Le Forum Catholique

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images/icones/fleche3.gif  ( 619826 )Le point de convergence entre Rome et la FSSPX : la crise de la Foi par jejomau (2011-12-24 12:09:12) 

Jeudi 22 décembre, pour ses voeux de Noël, le Saint-Père a parlé de la nécessité d'une réforme interne de l'Eglise, d'autant qu'on observe que "les personnes qui vont régulièrement à l'église sont de plus en plus âgées, et que leur nombre diminue continuellement. Il y a aussi une stagnation des vocations au sacerdoce, tandis que le scepticisme et l'incroyance augmentent... Il y a des discussions sans fin sur ce qu'il faut faire pour inverser cette tendance. Certes, il faut faire beaucoup de choses! Mais uniquement le faire ne résout pas le problème. Le centre de la crise de l'Eglise en Europe...est la crise de la foi. Si nous ne trouvons pas une réponse à celle-ci, si la foi ne retrouve pas une nouvelle vitalité, en devenant une conviction profonde et une force réelle grâce à la rencontre de Jésus-Christ, toutes les autres réformes resteront inefficaces".

Le Saint-Père souligne donc clairement que l'Europe est confrontée à un "problème" et que celui-ci est clairement située dans une profonde crise de la Foi.

Le fait est important à souligner car ce sont aussi les propos de Mgr Fellay dans son homélie du 8 décembre qui abordant la transmission de la Foi fait la même analyse : "Qu’est-ce qui est transmis ? Qu’est-ce qui est transmis de génération en génération ?". Un peu plus loin encore on a le même parallèle saisissant avec les propos du Saint-Père ci-dessus constatant la crise des vocations, quand Mgr Fellay dit aussi : "il n’y a plus de vocations. C’est effrayant... Prenez les prêtres. Prenez de tous les côtés que vous voulez : c’est une Eglise qui meurt, qui disparaît"

Je tenais à indiquer cette remarquable convergence des points de vue entre la FSSPX et Rome aujourd'hui.

Or comment se fait la Transmission du contenu de la Foi si ce n'est par le catéchisme d'abord !? Je ne parle pas de la Transmission de la Foi mais bien de son contenu. On peut aborder l'affaire sous deux angles : Mgr Fellay considère l'affaire dans le fond. Il pose la question de savoir si le "Nouveau catéchisme" n'est pas à revoir parcequ'il s'inspirerait du Concile... Il ne faut pas éluder le problème car c'est bien depuis le Concile que cette Crise de la Foi se manifeste de façon visible... Ce qui ne veut pas dire qu'elle ne commençait pas déjà à se poser avant.

Pour nous, la question du catéchisme pourrait se poser sous un angle plus pragmatique .

Est-ce que le catéchisme est réellement fait ? Existe-t-il un catéchisme ?

Cette façon de voir ne devrait pas être non plus mis au rencart trop facilement par la FSSPX . En effet le Saint-Père témoigne par exemple de cet enthousiasme rencontré en Afrique de la sorte : "ma visite en Afrique, "avec sa joyeuse passion pour la foi, a été un grand encouragement. Là on ne perçoit aucun signe de cette lassitude de la foi, si répandue parmi nous... Avec tous les problèmes, les souffrances et les peines qui assurément se rencontrent justement en Afrique, on expérimentait toujours la joie d'être chrétiens, le fait d'être soutenus par le bonheur intérieur de connaître le Christ et d'appartenir à son Eglise. De cette joie naissent aussi les énergies pour servir le Christ dans les situations opprimantes de souffrance humaine, pour se mettre à sa disposition sans se replier sur son propre bien-être. Rencontrer cette foi prête au sacrifice, et précisément en cela joyeuse, est un grand remède contre la fatigue du fait d'être chrétiens que nous expérimentons en Europe". Il est donc symptomatique que cette crise de la Foi est un problème spécifique à l'Europe.

Alors : est-ce à cause du "contenu" (le nouveau catéchisme) ou à cause de la pédagogie ?

Les choses peuvent ne pas être aussi claires : il est possible que la nouvelle pédagogie catéchétique qui passe par le "vécu" dans l'église-en-France est amené progressivement un glissement vers une perte progressive des vérités à connaître (?). On retrouve le même phénomène dans l'education Nationale quand la méthode syllabique a été abandonné ainsi que la méthode chronologique en Histoire. On avait fragilisé l'ensemble. Et ce n'est qu'à la deuxième génération qu'on a instauré des "contenus" nouveaux dans les matières, au point que par exemple en Histoire on n'enseigne plus ce qui concerne notre pays.. Ou à peine !

