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images/icones/carnet.gif  ( 618439 )« Idiots sympathiques » (M. l'abbé Hervé Benoît) par Bernard Joustrate (2011-12-10 14:08:55) 

« Idiots sympathiques »

Question de foi

M. l'abbé Hervé Benoît

Source :La Nef n°232 de décembre 2011

Nul n’est tenu par obligation à l’omniscience. Il n’est pas toujours moralement imputable de se tromper, surtout lorsque l’on participe à une émission de radio où l’immédiateté est déstabilisante. Alors, pas de quoi fouetter un chat à propos des « idiots sympathiques » ? Pas sûr. Citer Lénine, lorsque l’on est un membre « éminent » de la hiérarchie catholique, ne relève pas, à mon humble avis, de l’erreur excusable mais de la faute. Qui ose citer Pol Pot ou Hitler d’un ton aussi badin ? Trop de sang est attaché à ce nom. Il faut pratiquer une damnatio memoriae définitive. Rien de ce qu’il a dit ne devrait franchir nos lèvres, même pour le bien de la conversation.

Cela relève en plus de la double faute ! En effet, l’expression est erronée. On ne dit pas « idiots sympathiques » quand on sait de quoi on parle, on dit : « idiots utiles », ou, si on a eu les bonnes lectures (1), « innocents ». Qu’est-ce qu’un « idiot utile » ? Dans le système totalitaire soviétique, c’était une personne d’influence manipulée par les agents de subversion pour contribuer aux buts politiques et idéologiques des dirigeants communistes. L’astuce étant de le faire à son insu, en jouant soit sur ses bons sentiments (désir de paix, de justice, etc.), soit sur des sentiments moins clairs (goût de la notoriété, ambition). Tous ces artistes, hommes politiques et, bien entendu, religieux et ecclésiastiques, furent ainsi les dupes de la terreur et du mensonge. Il suffit d’aller aux archives soviétiques pour en faire le catalogue, et ils sont plus de « mille e tre… ».

Qui sont ces « idiots sympathiques » dénoncés aujourd’hui par l’autorité ? Les agents manipulés d’une superpuissance totalitaire bien décidée à s’emparer du monde ? Des nervis rouant de coups de pauvres saltimbanques, des poseurs de bombes ou des incendiaires ? Non point. Sauf hallucinations de ma part, je n’ai vu qu’une poignée de jeunes gens ayant pris un coup de sang à force d’entendre insulter le Christ par une bande de « mutins de Panurge », d’« intermitteux » du spectacle d’État grassement subventionnés et de révolutionnaires en peau de lapin protégés par la police. Mais alors, qu’ont-ils donc fait de terrible ? Ils ont interrompu brièvement un spectacle et récité des chapelets. Avouez que c’est terrifiant. Remarquons au passage qu’il faut quand même manquer de virilité pour voir là un déchaînement de violence insupportable. On croirait entendre les dirigeants du Temple après le passage d’un certain fouetteur de marchands et renverseur d’étalages de banquiers…

Finalement, tout ceci ne relève-t-il pas de la common decency (2), avant même de se justifier par la foi ? Si quelqu’un crache (s’il ne s’agissait que de cela !) sur l’image de ce qui m’est le plus cher, j’ai non seulement le droit de ne pas être content, mais le devoir de le dire, avec fermeté si nécessaire. Que certains ne puissent pas le comprendre rend perplexe, et conduit à s’interroger sur le point de savoir où sont les idiots.

H.B.

(1) Voir l’extraordinaire et sciemment ignoré ouvrage de Stephen Koch, La fin de l’innocence, Grasset, 1995.
(2) George Orwell, auteur qu’un ecclésiastique peut se permettre de citer sans rougir !
images/icones/neutre.gif  ( 618447 )Autre point de vue par Cressence (2011-12-10 15:51:23) 
[en réponse à 618439]

Je rebondi sur ces propos :


Si quelqu’un crache (s’il ne s’agissait que de cela !) sur l’image de ce qui m’est le plus cher, j’ai non seulement le droit de ne pas être content, mais le devoir de le dire, avec fermeté si nécessaire. Que certains ne puissent pas le comprendre rend perplexe, et conduit à s’interroger sur le point de savoir où sont les idiots.



