Le Forum Catholique

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images/icones/carnet.gif  ( 618214 )Vatican II : la mise au point romaine par XA (2011-12-08 13:20:24) 

OUEST FRANCE 8 Décembre
Vatican II : la mise au point romaine

Les "nouveautés" du concile Vatican II ne sont pas en contradiction avec la doctrine de l'Église catholique.


En photo : Mgr Fernando Ocariz qui a participé aux entretiens doctrinaux avec les intégristes de la Fraternité Saint Pie-X.


Le texte (à lire ci-dessous) intitulé "A propos de l'adhésion au concile Vatican II" a été publié vendredi, en six langues, par le quotidien du Vatican L'Osservatore Romano.
On peut y lire comme une réponse du pape aux déclarations de Mgr Fellay, supérieur de la Fraternité Saint Pie-X.
Les intégristes refusent ce concile qui a accepté l'ouverture de l'Église au monde moderne, en raison, notamment, de ses enseignements sur la liberté religieuse et le dialogue inter-religieux.

Selon Mgr Fellay, les textes de Vatican II n'ont pas de valeur doctrinale. Ils peuvent donc être remis en question.

Mgr Fernando Ocariz, numéro deux de l'Opus Dei, lui répond. Cet homme de confiance de Benoît XVi a participé aux entretiens doctrinaux avec les disciples de Mgr Lefevbre. Selon ce théologien espagnol, si l e Concile avait bien une "visée pastorale", il n'en était pas moins "doctrinal".

Cette mise au point semble montrer aux intégristes les limites à ne pas dépasser, s'ils veulent réintégrer l'Église catholique.
Autrement dit Vatican II n'est pas une simple "option à la carte".

Une première réponse de leur part est attendue prochainement.



À propos de l'adhésion au Concile Vatican II à l'occasion du 50e anniversaire de sa convocation
(source L'Osservatore Romano du 2 décembre 2011)

L'approche du cinquantième anniversaire de la convocation du Concile Vatican II (25.XII.1961) invite à une célébration, mais aussi à une nouvelle réflexion sur la réception et l'application des documents conciliaires. Outre les aspects plus directement pratiques de cette réception et application, avec leurs lumières et leurs ombres, il semble opportun de rappeler également la nature de l'adhésion intellectuelle qui est due aux enseignements du Concile. Bien qu'il s'agisse d'une doctrine fort connue et dotée d'une abondante bibliographie, il n'est pas superflu de la rappeler à grands traits, étant donné la persistance des interrogations posées, même dans l'opinion publique, sur la continuité de certains enseignements conciliaires avec les enseignements précédents du Magistère de l'Église.

Tout d'abord, il ne semble pas inutile de rappeler que la visée pastorale du Concile ne signifie pas qu'il n'est pas doctrinal. Les perspectives pastorales se fondent, en effet, sur la doctrine, et il ne peut en être autrement. Mais il importe surtout de répéter que la doctrine est ordonnée au salut, et son enseignement partie intégrante de la pastorale. En outre, dans les documents conciliaires, il est évident qu'il existe de nombreux enseignements de nature purement doctrinale : sur la Révélation divine, sur l'Église, etc. Comme l'écrivit le bienheureux Jean Paul II : « Avec l'aide de Dieu, les Pères conciliaires ont pu élaborer, au long de quatre années de travail, un ensemble considérable d'exposés doctrinaux et de directives pastorales offerts à toute l'Église » (Constitution apostolique Fidei depositum, 11.X.1992, Introduction).



L'adhésion due au Magistère

Le Concile Vatican II n'a défini aucun dogme, au sens où il n'a proposé aucune doctrine au moyen d'un acte définitif. Toutefois, le fait qu'un acte du Magistère de l'Église ne soit pas garanti par le charisme de l'infaillibilité ne signifie pas qu'il puisse être considéré comme « faillible », au sens où il transmettrait une « doctrine provisoire » ou encore des « opinions autorisées ». Toute expression du Magistère authentique doit être accueillie pour ce qu'elle est véritablement : un enseignement donné par des pasteurs qui, dans la succession apostolique, parlent avec un « charisme de vérité » (Dei Verbum, n° 8), « pourvus de l'autorité du Christ » (Lumen gentium, n° 25), « sous la lumière du Saint-Esprit » (ibid.).