Car si le problème soulevé par Mgr Fellay est interressant, on ne doit pas faire l'impasse sur le fait que les communautés ED témoignent de la Transmission de la Foi avec un catéchisme qui fait ses preuves. Nouveau catéchisme ou pas....

On lira aussi avec intérèt la dernière Lettre de Paix Liturgique et son analyse sur la question.
images/icones/iphone.jpg  ( 619833 )La crise de la Foi par Anton (2011-12-24 13:08:49) 
[en réponse à 619826]

N'est elle pas aussi marquée par les doutes envers le Magistère.
Douter du Magistère n'est ce point douter de celui qui a promis l'assistance à l'Eglise?
Une simple réception de ce Magistère dans une soumission filiale ne serait-elle pas une preuve de Foi?
Mais peut-on encore poser ou se poser de telles questions?

Cordialement
images/icones/1f.gif  ( 619849 )Mais qui organise d’abord ce doute...? par Vianney (2011-12-24 15:27:19) 
[en réponse à 619833]

...sinon le Vatican lui-même. Pour le centenaire de la mort d’Antonio Fogazzaro, dont le roman Il Santo avait été mis à l’index par saint Pie X pour modernisme, le cardinal Gianfranco Ravasi, ministre de la culture du Vatican, n’a pas hésité à préfacer la réédition de La vita di Antonio Fogazzaro de Tommaso Gallarati Scotti, ouvrage également condamné pour le même motif par le Saint-Office lors de sa parution en 1920 !

Dans sa préface, le cardinal compare le cas de Fogazzaro à celui de Galilée et considère la condamnation des modernistes comme une faute dont l’Église doit se repentir : “Riaprire caso Fogazzaro”.

Ça fait penser à ces familles où les enfants ont continuellement sous les yeux la grossièreté de leurs parents envers les grands-parents : faut-il vraiment s’étonner si à leur tour ces enfants viennent à manquer de respect envers leurs parents ?

V.
images/icones/fleche3.gif  ( 619850 )l'Eglise n'a pas à se repentir du cas Galilée par jejomau (2011-12-24 15:52:20) 
[en réponse à 619849]

C'est une falsification historique. Les progressistes ne peuvent réussir que parce qu'ils réinventent l'histoire et la falsifient. Le mensonge est répandu et enseigné en contrevenant aux FAITS eux-mêmes. Voilà un historien qui ne dira pas le contraire : Jean Sevillia.

Un livre à découvrir et à acheter ou à offrir : Historiquement Correct... à "La Croix", "La Vie", "le Pélerin", éditions "Bayard", et Tutti quanti !

Enseignez correctement la VERITE HISTORIQUE et la France redeviendra chrétienne en une génération !
images/icones/fleche3.gif  ( 619864 )la réflexion de Dom Romain par jejomau (2011-12-24 19:48:07) 
[en réponse à 619826]

Je l'ignorai et la découvre en ce moment . Elle souligne ce point de convergence que nous avons évoqué entre Rome et la FSSPX mais elle aborde la réflexion autrement : à découvrir également .
images/icones/neutre.gif  ( 619891 )Dialogue par fidelis (2011-12-25 16:22:46) 
[en réponse à 619864]

Un point me surprend et m'inquiète, tel que mentionné par Dom Romain : il s'agit de ce terme de "dialogue" qui semble justifier, après pourtant 2 années de discussions approfondies et certainement très savantes, ces échanges de préambule à réponse, qui n'en est pas une, à ce préambule, ce qui attirera une autre réponse ..; etc...
En fait de dialogue, cela ressemble surtout à un dialogue de sourds.
Or pour faire simple, il semble que la pierre d'achoppement tient en trois propositions : le droit à la liberté religieuse, une certaine conception de l'eucuménisme et la collégialité.
La position de la FSSPX est claire : ces notions, telles qu'exposées par V. II, sont en rupture totale avec la Tradition, l'enseignement irréformable de l'Eglise. Est-il donc si difficile à la commission Ecclesia Dei, pour s'en tenir à l'erméneutique de continuité que préconise le Saint Père, d'expliquer en quoi (ou comment il faut les comprendre) elles sont en fait cohérentes avec les enseignements antérieurs de papes qui, à l'évidence, en ont solennellement condamné au moins certains aspects.