Le Forum Catholique

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images/icones/hein.gif  ( 619205 )Petite devinette du jour par A Nodin (2011-12-18 12:18:06) 

Vous souhaitez une absolution communautaire, devinez où aller alors!



Reconnaissons quand même qu'il y a des confessions individuelles.
images/icones/radioactif.gif  ( 619240 )Absolution collective... par Michel (2011-12-18 19:22:07) 
[en réponse à 619205]

Sujet déjà abordé sur le FC...

Code de 1983:
Chapitre I
LA CÉLÉBRATION DU SACREMENT

Can. 960 – La confession individuelle et intégrale avec l’absolution constitue l’unique mode ordinaire par lequel un fidèle conscient d’un péché grave est réconcilié avec Dieu et avec l’Église ; seule une impossibilité physique ou morale excuse de cette confession, auquel cas la réconciliation peut être obtenue aussi selon d’autres modes.

Can. 961 – § 1. L’absolution ne peut pas être donnée par mode général à plusieurs pénitents ensemble, sans confession individuelle préalable, sauf : 1 si un danger de mort menace et que le temps n’est pas suffisant pour que le ou les prêtres puissent entendre la confession de chacun des pénitents ; 2 s’il y a une grave nécessité, c’est-à-dire si, compte tenu du nombre de pénitents, il n’y a pas assez de confesseurs disponibles pour entendre comme il le faut la confession de chacun dans un temps convenable, de sorte que les pénitents, sans qu’il y ait faute de leur part, seraient forcés d’être privés pendant longtemps de la grâce sacramentelle ou de la sainte communion ; mais la nécessité n’est pas considérée comme suffisante lorsque des confesseurs ne peuvent pas être disponibles pour le seul motif du grand afflux de pénitents, tel qu’il peut se produire pour une grande fête ou un grand pèlerinage.
§ 2. Il appartient à l’Évêque diocésain de juger si les conditions requises au § 1, n. 2 sont remplies ; en tenant compte des critères établis d’un commun accord avec les autres membres de la conférence des Évêques, il peut déterminer les cas où se rencontre cette nécessité.
# Appendice III (décisions de la CEF) : la CEF « estime que, pour l’ensemble des régions de France, il n’existe pas de cas généraux prévisibles où se rencontrent les éléments constituant la ‘nécessité grave’ justifiant le recours à l’absolution générale ».

Manuel de Le Tourneau : Contre les abus, voir Motu proprio Misericordia Dei 07.04.2002, ‘texte dont la 2ème partie est normative’.

Can. 962 – § 1. Pour qu’un fidèle bénéficie validement d’une absolution sacramentelle donnée à plusieurs ensemble, il est requis non seulement qu’il y soit bien disposé, mais qu’il ait en même temps le propos de confesser individuellement, en temps voulu, les péchés graves qu’il ne peut pas confesser ainsi actuellement.

§ 2. Dans la mesure du possible, même à l’occasion de la réception d’une absolution générale, les fidèles seront instruits de ce qui est requis au § 1, et l’absolution générale sera précédée, même en cas de danger de mort si le temps est suffisant, d’une exhortation pour que chacun prenne soin de faire un acte de contrition.
Can. 963 – Restant sauve l’obligation dont il s’agit au can. 989, un fidèle dont les péchés graves sont remis par une absolution générale recourra à la confession individuelle le plus tôt possible et dès qu’il en a l’occasion, avant de recevoir une nouvelle absolution générale, à moins que n’intervienne une juste cause.

Bref, sauf cas exceptionnel, ces absolutions sont illégitimes, sacrilèges et (dans l'immense majorité des cas) invalides.
Elles sont interdites par la CEF.
Ce qui n'empêche pas de trouver cette feuille d'annonce hébergée par la CEF :
http://catholique-tarn.cef.fr/IMG/pdf/graulhet50.pdf
Avec la variante, une histoire belge : confession individuelle puis absolution collective ! C'est dingue !
"Il parlera aussi de la richesse d'une célébration communautaire alliée à une brève rencontre personnelle avec le prêtre. ''La parole est libératrice dira le doyen. Alors, je propose avant l'absolution communautaire que chacun se dirige vers un prêtre pour lui dire une chose personnelle. Cela permet aussi au prêtre d'avoir une parole pour cette personne. Il peut ainsi lui rappeler toute la tendresse de Dieu. Je suis convaincu que sans aveux, il manque quelque chose''."

clic !
images/icones/1e.gif  ( 619245 )peut-être que dans ce diocèse il y a "necessité extrême" par jejomau (2011-12-18 19:42:38) 
[en réponse à 619240]

Vous dites que l'absolution collective ne peut être accordée qu'en cas de nécessité extrême selon le droit canon...

