Le Forum Catholique

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images/icones/1w.gif  ( 617967 ) Une question sur le Règne de Jésus par Eleazard77 (2011-12-05 23:43:30) 

Notre Seigneur Jésus-Christ a bien dit à Pilate:"Mon royaume n'est pas de ce monde". Alors, question un peu "tordue", mais j'assume (je vous rassure je ne suis pas un affreux "Gauchiste"), pourquoi parle t'on du Règne social de Jésus ? puisque lui même nous dit que son royaume n'est pas de ce monde ? Merci.

Nota: j'ai déjà posé cette question à Monsieur l'Abbé Philippe LAGUERIE le 5 décembre. Il n'a pas eu le temps de me répondre.
images/icones/neutre.gif  ( 617978 )Esquisse de tentative ou Tentative d'esquisse par Castille (2011-12-06 09:14:31) 
[en réponse à 617967]

Il est venu dans son propre héritage.....

Quand répondant à Pilate, Notre Seigneur disait "Mon royaume n'est pas de ce monde" c'était -en quelque sorte- pour lui faire un dessin, pour le rassurer, qu'il ne venait pas "prendre à César ce qui lui appartient.

Vous rappelez-vous que c'était là l'un (sinon le principal) grief retenu contre Lui par les grands Prêtres du Sanhédrin.

Autre chose, la recherche d'une concordance pointilleuse est l'affaire des....protestants. Le Christ est Roi des Juifs, roi des Gentils, roi du Ciel et de la Terre, Roi de la Création. Il règne avec son Père déjà dans le Notre Père.

Quand quelqu'un vous dit "Avant qu'Abraham fut Je suis", c'est qu'Il règne. Ici-bas ET La-Haut. On ne dit pas ça avec un pouvoir de circonstance.

Le Christ ne s'est jamais démenti, même pour plaisanter. Il convient aussi de faire confiance à la lecture traditionnelle de l’Église catholique. Celle où l'interprétation (improvisée) personnelle du prêtre est inexistante parce qu'il s'efface devant ce qui a toujours été dit depuis 2000ans.

Autant qu'il faut se méfier de l'actuelle où certains prêtres parlent au Christ comme à un planton, venu leur livrer la commission d'un chef. Jésus, pose le plateau ici, et va dire au Père Merci de notre part, (version courte)

Se méfier beaucoup de soi-même et des questions profondes qui peuvent nous venir.Je connais ça. On ne nous a pas attendu pour une nouvelle exégèse. Voir son confesseur et surtout Tout lui dire. Autrement s'abstenir d'en fréquenter un.

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"
images/icones/1a.gif  ( 617979 )Votre question n’est pas du tout tordue par Vianney (2011-12-06 09:22:55) 
[en réponse à 617967]

…mais je suis convaincu que personne ne pourrait vous apporter une meilleure réponse que le pape Pie XI puisque c’est lui-même qui a institué la fête du Christ-Roi. Je vous invite donc à lire (ou à relire) sa lettre encyclique Quas Primas (1925). Elle est à ce point accessible qu’alors que je n’ai reçu aucune formation théologique, je me souviens l’avoir lue dans la salle d’attente d’un docteur (qui avait pas mal de retard ce jour-là ) et l’avoir comprise à la première lecture.

Pie XI y montre en particulier :

– (§ 5-8) que la puissance royale ne doit pas seulement être reconnue à Jésus en tant que Dieu, mais en tant qu’homme, par toutes les créatures, y compris par les anges, qu’elle s’étend à tous les hommes comme à tous les pays de l’univers ;
– (§ 8-9) que le Christ l’a bien reçue par suite de sa double nature divine et humaine, mais qu’Il règne également sur nous “par droit acquis, puisqu’Il nous a rachetés” ;
– (§ 10) que cette royauté n’est pas uniquement métaphorique, mais qu’elle comporte bien les trois pouvoirs législatif, judiciaire et exécutif ;
– (§ 11-12) que ce royaume est certes avant tout spirituel parce que nul n’y entre sans la foi et sans le baptême (c’est le sens de la réponse à Pilate) mais que, néanmoins, “ce serait une erreur grossière de refuser au Christ-Homme la souveraineté sur les choses temporelles” sous prétexte que, pendant sa vie terrestre, Il n’a prêché nulle part la révolution, ni la résistance à l’occupant, mais qu’Il a au contraire laissé à leurs possesseurs l’administration des choses humaines.