Permettez moi de marquer mon désaccord.

Etre mécontent masque une vérité plus profonde. Le mécontentement est de l'ordre de l'émotion quelque part entre l'agacement, le malaise et la haine en passant par la colère. Or ce n'est pas un droit mais une faiblesse. Subir ses émotions au point de se laisser emporter est un péché et vous êtes bon pour la confession. Si l'on regarde bien l'origine du mécontentement on y trouvera toujours une brindille de colère.
Affirmer sa colère n'est donc plus un devoir mais un égarement humain.
La frontière entre la fermeté et l'autorité aveugle est très fine.

Moi je dis :
Quels est notre objectif en faisant cela ? Défendre Jésus comme si Dieu en avait besoin lui qui est tout puissant et nous demande sa confiance et surtout de témoigner de sa confiance. Il a subi la passion pour nous montrer l’exemple et n’a rien fait et ses rares paroles sont celles du pardon (luc 23-34), sommes-nous capables d’en faire et d’en dire autant ?

Peut-être souhaitons-nous montrer notre révolte intérieure, notre agacement, notre énervement, notre colère, notre tristesse de voir son image salie. Cette révolte est-elle une révolte personnelle ou est-ce bien la volonté de notre Père que nous faisons ? (Mt6-6)
Rappelons que la volonté du Seigneur est que toutes les brebis égarées reviennent avec le troupeau. Que pensent donc ces brebis égarées de nos actes en manifestant fermement ? Est-ce que nos manifestations les aident à revenir ou au contraire à s’en écarter ?

Et pour nous, le Seigneur nous éprouve, comment réagissons-nous ? Pouvons-nous accueillir l’autre tel qu’il est ? Aimez l’autre quand il nous provoque est certainement ce qu’il y a de plus difficile mais n’est-ce pas là ce que Jésus nous demande ? Aimez l’autre quand il nous agresse et piétine l’image de notre Sauveur, en sommes-nous capables ? Préférons-nous suivre Jésus ou nous rebeller contre notre futur frère ?

Derrière ce piétinement, ceux qui ont été baptisé à l’âge adulte savent que la souffrance spirituelle est bien plus forte que les chrétiens ne l’imaginent. La vie avec Jésus est beaucoup plus apaisante dans le cœur de celui qui accueille Dieu. Mais dans celui qui la renié les épines sont acérés comme des lames de rasoirs qui tranchent l’âme et l’esprit et plonge l’être humain dans une souffrance insupportable jusqu’au point de non-retour parfois. Il faut être conscient de cette réalité-là quand on a évité le pire grâce au baptême. Sachez que cette souffrance de vivre sans Jésus amène l’homme au pire des égarements mais toujours et inlassablement notre Père attend patiemment le retour de l’enfant prodigue. Serons-nous comme son fils aimé à nous indigner aussi ?
Prions pour ces désespérés que leurs âmes puissent enfin trouver la paix éternelle avec le Christ car sans lui la mort a déjà une main mise sur leurs épaules et leurs agissements continueront de nous ulcérés.

Ma question est donc comment aider ces gens en détresse spirituelle ? Est-ce que la manifestation les aide ou au contraire les enfonce ? Est-ce la volonté de Dieu de défendre son image de rédempteur ou n’est-ce qu’un moyen pour nous de soulager notre frustration ou notre colère ?

Jésus marquait-il son désaccord lors de sa passion ? (Lc6-29)
« Aimez-vous les uns les autres comme je vous aimé ». Si nous n’en sommes pas capable, alors ne soyons incapable qu’en pensée et réservons nos actes à la prière plutôt qu’à la manifestation.