Ce charisme, cette autorité et cette lumière furent certainement présents au Concile Vatican II. Refuser cela à l'ensemble de l'épiscopat réuni cum Petro et sub Petro pour apporter un enseignement à l'Église universelle, ce serait nier une partie de l'essence même de l'Église (cf. Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Déclaration Mysterium Ecclesiae, 24.VI.1973, nn° 2-5).

Naturellement, les affirmations contenues dans les documents conciliaires n'ont pas toutes la même valeur doctrinale et ne requièrent donc pas toutes le même degré d'adhésion. Les divers degrés d'adhésion aux doctrines proposées par le Magistère ont été rappelés par Vatican II, au n° 25 de la Constitution Lumen gentium, puis résumés dans les trois paragraphes ajoutés au Symbole de Nicée-Constantinople dans la formule de la Professio fidei, publiée en 1989 par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi avec l'approbation de Jean Paul II.

Les affirmations du Concile Vatican II qui rappellent des vérités de foi requièrent évidemment l'adhésion de la foi théologale, non pas parce qu'elles ont été enseignées par ce Concile, mais parce qu'elles avaient déjà été enseignées de façon infaillible comme telles par l'Église, soit en vertu d'une décision solennelle, soit par le Magistère ordinaire et universel. Le même assentiment plein et définitif est requis pour les autres doctrines rappelées par le Concile Vatican II et déjà proposées par un acte définitif lors de précédentes interventions magistérielles.

Les autres enseignements doctrinaux du Concile requièrent des fidèles le degré d'adhésion appelé « assentiment religieux de la volonté et de l'intelligence ». Il s'agit d'un assentiment « religieux », qui n'est donc pas fondé sur des motivations purement rationnelles. Cette adhésion ne se présente pas comme un acte de foi, mais plutôt d'obéissance ; elle n'est pas simplement disciplinaire, mais enracinée dans la confiance en l'assistance divine au Magistère, et donc « dans la logique et sous la mouvance de l'obéissance de la foi » (Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Instruction Donum veritatis, 24.V.1990, n° 23). Cette obéissance au Magistère de l'Église ne constitue pas une limite imposée à la liberté, mais elle est, au contraire, source de liberté. Les paroles du Christ « qui vous écoute m'écoute » (Lc 10, 16) sont également adressées aux successeurs des Apôtres ; écouter le Christ signifie recevoir en soi la vérité qui libère (cf. Jn 8, 32).

Dans les documents magistériels, il peut y avoir également - comme c'est effectivement le cas dans le Concile Vatican II - des éléments non spécifiquement doctrinaux, de nature plus ou moins circonstancielle (descriptions de l'état de la société, suggestions, exhortations, etc.). Ces éléments doivent être accueillis avec respect et gratitude, mais ne requièrent pas une adhésion intellectuelle au sens propre (cf. Instruction Donum veritatis, nn° 24-31).



L'interprétation des enseignements

L'unité de l'Église et l'unité dans la foi sont inséparables, ce qui implique également l'unité du Magistère de l'Église en tout temps, en tant qu'interprète authentique de la Révélation divine transmise par la Sainte Écriture et par la Tradition. Cela signifie, entre autres, qu'une caractéristique essentielle du Magistère est sa continuité et son homogénéité dans le temps. Continuité ne signifie pas absence de développement ; tout au long des siècles, l'Église progresse dans la connaissance, l'approfondissement et l'enseignement magistériel de la foi et de la morale catholique qui en découle.

Au Concile Vatican II, il y eut diverses nouveautés d'ordre doctrinal sur le caractère sacramentel de l'épiscopat, la collégialité épiscopale, la liberté religieuse, etc. Bien que l'assentiment religieux de la volonté et de l'intelligence soit requis face à des nouveautés dans des matières relatives à la foi et à la morale qui ne sont pas proposées au moyen d'un acte définitif, certaines d'entre elles ont été et sont encore l'objet de controverses en ce qui concerne leur continuité avec le Magistère précédent, c'est-à-dire leur compatibilité avec la Tradition. Face aux difficultés qui peuvent apparaître pour comprendre la continuité de certains enseignements conciliaires avec la Tradition, l'attitude catholique, compte tenu de l'unité du Magistère, consiste à chercher une interprétation unitaire, dans laquelle les textes du Concile Vatican II et les documents magistériels précédents s'éclairent mutuellement. Le Concile Vatican II doit non seulement être interprété à la lumière des documents magistériels précédents, mais certains de ces derniers sont également mieux compris à la lumière de Vatican II. Cela n'a rien de nouveau dans l'histoire de l'Église. Qu'on se rappelle, par exemple, que des notions importantes pour la formulation de la foi trinitaire et christologique utilisées au premier Concile de Nicée (hypóstasis,ousía) virent leur signification profonde précisée par les Conciles postérieurs.

