Le Forum Catholique

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images/icones/heho.gif  ( 617902 )Les divorcés-remariés.... le pape, par Anne Charlotte Lundi (2011-12-05 10:20:35) 

Benoît XVI est revenu sur la question d’une manière indirecte : en faisant publier à nouveau, dans "L'Osservatore Romano", un essai "peu connu" qu’il avait rédigé en 1998 et qui a été enrichi d’une note dans laquelle sont repris les propos qu’il avait tenus sur ce sujet, le 25 juillet 2005, au clergé du diocèse d’Aoste.

Cette note est importante. Parce qu’elle concerne justement un point sur lequel Benoît XVI considère qu’il est possible de créer une ouverture dans l’interdiction générale de communier.

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Dans la première partie de son essai le pape réaffirme que cette interdiction n’est pas une invention de l’Église catholique. L’Église ne peut que s’en tenir à l'enseignement du Christ, qui s’est exprimé de manière parfaitement claire au sujet de l'indissolubilité du mariage.

Mais de quel mariage ? Saint Paul – rappelle le pape – reconnaît l'indissolubilité absolue uniquement au mariage sacramentel, entre chrétiens. En ce qui concerne le mariage entre un chrétien et un non-chrétien, l'apôtre admet la possibilité de la séparation, si l’objectif de celle-ci est de sauvegarder la foi de celui des conjoints qui est baptisé. C’est ce que fait aussi l’Église, aujourd’hui, avec ce que l’on appelle le "privilegium paulinum", lorsqu’elle admet la dissolution d’un mariage non sacramentel.

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Dans la deuxième partie de l’essai, le pape Ratzinger traite de l'objection de ceux qui soutiennent que l’Église catholique devrait imiter la pratique plus flexible de l’Église de l’antiquité et des Églises orientales séparées de Rome.

Le pape rappelle que certains Pères de l’Église, aux premiers siècles, "cherchèrent des solutions 'pastorales' pour des cas limites" et il cite saint Léon le Grand. Mais dans l’ensemble, dit-il, "les fidèles divorcés remariés ne furent jamais admis officiellement à la sainte communion", pas même après un temps de pénitence.

Toutefois le pape indique que, au cours des siècles suivants, on a vu se manifester deux évolutions opposées :

"Dans l’Église impériale, après Constantin, on chercha, à la suite de l’imbrication toujours plus forte entre l’État et l’Église, une plus grande souplesse et une plus grande disponibilité au compromis dans des situations matrimoniales difficiles. Jusqu’à la réforme grégorienne [du XIe siècle], cette tendance se manifesta aussi dans les milieux gaulois et germanique. Dans les Églises orientales séparées de Rome, ce développement se poursuivit au cours du second millénaire et conduisit à une pratique toujours plus libérale".

En Occident, au contraire, "grâce à la réforme grégorienne, on retrouva la conception originelle des Pères. Ce développement trouva, d’une certaine manière, sa confirmation lors du concile de Trente et fut à nouveau proposé comme doctrine de l’Église par le concile Vatican II".

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Dans la troisième partie de son essai, le pape Benoît répond à ceux qui exigent de l’Église catholique qu’elle respecte le choix des divorcés remariés quand "en conscience" ils estiment juste de communier, en opposition avec la norme juridique qui le leur interdit.

Benoît XVI part d’une considération qui semble interdire toute ouverture :

"Si le mariage précédent de fidèles divorcés et remariés est valide, leur nouvelle union ne peut être considérée en aucune circonstance comme conforme au droit et donc, pour des motifs intrinsèques, la réception des sacrements n’est pas possible. La conscience de chacun est liée, sans exception, par cette norme". Une norme, l'indissolubilité du mariage, qui est de "droit divin" et "sur laquelle l’Église n’a aucun pouvoir discrétionnaire".

Mais tout de suite après il ajoute :

"En revanche, l’Église a le pouvoir de tirer au clair les conditions à remplir pour qu’un mariage puisse être considéré comme indissoluble selon l’enseignement de Jésus".

Or, écrit-il, les tribunaux ecclésiastiques qui devraient vérifier si un mariage est valide ou non ne fonctionnent pas toujours correctement. Parfois les procès "ont une durée excessivement longue". Dans certains cas "ils se terminent par des sentences problématiques". Dans d’autres cas encore "des erreurs se produisent".

Par conséquent, dans ces cas-là – reconnaît le pape – "il ne semble pas que soit ici exclue, en principe, l’application de l’'epikeia' au for interne", c’est-à-dire une décision de conscience :

"De nombreux théologiens pensent que les fidèles doivent absolument s’en tenir, même au for interne, aux jugements du tribunal même si, à leur avis, ceux-ci sont erronés. D’autres estiment que, au for interne, des exceptions sont concevables parce que, dans la législation concernant les procès, il ne s’agit pas de normes de droit divin, mais de normes de droit ecclésial. Cette question exige cependant des études et des clarifications supplémentaires. On devrait en effet clarifier de manière très précise quelles sont les conditions pour qu’une exception existe, dans le but d’éviter l’arbitraire et de protéger le caractère public – soustrait au jugement subjectif – du mariage".