Peut-être sommes nous dans ce cas ici où le prêtre a jugé qu'il était assiégé par des "dingues fondamentalistes extrêmistes" et que sa paroisse n'était plus qu'en "apnée" avant de basculer prochainement dans "l'intégrisme".. Aussi donnerait-il un baroud d'honneur !?

Il nous faudrait savoir en effet où celà se trouve..
images/icones/heho.gif  ( 619248 )Qui sait! par A Nodin (2011-12-18 19:54:02) 
[en réponse à 619245]

Clermont Ferrand n'a peut-être pas assez de prêtres pour accueillir les nombreux pénitents.

Enfin, prions pour que ces gens aillent aussi se confesser individuellement!
images/icones/4b.gif  ( 619249 )La CEF déclare qu'il n'existe pas de cas par Michel (2011-12-18 20:02:28) 
[en réponse à 619245]

Relisez bien le Code.
Il est bien évident que les clauses indispensables pour la validité ne sont pas respectées.
Les gens vont là parce qu'il n'ont pas du tout l'intention de confesser leurs péchés individuellement (et cette intention est requise pour la validité !. Et les prêtres en sont conscients, ils savent que des tas de gens veulent bien d'une absolution collective, mais pas d'un aveu individuel qui les engage. L'intention de réparer le mal commis, et le ferme propos, inutile d'en parler !
Ce sont des aveugles conducteurs d'aveugles (ce n'est pas moi qui le dis...).

Par ailleurs, la CEF

« estime que, pour l’ensemble des régions de France, il n’existe pas de cas généraux prévisibles où se rencontrent les éléments constituant la ‘nécessité grave’ justifiant le recours à l’absolution générale ».



Malgré cela, à l'inverse, j'ai trouvé encore ceci, hébergé par la CEF :
http://catholique-clermont.cef.fr/UserFiles/File/toutes%20les%20celebrations%20penitentielles.pdf
images/icones/abbe1.gif  ( 619257 )De l'espoir à Rimouski par Paterculus (2011-12-18 20:55:51) 
[en réponse à 619205]

Les absolutions collectives y sont interdites depuis 2009.
Attention : la page est celle d'un document abrogé, où l'on voit que c'était la pagaille avant 2009.
Ceci dit, l'interdiction des absolutions collectives, à mon avis, ne date pas de 2009 : les autorisations précédentes étant contraires au droit canon n'avaient aucune valeur...
Votre dévoué Paterculus
images/icones/hein.gif  ( 619383 )Interdiction? par PEB (2011-12-19 19:42:25) 
[en réponse à 619257]

Le seul cas où l'absolution collective est, il me semble, autorisée, c'est précismément le cas de force réellement et urgemment majeure.

C'est donc passablement limitatif:
- En temps de guerre, avant de mourir au combat ou du fait des combats
- naufrage du Titanic (par la sonorisation si on peut)
- catastrophe naturelle imminente
- à des blessés dans un hôpital de fortune (encore la guerre ou les grands cataclysmes)

Après le déchaînement des hommes et/ou des forces de la nature, il sera toujours temps aux survivants d'espérer trouver un ministre pour refaire le point individuellement (comme diraient les modernos). Au moins les malheureux trépassés auront pu de mettre dans les mains de la Miséricorde.

abyssus ad abyssum invocat in voce cataractarum tuarum. Mais bon, il ne faut pas pousser Mémé dans les orties sauf votre respect. Dans une paroisse, il est difficile d'invoquer systématiquement ce genre de circonstances exceptionnelles en des temps ordinaires.
images/icones/ancre2.gif  ( 619483 )J'ai fait court par Paterculus (2011-12-20 16:26:10) 
[en réponse à 619383]

Comme vous le faites remarquer, il y a des cas où les absolutions collectives sont permises, mais je ne faisais que reprendre le texte du site du diocèse de Rimouski.

Aux cas que vous citez, il faut ajouter le suivant : quand de façon imprévisible des fidèles se présentent en masse pour la confession, de sorte que le nombre de prêtres présents est largement insuffisant pour répondre à la demande dans un temps raisonnable. Cela ne doit pas se présenter souvent, mais c'est envisageable.

Ce cas n'était pas prévu autrefois mais c'est cette "ouverture" des années 1970 qui a provoqué les dérives encore constatées aujourd'hui.

Ce qui est absolument interdit ce sont les cérémonies avec absolution collective annoncées : elles n'entrent dans aucun des cas précédents.

Votre dévoué Paterculus