Le Forum Catholique
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( 617578 )
Comment faites vous ? par Anton (2011-12-01 23:35:27)
Pour chasser les distractions qui vous envahissent pendant la prière?

( 617583 )
supprimez la lecture du FC... par erminig (2011-12-02 00:58:05)
[en réponse à 617578]
LOL!
relisez Sainte Thérèse d'Avila. Elle décrit très bien le problème et bien d'autres encore, ...

( 617584 )
Si cela peut vous aider par La mère Castor (2011-12-02 01:27:02)
[en réponse à 617578]
ce texte tiré de "l'Oraison à l'école des saints "
Quand surviennent les distractions :
"Les distractions sont aussi désagréables que bénignes dans la vie spirituelle. la contemplation provoquant un grand silence intérieur, elles se mettent à nous assaillir comme les mouches se mettent à bourdonner dans une pièce vide. Le remède ? N'y prêter aucune attention :
" En ce qui concerne les distractions, vous devez simplement les accepter, comme la volonté de Dieu, sauf si elles sont volontaires. Elles sont dues sans aucun doute, non seulement à l'imperfection de notre nature en elle-même, mais aussi à notre négligence passée. Mais puisque nous ne pouvons pas éviter d'en avoir ici et là, nous devons nous y résigner, et même les accepter des deux mains, comme n'importe quelle autre souffrance. Nous devons souhaiter avoir la prière que Dieu nous donne, et pas une autre. Une prière distraite, une prière de désolation, une prière heureuse : nous devons tout prendre comme cela vient. Car notre union à Dieu consiste à faire et à accepter sa volonté, moment après moment, tout au long de la journée. Rien d'autre n'importe. (John Chapman, lettre du 14 janvier 1925)
"... sauf si elles sont volontaires" : c'est toute la différence entre se distraire, et être distrait. Bien sûr, si nous cherchons à nous distraire en réfléchissant à nos vacances durant l'oraison, nous ne faisons plus ce que Dieu attend de nous ; mais tant que nous regrettons les distractions, tant que nous préférerions les voir disparaître, n'en doutons pas : notre oraison reste intact (...) le but de l'oraison n'est pas de réussir l'oraison, mais de nous unir à Dieu, y compris dans les distractions. Alors, profitons des distractions pour nous jeter dans ses bras :
" Ne regardez pas dans votre âme, mais regardez Dieu. Ne vous demandez pas si vous êtes distraite ou en paix. Si vous ne pouvez pas éviter de remarquer que vous êtes pleine de distractions ou de pensées mondaines, dites seulement : " Quelle pitié d'être comme cela aujourd'hui ! Comme je suis bête !" Et ajoutez, si c'est le cas : "Dieu n'est pas en colère, mais amusé par moi, car ce n'est pas de ma faute !" ; ou bien :"c'est largement de ma faute !" ; et dans chaque cas, renouvelez et intensifiez votre acceptation de ce qui arrive, et pensez ensuite à quelque chose d'autre. Regardez comme une tentation de penser à votre état. Il s'y mêle toujours de l'égoïsme." (John Chapman, Lettre du la Fête-Dieu 1922)"

( 617600 )
John Chapman par Glycéra (2011-12-02 10:17:43)
[en réponse à 617584]
le livre "Lettres spirituelles" de John Chapman
est une mine, un régal.
Elles sont destinées à des moines, des dames, des gens divers.
Elles font comprendre ce qu'est se mettre activment dans la passivité de la prière.
Il dit la même chose que bien d'autres, mais cela parle bien.
Je l'ai offert souvent. Et l'on se jeté dedans pour le dévorer...
Une lettre de Dom Chapman (1922)
La prière silencieuse, c'est vouloir Dieu
Lettre de dom Chapman, moine bénédictin anglais,
à A. E. Swinstead, 1er décembre 1922, sur la prière
C’est extrêmement facile si seulement vous vous rendez compte qu’il s’agit d’une prière de la volonté, non de l’intellect, de l’imagination ou des émotions. Cela implique que penser à toutes sortes d’autres choses n’a pas d’importance, pourvu que ce soit tout à fait involontaire ; et ne rien sentir du tout n’a pas davantage d’importance. Si vous avez passé un temps donné dans une distraction continuelle et dans l’inconfort, vous aurez fait une prière fructueuse pourvu que vous en ressortiez mécontent de vous-même. S. Jean de la Croix explique que la tiédeur est d’être satisfait de notre propre état et la ferveur d’en être insatisfait[1]. Il n’est pas nécessaire de vouloir Dieu et ne rien vouloir d’autre. Vous n’avez qu’à vouloir vouloir Dieu et vouloir ne rien vouloir d’autre. Rares sont ceux qui vont réellement au-delà ! Mais Dieu est aimant et prend non seulement la volonté pour l’acte mais encore la volonté de vouloir ou le souhait de vouloir[2].
[1] . Nuit obscure I, 9, 3.
[2] . John Chapman, Lettres spirituelles, trad. H. Benoît, Centre S. Jean de la Croix, 1998, Lettre 36, p. 75