*

Dans la quatrième partie de l’essai, Benoît XVI indique précisément un nouveau domaine à explorer, en ce qui concerne les motifs qui font qu’un mariage est nul :

Le pape exclut catégoriquement qu’un mariage puisse cesser d’être valide simplement "quand le lien personnel de l’amour entre deux époux n’existe plus".

Mais il poursuit :

"En revanche, de nouvelles études approfondies sont nécessaires pour éclaircir la question de savoir si des chrétiens non croyants – des baptisés qui n’ont jamais cru ou ne croient plus en Dieu – peuvent vraiment contracter un mariage sacramentel. En d’autres termes, on devrait éclaircir la question de savoir si vraiment tout mariage entre deux baptisés est 'ipso facto' un mariage sacramentel. De fait, le Code lui-même indique que seul le contrat matrimonial valide entre baptisés est en même temps sacrement (cf. CIC, can. 1055, § 2). La foi appartient à l’essence du sacrement ; il reste à éclaircir la question juridique de savoir quelle évidence de 'non-foi' aurait pour conséquence qu’un sacrement ne se réalise pas".

Dans une note qui a été ajoutée à la fin de l’essai, on trouve les phrases adressées aux prêtres d’Aoste dans lesquelles le pape a repris et développé ce raisonnement :

"La situation est particulièrement douloureuse pour les personnes qui se sont mariées à l’Église, mais qui ne sont pas vraiment croyantes et qui l’ont fait par tradition, puis ayant contracté un nouveau mariage non valide, se convertissent, trouvent la foi et se sentent exclues du Sacrement. C’est réellement une grande souffrance et, lorsque j’étais préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, j’ai invité plusieurs conférences épiscopales et spécialistes à étudier ce problème : un sacrement célébré sans foi. Je n’ose pas m’avancer en affirmant que l’on puisse trouver ici réellement un motif d’invalidité parce qu’il manquait une dimension fondamentale au mariage. Je le pensais personnellement, mais à la suite des discussions que nous avons eues, j’ai compris que le problème est très difficile et doit être encore approfondi".

*

Enfin, dans la cinquième et dernière partie de son essai, le pape Benoît XVI met de nouveau en garde contre le danger de « diluer », au nom de la miséricorde, cette vérité révélée qu’est l'indissolubilité du mariage.

Et il conclut :

"Certes, la parole de vérité peut faire mal et être incommode. Mais elle est le chemin de la guérison, de la paix, de la liberté intérieure. Une pastorale qui veut vraiment aider les personnes doit toujours se fonder sur la vérité. Seul ce qui est vrai peut être aussi pastoral. 'Alors, vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres' (Jn 8, 32)".

*

Voilà la pensée de Benoît XVI sur la question de l’accès à la communion des catholiques divorcés et remariés, pensée qu’il a voulu réaffirmer en faisant paraître à nouveau cet essai de 1998.

Au moins deux "ouvertures" sont indiquées par le pape dans son essai et dans la note qui y a été jointe.

La première est le possible accroissement des reconnaissances canoniques de la nullité des mariages célébrés "sans foi" par au moins l’un des deux époux, même s’il est baptisé.

La seconde est le possible recours à une décision "au for interne", de la part d’un catholique divorcé et remarié, d’accéder à la communion au cas où la non-reconnaissance de la nullité de son précédent mariage (en raison d’un jugement considéré comme erroné ou de l'impossibilité d’en prouver la nullité par voie de procédure) serait en opposition avec sa ferme conviction en conscience que ce mariage était objectivement nul.

C’est un fait que cette seconde pratique tend à s’étendre bien au-delà de ses limites, chez des catholiques divorcés et remariés qui n’ont même pas eu recours aux tribunaux canoniques pour régulariser leur position et qui n’ont pas l’intention de le faire, mais qui communient néanmoins parce qu’ils le veulent, avec ou sans l'approbation de leur confesseur.

Benoît XVI souhaite que l'approfondissement se poursuive pour l’une comme pour l’autre piste.

Et il fait comprendre qu’il espère un résultat positif dans les deux cas, "sans compromettre la vérité au nom de la charité".
Source
images/icones/carnet.gif  ( 617936 )le texte en question par jejomau (2011-12-05 15:25:48) 
[en réponse à 617902]

le voici. Je ne vois aucun motif d'étonnement particulier. Il énonce la doctrine catholique que l'Eglise - dit-il - ne peut en aucun cas changer puisqu'elle la tient du Christ Lui-même en cette matière. Il admet seulement, concernant le problème n°3 - point c - qu'on pourrait faire évoluer la réflexion sur un sujet délicat. Il évoque le cas du mariage naturel sans s'y attarder plus, sinon pour rappeller la doctrine de l'Eglise sur ce sujet.