L'interprétation des nouveautés enseignées par le Concile Vatican II doit donc repousser, comme le dit Benoît XVI, l'herméneutique de la discontinuité par rapport à la Tradition, tandis qu'elle doit affirmer l'herméneutique de la réforme, du renouveau dans la continuité (Discours, 22.XII. 2005). Il s'agit de nouveautés, au sens où elles explicitent des aspects nouveaux, non encore formulés par le Magistère, mais qui, au plan doctrinal, ne contredisent pas les documents magistériels précédents. Pourtant, dans certains cas - par exemple la liberté religieuse -, elles comportent également des conséquences très diverses quant aux décisions historiques sur les applications juridiques et politiques, étant donné les changements de situations historiques et sociales. Une interprétation authentique des textes conciliaires ne peut être faite que par le Magistère même de l'Église. C'est pourquoi le travail théologique d'interprétation des passages qui, dans les textes conciliaires, suscitent des interrogations ou semblent présenter des difficultés, doit avant tout tenir compte du sens dans lequel les interventions successives du Magistère ont entendu ces passages. Quoi qu'il en soit, des espaces légitimes de liberté théologique demeurent, pour expliquer, d'une façon ou d'une autre, la non-contradiction avec la Tradition de certaines formulations présentes dans les textes conciliaires et, par conséquent, pour expliquer la signification même de certaines expressions contenues dans ces passages.

À cet égard enfin, il ne semble pas superflu de tenir compte du fait que presque un demi-siècle s'est écoulé depuis la conclusion du Concile Vatican II, et qu'au cours de ces décennies, quatre Pontifes romains se sont succédé sur la chaire de Pierre. En examinant le Magistère de ces Papes et l'adhésion que lui a donnée l'épiscopat, une éventuelle situation de difficulté devrait se changer en une adhésion sereine et joyeuse au Magistère, interprète authentique de la doctrine de la foi. Cela devrait être possible et souhaitable, même s'il devait subsister des aspects que la raison ne saisit pas pleinement, en laissant toutefois la place à des espaces légitimes de liberté théologique pour un travail d'approfondissement toujours opportun. Comme l'a récemment écrit Benoît XVI, « les contenus essentiels qui depuis des siècles constituent le patrimoine de tous les croyants ont besoin d'être confirmés, compris et approfondis de manière toujours nouvelle afin de donner un témoignage cohérent dans des conditions historiques différentes du passé » (Benoît XVI, Motu proprio Porta fidei, n° 4).



Mgr Fernando Ocáriz
1er décembre 2011
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 618217 )De quoi faire perdre son latin à Lapalisse ... par postit (2011-12-08 13:50:36) 
[en réponse à 618214]


Toutefois, le fait qu'un acte du Magistère de l'Église ne soit pas garanti par le charisme de l'infaillibilité ne signifie pas qu'il puisse être considéré comme « faillible », au sens où il transmettrait une « doctrine provisoire » ou encore des « opinions autorisées ».



Si la doctrine professée par Vatican II ne contient rien de contraire à la Foi catholique, pourquoi ne pas avoir définit infailliblement toutes ces nouveautés ? On aurais ainsi évité le débat sur l'infaillibilité de ce concile.

Serait-ce le fait d'engager leur Salut qui empêcherait les autorités Romaines de revêtir d'infaillibilité ces nouveautés ?
images/icones/vatican.gif  ( 618219 )"En premier lieu,... par Athanasios D. (2011-12-08 14:16:32) 
[en réponse à 618217]


... on doit signaler la tendance à tout mesurer selon le paramètre de la distinction entre " Magistère infaillible " et " Magistère faillible ". L’infaillibilité devient alors la mesure dominante de tous les problèmes d’autorité, au point de remplacer de fait le concept d’autorité par celui d’infaillibilité."



La suite ICI.

