la Foi),

- vers quoi est orientée l'ouverture (cf Q 7 : les effets de la Foi),

- et quelles sont les deux charnières qui contribuent à l’ouverture (cf Q 8 : le don d'intelligence ; Q 9 : le don de science),

de la porte de la Foi, de la porte qu'est la Foi.

III. J'espère en outre que les docteurs et les pasteurs dont c'est le rôle, éminent car important, préciseront ou rappelleront ce qui concerne, respectivement,

- ceux qui essaient d'ouvrir la porte de la Foi, mais en en déformant la clé qu’est le Credo, quand ils l’introduisent ou la manipulent, n’importe comment, dans la serrure, (cf Q 11 : l'hérésie) ;

- ceux qui décident de refermer, puis de s’éloigner, de la porte de la Foi en Dieu, qui ne veulent plus se rendre disponibles, se rendre responsables, par Dieu et pour Dieu, et qui ne veulent plus ouvrir, pour eux-mêmes, la porte de la Foi (cf Q 12 : l'apostasie) ;

- ceux qui décident de lancer l’injure, l’outrage ou le reproche, pour faire du tort au Créateur et au Rédempteur, qui ne veulent pas que d'autres qu'eux puissent avoir l'idée de se rendre disponibles, de se rendre responsables, par Dieu et pour Dieu, et qui veulent exhorter ceux qui les écoutent ou les regardent à ne pas ou plus ouvrir la porte de la Foi (cf Q 13 : le blasphème en général) ;

- ceux qui désespèrent du pardon des péchés, présument de la miséricorde de Dieu sans la mériter, vivent puis meurent dans l’impénitence, ou dans l’obstination, contre l’Esprit Saint, ou dans l’envie, la méchanceté contre les témoins de la vérité, le mépris contre la vérité elle-même, ou l’ingratitude contre Dieu, inspirateur de la vérité, (cf Q 14 : le blasphème contre l'Esprit Saint) ;

- ceux qui veulent bien ouvrir régulièrement la porte de la Foi, mais qui, au lieu d'être vraiment responsables, font preuve de négligence, en n'entretenant pas régulièrement les deux charnières indispensables à l'ouverture, en plénitude, de la porte qu'est la Foi (cf Q 15 : l'aveuglement de l'esprit et l'hébétude du sens).

IV. Précisément, j'espère que cette Année de la Foi sera l'occasion de préciser ou de rappeler dans quelle mesure l'entretien régulier de ces deux charnières, l’intelligence et la science de la Foi, est impératif, et non facultatif, pour chaque catholique, et nécessite un (ré)apprentissage, en vue d'un accomplissement : celui de la dimension intellectuelle de la vie chrétienne, la dimension existentielle n’étant pas la seule à être extrêmement importante (cf Q 16 : les préceptes relatifs à la Foi, à l'intelligence et à la science).

V. Par dessus tout, je voudrais dire le moins mal possible que la porte de la Foi, que la porte qu'est la Foi, est faite de bois ; et ce bois, c'est le bois de la Croix.

VI. Au terme de ce message, je reviens un instant sur la connaissance et la compréhension de la "clavis fidei", vraiment propices à l'ouverture intégrale de la "porta fidei", et sans laquelle il est tout à fait possible de confondre Foi en Dieu et foi en l'homme, ou de remplacer la Foi en Dieu par la "Foi" en "l'Homme",

- en la générosité, affirmée a priori, de ses "Droits",

et

- en la génialité, invoquée a priori, de son "Moi".

VII. Je reviens également sur la cause et sur les effets de la Foi, pour expliquer qu’il s’agit, dans l'esprit de Saint Thomas,

- d’une part, de la cause de la Foi, en tant qu’elle est infusée par Dieu et en tant qu’elle est un don de Dieu ;

- d’autre part, des deux effets de la Foi que sont la crainte de Dieu et la purification du cœur de l’homme.