Benoît.


images/icones/fleche3.gif  ( 618449 )bon si j'ai bien compris par jejomau (2011-12-10 15:57:53) 
[en réponse à 618447]

Si vous avez des enfants qui portent une croix et que des voyous, haineux dès qu'ils voient celle-ci, crachent sur vos enfants et les tabassent... vous gardez votre calme, bénissez les voyous devant vos enfants afin de faire descendre "Christ" sur eux... puis repartez en disant à vos enfants amochés qu'ils leur faut accepter avec joie...

Oui... ?
images/icones/neutre.gif  ( 618480 )[réponse] par Cressence (2011-12-10 20:41:18) 
[en réponse à 618449]

Je dis que répondre à ces personnes dans la colère est un péché.
Cette offense que je vis à travers mes enfants est une épreuve autorisée par Dieu, d'après moi. La leçon de Job me donne des pistes de réflexion.
Je ne pense pas être capable de "faire descendre Christ".
Vous parlez sans doute de la joie du Christ, c'est une joie très forte qui abat bien des murs.
Accepter l'autre ne veut pas dire être d'accord avec ses comportements.
Je peux comprendre leurs agissements, accepter cette situation permise par Dieu, et protéger mes enfants en portant plainte par exemple. La justice humaine et divine fera le reste.
C'est un point de vue puisque vous m'interrogez.
images/icones/carnet.gif  ( 618499 )vous oubliez quelques "détails" par Luc Perrin (2011-12-11 00:11:52) 
[en réponse à 618480]

du Catéchisme de l'Église catholique comme ceci :

"Premier commandement : Un seul Dieu tu aimeras et adoreras parfaitement.
Deuxième commandement : Son saint nom tu respecteras, fuyant blasphème et faux serment."

Je ne pense pas que ni le Piss Christ, ni Castellucci ni Gologota picnic répondent à ces 2 commandements.

Pour le reste, qui donc a chassé les marchands du Temple ?

In fine, lisez le texte très précis de Mgr Brincard : "la relation intrinsèque entre foi et culture donne parfois lieu à des développements hasardeux justifiant par des arguments spécieux l’injustifiable." Fuyez les arguments spécieux qui tentent de justifier l'injustifiable, c'est le très sage conseil que donne un évêque éclairé et courageux.
images/icones/bible.gif  ( 618453 )Votre point de vue n’est manifestement pas du tout celui de saint Thomas d’Aquin par Vianney (2011-12-10 16:31:51) 
[en réponse à 618447]

Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, IIa IIae, q. 108, art. 1 :

2. Les bons tolèrent les méchants en ce sens qu'ils supportent patiemment les offenses qui les atteignent personnellement, autant qu'il le faut ; mais cela ne signifie pas qu'ils doivent agir de même pour celles qui sont faites à Dieu ou au prochain. « La patience à supporter les offenses qui s'adressent à nous, dit S. Chrysostome, c'est de la vertu ; mais rester insensible à celles qui s'adressent à Dieu, c'est le comble de l'impiété. »

(...)

4. Il peut arriver que l'offense faite à une personne rejaillisse sur Dieu et l'Église ; cette personne doit alors venger l'injure qui lui est faite. C'est ainsi qu'Élie fit descendre le feu du ciel sur ceux qui venaient l'arrêter (2 R 1, 9 s.), qu'Élisée maudit les enfants qui se moquaient de lui (2 R 2, 23), et que le pape Silvestre excommunia ceux qui l'avaient condamné à l'exil. Mais dans la mesure où l'offense est purement personnelle, il faut la supporter avec patience, à moins d'avoir des raisons d'agir différemment. Car ces préceptes de patience doivent s'entendre en ce sens qu'il faut avoir l'âme prête à les observer quand les circonstances l'exigent, comme l'explique S. Augustin.


images/icones/neutre.gif  ( 618481 )[réponse] par Cressence (2011-12-10 20:52:30) 
[en réponse à 618453]

Les références à L'AT sont à prendre avec des pincettes car la Parole s'adresse à des coeurs de pierre. Il me semble que Jesus annule la loi du Talion avec son dernier commandement. Et vous trouverez des références ou au contraire certains préfère que Dieu les venge à leur place.
Je ne partage pas le point de vue de Saint Jean Chrysostome sur cette notion d'impiété.