Essayons de synthétiser ce qui est exprimé.



problème N°1


en faveur de l'assouplissement : 1. Beaucoup estiment, alléguant divers passages du Nouveau Testament, que la parole de Jésus sur l’indissolubilité du mariage permet une application souple et ne peut pas être classée avec rigidité dans une catégorie juridique



Le mariage vraiment sacramentel

la réponse du Magistère : "Le Magistère souligne cependant que la doctrine de l’Église sur l’indissolubilité du mariage découle de la fidélité envers la parole de Jésus. Jésus définit clairement la pratique vétérotestamentaire du divorce comme une conséquence de la dureté du cœur de l’homme. Il renvoie – au-delà de la loi – au commencement de la création, à la volonté du Créateur, et résume son enseignement par ces mots : « Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas » (Mc 10, 9.)...... "La parole de Jésus sur l’indissolubilité du mariage est le dépassement de l’ancien ordre de la loi par l’ordre nouveau de la foi et de la grâce"...... C’est seulement ainsi que le mariage peut(...)devenir un signe de l’Alliance d’amour inconditionnel de la part de Dieu, c’est-à-dire un « sacrement »(cf. Ep 5, 32).

On parle bien d'un mariage entre chrétiens baptisés qui s'engagent un jour l'un envers l'autre dans le cas sus-mentionné ci-dessous. Et le cardinal Ratzinger souligne bien que la doctrine de l'Eglise en cette matière n'es pas réformable en utilisant le mot : "le Magistère". Maintenant, il évoque un autre cas que voici :

Le mariage naturel

"La possibilité d’une séparation, que Paul envisage en 1 Co 7, concerne les mariages entre un conjoint chrétien et un autre qui n’est pas baptisé. La réflexion théologique postérieure a clarifié le fait que seuls les mariages entre baptisés sont « sacrement », au sens strict du mot, et que l’indissolubilité absolue ne vaut que pour les mariages qui se situent dans le cadre de la foi dans le Christ"..... « mariage naturel » a sa dignité à partir de l’ordre de la création et est donc orienté vers l’indissolubilité, mais il peut être dissous, dans des circonstances déterminées, en raison d’un bien plus élevé, en l’occurrence la foi."

Ainsi, encore une fois le cardinal Ratzinger rappelle la stricte position de l'Eglise qui n'a jamais changé en ce domaine. Il le précise : " il ne s’agit donc pas d’une exception à la Parole du Seigneur". Point très important. En effet, il ne faudrait pas vouloir soulever un faux-problème qu'on ferait semblant de découvrir alors qu'il a été réglé depuis longtemps par le Magistère. Et un peu plus loin : "l’Église ne peut construire sa doctrine et sa pratique sur des hypothèses exégétiques incertaines. Elle doit s’en tenir à l’enseignement clair du Christ."



Problème N°2


En faveur de l'assouplissement: 2. D’autres objectent que la tradition patristique laisserait place à une pratique plus différenciée, qui rendrait mieux justice aux situations difficiles ; à ce propos, l’Église catholique pourrait apprendre quelque chose du principe d’« économie » des Églises orientales séparées de Rome



Le cardinal Ratzinger reprend l'argument théologique qui seul répond vraiment à la question. Il soulève en effet l'objection de ceux qui "affirme que le Magistère actuel ne s’appuierait que sur un filon de la tradition patristique, mais non pas sur tout l’héritage de l’Église ancienne". Mais il montre que la controverse rique de durer très longtemps étant donné l'absences de textes historiques ! Nous voilà donc renvoyés à la position Magistérielle et à son ancrage théologique :

Du point de vue théologique, on doit affirmer

a) Il existe un clair consensus des Pères en faveur de l’indissolubilité du mariage. Puisque celle-ci découle de la volonté du Seigneur, l’Église n’a aucun pouvoir sur elle. C’est bien pour cela que, dès le début, le mariage chrétien fut différent du mariage de la civilisation romaine même si, dans les premiers siècles, il n’existait encore aucune réglementation canonique le concernant. L’Église du temps des Pères exclut clairement le divorce et un nouveau mariage, et cela à cause d’une obéissance fidèle au Nouveau Testament.

b) Dans l’Église du temps des Pères, les fidèles divorcés remariés ne furent jamais admis officiellement à la sainte communion après un temps de pénitence

c) Par la suite, on en arriva à deux développements opposés l’un à l’autre :

- Dans l’Église impériale, après Constantin, on chercha, à la suite de l’imbrication toujours plus forte entre l’État et l’Église, une plus grande souplesse et une plus grande disponibilité au compromis dans des situations matrimoniales difficiles

Dans les Églises orientales séparées de Rome, ce développement se poursuivit au cours du second millénaire et conduisit à une pratique toujours plus libérale. Il existe aujourd’hui, en de nombreuses Églises orientales, toute une série de motifs de divorce, sinon même une « théologie du divorce », qui n’est, en aucune manière, conciliable avec les paroles de Jésus sur l’indissolubilité du mariage.