Le vrai chrétien n’est pas affligé d’une sorte de schizophrénie, il n’y a pas dans son cerveau ni dans son cœur une séparation absolue entre sa foi chrétienne et ses actions temporelles, qu’il s’agisse de sa famille, de son métier ou, le cas échéant, de ses responsabilités sociales ou politiques : “Les chefs d’État ne sauraient donc refuser de rendre – en leur nom personnel, et avec tout leur peuple – des hommages publics de respect et de soumission à la souveraineté du Christ” (§ 13).

Se référant à l’enseignement de son prédécesseur Léon XIII (§ 16), le pape souligne ensuite que c’est vers cet idéal qu’il faut tendre dès à présent, et que c’est seulement à ce prix que le monde échappera tant à la tyrannie qu’à l’anarchie, et connaîtra la paix véritable. C’est entre autres pour que cet enseignement soit bien connu de tous les chrétiens que Pie XI institua la fête du Christ-Roi (§ 17)...

V.
images/icones/1a.gif  ( 617992 )Merci à vous deux par Eleazard77 (2011-12-06 12:23:28) 
[en réponse à 617979]

De fait un contradicteur "amical" m'avait posé la question, et je n'avais pas réellement su lui répondre. maintenant je saurai, merci
images/icones/fleche2.gif  ( 618028 )Quas Primas : oui !... ...et voir aussi par Michel (2011-12-06 21:13:32) 
[en réponse à 617979]

...le livre de Th. de Saint-Just :
http://www.christ-roi.net/index.php/La_Royaut%C3%A9_sociale_de_Notre_Seigneur_J%C3%A9sus-Christ_%28Cardinal_Pie%29_01#PREMI.C3.88RE_PARTIE_-_J.C3.89SUS-CHRIST_EST_LE_ROI_DES_NATIONS_-_LES_NATIONS_LUI_DOIVENT_OB.C3.89ISSANCE


Pour le Christ-Roi, il faut comprendre que cette fête a subit un changement profond en devenant Fête du Christ, Roi-de-l'univers : il récapitule tout le créé, il règne sur l'univers... sur les galaxies les plus lontaines... Et sur les nations ?... Chuutttt !



images/icones/neutre.gif  ( 617993 )Quelques pistes par baudelairec2000 (2011-12-06 12:54:36) 
[en réponse à 617967]

Excellente question mais qui appelle des réponses nuancées.


1/ Notre Seigneur déclare à Pilate qui lui demande s'il est le roi des Juifs: "Tu le dis... Mon royaume n'est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde , mes gens auraient combattu... (dans saint Jean)". Il semble que la royauté du Christ soit une royauté spirituelle.

2/ Le Dieu des Juifs déclare à Samuel à propos de son peuple qui a demandé d'avoir un roi comme les autre peuples:" Ce n'est pas toi qu'ils ont rejeté, mais moi, afin que je ne règne pas sur eux (I, Samuel,7)". Dieu (Deus Dominus) se proclame roi du peuple élu et ne leur accorde un roi que pour les punir de leur révolte. Le premier livre des Rois (dans la Vulgate) sera très commenté, repris abondamment par les auteurs du Haut Moyen Age qui attribuent au Père et au Fils des pouvoirs différents: le Père serait à l'origine du pouvoir des rois, et le Fils à l'origine du pouvoir des évêques; analogie de proportionnalité tirée d'Hugues de Fleury (début du XII e siècle).

La perspective est donc différente de l'Ancien au Nouveau Testament

3/ Troisième élément de réponse: la distinction introduite par le pape Gélase; deux pouvoirs dans ce monde: l'autorité sacrée des pontifes et le pouvoir des rois. Distinction donc entre l'auctoritas et la potestas. Notre Seigneur ne déclare-t-il pas: "Rendez à César ce qui à César, et à Dieu ce qui est à Dieu." Distinction et non séparation. Plus tard, saint Thomas affirme la subordination du pouvoir politique par rapport au spirituel. Le Christ n'est-il pas remonté près de son Père après avoir confié les clés du royaume à Pierre?