Je rejoins la pensée de Saint Augustin qui donne un autre éclairage sur mes propos.
Il me semble que la vérité doit jaillir. La réponse à l'offense faite à Dieu dans la mesure ou elle donne l'opportunité à l'offenseur de prendre conscience de son erreur est un bienfait. La réponse est une graine qui peut prendre le temps.
En revanche si cette réponse ne provoque qu'un enfermement plus fort et un surcroit de haine, je remet en doute les bienfaits de cette réponse.
images/icones/hum2.gif  ( 618491 )Il ne s’agit pas seulement de l’Ancien Testament par Vianney (2011-12-10 22:05:28) 
[en réponse à 618481]

...puisque saint Thomas d’Aquin évoque l’attitude d’un Pape et d’un Père de l’Église. J’ajoute que saint Augustin n’était certainement pas d’un avis contraire, simplement la situation qu’il envisageait était différente, et saint Thomas le souligne : l’offense ne s’adressait ni à Dieu ni à la religion.

On retrouve exactement la même idée chez le Curé d’Ars, qui au prix des plus grands efforts était capable de supporter les critiques les plus injustes quand elles ne visaient que lui. Mais à une visiteuse qui s’était moquée en pensée du prêtre qu’il était, il a prédit qu’elle descendrait jusqu’aux derniers degrés de la débauche et qu’alors seulement elle se souviendrait de sa prédiction en demandant pardon à Dieu : ce qui advint en effet...

Nous baignons depuis notre enfance dans une ambiance libérale, où les péchés publics n’appellent pas des réparations publiques, sauf apparemment quand ils touchent les prétendus “droits de l’homme”, ou plutôt ceux de certains hommes, car on n’a jamais tant tué... Quoi qu’il en soit, de Dieu, on pourrait se moquer éperdument. Désolé mais c’est contraire à la Révélation, à toute l’histoire de l’Église, et à celle des saints en particulier.

Le reste de vos réflexions confirme que vous n’y êtes pas du tout. Comme s’il s’agissait de loi du Talion, ou de stigmatiser d’abord l’offenseur ! Il s’agit avant tout de demander à sa place publiquement pardon à Dieu, d’où l’accent mis sur la prière. Ninive a jeûné, Ninive a échappé au désastre, tout comme le Portugal après les apparitions de Fatima. Nous en revanche, nous y allons tout droit : l’aveuglement actuel des hommes politiques (et des hommes d’Église) en est le meilleur signe. La Grèce est provisoirement aux premières loges, alors qu’elle est loin d’être le pays le plus dépravé d’Europe. Heureux ceux d’entre nous qui, une fois plongés dedans à leur tour, comprendront que ce châtiment est cent fois mérité !

V.
images/icones/neutre.gif  ( 618566 )je chemine par Cressence (2011-12-12 08:54:26) 
[en réponse à 618491]

Je comprends mieux cette position et son intérêt de ne pas être passif devant les évènements, même si je pense qu'on peut utiliser d'autres méthodes.
Certains points de vue m'échappaient et j'approuve maintenant l'intention volontaire et bienfaisante de ces actions.
Merci d'avoir accueillis mes propos et de m'avoir éclairer.
images/icones/1h.gif  ( 618471 )Voilà un fort ! par Anisvert (2011-12-10 19:16:06) 
[en réponse à 618447]

Qui nous explique que nous n'avons pas le droit de manifester notre mécontentement - c'est à dire notre désaccord - sous prétexte que nous sommes chrétiens.

Puisque ceux qui expriment leur désaccord sont des personnes, d'après l'image qu'il en donne, des personnes impulsives, qui ne se maîtrisent pas voire des idiots (sympathiques ?)

Ce fort, sans doute, l'est-il aussi chez lui, avec ses enfants, avec ses collègues de travail, avec ceux qui lui font du tort. Il ne dit rien, il s'applique à lui même ses bons principes, et qu'il ne charge pas les autres de ce qu'il ne veut pas pour lui-même.