- En Occident, grâce à la réforme grégorienne, on retrouva la conception originelle des Pères. Ce développement trouva, d’une certaine manière, sa confirmation lors du concile de Trente et fut à nouveau proposé comme doctrine de l’Église par le concile Vatican II.


Le cardinal Ratzinger est donc on ne peut plus clair en rappelant la genèse puis l'évolution au cours des siècles. Le point très pécis qu'il fait sur les Eglises Orientales l'amènent même à déclare qu'elles sont dans une erreur, point qu'il faudra aborder - je cite - dans le dialogue œcuménique. Point qu'il faut en effet résoudre, dans son idée, vers un retour à une meilleure orthodoxie en revenant au sacrement du mariage tel que l'Eglise catholique romaine l'exige. Il rajoute, pour être très clair et que tous comprennent (surtout les progressistes de "La Croix" et consorts.. (sic!): "La pratique des Églises orientales séparées de Rome,(.... )ne peut pas, pour des motifs doctrinaux, être assumée par l’Église catholique".



problème N°3


En faveur de l'assouplissement: 3.Beaucoup proposent de permettre des exceptions à la norme ecclésiale, sur la base des principes traditionnels de l’ epikeia et de l’ aequitas canonica.



Il faudrait que, d'après certains (suivez mon regard) "les doctrines traditionnelles de l’« épikie » et de l’« équité canonique » justifient "du point de vue de la théologie morale ou du point de vue juridique, une décision de la conscience qui s’éloignerait de la norme générale". Voilà le fond du problème. Ceux-là arguent du fait que certains cas sont très difficiles. Et c'est vrai. J'introduis ici un cas particulier pour mettre en exergue ce point.

A titre personnel je connais un couple, baptisés, mariés depuis 20 ans dont l'épouse a fait un AVC et, atteinte neurologiquement, a décidé de divorcer pour vivre une vie sentimentale nouvelle avec 2 hommes (sic!).. Laissant son mari désespéré avec 4 enfants.. qui commence aujourd'hui à rejeter Dieu. Un cas type (et très triste)... Voyons ce que dit le cardinal Ratzinger:

on doit distinguer clairement trois types de questions

a) L’epikeia et l’aequitas canonica sont d’une grande importance dans le cadre des normes humaines et purement ecclésiales, mais elles ne peuvent pas être appliquées dans le cadre de normes sur lesquelles l’Église n’a aucun pouvoir discrétionnaire. L’indissolubilité du mariage est une de ces normes qui remontent au Seigneur lui-même et qui sont donc désignées comme normes de « droit divin ». L’Église ne peut pas non plus approuver des pratiques pastorales – par exemple dans la pastorale des sacrements – qui contrediraient le clair commandement du Seigneur. En d’autres mots, si le mariage précédent de fidèles divorcés et remariés est valide, leur nouvelle union ne peut être considérée en aucune circonstance comme conforme au droit et donc, pour des motifs intrinsèques, la réception des sacrements n’est pas possible. La conscience de chacun est liée, sans exception, par cette norme.

b) En revanche, l’Église a le pouvoir de tirer au clair les conditions à remplir pour qu’un mariage puisse être considéré comme indissoluble selon l’enseignement de Jésus. Là, le cardinal Ratzinger rappelle ce qui a été dit plus haut entre le mariage vraiment sacramentel et le mariage naturel. "On a en outre identifié toujours plus clairement les motifs de nullité matrimoniale et on a largement développé les procédures processuelles". Ce qui implique qu'à ceux qui voudraient que l'Eglise soit plus "compassionnelle" il souligne que c'est déjà le cas: "On pourrait dire que, de cette manière, même dans l’Église occidentale, on a fait une place au principe de l’« économie », sans toucher cependant à l’indissolubilité du mariage comme tel".

c) Certes, il n’est pas exclu que des erreurs se produisent dans les procès matrimoniaux (....) En certains cas, ils se terminent par des sentences problématiques (....) Il montre alors que le jugement rendu l'est en fonction de "la vérité vérifiable lors du procès et de la vérité objective". Ici, le cardinal ratzinger pense qu'on doit faire plus d'efforts dans la recherche de la Vérité car le problème, le voici : "De nombreux théologiens pensent que les fidèles doivent absolument s’en tenir, même au « for interne », aux jugements du tribunal même si, à leur avis, ils sont erronés. D’autres estiment que, au « for interne », des exceptions sont pensables parce que, dans la législation concernant les procès, il ne s’agit pas de normes de droit divin, mais de normes de droit ecclésial". Dont acte pour une plus grande réfexion en la matière.