Ath
images/icones/fleche2.gif  ( 618220 )Mgr. Gherardini : l’importance et les limites du Magistère par CMdelaRocca (2011-12-08 14:21:23) 
[en réponse à 618214]

Mgr. Gherardini sur l’importance et les limites du Magistère authentique:"Disputationes Theologicae a demandé à Mgr Brunero Gherardini une contribution sur la notion de Magistère authentique et sur ses éventuels limites. L’illustre professeur émérite de l’Université du Pape, doyen de la faculté de théologie, qui est déjà intervenu dans ces colonnes pour qualifier l’enseignement constitué par le Concile Vatican II, apporte maintenant avec plus d’ampleur, de manière agile et profonde, certaines précisions, en attirant l’attention sur des distinctions souvent omises. Un tel rappel est en consonance avec ce qui avait été relevé au sujet de la liberté religieuse au cours des années Soixante-dix par S. Exc. Mgr De Castro Mayer, à l’époque Ordinaire de Campos, dans la conclusion de l’étude théologique sur la liberté religieuse envoyée à SS le Pape Paul VI (qui ne l’a pas condamnée) : il y a un cas spécifique dans lequel un enseignement n’est pas obligeant en conscience, tout en étant un acte de Magistère authentique, c’est lorsqu’il y a une dissonance par rapport à ce que l’Eglise a déjà longuement enseigné."
La communication en français
ici dans son intégralité
images/icones/bravo.gif  ( 618226 )[réponse] par S A Benengeli (2011-12-08 14:51:03) 
[en réponse à 618220]


conclusion : "Plus problématique est sa continuité avec la Tradition : non qu’il ne l’ait pas affirmée ; mais parce que, surtout dans les point clés où il était nécessaire qu’une telle continuité fût évidente, cette assertion est restée sans démonstration."

En ce 8 décembre on ne peut s'empêcher de comparer avec la clarté du magistère de Pie IX. Voir ci-dessous le toujours excellent Direct Matin sur le sujet du saint du jour.

Un peu comme l'offertoire Paul VI comparé à celui dit de Saint Pie V ou de Jean XXIII.

Simple sentiment d'un fidèle de base : mais l'infaillibilité ne nous concerne t'il pas nous aussi (ou même au premier chef) ou bien est-elle question uniquement de théologien ?

IMMACULÉE CONCEPTION

«Je suis l’Immaculée Conception
». En 1858 à Lourdes, Marie se présente
à la petite Bernadette Soubirous,
confirmant, quatre ans après, la proclamation
du dogme à Rome, le 8 décembre
1854. Depuis des siècles, liturgie et
théologie s’entendaient déjà pour affirmer
que, par grâce divine, Marie avait été préservée
de tout péché. Le mystère de ce
jour a été clairement exprimé par Pie IX :
«Dès le premier instant de sa conception,
la Vierge Marie fut, par grâce et privilèges
uniques du Dieu tout-puissant, préservée
du péché originel.» Marie ne savait pas
qu’elle était née sans la trace du péché
originel. On peut penser que Jésus l’éclairera
à ce sujet. Elle demeurait cependant
libre. Elle aurait pu pécher. A-t-elle été
tentée ? Sans aucun doute, même si
l’Ecriture ne nous en dit rien. Mais si Jésus
a été tenté, comment imaginer que sa
Mère ne l’ait pas été ? Elle a, comme Lui,
rejeté la tentation. Ce qui fait sa grandeur
et notre admiration.
images/icones/1a.gif  ( 618293 )C'est mieux sans oublier ce qui précède par Anton (2011-12-09 03:32:13) 
[en réponse à 618226]

Bref le magistère de Vatican II, comme on le dit et le redit à tous ceux qui ont des oreilles pour entendre, est un Magistère solennel et suprême. Plus problématique est sa continuité avec la Tradition : non qu’il ne l’ait pas affirmée ; mais parce que, surtout dans les point clés où il était nécessaire qu’une telle continuité fût évidente, cette assertion est restée sans démonstration.

Et le Magistère suprême impose l'adhésion, pensez-vous qu'il y ait un degré zéro de l'adhésion?

Ce n'est pas ce que semble dire Mgr Gherardini, et encore moins Mgr Ocariz

Cordialement.
images/icones/attention.gif  ( 618294 )Attention Attention par Anton (2011-12-09 04:00:56) 
[en réponse à 618220]


(1)il y a un cas spécifique dans lequel un enseignement n’est pas obligeant en conscience, tout en étant un acte de Magistère authentique,(2) c’est lorsqu’il y a une dissonance par rapport à ce que l’Eglise a déjà longuement enseigné."