4/ Je laisse à votre méditation l'Introït de l'Epiphanie, inspiré de l'Ancien Testamen: "Voici venir le Seigneur (Dominus dominator), il tient en sa main le pouvoir, la puissance et l'empire (regnum in manu ejus et potestas et imperium)." Il me semble que ces attributs conviennent davantage au Dieu de l'Ancien Testament qu'à la personne du Verbe incarné.


baudelairec2000 qui vous retrouvera peut-être sur le FC ce soir.
images/icones/neutre.gif  ( 617996 )Une réponse toute simple par Denis SUREAU (2011-12-06 15:14:28) 
[en réponse à 617967]

L'exacte traduction de la parole du Seigneur est : "Mon Royaume ne vient pas de ce monde". Littéralement : le royaume qui est le mien n'est pas originaire de monde. Le RP Lagrange écrit : "Jésus ne dit pas que sa royauté ne doit pas s'exercer sur ce monde, mais qu'elle n'en vient pas; elle vient de plus haut."
images/icones/bible.gif  ( 618000 )Le jour de l'Ascension par Jean-Paul PARFU (2011-12-06 17:16:04) 
[en réponse à 617996]

Le Christ dit à ses Apôtres que "tout pouvoir lui a été remis (donné par le Père) au Ciel et sur la Terre !"

Si le Christ, qui est Dieu, est maître de toute chose, par nature et par les mérites de sa Passion, de sa Résurrection et de son Ascension, sa royauté :

- n'est pas messianique, au sens où l'entendaient les juifs de son temps et l'espèrent encore et toujours ceux d'aujourd'hui, parce qu'il n'est pas venu libéré Israël des Romains et le mettre au-dessus des autres hommes, mais pour libérer l'humanité du péché et institué son Eglise qui doit éclairer tout homme ;

- ne s'exerce qu'indirectement sur les choses temporelles, mais s'exerce directement sur les choses spirituelles.

En effet, le pouvoir temporel, distinct du pouvoir spirituel, et qui tient lui aussi son origine de Dieu directement, comme le rappelle le Christ à Pilate, doit dès ici-bas et en vue de la vie éternelle, être soumis au cadre culturel général, c'est-à-dire spirituel et moral, "créé" et "imposé" par le pouvoir spirituel et être prêt à défendre ce dernier.

En revanche, le Christ refuse de décider si telle route doit ou non passer à tel endroit ou d'arbitrer nos querelles judiciaires ou autres, comme le font habituellement le pouvoir temporel ou un roi !
images/icones/neutre.gif  ( 618005 )cela va mieux en latin par baudelairec2000 (2011-12-06 17:36:27) 
[en réponse à 617996]

Evangile de saint Jean, :


Regnum meum non est de hoc mundo. Si ex hoc mundo esset regnum meum, ministri mei utique decertarent ut non traderer Judaeis: nunc autem meum non est hinc.

Mon royaume n'est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes gens auraient combattu pour que je ne fusse pas livré aux Juifs; mais non, mon royaume n'est point d'ici.

Rappelons que Pilate demande au Christ s'il est le roi (temporel) des Juifs; et Pilate de lui demander:" Tu es donc roi?" Le Christ lui répond:"Tu dis bien; je suis roi. Et si je suis né, si je suis venu dans le monde, c'est afin de rendre témoignage à la vérité; quiconque est pour la vérité, écoute ma voix."

Le Christ affirme que sa royauté n'est pas une royauté terrestre, d'où l'absence de soldats, et que sa royauté ne consiste pas dans l'exercice du pouvoir, mais dans la vérité. N'a-t-il pas affirmé: "Je suis la Voie, la Vérité et la Vie"? L'Eglise dont le Christ est la tête a pour mission d'enseigner, de sanctifier et de gouverner, gouvernement qui n'a rien de politique (cf. le pouvoir des clés), mais concerne le salut des âmes.

Et il intéressant de noter que le Christ souffrant affirme encore à celui qui veut voir en lui un roi terrestre, le roi des Juifs:

"Tu n'aurais sur moi aucun pouvoir s'il ne t'avait été donné d'en haut"

Omnis potestas a Deo.
images/icones/bravo.gif  ( 618017 )ex mundo par blamont (2011-12-06 19:32:40) 
[en réponse à 617996]

effectivement de ce monde indique la source, l'origine.

Si Notre-Seigneur avait réfuté Sa Royauté sociale sur le monde il aurait dit EN ce monde.
Et la traduction l'aurait mentionné.