VIII. Puissent la réaffirmation, la redécouverte, la réexplicitation et la réhabilitation de l’origine divine de la Foi, de la provenance divine de la Foi en Dieu, Père, Fils, Esprit, avoir pour effets

- davantage de crainte de déplaire à Dieu, dans les esprits,

et

- davantage de volonté de pureté, dans les cœurs,

non seulement dans les familles, dans la sphère privée, mais aussi, même implicitement et indirectement, mais néanmoins d'une manière effective, dans la société, dans la sphère publique.

Je suis vraiment désolé pour cette mise en espérance et en perspective anticipée, mais c'est vraiment ce que je tiens à exprimer dans ce domaine, même si c'est jugé démesuré ou prématuré, disproportionné ou inapproprié, et bien que je ne possède aucun "mandat" ou "titre" pour le formuler.

Bonne année et bonne santé, sainte année 2012, pour vous tous et pour tous ceux que vous aimez.

Scrutator.
images/icones/1a.gif  ( 620691 )La foi catholique ou ce en quoi il faut adhérer par jejomau (2012-01-02 18:20:04) 
[en réponse à 620627]

Notre Seigneur Jésus-Christ a dit : "Je suis la Vérité". Les dogmes ou les vérités de foi que l’on ignore ou que l’on néglige font partie d’un Tout cohérent et vivant (= la Vérité) qui n’est nul autre que le Christ. Et refuser ou rejeter un dogme, c’est comme refuser ou rejeter le Christ lui-même.



LES DOGMES DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE



Dans l'Eglise catholique, il y a des DOGMES en tant que tels. Définis avec Autorité parce que l'esprit des hommes, s'obscurcissant sur tel ou point de doctrine, il a été convenu par l'Eglise de discuter ce point et de le définir avec Clarté et définitivement.

Il y a aussi les vérités de Foi que l'on doit - en tant que catholique - considérer comme des Dogmes.

"La foi divine est la foi catholique. Par la foi nous croyons toutes les vérités que Dieu a révélées. L’objet de la foi, c’est donc toute la Révélation divine. Bien que l’objet de la foi comprenne toute la Révélation, il y a lieu cependant d’établir une distinction entre l’ensemble des vérités qui ont été révélées par Dieu et les vérités particulières que l’Église nous enseigne en son nom."

"Pour qu’une vérité soit de foi divine, il suffit donc que nous soyons certains de sa révélation. Ainsi, un théologien sagace peut acquérir la certitude qu’une vérité est contenue dans la Révélation divine, quoique l’Église ne l’ait pas proposée à notre croyance et que d’autres théologiens soient libres de la nier sans être taxés d’hérésie : par exemple, l’Assomption de la Sainte Vierge"

"La foi catholique comprend tous les dogmes proposées à notre croyance par l’autorité infaillible de l’Église, c’est-à-dire toutes les vérités définies solennellement par les papes et conciles généraux, et toutes les vérités enseignées comme révélées par le magistère ordinaire de l’Église"

- Issu du catéchisme de l'abbé Boulanger -



I) LES DOGMES


21) Dogme du péché Originel - Sur l’unité de la nature humaine : D’après l’enseignement de l’Église, le genre humain tout entier est issu d’un seul homme, Adam et d’une seule femme, Ève. Tous deux ont chuté et ont entraîné le genre humain dans le pêché qui s’est transmis à toute la postérité d’Adam. Par conséquent, l’existence du péché originel est un article de foi. Confirmée par Sa Sainteté Pie XII dans "Humani Generis"

26) Dogme sur la Sainteté du Christ : Le Christ fut exempt de tout péché qui rend possible l'adoration dûe à Jésus-Christ. L’Église rend à Dieu un culte qu’on appelle le culte de latrie ou d’adoration. Or comme ce culte s’adresse à la personne, il s’ensuit que l’humanité de Notre-Seigneur, étant inséparable de la personne du Verbe, a droit à nos adorations. Le Culte de latrie c'est : Le culte que nous rendons à Dieu qui peut être : 1° intérieur, 2° extérieur, 3° privé, 4° public. Tous les quatre sont obligatoires : la proposition est de foi

Dogmes des sept premiers conciles

Dogme sur la Divinité de Jésus-Christ : en 325 le premier concile de Nicée affirme que le Fils est « vrai Dieu de vrai Dieu, engendré et non créé, consubstantiel au Père ». 2.381 : premier concile de Constantinople - « Saint-Esprit consubstantiel au Père » - Credo de Nicée-Constantinople (empereur Théodose Ier, Grégoire de Nazianze contre Démophile).