Le point 1 n'indique pas un degré zéro d'adhésion, donc l'adhésion au Magistère doit être. Peut-être préfèrerez vous le terme de réception?

Que fit Mgr Lefebvre en signant les textes du concile?

Le point 2 soulignant une dissonance il reste à la démontrer.

Il reste donc à démontrer que ce qui apparait comme dissonant ne l'est pas en fait, c'est pour cela que Mgr Gherardini demanda une étude théologique de certains points au Saint Père.
images/icones/1b.gif  ( 618222 )Déjà posté par Leopardi (2011-12-08 14:26:41) 
[en réponse à 618214]

ICI

Vous baissez mon cher XA.
images/icones/1b.gif  ( 618223 )Mais pas la réponse de Mgr Gherardini ? par CMdelaRocca (2011-12-08 14:29:06) 
[en réponse à 618222]

Rassurez-moi cher Leopardi.
images/icones/1y.gif  ( 618224 )Ah mais oui, celle-là aussi ! par CMdelaRocca (2011-12-08 14:34:45) 
[en réponse à 618223]

Vraiment désolé pour cette inattention, mais ça allait tellement bien dans ce fil !!!
images/icones/1e.gif  ( 618225 )Si si... par Vianney (2011-12-08 14:35:02) 
[en réponse à 618223]

Sur « Disputationes » Mgr Gherardini répond à Mgr Ocariz !

images/icones/hein.gif  ( 618514 )Ou est il précisé que ce texte est une réponse à Mgr Ocariz par Anton (2011-12-11 09:28:56) 
[en réponse à 618223]

est une réponse de Mgr Gherardini à Mgr Ocariz, si ce n'est pas le cas on essaye d'opposer l'un à l'autre, or il semble vouloir la même chose une étude théologique;
Serait-ce alors que Mgr Ocariz appartenu à la commission doctrinale qui releva la faiblesse de certain théologiens autoproclamés? Non point faiblesse intellectuelle, mais faiblesse de la formation donc des outils pour débattre;
images/icones/fleche3.gif  ( 618227 )la pierre d'achoppement, c'est donc par jejomau (2011-12-08 15:26:04) 
[en réponse à 618214]

la démonstration du fait qu'il n'y ait pas eu de rupture dans la Tradition... En effet, répondant à Mgr Ocariz, Mgr Gherardini répète qu'il est d'accord sur tout mais que ....

.... S'il reconnaît le Magistère solennel et suprême de Vatican II, Mgr Gherardini semble dubitatif sur "la continuité avec la Tradition non point qu'elle ne fut point affirmée par Vatican II mais parcequ'elle est restée sans démonstration"...



En quoi doit consister cette "démonstration" ? Les "fruits" du Concile ? Personnellement, c'est ce qu'il me semble comprendre...



images/icones/idee.gif  ( 618236 )La continuité par Vianney (2011-12-08 17:24:54) 
[en réponse à 618227]

...c’est l’absence de contradiction entre ce que le Magistère de l’Église enseigne tout au long de son histoire, en matière de foi et de morale, comme découlant de la Révélation reçue par les apôtres.

Dans cet esprit, la “démonstration” que demande Mgr Gherardini relève plutôt de la logique formelle que des “fruits”, autrement dit des conséquences, sauf si une conséquence plus ou moins directe de l’enseignement actuel aboutit à une contradiction avec l’enseignement du magistère antérieur.

V.
images/icones/hein.gif  ( 618295 )à condition que l'on prouve aussi par Anton (2011-12-09 04:07:08) 
[en réponse à 618236]

que cette conséquence directe ou indirecte, ne soit pas le fruit d'une mauvaise interprétation de l'enseignement du concile, ne pensez-vous pas?



sauf si une conséquence plus ou moins directe de l’enseignement actuel aboutit à une contradiction avec l’enseignement du magistère antérieur.



images/icones/fleche2.gif  ( 618329 )Rénovation pastorale+Fidélité doctrinale=Fécondité spirituelle ? par Scrutator Sapientiæ (2011-12-09 11:33:17) 
[en réponse à 618214]

Bonjour XA,

1.