Problème N°4


En faveur de l'assouplissement: 4. Certains accusent le Magistère actuel d’involution par rapport au Magistère du Concile et de proposer une vision préconciliaire du mariage


"Certains spécialistes posent la question de savoir si on ne peut pas parler de « mort du mariage » quand le lien personnel de l’amour entre deux époux n’existe plus." Tel est le problème. Le cardinal Ratzinger y répond de la sorte : "Il est cependant inadéquat d’introduire une opposition entre la visée personnaliste et la visée juridique du mariage. Le Concile n’a pas rompu avec la conception traditionnelle du mariage, mais l’a développée. Quand, par exemple, on répète continuellement que le Concile a remplacé le concept strictement juridique de « contrat » par le concept plus large et théologiquement plus profond de « pacte », on ne peut oublier à ce propos que même le « pacte » contient l’élément du « contrat », bien qu’il se situe dans une perspective plus large".

Le cardinal Ratzinger balaye la pensée de ces théologiens progressistes par ces propos : "Si l’Église acceptait la théorie qu’un mariage est mort quand deux conjoints ne s’aiment plus, elle approuverait alors le divorce et ne soutiendrait plus l’indissolubilité du mariage que de manière purement verbale, mais non pas dans les faits. L’opinion selon laquelle le pape pourrait éventuellement dissoudre un mariage sacramentel consommé, qui a abouti de manière irrémédiable à un échec, doit donc être qualifiée d’erronée. Un tel mariage ne peut être dissous par personne. Lors de la célébration nuptiale, les époux se promettent la fidélité jusqu’à la mort".


Problème N°5


En faveur de l'assouplissement: 5. Beaucoup affirment que l’attitude de l’Église dans la question des divorcés remariés est unilatéralement normative et non pas pastorale

"On dit, par exemple, que le langage des documents ecclésiaux serait trop légaliste, que la dureté de la loi prévaudrait sur la compréhension de situations humaines dramatiques. L’homme d’aujourd’hui ne pourrait plus comprendre ce langage. Jésus aurait prêté une oreille attentive aux besoins de tous les hommes, surtout de ceux qui étaient en marge de la société"

Ah! On dirait que le cardinal Ratzinger lit "La croix" ! Amusant. Il répond ainsi: "Le contenu essentiel du Magistère ecclésial à ce sujet doit pourtant être maintenu. On ne peut l’atténuer pour des motifs que l’on estime « pastoraux », parce qu’il transmet la vérité révélée. Certes, il est difficile de faire comprendre les exigences de l’Évangile à l’homme sécularisé. Mais cette difficulté pastorale ne peut amener à des compromis avec la vérité. Dans sa lettre encyclique Veritatis splendor, Jean Paul II a clairement repoussé les solutions prétendument « pastorales », qui sont en contradiction avec les déclarations du Magistère. Il termine ainsi : "Certes, la parole de vérité peut faire mal et être incommode. Mais elle est le chemin de la guérison, de la paix, de la liberté intérieure. Une pastorale qui veut vraiment aider les personnes doit toujours se fonder sur la vérité. Seul ce qui est vrai peut être aussi pastoral"





images/icones/macos.gif  ( 617938 )A la place du pékin moyen par Babakoto (2011-12-05 16:11:05) 
[en réponse à 617936]

Vous en connaissez surement, celui-là même qui ne lit pas les discours de Benoit XVI. Il vous poserait une question toute bête:

-un contrat de mariage, c'est entre 2 personnes. Si elles sont assez grandes pour signer le contrat, pourquoi ne seraient-elles pas assez grandes pour le rompre? A quoi ça sert d'insister quand le courant ne passe plus?

Si vous préférez une formulation plus "référencée":

-Moïse a autorisé la répudiation de la femme et le remariage de celle-ci, ça ne consistait donc pas à un adultère puisque le même Moïse affirmait que l'adultère était punissable de mort. Quand le Christ disait que dès le départ, le mariage c'est entre un homme et une femme, et que l'homme ne sépare pas ce que Dieu a uni, il affirme bien l'indissolubilité du mariage sacramentel. Il reste à vérifier la validité du sacrement dans le temps. Le mariage n'imprime pas un caractère ineffaçable. Si la mort physique éteint le lien, pourquoi pas une mort surnaturelle, la fin du lien de charité, les différences irréconciliables, la naissance d'un nouvel amour et j'en passe?


Je sais, je sais, les questions, tout ça...
images/icones/fleche2.gif  ( 617949 )n'est-ce pas par jejomau (2011-12-05 17:50:04) 
[en réponse à 617938]

une erreur de lier : l'existence du sacrement à un sentiment éprouvé avec le conjoint ?