Ce passage volontairement traité de façon tronqué ou alambiqué permet de considérer que le Royaume social n'existe pas.
images/icones/hum2.gif  ( 618042 )Royauté sociale, de quoi parle-t-on au juste? par baudelairec2000 (2011-12-06 23:36:26) 
[en réponse à 618017]

Il me semblait - le philosophe que je suis a dû prendre du retard sur des mentalités qui évoluent au rythme de la modernité - que la royauté était un type de régime politique au même titre que la démocratie ou l'aristocratie. Point n'était besoin d'affubler la royauté du vocable "politique". Pourquoi l'obligation de qualifier la royauté du Christ de "sociale" est-elle apparue dans le courant du XX e siècle?

C'est que le vocable "social" n'est pas innocent -je me suis à plusieurs reprises expliqué ici même sur ce terme. On parle de "doctrine sociale" ou de "discours social" de l'Eglise; après le triomphe de la Révolution, en lien avec la disparition de notions fondamentales, de vertus, comme la justice légale, une nouvelle vertu est née dans le sillage de Pie XI et de son successeur Pie XII: la "justice sociale". L'Eglise depuis Rerum Novarum (1891)serait-elle devenue travailliste?

L'Eglise, on le sait, a pris conscience, dans la deuxième moitié du XIX e siècle, du sort misérable de la classe ouvrière, elle se penchait enfin sur la question ouvrière. Elle entendait, par la voie du magistère, apporter une réponse à la "question sociale". Il faudra attendre Pie XII pour que cet enseignement qui entend traiter des désordres qui sont nés des bouleversements politiques et idéologiques du XIX e siècle soit qualifié de "social". La notion de "doctrine sociale" a vu le jour en Italie sous le pontificat de Pie XII. Celui-ci précise que la doctrine sociale est une partie spécifique de l'enseignement de l'Eglise; elle serait, selon les termes de Calvez et Perrin (Eglise et société économique, ouvrage indispensable paru chez Aubier en 1959)qui résument assez bien les propos du pape, "l'application aux rapports sociaux de la règle de la foi et de la règle des moeurs." Pie XII déclare en 1956: "L'Eglise peut, le front haut, montrer les valeurs qu'elle a forgées et qu'elle tient à la disposition de tous pour la solution de la question sociale." Tout l'enseignement social de l'Eglise, poursuivent Calvez et Perrin, vise cette situation proprement moderne, dans laquelle certains rapports entre hommes et entre groupes, issus de la vie économique, font l'objet d'une considération particulière, relativement indépendante de la considération des rapports familaux et politique. On l'aura compris, l'Eglise, dans le cadre de son enseignement social, prend acte de l'émancipation de l'économie par rapport au politique et des désordres sociaux qu'entraîne cette inversion des deux domaines. "L'Eglise tient compte de ces conditions imposées à l'homme d'aujourd'hui quand elle formule une doctrine sociale ou une doctrine en matière économique et sociale... La doctrine sociale de l'Eglise, concluent nos deux auteurs, est une prise de position dans le débat historique qu'ont engendré sur le plan social la civilisation industrielle et le capitalisme moderne."

Si nous considérons à présent l'encyclique de Pie XI Quas Primas du 11 décembre 1925, encyclique dont on ne cesse de répéter qu'elle expose les principes de la royauté "sociale" du Christ, on sera très surpris, votre serviteur le fut en son temps, de constater que le pape, pas une seule fois, n'emploie l'expression "règne social" ou "royauté sociale" du Christ. Etrange en effet que le pape qui a contribué de matière déterminante à l'élaboration de l'enseignement social de l'Eglise avec notamment Quadragesimo Anno ou Divini Redemptoris et qui a imposé l'usage de l'expression "justice sociale", n'ait pas songé un seul instant à badigeonner le règne de Notre Seigneur d'une touche "sociale". C'est l'éditeur qui a imposé comme sous-titre malheureux et malhonnête: "De la royauté sociale du Christ". Je vous laisse imaginer le bazar, la forme, que pourrait prendre un règne effectif du Christ dans le contexte actuel...

Sur la royauté du Christ, je ne saurai trop conseiller aux liseurs la lecture de Quas Primas, encyclique assez courte et facile à lire de Pie XI; de Dom Jean Leclercq, L'idée de la royauté du Christ au Moyen Age (Le cerf, 1959), Le sacerdoce royal des fidèles dans la tradition ancienne et moderne de Paul Dabin (Desclée, 1950) ou bien encore l'ouvrage d'un historien du droit, Yves Sassier, Royauté et idéologie au Moyen Age, ouvrage dont le succès ne se dément pas (Armand Colin, 2002).
images/icones/neutre.gif  ( 618013 )Ma réponse. par Véronique (Lala) (2011-12-06 18:48:04) 
[en réponse à 617967]

Ma réponse, aux yeux de l'actualité actuelle également.