- Si, au moment du Concile, en aval du Concile, la rénovation a porté uniquement sur "les formes" liturgiques et pastorales ;

- si cette rénovation s'est faite dans la fidélité, vis-à-vis "du fond", dans la fidélité, respectueuse "des matières" dogmatiques et doctrinales ;

comment se fait-il que cette combinaison, qui aurait dû et pu être vertueuse

(rénovation "des formes" dans la mesure où / si et seulement si elle contribue à la consolidation de la réception et de la transmission "du fond")

ait débouché sur si peu de fécondité spirituelle

OU

n'ait pas débouché sur davantage de fécondité spirituelle ?

2. Il me semble que c'est cela, le fond du problème :

- le déploiement post-conciliaire de la conception conciliaire,

- la mise en avant d'une intention officielle de renouveau dans la continuité, de rénovation dans la fidélité,

n'ont pas eu pour résultat palpable, tangible, un regain, un surcroît, de fécondité spirituelle.

3. C'est même le contraire qui est vraisemblablement en train de se produire sous nos yeux :

a- là où il y a,

- non rénovation des formes, au moyen du Concile,

- mais restauration des formes antérieures au Concile ;

b- là où il y a,

- non fidélité officielle au fond, au moyen du Concile,

- mais fidélité effective au fond antérieur au Concile ;

il y a aussi un potentiel de fécondité spirituelle moins imaginaire ou imperceptible qu'au sein des structures qui persistent, encore aujourd'hui, à se réclamer du Concile, dans l'acception horizontaliste et humanitariste, acception que le Concile accepte ou permet d'autant plus, d'une manière, à tout le moins, équivoque ou implicite, qu'il ne la condamne pas, ne la dénonce pas, d'une manière sans équivoque et explicite.

4. Tout de même,

- le passage d'une Europe traditionnelle et rurale à une Europe industrielle et urbaine (la causalité sociologique),

- la confusion contemporaine entre humanisme et hédonisme (la causalité axiologique),

n'expliquent, pas à eux seuls,

a- la déchristianisation de l'esprit public et du corps social,

ET

b- au sein même de l'Eglise catholique :

- la dévitalisation de la radicalité et de la spécificité de la spiritualité catholique,

ET

- la baisse du taux de fécondité spirituelle, des vocations religieuses et sacerdotales.

5. Cette dévitalisation de la spiritualité catholique, cette baisse du taux de fécondité spirituelle, je m'efforce d'être honnête, et je reconnais qu'elles ont commencé en amont du Concile Vatican II.

Mais précisément, la mise en forme puis en oeuvre du Concile n'étaient-elles pas censées remédier à ce déclin, en provoquant un sursaut ?

6. En d'autres termes, je suis convaincu que seule une réactivation, de très grande ampleur, de la dimension "pneumatologique" inhérente au christianisme catholique, dans toute la radicalité et toute la spécificité de cette dimension, et non avant tout la mise en avant de telle ou telle herméneutique, aussi étayée ou étoffée soit-elle, nous permettra de commencer ou de continuer à sortir de l'ornière conciliaire et /ou post-conciliaire.

Bonne journée et à bientôt.

Scrutator.
images/icones/hein.gif  ( 618339 )Ne pensez vous pas alors que par Anton (2011-12-09 12:47:57) 
[en réponse à 618329]

la "réactivation, de très grande ampleur, de la dimension "pneumatologique" inhérente au christianisme catholique, dans toute la radicalité et toute la spécificité de cette dimension"

va de pair avec:

L'herméneutique qui permettra de commencer ou de continuer à sortir de l'ornière conciliaire et /ou post-conciliaire?
images/icones/fleche2.gif  ( 618343 )Nous aurons peut-être une réponse le 4 décembre 2013. par Scrutator Sapientiæ (2011-12-09 13:55:51) 
[en réponse à 618339]

Bonjour Anton,

Si "l'herméneutique de la réforme", dans son expression officielle, entend prendre son envol en faisant l'économie d'un renforcement et d'un ressourcement en plénitude, au contact et au moyen du carburant et du fortifiant spirituels auquel je pense, je ne dis pas que l'avion risque de s'écraser, mais je dis qu'il risque de ne pas voler aussi haut et loin que nécessaire, pour la gloire de Dieu et le salut du monde.

Le 4 décembre 2013, quelques jours à peine après la fin de l'année de la Foi, en 2012-2013, ce sera la commémoration MINIMALE ou MAXIMALE du 450 ème anniversaire de la "clôture" ou "conclusion" du Concile de Trente, qui est bien plus, à mon sens, le Concile de la Réforme catholique que le Concile de la Contre-Réforme catholique.