Autrement dit : est-ce que le sacrement (du mariage).. c'est ce sentiment amoureux ?
images/icones/fleche3.gif  ( 617964 )Echange de consentement par Babakoto (2011-12-05 23:19:27) 
[en réponse à 617949]

Vous avez raison sur le fait que le sacrement de mariage n'est pas le sentiment amoureux, mais ça reste un échange de consentement. Que reste-t-il le jour où ce consentement a disparu de fait, dans leur vie réelle? Les couples continueraient d'être liés, en dehors d'eux-mêmes, malgré eux ? Pour utiliser un vocabulaire conciliaire, que se passe-t-il quand le consentement n'est plus vécu?

images/icones/1b.gif  ( 617966 )héhé... par jejomau (2011-12-05 23:41:42) 
[en réponse à 617964]

J'hésitai à la façon de vous répondre. Finalement je vous engage à creuser un peu plus vos bonnes questions. Je suis sûr que vous connaissez la réponse au fond de vous.. Mais je vous donne un indice :

Le voici : "souvent femme varie"....
images/icones/ancre2.gif  ( 617956 )Sauf que dans le contrat... par Paterculus (2011-12-05 22:24:49) 
[en réponse à 617938]

Sauf que dans le contrat il est stipulé qu'il est irrévocable.
Votre dévoué Paterculus
images/icones/fleche3.gif  ( 617969 )C'est bien le problème par Babakoto (2011-12-06 00:17:07) 
[en réponse à 617956]

Je comprends votre point de vue qui est celui de l'Eglise. Les époux se promettent un certain nombre de choses, mais ce ne sont que des promesses, leur non respect n'est pas un motif de résiliation. Une fois le lien conjugal établi de façon sacramentelle, on ne peut plus revenir dessus.

Malgré tout, si l'une des parties ne respecte pas ses engagements, l'autre partie est pénalisée si on lui refuse le droit de sortir du contrat. D'un coté le caractère irrévocable, de l'autre l'injustice que cela peut engendrer. Du coup la dureté de coeur que le Christ reprochait aux pharisiens on pourrait la retourner contre l'Eglise. Les disciples eux-mêmes trouvaient que dans ces conditions, il n'était pas intéressant de se marier (Mathieu 19-10).

Comment peut-on présenter ce caractère d'irrévocabilité sous un jour plus attractif?
images/icones/bravo.gif  ( 617991 )Babakoto vous levez la question par blamont (2011-12-06 12:07:51) 
[en réponse à 617969]

en quoi un conjoint victime du comportement ou de la tromperie de quelque nature subis serait-il encore interdit de sortir de cette situation et de façon claire, blanchie?
Le divorce actuel en France fait que l'on a peu de possibilité en tant que conjoint victime de s'y opposer.

La malignité des gens et celles des lois transforment le divorce en double peine pour le conjoint victime.

Si l'Eglise a prévu l'annulation, ce n'est pas pour rien.

Un reproche: les délais lui sont trop longs et tortueux à la limite du ratocinage.
images/icones/1h.gif  ( 618014 )Annulation ? par Cath...o (2011-12-06 19:09:57) 
[en réponse à 617991]

Non, l'annulation n'existe pas, il n'y a que la reconnaissance de nullité : le mariage est reconnu nul s'il y a de bonnes raisons pour cela, à la date du mariage.

Un comportement tordu après le mariage n'est donc pas en soi un motif de nullité. Sauf à prouver que les mauvaises intentions existaient dès le début. Mais là, bonne chance ...
images/icones/1f.gif  ( 618016 )merci de cette précision dans les termes par blamont (2011-12-06 19:26:34) 
[en réponse à 618014]

qui renforce la réflexion à propos du conjoint victime du comportement de sa "moitié".

Il lui est enchainé à son sort et à ses décisions et actions comme le galérien au banc de la rame.
Il coule avec le mariage comme un navire avec interdiction de s'en échapper ou de trouver refuge dans un autre bateau.
Au mieux, il en et réduit à barboter dans l'eau et on lui donne des coups de rame s'il veut se hisser à bord, tout en l’encourageant et avec les marques de compassion..

Comme disait Audiard, "j'ai déjà vu des faux-culs mais vous, vous êtes une synthèse."
Ceci s'adressant aux préceptes en cours qui n'ont guère pris en compte l'évolution des lois antichrétiennes qui régissent la société.
images/icones/1a.gif  ( 618018 )Cette fois ... par Cath...o (2011-12-06 19:33:21) 
[en réponse à 618016]

... nous sommes d'accord.
images/icones/pelerouin1.gif  ( 618062 )Je ne vois pas le rapport entre le faire part de divorce par castelrey (2011-12-07 10:56:15) 
[en réponse à 618018]

Et l'attentat de Sarajevo??? (moi y en a rien comprendre)
images/icones/ancre2.gif  ( 618027 )Comme le Christ par Paterculus (2011-12-06 21:10:28) 
[en réponse à 617969]

Le Christ attend toujours le pécheur, qui peut à tout moment se repentir et reprendre sa place auprès de Lui.
Ainsi fait le conjoint victime, qui attend celui qui a fauté.
Et cette configuration au Christ fait que ses enfants ne peuvent pas dire : "mon père (ou ma mère) en a préféré une (ou un) autre à ma mère (ou mon père)."

Je sais, c'est largement au-dessus des mentalités de la majorité de ceux qui demandent aujourd'hui le mariage à l'Eglise (en fait la plupart demandent seulement le mariage à l'église...)
Dans la préparation, on essaie d'ouvrir les fiancés à ces perspectives, mais seule une sorte de catéchuménat du mariage pourrait faire que certains fiancés se rendent comptent de ce qu'ils font en s'engageant.