Nous sommes les îcones de Dieu.

"Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu" (Matthieu 22, 21).

L'îcone de César figurait sur la monnaie, et, aujourd'hui, le roi mamon domine le monde (on le comprend en regardant la crise financière mondiale actuelle).

Jésus est le Roi des Rois, de ce fait, lorsque nous Le mettons en premier dans notre vie, il est clair qu'Il a et doit avoir sa place également dans notre vie sociale : mise en pratique de la charité, égalité entre tous... respect des Dix Commandements... (pour faire court)

Le Royaume de Dieu n'est pas de ce monde : cela veut notamment dire que l'esprit de Dieu n'est pas comparable à l'esprit du monde.
L'esprit du monde est incompatible avec l'esprit de Dieu.

Le règne social de Notre-Seigneur Jésus-Christ, est donc naturellement évident pour tout catholique voulant vivre des commandements de Dieu dans sa vie quotidienne et donc sociale aussi.

En conclusion, il nous reste à dresser un bilan de tous les pays du monde respectant les explications ci-dessus.

Dieu veut que nous redevenions tous ses icônes ; c'est-à dire que nous Le mettions en premier en tout, dans notre vie intérieure (spirituelle) pour la mettre en pratique dans notre vie quotidienne et sociale.

"Que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel".

Fraternellement
Véronique
images/icones/carnet.gif  ( 618040 )le Père Henri Ramière sj et quelques par Luc Perrin (2011-12-06 23:23:37) 
[en réponse à 617967]

autres.

Le R.P. Ramière sj (1821-1884) a écrit sur la question et a été une figure clé de cette doctrine.

Daniele Menozzi a écrit quelques articles sur ce sujet : il souligne le rôle de Ramière et l'encyclique Annum sacrum (1899) de ... Léon XIII (bien entendu) ; le lien à la dévotion au Sacré Coeur est également pointé.
Il relève aussi Quas primas et le rôle du P. Hugon op sous Pie XI ainsi que la devise de Pie XI qui y fait référence directement Pax Christi in Regno Christi.
Il signale Summi pontificatus de Pie XII, la 1ère encyclique du pape, peu étudiée. On peut remarquer que ce pape a étendu la question à Marie avec Ad Coeli Reginam 1954.

Mgr Lefebvre y attachait une très grande importance, je ne sais si cela été écrit dans ce fil ; un caractère crucial même.
images/icones/carnet.gif  ( 618045 )un extrait d'une analyse de D. Menozzi par Luc Perrin (2011-12-07 00:17:08) 
[en réponse à 618040]

accessible sur le net.

"Se ne può concludere che il Vaticano II non ha saputo liberarsi completamente dalla giustificazione di un potere ecclesiastico sul consorzio civile che aveva costituito l’elemento centrale dell’ideologia del regno sociale fin dai suoi esordi. Vi emergeva infatti una prospettiva, che sia pure con la giustapposizione di altri elementi, ad esso contraddittori, lasciava un fondo ierocratico alla concezione del regno di Cristo. Insomma la sottrazione dell’aggettivo sociale all’epressione, pur indicativa di un mutamento, non comportava ancora una liberazione dalle implicazioni che la formula aveva assunto alla sua origine e nella sua lunga vicenda. Del resto l’applicazione della riforma liturgica, scaturita dal concilio, alla festa di Cristo Re rivela che anche sul piano del rito il rinnovamento risulta ambiguo."

Il renvoie à des passages de Dignitatis humanae et Apostolicam actuosiatatem où il y a dit-il une référence indirecte à la doctrine de la royauté sociale de N.S.J.C.
Il est intéressant de voir un auteur lié à l'école de Bologne, très sérieux dans ses recherches d'ailleurs, qui regrette le fait mais constate que Vatican II entretient toujours des liens avec cette doctrine.
images/icones/1b.gif  ( 618052 )Un grand Merci à tous par Eleazard77 (2011-12-07 02:54:47) 
[en réponse à 617967]

Mon argumentaire est beaucoup plus étoffé et pertinent grâce à vous: je me coucherai moins bête ce soir!Encore merci.