Dogme sur la Virginité Perpétuelle de Marie : Marie fut toujours vierge, aussi bien avant la naissance de son divin fils qu’après.

Dogme sur Marie, Mère de Dieu : Quoique n’étant pas la mère de la nature divine, Marie mérite vraiment le titre de «Mère de Dieu». Nous sommes en 431 au Concile d'Éphèse

Dogme de l'Incarnation du Fils de Dieu: en 451, le Concile de Chalcédoine affirme que la nature divine et la nature humaine s’unissent dans la seule personne du Verbe (ou Fils de Dieu) si bien que Jésus-Christ, quoique personne unique, est en même temps vrai Dieu et vrai homme(Concile de Chalcédoine). En d’autres termes, il y a en Jésus-Christ :

a) dualité de nature (nature divine et nature humaine) et
b) unité de personne

Dogmes professés sous formes d'anathèmes : en 553 au deuxième concile de Constantinople. On doit croire absolument sous peine d'anathème que :

- La substance divine est une et consubstantielle en trois personnes, le Père, le Fils et le Saint-Esprit"...
- Dans Le Verbe de Dieu il y a deux naissances: l'une incorporelle par laquelle Il est né du Père avant tous les siècles; l'autre selon laquelle Il est né dans les derniers temps de la vierge Marie, Mère de Dieu."....
- Si quelqu'un dit que ce n'est pas le même Christ-Dieu-Verbe, né de la femme, qui a fait des miracles et qui a souffert; il est anathème.
- Il faut également croire que la chair a été substantiellement unie à Dieu le Verbe et qu'elle était animée par une âme raisonnable et intellectuelle ;
- Mais il ne peut y avoir deux substances ou deux personnes en Notre-Seigneur Jésus-Christ. Il ne faut en adorer qu'une seule (contrairement ce que disaient Théodore et Nestorius).
- Si quelqu'un par ailleurs ne confesse pas que la sainte Vierge est véritablement et réellement Mère de Dieu, qu'il soit anathème (dogme défini ci-dessus)
- Si quelqu'un ne veut pas reconnaître que les deux natures ont été unies en Jésus-Christ, sans diminution, sans confusion, mais que par ces deux natures il entende deux personnes ; qu'il soit anathème.(Dogme défini ci-dessus)
- Si quelqu'un ne confesse pas que les deux natures ont été unies en Jésus-Christ en une seule personne ; qu'il soit anathème.
- Si quelqu'un dit que nous devons adorer Jésus-Christ en deux natures, ce qui serait introduire deux adorations que l'on rendrait séparément à Dieu le Verbe et séparément aussi à l'homme ; et qu'il n'adore pas par une seule adoration le Verbe de Dieu incarné avec sa propre chair, ainsi que l'Église l'a appris dès le commencement par tradition ; qu'il soit anathème.
- Si quelqu'un nie que Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui a été crucifié dans sa chair, soit vrai Dieu, Seigneur de gloire, l'un de la Trinité ; qu'il soit anathème.
- Si quelqu'un n'anathématise pas Arius, Eunomius, Macédonius, Apollinaire, Nestorius, Eutychès, Origène, avec tous leurs écrits impies ; qu'il soit anathème.

Dogme sur les deux volontés et opérations en Jésus-Christ : Proclamée en 680 au troisième concile de Constantinople . "Son vouloir humain suit son vouloir divin et tout- puissant, il ne lui résiste pas et ne s'oppose pas à lui, il s'y soumet plutôt"."Conservant totalement ce qui est sans confusion ni division, nous proclamons le tout dans une formule concise : croyant que l'un de la Trinité est aussi après l'Incarnation notre Seigneur Jésus Christ, notre vrai Dieu, nous disons qu'il a deux natures brillant dans son unique hypostase".