VdP
images/icones/neutre.gif  ( 618075 )Irrévocabilité par Meneau (2011-12-07 13:07:42) 
[en réponse à 617969]


Comment peut-on présenter ce caractère d'irrévocabilité sous un jour plus attractif ?



A mon avis, l'irrévocabilité peut difficilement être présentée sous un jour attractif, surtout pour les esprits modernes peu enclins à la mortification et au sens du sacrifice. D'où la nécessité de bien insister auprès des futurs mariés sur ce caractère irrévocable, afin qu'ils s'engagent en connaissance de cause.

Dans le rituel du mariage, l'Eglise demande d'ailleurs non pas un consentement commun "Jurez-vous de vous aimer mutuellement etc..." mais bien un consentement individuel à chacun des conjoints "Untel, promettez-vous de...; Unetelle, promettez-vous de...", et ce devant Dieu, jusqu'à la mort, et sans contrepartie. Pour justement bien montrer que le fait que l'un ne respecte pas son engagement ne relève pas l'autre partie de ses obligations.

Il est clair que lorsqu'une partie de respecte pas son contrat, l'autre partie est lésée et que cela peut vraiment conduire à des situations très douloureuses. Au passage, il en va de même de beaucoup de contrats ou de promesses dans la vie. Mais Paterculus vous a fort bien répondu sur l'irrévocabilité : à l'instar du Christ qui attend le pécheur rependant, et également pour des raisons simples de stabilité du foyer pour les enfants.

Cordialement
Meneau
images/icones/3f.gif  ( 618078 )Dura lex, sed lex, c'est chrétien? par Babakoto (2011-12-07 13:48:26) 
[en réponse à 618075]

On pourrait résumer ainsi votre raisonnement: vous avez signé un contrat, vous devez le respecter jusqu'au bout. Le respect du contrat est plus important que tout, y compris d'éviter une injustice.

En faveur de la position de l'Eglise, il reste un argument majeur: les époux ne se sont pas unis, ils ont demandé à Dieu de les unir, c'est donc Dieu qui les a uni et il ne leur reste plus qu'à lui demander de les désunir, ce qu'il se refuse de faire.

En clair, si vous vouliez vivre une relation saine et équilibrée où vous n'auriez pas à être victime des turpitudes d'un autre, fallait pas
Lui demander. Voyez dans quelle situation vous mettez Dieu...
images/icones/fleche2.gif  ( 618098 )Mais ce n'est pas un contrat par Jeanne Smits (2011-12-07 16:17:00) 
[en réponse à 618078]

L'erreur de perspective vient me semble-t-il de ce que l'on parle du mariage comme d'un contrat, par définition négocié et source d'obligations communes, et donc de sanctions diverses et surtout de rupture si on n'y satisfait pas…

Alors que c'est une alliance où la fidélité à l'autre passe par la fidélité à sa propre parole, et c'est à cette fidélité à sa propre parole que chaque conjoint s'engage sans condition, dès lors que le mariage est valide.

Alliance comme celle de Dieu avec son peuple – à laquelle Il reste fidèle malgré les infidélités des hommes. Alliance comme celle du Christ avec son Eglise, qui fait d'eux un seul Corps.

Alliance qui conduit le Père à livrer son Fils unique à la mort pour que l'alliance ne soit pas rompue. Ce qui est tout de même autre chose que les difficultés (certes bien réelles) des gens mariés…


Amitiés
Jeanne Smits
images/icones/fleche3.gif  ( 618104 )Différence entre alliance et contrat par Babakoto (2011-12-07 17:52:49) 
[en réponse à 618098]

Je ne suis pas un spécialiste, loin de là mais il me semble que la différence ne vient pas du fait qu'il n'y ait pas d'obligations réciproques et qu'il s'agirait juste de promesses unilatérales. Après tout, la génération d'hébreux qui a manqué de confiance envers celui qui les a sorti d'Egypte n'a pas pu entrer dans la terre promise, pour ne citer que cet exemple là.

J'ai l'impression qu'alliance renvoie à des obligation réciproques, mais non négociées. De même qu'on ne négocie pas avec Dieu, les époux ne peuvent pas non plus négocier le contenu de leur mariage.

Au final, je dirais que c'est bien le fait que c'est Dieu qui crée le lien qui fait que l'homme ne peut pas le défaire. D'un autre coté, il a donné aux apôtres le pouvoir de lier et de délier, est-ce-que ça pourrait s'appliquer dans ce cas? Je ne vois pas d'autres ouvertures possibles...
images/icones/neutre.gif  ( 618117 )Contrat et alliance par Jeanne Smits (2011-12-07 19:03:03) 
[en réponse à 618104]

Si, il y a une part négociable car le mariage est aussi – sur le plan civil - un contrat. Mais il y a du fait de l'alliance des obligations réciproques à laquelle l'homme et la femme s'engagent chacun devant Dieu en l'invoquant comme témoin. Je voulais dire que l'infidélité de l'un ne dégage pas l'autre de son engagement et d'ailleurs celui qui est infidèle n'en est pas davantage délié.