A mon petit niveau, je n'ai évidemment que des souhaits, et non des exigences, à formuler ; pour autant, je crois que si le concepteur de "l'herméneutique de la réforme" ne s'ouvre pas davantage, d'une manière encore plus audible et visible, lisible et sensible, et n'exhorte pas davantage les catholiques, à s'ouvrir eux-mêmes davantage, sur le patrimoine dogmatique et doctrinal, liturgique et pastoral, sacramentel et spirituel, de la Tradition, tel qu'il s'est exprimé, au moment puis en aval du Concile de Trente, je ne dis pas que Benoît XVI risque "de manquer son affaire", mais je dis que le risque soit que l'Eglise s'en tienne à un recentrage palliatif.

Pour mémoire, et sans esprit polémique, je vous précise ou vous rappelle ce qu'a été la commémoration, que je crois MINIMALE, par Jean-Paul II, du 450 ème anniversaire de l'ouverture du Concile de Trente :

450 ème anniversaire de l'ouverture du Concile de Trente.

Bonne réception de cette précision, en réponse à votre question, et bon après-midi à vous.

Scrutator.

PS : je ne méconnais pas la part de provocation qui réside dans ce genre de message ; en l'occurrence, cette provocation est volontaire : elle entend provoquer, je l'écris comme je le pense, dans l'espoir que l'Eglise catholique fasse ENFIN preuve

- de beaucoup moins de nostalgie vis-à-vis de l'évènement qu'a été le Concile Vatican II, qui est un peu "notre chapelle sixties" ;

- de beaucoup plus de fidélité respectueuse des fondamentaux qui ont été clarifiés et fortifiés, au moment puis en aval du Concile de Trente.

En priorité, "l'évènement" consensuel, médiatique, sympathique, qui avait en vue davantage d'attractivité de l'Eglise ad extra

OU

En priorité, "les fondamentaux" exigeants, fortifiants, nourrissants, qui ont contribué à davantage de solidité de l'Eglise ad intra.

Je ne dis pas que c'est aussi simple, mais je crois qu'il va falloir choisir, ou, si le bon choix a ENFIN commencé à être fait, il va falloir passer à la vitesse supérieure, pour le faire entrer en vigueur au concret.
images/icones/neutre.gif  ( 618380 )Du moins ne pouvez-vous pas dire par le torrentiel (2011-12-09 21:07:14) 
[en réponse à 618343]

que benoît XVI n'est pas ouvert au patrimoine catéchétique de l'Eglise, en particulier à travers "l'histoire sainte", à travers l'histoire des saints, à travers la doctrine qui se dégage de la vie des saints!


Je crois que c'est la grâce particulière de ce pontife et que Dieu a suscité cette grâce pour notre temps.


On apprend la théologie, on apprend la philosophie et à aimer la liturgie par l'histoire. Benoît XVI nous la rappelle, en même temps qu'il a le souci de rédiger des catéchismes, y compris sous des formes abrégées pour les plus simples.


Ce faisant, il se place dans la continuité du concile de trente et dans la continuité de saint-Pie X, en même temps que dans la continuité directe de son prédécesseur.

Bien à vous

Le torrentiel
images/icones/1a.gif  ( 618389 )L'article de Mgr Ocariz par Elzéar (2011-12-09 21:49:55) 
[en réponse à 618380]

admet, tout à la fin il est vrai, comme si ce n'est pas ce qu'il voulait mettre en valeur, mais qu'il y est contraint par l'évidence, que l'interprétation des textes de Vatican II, laisse des " espaces de liberté théologiques ". A mon humble avis, le reste est du remplissage. Cela seul demeure. Braves gens, dormez en paix. Bonne nuit à tous.
images/icones/iphone.jpg  ( 618404 )Liberté théologique certes par Anton (2011-12-10 01:33:08) 
[en réponse à 618389]