Dogme sur la Légitimité du culte des icônes : au Concile de Nicée II - En 786. La raison doctrinale tient en ceci : si le Christ s’est incarné, il est donc possible de représenter physiquement le Fils de Dieu, et de peindre les Saints.



Dogmes définis au Concile de Trente(1545-1563) :

1) La Transsubstantiation.

- C'est la transformation d'une substance en une autre. Le terme désigne pour les catholiques(latins, arméniens et maronites) la transformation du pain et du vin en chair et sang du Christ lors de l'Eucharistie. Le pain et le vin sont « réellement, vraiment et substantiellement » transformés ou convertis en corps et sang du Christ, tout en conservant leurs caractéristiques physiques ou espèces (texture, goût, odeur : les apparences) initiales.

Le mot transsubstantiation est une expression employée pour la première fois au concile de Latran, en 1215

2) fixation du canon biblique catholique et la théorie des deux sources de la Révélation, incluant la Tradition interprétative magistérielle. Le canon désigne l'ensemble des textes sacrés et régissant le culte.

Sur la Bible : L’Écriture ou la Bible est l’ensemble des livres qui ont été écrits sous l’inspiration de l’Esprit Saint, qui ont Dieu comme auteur, et ont été transmis comme tels à l’Église.

Sur le canon : Le canon, est le recueil des livres que l’Église reconnaît comme inspirés.

Sur la Tradition : La Tradition est une source de la Révélation, distincte de l’Écriture Sainte, et qui mérite la même foi

3) La canonisation de la Vulgate.

- La Vulgate, (du latin Vulgata, vulgaire au sens de « commune ») est la traduction de la Bible en Latin réalisée en grande partie par Jérome de Stridon (Saint Jérôme)au début du Vème siecle, et reconnue comme authentique par l'Eglise Catholique lors du Concile de Trente.



Dogme sur l’Immaculée Conception : La Bienheureuse Vierge Marie fut, dès le premier instant de sa conception,préservée de toute souillure du péché originel, par un privilège unique de Dieu et en prévision des mérites de Jésus-Christ. Dogme érigée en 1854 par la Bulle Ineffabilis Deus de Pie IX prononcée ex-cathedra.

Dogme sur l'Infaillibilité Pontificale: ce dogme est prononcé dans l'Encyclique Pastor Aeternus en 1870 au Concile Vatican I. Malheureusement ce concile sera interrompu par la guerre de 1870.

Dogme de l'Assomption de la Très Sainte Vierge Marie: Donnée dans Munificentissimus par Pie XII en 1950. L'Eglise proclame qu Marie, Mère de Jésus, est montée au ciel avec son corps.


II)LES VERITES DE FOI DECOULANT DES DOGMES ET EN FAISANT PARTIE


D'abord le.... CREDO puis :


1)Sur l’existence de Dieu : «Je crois en Dieu le Père tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre».

2)Sur Dieu : Dieu a révélé lui-même son existence aux hommes.

3)Sur les preuves de l’existence de Dieu : L’existence de Dieu peut être connue avec certitude par la raison.

4)Sur l’unicité de Dieu: Il n’y a qu’un seul Dieu, créateur et Seigneur de toutes choses.

5) Sur les panthéismes : Le Dieu unique est un être personnel qui ne s’identifie pas avec le monde et ne forme pas avec lui une seule substance. Toutes les créatures, bien que produites par lui, sont en dehors de lui ; elles ne sont ni une parcelle ni une émanatio de sa substance.

6) Sur les attributs de Dieu : Les attributs métaphysiques, c’est-à-dire ceux qui constituent l’essence même de Dieu, sont l’aséité, la simplicité, l’immutabilité, l’éternité et l’immensité.

7) Sur l’intelligence et la science de Dieu : L’intelligence de Dieu est infinie.

8) Sur la Volonté de Dieu : La volonté divine est infiniment parfaite.

9)Sur la Trinité : Trois personnes réellement distinctes, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, subsistent en une seule et même nature divine.

10)Sur la Création : Dieu a créé le monde - les êtres spirituels et les êtres matériels, - quant à toute leur substance.