Quand vos enfants font ou disent quelque chose qui ne va pas, sans doute allez vous dans votre chambre pour prier pour eux, sans rien leur dire de votre désaccord, ni leur signifier comment revenir dans le bon chemin, vous pourriez passer pour un faible.

Je veux dire par là, que nous n'avons pas pour seule fonction de prier en nous cachant de le faire, mais aussi d'une certaine façon, un rôle pédagogique envers ceux qui sont dépourvus de valeurs et qui ne connaissent pas les chemins de la Vérité. Si personne ne leur dit rien, ils ne sauront jamais rien non plus.

Ces bons principes ont été déjà appliqués pendant 50 ans, le résultat est là : du point de vue du christianisme, les gens en général sont des ignares. Voilà qui est dit, et qui a le mérite d'être clair. On n'apprend plus rien depuis longtemps à personne.

images/icones/1e.gif  ( 618482 )C'est pourquoi il faut chanter par Archange (2011-12-10 20:58:49) 
[en réponse à 618471]

"Je suis crétin...."

Archange, idiot !
images/icones/neutre.gif  ( 618484 )[réponse] par Cressence (2011-12-10 21:02:33) 
[en réponse à 618471]

Tout à fait, je partage votre point de vue sur notre role pédagogique mais je ne fais que remettre en doute la vertu pédagogique d'une manifestation. A mon avis un débat télévisé avec l'auteur ou le metteur en scène aurait été bien plus efficace pour détruire l'erreur et ramener la vérité. Cela aurait évité de la mauvaise publicité pour l'église et de la bonne pour la pièce.

J'approfondis en disant qu'il est possible de ne pas se mettre en colère et ne pas agir sous l'emprise de celle-ci pour signifier notre désaccord.

Quand mon enfant me frappe et m'insulte, je prie dans l'instant pour avoir la parole et l'acte inspiré et je me défens sans agresser. Je fais surtout attention à ne pas réagir sous l'emprise de la colère. Cependant, je ne laisse pas les choses telles quelles. La pédagogie, l'amour de Dieu, la vérité nous permettent d'avancer ensemble.
images/icones/iphone.jpg  ( 618448 )Et si l'expression fut volontaire par Anton (2011-12-10 15:53:07) 
[en réponse à 618439]

Si Monseigneur avait trouvé sympathiques ceux qu'ils qualifient d'idiots?
Pourquoi ne pas l'envisager?
Pourquoi dire qu'il s'agit d'idiots SYMPATHIQUES?
Pourquoi qualifier de sympathiques des idiots?
En employant le terme sympathique ne faisait il qu une erreur?
En se trompant ainsi ne dévoilait il pas un peu sa pensée?
Idiot nous le sommes tous plus ou moins? Mais etre sympathiques ce n'est pas toujours facile, et souvent trouver un idiot sympathique exige beaucoup.
images/icones/rose.gif  ( 618450 )Oups ! par Le Webmestre (2011-12-10 16:00:24) 
[en réponse à 618448]

Allez :
















































































images/icones/iphone.jpg  ( 618454 )Sont elles remboursées par Anton (2011-12-10 16:32:24) 
[en réponse à 618448]

Par votre offre mutuelle?

Cordialement
images/icones/neutre.gif  ( 618505 )"Idiots sympathiques" ou "imbéciles heureux", si je vous comprends bien par le torrentiel (2011-12-11 05:29:16) 
[en réponse à 618448]

Tout est dans le titre.
images/icones/4c.gif  ( 618452 )Pauvre type par Semetipsum (2011-12-10 16:13:59) 
[en réponse à 618439]