Le mariage sacramentel est une alliance selon le sens biblique du terme, qui se fonde sur un serment prononcé "au nom de Dieu", invoquant donc sa force pour y rester fidèle (et acceptant sa punition dans le cas où le serment serait rompu).

C'est une alliance qui crée un lien familial et non contractuel, et qui, comme le montre la Rédemption obtenue par la mort du Christ qui scelle ainsi la "Nouvelle Alliance", peut exiger même le sacrifice de la vie par fidélité.

Ce n'est pas (me semble-t-il) Dieu qui "crée" le lien matrimonial, ce sont les époux qui le créent par leur engagement libre et réciproque, en le prenant à témoin.

Amitiés
Jeanne Smits
images/icones/coeur.gif  ( 618192 )Merci pour vos éclaircissements par Babakoto (2011-12-08 11:27:46) 
[en réponse à 618117]

Quand on cite par exemple ce passage : "Que l'homme ne sépare pas ce que Dieu a uni" on pourrait croire que c'est Dieu qui unit. Mais vous faites justement remarquer ce sont les époux qui décident de s'unir de leur libre initiative, devant Dieu, Dieu étant le témoin.

En gros, vous venez de me faire comprendre que je vais devoir approfondir la question parce que je n'ai pas assez d'éléments.

Au boulot...

UDP
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 618204 )Les hommes tissent et Dieu bénit leur vêtement par Glycéra (2011-12-08 12:35:25) 
[en réponse à 618192]

Ce sont les époux qui font la matière du sacrement.
Ils sont les acteurs.

Dieu béni leur union.
Sans la bénédiction de Dieu, point de mariage.

Dieu a uni par cette bénédiction (dire du bien) ce que l'homme lui a proposé.
L'être humain s'engage et Dieu agrée, promet ses forces et sa grâce à chacun et à leur union.


La dérive "le prêtre les a mariés" a une base d'idée correcte puisque le prêtre est là en prêtant son corps à Dieu pour tracer visiblement la bénédiction et annoncer à la société : Oui, j'ai vu, ils sont mariés.
Sans ce passage devant le prêtre, point de conclusion ecclésiale, celle que Dieu demande, car l'Eglise est son Corps.

Chacun des époux a appelé Dieu. Dieu ne le laissera jamais tomber. Même quand on le jette dehors, il est près, et prêt à venir au premier soupir d'appel. Autant pour la conjoint spolié que pour le conjoint fautif.

Après tout est-il besoin d'être sans aucune cicatrice pour entrer au Paradis ? Jésus en porte 5. Il porte les nôtres à tous, mais sommes-nous interdits de porter un peu aussi les nôtres ?

L'alliance du mariage est sacrée.
Dieu le sait, Dieu soutient.
Quoique soient les dégats des hommes ensuite.
Qui peut dire qu'il est injustement traité par la vie ?
Dieu est juste. Et porte le fardeau avant nous. A notre place.
A chaque respiration.


Qui aime Dieu voit sa justice.
Et ne peut s'empêcher de lui dire merci.
De tout, surtout de ce qu'on ne comprend vraiment pas.
Que ce soit désolation ou consolation.


Nul n'est forcé de se marier (s'il y a contrainte, il n'y a pas de mariage, par définition) et nul ne sait toujours où le mène son choix...
Confiance en la vie.
Espérance dans les jours de Dieu.


Glycéra
images/icones/3f.gif  ( 618237 )Rome a parlé par Babakoto (2011-12-08 17:49:46) 
[en réponse à 618104]

Dans un discours au Tribunal de la rote le 21 janvier 2000, Jean-Paul II rappelle qu'aucune puissance humaine, y compris la sienne, ni aucune cause ne peut dissoudre le mariage sacramentel et c'est un dogme.

Ici
images/icones/hum2.gif  ( 617958 )Normes de droit ecclésial par Cath...o (2011-12-05 22:37:43) 
[en réponse à 617936]


D’autres estiment que, au « for interne », des exceptions sont pensables parce que, dans la législation concernant les procès, il ne s’agit pas de normes de droit divin, mais de normes de droit ecclésial.



Imaginerait-on dans un procès civil un peu compliqué que l'avocat soit absent et la victime obligée d'exposer elle même les faits et les articles de loi mis en cause ?

C'est pourtant ce qui se passe en droit ecclésial : un entretien avec ... on ne sait pas trop qui d'ailleurs, une rapide estimation de la recevabilité du dossier, et ... vogue la galère, z'êtes une grande fille, vous saurez bien faire votre mémoire toute seule, et répondre aux questions qu'on vous posera lorsque vous serez convoquée ...

Qu'il puisse ensuite y avoir des "sentences problématiques" n'est donc pas surprenant !!