11)Sur les anges : Il y a des anges, c’est-à-dire des créatures spirituelles, distinctes des hommes.

12)Sur les anges gardiens : L’existence des anges gardiens peut être regardée comme une vérité de foi qui s’appuie sur l’Écriture Sainte et la Tradition.

13)Sur les mauvais anges : Les mauvais anges, appelés aussi démons, sont les anges qui se sont révoltés contre Dieu.

14)Sur l’âme : L’âme du premier homme a été créée directement par Dieu.

15)Sur l’âme : L’âme humaine est immortelle.

16)Sur l’âme : L’âme humaine est une substance spirituelle, simple et immatérielle, dont les deux facultés maîtresses sont la raison et la volonté libre.

17)Sur la liberté : L’homme, même déchu, jouit de la liberté de choisir entre le bien et le mal.

18)Sur la Rédemption : Par sa passion et sa mort sur la croix, le Christ a satisfait à Dieu pour tous les péchés des hommes et a mérité leur salut.

19)Sur la Rédemption : Jésus-Christ est mort pour tous les hommes et a expié pour tous les péchés.

20)Sur la Rédemption : La coopération de notre part est une condition indispensable à notre salut.

21)Sur le jugement particulier : Aussitôt après la mort, il y a un jugement particulier, qui fixe irrévocablement le sort d’un chacun.

22)Sur le jugement général : Il y aura à la fin du monde, après la résurrection des corps, un jugement, où tous les hommes rendront compte de leurs actions au Souverain Juge, Jésus-Christ.

23)Sur le Saint-Esprit : Le Saint-Esprit est la troisième personne de la Sainte Trinité, qui procède du Père et du Fils, comme d’un principe unique.

24)Sur l’institution divine de l’Église : Jésus-Christ a fondé une Église, c’est-à-dire une socitété visible et hiérarchique, composée de deux groupes distincts, l’un qui enseigne et qui gouverne, l’autre qui est enseigné et gouverné.

25)Sur le pape : À la tête de son Église, Jésus-Christ a mis son Vicaire. Jésus-Christ a conféré à saint Pierre la primauté de juridiction sur toute l’Église, et non pas simplement une primauté d’honneur. Les Évêques de Rome, les Papes, sont de droit, les successeurs de saint Pierre dans la primauté

26)Sur l’obligation de faire partie de la véritable Église : Tous les hommes, pour être sauvés, doivent appartenir à la véritable Église qui est l’Église catholique romaine.


27)Sur les prérogatives de l’Église : L’Église instituée par Jésus-Christ doit durer toujours au moins dans ses organes essentiels.

28)Sur l’infaillibilité de l’Église : Jésus-Christ a conféré à l’Église enseignante le privilège de l’infaillibilité doctrinale dans les conditions prévues par Pastor Aeternus.

29)Sur le pouvoir pastoral des apôtres : Jésus-Christ a conféré à ses Apôtres et à leurs successeurs le pouvoir pastoral ou de gouvernement, c’est-à-dire le pouvoir de faire des lois (pouvoir législatif), de juger les actions (pouvoir judiciaire) et de leur appliquer des sanctions (pouvoir pénal ou coercitif).

30)Sur l’infaillibilité des Papes : Jésus-Christ a conféré à saint Pierre et à ses successeurs, les Papes, le privilège de l’infaillibilité. Dans les conditions prévues par Pastor Aeternus.

31) Sur les pouvoirs des Évêques : ne vaut que sur leur territoire. évêques, collectivement et unis au Saint-Père, ont le pouvoir de l'infaillibilité.

32) Sur la Communion des Saints : Il existe entre tous les membres, - vivants ou défunts, - du corps mystique (Église) dont Jésus-Christ est le chef, un lien qui les rattache les uns aux autres et grâce auquels ils participent aux même intérêts et aux mêmes biens spirituels : c’est ce qu’on appelle la Communion des Saints. Dans toute société bien organisée, les membres sont solidaires les uns des autres; ils partagent les richesses, les joies, et aussi les revers et les tristesses de la communauté. Ainsi en est-il de l’Église qui est une société plus parfaite qu’aucune autre.