Mais pour démontrer la filliation par rapport à la tradition, liberté théologique avec le préjuge favorable, et non pas, comme un certain come de previgny le fait ailleurs, violant le sens du texte, pour laisser croire, que l'on peut penser d'apres Mgr Ocariz en terme de rupture, sur la liberté religieuse ou la collégialité. Dans son analyse du texte il ne dit pas où mgr Ocariz laisserait penser ceci au lecteur. Ce qui serait contraire aussi à la position du saint père qu'il donna dans un discours à la curie romaine.
Il serait bon que la Fsspx, face comme Rome et que les parutions de certains soient visées. il y a du ridicule à prendre les gens qui savent lire pour des imbéciles, en voulant leur faire croire par quelqu'un de partisan (ou du moins espérons le) car sinon c'est plus grave, qu'un texte dit le contraire de ce qui est écrit.
Surtout en procédant sans démonstration, par affirmation, procédé digne de la mauvaise propagande.
images/icones/1b.gif  ( 618425 )Bien sûr Anton, par Elzéar (2011-12-10 11:47:30) 
[en réponse à 618404]

" Pour démontrer la filiation par rapport à la tradition ", et pas autre chose. Il n'en restera pas moins fâcheux au regard de l'histoire que cette démonstration n'ayant pas été faite à l'origine, il ait pu s'ensuivre des interprétations erronées et/ou malinterntionnées, les uns pour s'en réjouir, les autres pour le déplorer. Mais si l'histoire est humaine, le sens de l'histoire lui est divin. Et c'est bien ça qui importe.
images/icones/fleche2.gif  ( 618458 )Accord partiel : je ne suis pas le "jamais content" du FC. par Scrutator Sapientiæ (2011-12-10 17:40:07) 
[en réponse à 618380]

Bonsoir le torrentiel,

A. Je suis partiellement en accord avec vous, dans la mesure où je reconnais qu'il existe plusieurs motifs de satisfaction, pour ainsi dire, d'un point de vue catholique traditionnel, depuis le début du pontificat de Benoît XVI.

Vous citez à juste titre, entre autres choses belles et bonnes :

- "le Compendium du Catéchisme de l'Eglise catholique",

et j'ai cité ici-même, de mémoire, fin décembre 2010 :

- "les bâtisseurs de l'Eglise" (parus aux éditions Salvator)

a - des Apôtres à Saint Augustin (tome 1)

b - de Léon le Grand à Bonventure et Thomas d'Aquin (tome 2)

B. Je ne suis pas, n'ai pas à être, et j'espère ne pas devenir le "jamais content" du Forum catholique, si tant est que cet emploi existe, et au cas où il serait à pourvoir.

C. Cela étant écrit,

- je ne regrette pas d'avoir fait preuve d'un esprit de "résistance" ou de "réticence", dès le début du mois de janvier, contre Assise 2011, ses origines doctrinales et ses conséquences pastorales, mais pas contre la personne même de Benoît XVI,

et

- je ne regrette pas d'avoir partagé ma "perplexité" avec d'autres, toujours sur le FC, dès que j'ai pris/donné connaissance des linéaments du prochain synode des évêques, prévu pour l'automne 2012, dans le cadre et au début de l'Année de la Foi.

Je vous remercie pour votre message et je vous souhaite une bonne fin de journée.

Scrutator.
images/icones/neutre.gif  ( 618510 )Cher Scrutator, par le torrentiel (2011-12-11 07:53:52) 
[en réponse à 618458]

Tout d'abord, loin de moi de voir en vous le "jamais content du FC". Vous êtes un personnage, si j'ose dire, mais j'aime mieux dire quelqu'un d'autrement subtil, en particulier parce que vous êtes un traditionaliste qui faites un effort de langage; qui, à votre manière, tentez de faire retrouver à l'eglise son unité. Vous^faites un effort comme j'aimerais que la modernité en sécrète, mais j'en trouve assez peu d'équivalents. Enfin, si j'osais, je dirais que vous êtes un mgr Lefèbvre qui essayez de comprendre le langage de votre temps. Seulement vous n'êtes pas un clerc et je n'ai pas envie de me faire un obstacle devant votre humilité.


Lorsque je parle du charisme catéchétique de benoît XVI, je fais essentiellement allusion à ses audiences générales et, non pas au compendium de la DSE dont beaucoup de critiques ont regretté que plus de la moitié des références ne cite que Jean-Paul II, mais à son "abrégé du Catéchisme de l'Eglise catholique", sous forme de questions-réponses, publié au lendemain des JMJ de cologne.


J'espère ainsi vous avoir donné les clarifications nécessaires, bien que je sente que j'aurais encore beaucoup de choses à exprimer sur le catéchisme en général et le charisme catéchétique de benoît XVI EN PARTICULIER.


Je vous souhaite un bon et saint dimanche,

Le torrentiel