Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=618624
images/icones/carnet.gif  ( 618624 )Homme et prêtre : tourments, lumières et confidences, par Michel-Marie Zanotti-Sorkine et Jean-Robert Cain par Feiz ha Breizh (2011-12-12 23:23:25) 

Sur un blog que je ne connaissais pas. Peut être certains ici pourront dire ce qu'ils en pensent... Le temps d'y penser
images/icones/fleche3.gif  ( 618629 )je vous livre mon point de vue ! par jejomau (2011-12-13 07:13:13) 
[en réponse à 618624]

La promotion systématique d’une pastorale volontairement désincarnée.

Cà... On pourrait dire : "telle est la messe, tel est le pasteur". Et c'est vrai qu'on a dit que le NOM avait été voulu par "des intellectuels". Quelque chose de bien désincarné justement. Est-ce que c'est vrai partout maintenant ? Le prêtre que j'ai connu dans mon enfance, sur un autre continent... disait le nouvel Ordo et était pourtant un bon prêtre ...

Le manque de charité dans l’accueil des candidats au baptême. L’esprit de système de certains responsables pastoraux qui impose des parcours fléchés préétablis à des personnes...

L'accueil des candidats au baptême se fait effectivement dans le cadre de structures. Il y a toujours le pour et le contre. Le contre ne permet pas aux cas particuliers d'être pris en charge comme il le faudrait. Il en parle bien. Le pour.. C'est qu'il faut bien un cadre quand même permettant de "flécher" l'ensemble du parcours pour l'homogénéité. Maintenant, il y a surtout, je crois, le fait que certains responsables pastoraux sont plutôt "infiltrés" là pour faire en sorte que l'Eglise .. ne baptise pas !

L’affaissement du désir missionnaire. Michel-Marie Zanotti-Sorkine l’affirme sereinement.

Là, il suffira de mettre en parallèle cette petite info trouvée ICI. Tout est dit, non ?

La cléricalisation des laïcs. Elle résulte de la sous-traitance de certaines tâches pastorales à des paroissiens les plus engagés et entraîne des conséquences déplorables.

Les laïcs empiètent aujourd'hui sur les prérogatives du prêtre et évidemment on aboutit à des querelles de pouvoirs qui blessent la communion et la charité. Le seul moyen d'éviter celà: faire en sorte que ces tâches deviennent entièrment bénévoles. Pas un sou aux laïcs ! C'est là la source de tous ces problèmes !

Le manque de charité fraternelle entre les prêtres .

Oui, mais c'est humain de toute façon...

L’atrophie de la vie spirituelle des chrétiens que masque la démultiplication des instances réflexives, des groupes d’échanges et de communication. Elle est la seule responsable du peu de fruits et de vocations qu’on ne cesse de déplorer

Encore une fois : toutes ces instances existent parcequ'il y a trop d'argent, trop de petits salaires versés un peu partout à tout à tas de laïcs qui font marcher un photocopieuse, font le concierge, etc... Et "pourrissent" tout sous prétexte qu'ils sont les "gardiens" de l'église locale qui apporte Christ !
images/icones/neutre.gif  ( 618635 )Tout à fait par Aigle (2011-12-13 09:18:41) 
[en réponse à 618629]

Tout est vrai dans ces analyses.

Pour ma part je soulignerais un seul point : "Le manque de charité dans l’accueil des candidats au baptême. L’esprit de système de certains responsables pastoraux qui impose des parcours fléchés préétablis à des personnes... "

J'ai découvert avec stupéfaction qu'on impose aux catéchumènes deux voire trois années de formation (avec réunion hebdomadaire obligatoire). Cela me semble poser problème - surtout quand on compare à la simplicité du baptème des petits enfants... Quelle cohérence y a-t-il à baptiser des enfants qui ne parlent pas (et dont les parents en sont guère pratiquants le plus souvent) et à imposer un tel parcours du combattant aux adultes ? est-ce pour les dissuader ? est-ce pour copier les rabbins qui font de la conversion un "chemin de croix" ?

images/icones/1a.gif  ( 618638 )Une des raisons par 8Charly (2011-12-13 10:26:27) 
[en réponse à 618635]

Une des raisons sur la longueur de l'initiation chrétienne (pour les adulte)réside dans le fait que les appelés au baptème ont un grand besoin de clarification de ce vers quoi ils aspirent (être baptisé).

Cela demande un certain temps de réflexion et d'intériorisation pour qu'ils reçoivent en plénitude l'Esprit. On pourra évoquer l'articulation entre foi et raison.

Une autre raison reside dans le fait que l'Eglise catholique veut à tout prix ne pas être confondue avec une secte : les sectes ont ceci de particulier qu'elles font des fidèles de manière très rapide. Quelques mois suffisent pour faire d'un aspirant lambda, un croyant déterminé (et souvent en rupture avec son milieu d'origine).


De fait, pour un baptisé on compte 2 à 3 postulants 2 années auparavant.

Ce n'est donc pas un chemin de croix mais un chemein d'espérance que les nouveaux baptisés nous rendent bien lorsqu'ils sont intégrés dans nos paroisses !