33) Sur la rémission des péchés : Le dogme «Je crois la rémission des péchés», affirme que l’Église a le pouvoir de remettre, c’est-à-dire de pardonner les péchés.

34) Sur la résurrection de la chair : Tous les hommes ressusciteront à la fin du monde ; autrement dit, leurs âmes se réuniront à leurs propres corps pour l’éternité.

35) Sur l’existence du ciel : L’existence du Ciel, c’est-à-dire d’un lieu où Dieu récompense éternellement les justes est une vérité de foi.

36) Sur la nature du Ciel : Vu par le petit bout de la lorgnette... le bonheur du ciel, appelé aussi béatitude ou gloire c’est l’exemption de tous les maux. Les élus n’auront plus ni faim ni soif ; l’ardeur du soleil ne les accablera plus (Apoc. 7, 16). Dieu essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur (Apoc. 21, 4). Ils ne souffriront pas de la séparation de ceux qu’ils ont aimés et béniront les justes décrets de Dieu. Éternellement fixés dans le bien, ils ne pourront plus pécher.

Vu par le grand bout.... la gloire du ciel consiste dans un double bonheur : la vision béatifique et l’amour béatifique, c’est-à-dire la vue et l’amour de Dieu

37) Sur le Bonheur du ciel : Le Bonheur du ciel est éternel et inamissible.

38) Sur l’existence de l’enfer : Les démons et les hommes qui meurent en état de péché mortel sont punis de supplices éternels.

39) Sur la nature de l’enfer : La nature d’une peine doit être en rapport avec la nature de la faute. Or, par le péché mortel, l’homme se détourne de Dieu et se tourne vers la créature. À ces deux faces de l’offense doivent donc correspondre deux faces dans le châtiment. C’est pourquoi les damnés subissent une double peine : la peine du dam et la peine du sens.

40)Sur l’existence du Purgatoire : L’existence du Purgatoire est une vérité de foi.

41)Sur la Royauté du Christ : Le Christ, en tant qu’Homme-Dieu, est roi de l’univers. Sa royauté est, avant tout, spirituelle.

42)Sur la fin du monde : La fin du monde est une certitude. D’après la doctrine catholique, le monde, tel qu’il existe, prendra fin un jour, sans toutefois être anéanti.

43)Sur les reliques : Le culte des reliques est légitime.

44)Sur la foi : La foi, - vertu ou acte, - est surnaturelle, c’est-à-dire exige le concours de la grâce..

45)Sur la Foi : La foi est un moyen nécessaire au salut.

46)Sur la grâce : L’homme déchu et non encore justifié, ne peut rien faire dans l’ordre du salut, sans la grâce actuelle.

47)Sur la grâce : Le juste, c’est-à-dire celui qui a été justifié, qui a la grâce habituelle, a besoin de la grâce actuelle. Pour persévérer longtemps dans l’état de grâce sanctifiante, c’est-à-dire pour observer tous les préceptes de la loi morale et ne pas succomber aux tentations graves.

48)Sur la grâce : L’homme déchu peut avant la justification, connaître des vérités religieuses actuelles. Proposition de foi.

49)Sur la grâce : Aux justes Dieu donne des grâces vraiment suffisantes pour accomplir tous les préceptes et résister aux tentations.

50)Sur la grâce : À tous les pécheurs Dieu accorde des grâces suffisantes pour qu’ils puissent faire pénitence.

51)Sur la grâce : À tous les infidèles adultes, Dieu accorde les grâces suffisantes au salut. Proposition certaine. «Dieu veut que tous les hommes soient sauvés». Dieu fait connaître, par une inspiration intérieure, les choses nécessaires à croire.

52)Sur la grâce : Comme on vient de le voir, il est certain que Dieu distribue à tous les hommes des grâces suffisantes, pour qu’ils puissent faire leur salut. Mais il n’est pas moins certain qu’il tient compte de nos dispositions. Nous sommes donc toujours libres de coopérer ou de résister à la grâce. Malheureusement nous pouvons aussi résister à la grâce.