( 617587 )
C'est simple. par Véronique (Lala) (2011-12-02 08:26:32)
[en réponse à 617578]
Bonjour Anton.
Nous aurons toujours des distractions pendant la prière.
C'est comme ça.
C'est donc normal, il ne faut pas s'inquiéter.
Il faut quand même essayer de ne pas mettre en marche notre imagination.
Pour rendre ce fait négatif en positif, je prends un exemple.
Je suis en train de prier et je pense à une personne.
Je me mets alors à prier pour elle.
Ainsi, on peut imaginer prier toute la journée !!
Fraternellement
Véronique

( 617592 )
Contre-exemple par Leopardi (2011-12-02 09:31:14)
[en réponse à 617587]
Je suis en train de prier et je pense soudain à mon repassage qui m'attend...vais reporter ma prière sur mon ferà repasser?

( 617594 )
Leopardi. par Véronique (Lala) (2011-12-02 09:50:04)
[en réponse à 617592]
Vous pouvez offrir votre repassage si cela vous coûte, ou bien encore prier pendant que vous le faites.
Quand je repasse, je fais des fois mon chapelet en m'aidant avec un
support MP3 sur mon ordi ou sur internet, j'écoute aussi des
enseignements...
En tout cas je rends ce moment agréable (bien que j'aime le repassage) et j'y introduis toujours Dieu. Comme ça pas de perte de temps. Pas de distraction, pas d'imagination.
Fraternellement
Véronique

( 617591 )
choisir à nouveau et toujours par Pline (2011-12-02 09:21:14)
[en réponse à 617578]
Les distractions nous permettent de choisir à nouveau, et encore Jésus, Dieu Trinité, dans l'oraison et la prière.
C'est à l'image de notre vie ou à chaque instant, il nous faut choisir le Christ et le suivre : les tentations ne sont-elles pas des "distractions" qui peuvent nous emmener loin de là où nous avons choisi d'aller ?

( 617598 )
Ne pas faire... s'en servir ! par Glycéra (2011-12-02 10:13:31)
[en réponse à 617578]
Vouloir les chasser, c'est faire autre chose que prier.
Alors, va-t-on me dire quand on est cartésien, dualiste, imprégné de ce péché originel du OU ceci OU cela.
Comme Ste Thérèse, St François de Sales et tant d'autres, on répond ET.
ET je prie, ET je me recentre. Comment ?
La distraction est là.
L'ai-je vue ?
Pas encore ?
Ah oui, je m'en rend compte.
Stop d'y aller jouer.
Je l'ai vue, je la prend pour la montrer à Dieu.
Cela m'humilie de ne pas savoir rester centrée sur Lui.
Cela me montre ma faiblesse d'aller aux futilités en lâchant mon grand amour.
Comme Rachel a échangé les mandragores contre une nuit avec son époux... Elle a lâché le grand amour si dévoué pour son petit plaisir.
Ainsi sommes-nous parfois capable de grandes choses. Et débiles devant de petites. Comme St Pierre tire l'épée au milieu d'une cohorte d'hommes entraînés, et se débine devant les servantes dans la cour.
Tout ce que l'homme sait, quand il aime Dieu, c'est qu'il est bien nul, bien minuscule. La preuve ? Cette distraction pour si futile chose. Ou pour si grandiloquent et ridicule discours qui fait débat tout seul en notre cervelle.
Mais Dieu nsou connaît encore mieux que nous même.
Raconter au St Esprit qu'on est nul, et qu'on a besoin de son aide.
C'est prier.
Recentrer, tout de suite.
Frapper sa coulpe, comme les moines quand ils voient une erreur ou une distraction en chantant les heures.
Recentrer, c'est rentrer en soi, là où Dieu venait prier en nous, avec nous, pour nous qui ne savons vraiment pas bien le faire.
Repenser à St Bernard, ou St Philippe Néri, je ne sais plus lequel :
En route, écheval, il croise un paysan qui lui dit
- Mon Père, moi je sais bien prier, sans distractions.
- Oh ! Dites-moi , moi qui n'y réussit pas, racontez car je n'arrive à le croire.
- Oh, si, je le fais.
- Bon, on parie mon cheval si vous dites un Pater sans être distrait.
- Tope là !
Pater Noster.... et mon Père, la selle avec ?
:-)
Glycéra

( 617664 )
Merci à vous tous. par Anton (2011-12-03 01:41:02)
[en réponse à 617578]
à chacun, en particulier.
Erminig
La Mère Castor
Glycéra
Véronique
Léopardi
Pline

( 617665 )
Merci aussi à Feiz ha Breizh et Meneau par Anton (2011-12-03 01:43:22)
[en réponse à 617664]
Pour une autre aide.
Merci.