Le Forum Catholique

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images/icones/fleche3.gif  ( 619605 )Une lettre à méditer et à transmettre par Jean Kinzler (2011-12-22 08:22:48) 

CHERS AMIS
Comme vous le savez tous, la date de mon anniversaire approche. Tous les ans, il y a une grande célébration en mon honneur et je pense que cette année encore cette célébration aura lieu.
Pendant cette période, tout le monde fait du shopping, achète des cadeaux, il y a plein de publicité à la radio et dans les magasins, et tout cela augmente au fur et à mesure que mon anniversaire se rapproche.
C’est vraiment bien de savoir, qu’au moins une fois par an, certaines personnes pensent à moi. Pourtant je remarque que si au début les gens paraissaient comprendre et semblaient reconnaissants de tout ce que j’ai fait pour eux, plus le temps passe, et moins ils semblent se rappeler la raison de cette célébration.
Les familles et les amis se rassemblent pour s’amuser, mais ils ne connaissent pas toujours le sens de la fête. Je me souviens que l’année dernière il y avait un grand banquet en mon honneur. La table de la salle à manger était remplie de mets délicieux, de gâteaux, de fruits et de chocolats. La décoration était superbe et il y avait beaucoup de magnifiques cadeaux emballés de manière très spéciale.
Mais vous savez quoi ? Je n’étais pas invité…J’étais en théorie l’invité d’honneur, mais personne ne s’était rappelé de moi et ils ne m’ont pas envoyé d’invitation. La fête était en mon honneur, mais quand ce grand jour est arrivé, on m’a laissé dehors, et ils m’ont fermé la porte à la figure…et pourtant moi, je voulais être avec eux et partager leur table.
En réalité, je n’étais pas surpris de cela car depuis quelques années, toutes les portes se referment devant moi.
Comme je n’étais pas invité, j’ai décidé de me joindre à la fête sans faire de bruit, sans me faire remarquer. Je me suis mis dans un coin, et j’ai observé. Tout le monde buvait, certains étaient ivres, ils faisaient des farces, riaient à propos de tout. Ils passaient in bon moment.
Pour couronner le tout, ce gros bonhomme à la barbe blanche est arrivé, vêtu d’une longue robe rouge et il criait sans arrêt : »ho, ho, ho ! » il s’est assis sur le sofa et tous les enfants ont couru autour de lui, criant : « père noël !père noël ! » comme si la fête était en son honneur !
A minuit, tout le monde a commencé à s’embrasser ; j’ai ouvert mes bras et j’ai attendu que quelqu’un vienne me serrer dans ses bras et…vous savez quoi…personne n’est venu à moi.
Soudain ils se sont tous mis à s’échanger des cadeaux. Ils les ont ouverts un par un, en grande excitation. Quand tout a été déballé, j’ai regardé pour voir si peut-être, un cadeau était resté pour moi. Qu’auriez-vous ressenti si le jour de votre anniversaire, tout le monde s’échangeait des cadeaux et que vous n’en receviez aucun ? j’ai enfin compris que je n’étais pas désiré à cette soirée et je suis parti silencieusement. Tous les ans ça s’empire. Les gens se rappellent seulement de ce qu’ils boivent et mangent, des cadeaux qu’ils ont reçus, et plus personne ne pense à moi.
J’aurais voulu pour la fête de Noël, cette année que vous me laissiez rentrer dans vos vie.
J’aurais souhaité que vous vous rappeliez qu’il y a plus de 2000 ans de cela, je suis venu au monde dans le but de donner ma vie pour vous, et en définitive pour vous sauver.
Aujourd’hui je souhaite seulement que vous croyiez à cela de tout votre cœur.
Comme nombreux, sont ceux qui ne m’ont pas invité à leur fête l’an passé, je vais cette fois organiser ma propre fête et j’espère que vous serez nombreux à me rejoindre.
En guise de réponse positive à mon invitation, envoyez ce message au plus grand nombre de personne que vous connaissez. Je vous en serai éternellement reconnaissant.
Je vous aime très fort.
JÉSUS
images/icones/bravo.gif  ( 619621 )merci ! par jejomau (2011-12-22 10:25:23) 
[en réponse à 619605]

rien à rajouter de plus...
images/icones/carnet.gif  ( 619622 )il l'avait oublié lui aussi... par jejomau (2011-12-22 10:42:44) 
[en réponse à 619605]