53)Sur la grâce : Quelle que soit la nature de la grâce efficace, elle ne supprime pas le libre arbitre.

54)Sur le mérite de justice : Le juste peut mériter :

- l’augmentation de la grâce sanctifiante
- la gloire du ciel, et
- l’augmentation des degrés de gloire.

55)Il est de foi que Jésus-Christ a institué sept sacrements : le Baptême, la Confirmation, l’Eucharistie, la Pénitence, l’Extrême-Onction, l’Ordre et le Mariage.

56)Sur le Baptême : Le Baptême est un vrai sacrement de la Loi nouvelle, institué par Jésus-Christ. Concile de Florence (1439): "Sa forme est : "moi je te baptise au nom du Père et du Fils et du Saint- Esprit".

57)Sur le Baptême : Le Baptême d’eau est nécessaire de nécessité de moyen, du moins relative, pour les enfants comme pour les adultes. "L'effet de ce sacrement est la rémission de toute faute originelle et actuelle, et de tout châtiment qui est dû pour cette faute ; par conséquent aucune réparation ne doit être imposée aux baptisés pour leurs péchés passés, mais s'ils meurent avant d'avoir commis une faute quelconque, ils parviennent aussitôt au Royaume des cieux et à la vision de Dieu" (Concile de Florence)

58)Sur la Confirmation : La Confirmation est un vrai sacrement de la Loi nouvelle, institué par Jésus-Christ. Concile de Florence: "Son ministre ordinaire est l'évêque. Et alors que le simple prêtre peut appliquer toutes les onctions, seul l'évêque doit conférer celle- ci, parce qu'on lit des seuls Apôtres, dont les évêques tiennent le rôle, qu'ils donnaient le Saint-Esprit par l'imposition de la main comme le montre la lecture des Actes des Apôtres Car comme les apôtres, est-il dit, qui étaient à Jérusalem avaient appris que la Samarie avait reçu le Verbe de Dieu, ils envoyèrent vers eux Pierre et Jean qui une fois arrivés prièrent pour eux afin qu'ils reçoivent le Saint-Esprit; car il n'était encore venu en aucun d'eux, mais ils étaient baptisés seulement au nom du Seigneur Jésus ; alors ils leur imposaient la main et eux recevaient l'Esprit Saint (Ac 8,14-17)".

59) Sur l’Eucharistie : Dans le sacrement de l’Eucharistie sont contenus vraiment, réellement et substantiellement le corps et le sang avec l’âme et la divinité de Notre Seigneur Jésus-Christ, et par conséquent le Christ tout entier.

60)Sur l’Eucharistie : Jésus-Christ est présent tout entier sous chaque espèce.

61)Sur l’Eucharistie : Jésus-Christ est tout entier sous chaque parcelle des espèces, après leur séparation.

62)Sur le sacrifice de la messe : Le sacrifice de la messe est un vrai sacrifice. "Si quelqu'un dit, que le Sacrifice de la Messe est seulement un Sacrifice de louange et d'action de grâces; ou une simple "mémoire du Sacrifice" qui a eté accompli à la Croix; et qu'il n'est pas propitiatoire... ou qu'il n'est profitable qu'à celui qui le reçoit... et qu'il ne doit point être offert pour les vivants et pour les morts; pour les péchés, les peines, les satisfactions, et pour toutes les autres nécessités : Qu'il soit Anathême" (Concile de Trente)

63)Sur le sacrifice de la messe : Les prêtres seuls sont les ministres du sacrifice de la Messe.

64)Sur le sacrement de Pénitence : Jésus-Christ a donné à son Église le pouvoir des clés, c’est-à-dire le pouvoir en général de gouverner et, en particulier, de remettre ou de retenir tous les péchés, sans nulle exception, commis après le Baptême.

65)Sur le sacrement de Pénitence : Le rite par lequel s’exerce le pouvoir de remettre les péchés, constitue un vrai sacrement, distinct du Baptême.