Elle est mal barrée la chrétienté avec des foudres de guerre tels que vous !
Vous mélangez dans un jus sirupeux: morale individuelle et morale politique.
La colère quand elle est « sainte » n’est pas illégitime, les sentiments ne sont pas illégitimes, Jésus n’a-t-il pas pleuré ? Été découragé etc…
Vous mélangez tout. L’homme est sur terre pour « louer, honorer et servir Dieu », pas pour venir en aide à « ces gens en détresse spirituelle » qui ne sont que des blasphémateurs volontaires. Et les autres : les spectateurs, la « masse » anonyme qui regarde la télé et se dit que tout cela est bien puisque personne ne dit rien contre ? Vous y pensez ?
images/icones/fleche2.gif  ( 618456 )Message mal placé par Semetipsum (2011-12-10 17:30:36) 
[en réponse à 618452]

en réponse à Cressence
images/icones/musique.gif  ( 618459 )lève les yeux au Ciel par jejomau (2011-12-10 17:41:51) 
[en réponse à 618456]

tends les bras avec paumes ouvertes tournées vers les petits nuages cotonneux et entonne le chant de l'amour avec tes "frères" en Christ... Là alors tu te sentiras pleinement en symbiose avec le Grand Tout qui habite tout homme... (il sera nécessaire de faire un temps de silence afin d'offrir un "espace de liberté" au souffle de vie qui s'échappe de ton "toi", ceci les yeux clos et la tête légèrement penchée sur le côté gauche...)

Et Youpi !
images/icones/neutre.gif  ( 618486 )[réponse] par Cressence (2011-12-10 21:18:54) 
[en réponse à 618452]

La parabole du bon samaritain me revient en mémoire. Elle prévaut sur votre vision sur le sens de la vie sur terre.

Etre en désaccord avec une manifestation ne signifie pas laisser faire sans rétablir la vérité.
Je désapprouve l'action sous l'impulsion de la colère personnelle et préfère rétablir la vérité dans le respect de mon prochain dans l'espérance qu'il deviendra mon frère.
images/icones/neutre.gif  ( 618487 )Mais qui vous parle d'agir sous l'emprise de la colère ? par Meneau (2011-12-10 21:31:24) 
[en réponse à 618486]


Si quelqu’un crache (s’il ne s’agissait que de cela !) sur l’image de ce qui m’est le plus cher, j’ai non seulement le droit de ne pas être content, mais le devoir de le dire, avec fermeté si nécessaire.



C'est vous qui avez introduit la notion de colère là-dedans d'une part, et d'autre part qui avez prétendu que l'abbé préconisait d'agir sous l'emprise d'un sentiment non maîtrisé.

Content :
* Qui éprouve du bonheur, de la satisfaction en raison de circonstances agréables, satisfaisantes : Je suis content de ce succès.
* Qui est satisfait de la conduite de quelqu'un, de son travail, de ses services, etc.
* Qui éprouve de la satisfaction et la manifeste : Quand la saison est belle, les hôteliers sont contents.


Peut-être que Golgota Picnic vous fait éprouver du bonheur ? De la satisfaction ?
Pour d'autres ce n'est pas le cas. Ils ne sont pas contents, ils en ont le droit, et ils ont le droit de le faire savoir. Le faire savoir non pas par une réaction colérique, mais par "devoir", et "avec fermeté si nécessaire", ce qui présuppose donc une communication réfléchie.
On est à l'opposé de ce que vous interprétez abusivement.

Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 618503 )D'autant qu'en l'occurrence, par le torrentiel (2011-12-11 04:58:12) 
[en réponse à 618439]

l'"entretien du cardinal" a pris le ton d'une conversation sous l'impulsion de mgr vingt-trois.


Mgr Lustiger, qui l'improvisait aussi, mais n'avait pas de vis-à-vis, avait imaginé ce moment comme un colloque singulier de l'archevêque aux fidèles parisiens, où il pourrait leur faire méditer la Parole de dieu, ou bien des moments d'actualité mis en perspective de cette Parole même.


Avec mgr Vingt-trois, l'actualité commande et, quand viennent les vacances d'été, l'entretien est suspendu pour cause de vacances d'été.


Mgr Lustiger n'aurait jamais opéré de la sorte, qui enregistrait ses entretiens de longues semaines à l'avance.
images/icones/neutre.gif  ( 618567 )Désolé par Cressence (2011-12-12 08:56:26) 
[en réponse à 618439]

Désolé d'avoir exposer un point de vue qui a choqué. L'intention n'était pas méchante.
Je vous demande pardon.