« Ma conversion »

(…) J’avais complètement oublié la religion et j’étais à son égard d’une ignorance de sauvage. La première lueur de vérité me fut donnée par la rencontre des livres d’un grand poète, à qui je dois une éternelle reconnaissance, et qui a eu dans la formation de ma pensée une part prépondérante, Arthur Rimbaud. La lecture des Illuminations, puis, quelques mois après, d’ Une saison en enfer , fut pour moi un événement capital. Pour la première fois, ces livres ouvraient une fissure dans mon bagne matérialiste et me donnaient l’impression vivante et presque physique du surnaturel. Mais mon état habituel d’asphyxie et de désespoir restait le même.

J’avais complètement oublié la religion et j’étais à son égard d’une ignorance de sauvage. La première lueur de vérité me fut donnée par la rencontre des livres d’un grand poète, à qui je dois une éternelle reconnaissance, et qui a eu dans la formation de ma pensée une part prépondérante, Arthur Rimbaud. La lecture des Illuminations, puis, quelques mois après, d’ Une saison en enfer , fut pour moi un événement capital. Pour la première fois, ces livres ouvraient une fissure dans mon bagne matérialiste et me donnaient l’impression vivante et presque physique du surnaturel. Mais mon état habituel d’asphyxie et de désespoir restait le même.

Tel était le malheureux enfant qui, le 25 décembre 1886, se rendit à Notre-Dame de Paris pour y suivre les offices de Noël. Je commençais alors à écrire et il me semblait que dans les cérémonies catholiques, considérées avec un dilettantisme supérieur, je trouverais un excitant approprié et la matière de quelques exercices décadents. C’est dans ces dispositions que, coudoyé et bousculé par la foule, j’assistai, avec un plaisir médiocre, à la grand’messe. Puis, n’ayant rien de mieux à faire, je revins aux vêpres.

Les enfants de la maîtrise en robes blanches et les élèves du petit séminaire de Saint-Nicolas-du-Chardonnet qui les assistaient, étaient en train de chanter ce que je sus plus tard être le Magnificat. J’étais moi-même debout dans la foule, près du second pilier à l’entrée du chœur à droite du côté de la sacristie.

Et c’est alors que se produisit l’événement qui domine toute ma vie. En un instant mon cœur fut touché et je crus. Je crus, d’une telle force d’adhésion, d’un tel soulèvement de tout mon être, d’une conviction si puissante, d’une telle certitude ne laissant place à aucune espèce de doute, que, depuis, tous les livres, tous les raisonnements, tous les hasards d’une vie agitée, n’ont pu ébranler ma foi, ni, à vrai dire, la toucher. J’avais eu tout à coup le sentiment déchirant de l’innocence, l’éternelle enfance de Dieu, une révélation ineffable. (…)



Paul Claudel(1913) dans "Contacts et circonstances" - Œuvres en Prose - Gallimard, La Pléiade, pp.1009-1010.


ZENIT
images/icones/neutre.gif  ( 619628 )"L'innocence, l'éternelle enfance de dieu", par le torrentiel (2011-12-22 13:42:17) 
[en réponse à 619622]

voilà certainement les mots les plus beaux de ce récit de la conversion de claudel, découvert, pour ma part, il y a quelques mois à peine.


Et dire que, dans un cantique intitulé :

"sacrement de Lumière",

j'avais osé écrre:


"enfance de dieu, beau soleil de Santé,

que nous aussi voudrions innocenter."


Toute la différence entre un converti et celui qui reste inconverti, c'est sans doute de savoir que Dieu est innocent; comme toute la différence entre Dieu qui aime et l'homme qui ne s'aime pas, c'est sans doute de savoir que l'homme a été innocenté s'il l'accepte, alors que l'homme se croit coupable.
images/icones/hein.gif  ( 619642 )d'où vient-elle ? par Herminie (2011-12-22 16:23:37) 
[en réponse à 619605]

Nous avons déjà eu cette lettre à la maison, par le biais d'un club de l'Opus Dei. Une amie l'a eue dans sa paroisse (diocésaine). Elle circule donc, mais quelle est son origine ? Je demande cela par simple curiosité.