66)Sur le sacrement de Pénitence : Le sacrement de Pénitence a pour premier effet de nous rendre la grâce sanctifiante (grâce première) c’est-à-dire la vie surnaturelle perdue après le Baptême (par le péché mortel).

Ce premier effet a pour conséquences :

- a) de remettre tous les péchés mortels, quoique graves et nombreux qu’ils soient. Il ne déclare pas seulement qu’ils sont remis, comme le prétendent les Protestants. Il les remet effectivement. Celui qui est déjà en état de grâce, lorsqu’il reçoit le sacrement de Pénitence, obtient une augmentation de la grâce (grâce seconde).
- b) de remettre la peine éternelle méritées par les péchés mortels.
- c) de remettre, totalement ou en partie, la peine temporelle due aux péchés suivant les dispositions du pénitent, c’est-à-dire suivant son degré de charité (amour de Dieu), l’intensité de sa contrition et l’importance des satisfactions qu’il accomplit.
- d) de faire revivre les mérites, jadis acquis par les bonnes œuvres, mais que le péché avait mortifiées, c’est-à-dire rendus comme morts (ou inexistants) ; ces mérites retrouvent probablement toute leur valeur première, c’est-à-dire leur ancien droit à la grâce et à la gloire.

67)Sur les ministres du sacrement de Pénitence : Seuls les évêques et les prêtres sont les ministres du sacrement de pénitence.

68)Sur la confession : La confession sacramentelle est d’institution divine, et non d’institution ecclésiastique. Elle est l’œuvre de Jésus-Christ et non par conséquent une invention humaine.

69)Sur la nécessité de la satisfaction : Bien que la peine étenelle soit toujours remise avec la faute par la satisfaction, il reste la plupart du temps, une peine temporelle due au péché pour laquelle le pécheur doit satisfaire à la justice de Dieu. Vérité De foi. La satisfaction sacramentelle est la pénitence que le prêtre impose avant l’absolution et que le pénitent s’engage à accomplir.

70)Sur les indulgences : L’Église a le pouvoir et, par conséquent, le droit d’accorder des indulgences ou des remises de peines temporelles. Vérité De foi. L’indulgence est la remise devant Dieu de la peine temporelle encourue par le péché. L’indulgence est partielle ou plénière selon qu’elle libère partiellement ou totalement de la peine temporelle attachée aux péchés. Tout fidèle peut gagner des indulgences pour lui-même ou pour les défunts.

71)Sur le sacrement de l’Extrême-Onction : L’Extrême-Onction est un vrai sacrement de la Loi nouvelle institué par Jésus-Christ. Concile de Florence : "De ce sacrement le bienheureux apôtre Jacques dit : " L'un de vous est-il malade ? qu'il fasse venir les prêtres de l'église pour qu'ils prient sur lui, l'oignant avec de l'huile au nom du Seigneur ; et la prière de la foi sauvera le malade et le Seigneur le relèvera, et s'il est dans les péchés, ils lui seront remis " (Jc 5,14).

72)Sur le sacrement de l’Ordre : L’Ordre est un vrai sacrement de la loi nouvelle, institué par Jésus-Christ.

73)Sur le sacrement du Mariage : Le Mariage est un vrai sacrement de la Loi nouvelle, institué par Jésus-Christ.

74)Sur le sacrement du Mariage : L’unité consiste dans l’union d’un seul homme avec une seule femme. La polygamie simultanée, c’est-à-dire l’union d’un homme avec plusieurs femmes en même temps est défendue par le droit divin et le droit ecclésiatique.

75)Sur l’indissolubilité du mariage chrétien : Le mariage entre baptisés, contracté validement, ne peut, une fois consommé, être rompu pour aucun motif, même pour cause d’infidélité. Vérité de foi. L’indissolubilité consiste dans la permanence du lien conjugal jusqu’à la mort d’un des deux époux. "N'avez vous pas lu que le créateur des l'origine les fit homme et femme et qu'il a dit : l'homme quittera son père et sa mère et s'attachera à sa femme et les deux ne feront qu'une seule chair ? Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Et bien ce que Dieu a uni, l'homme ne doit pas le séparer" (Mt 19/3-6).



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