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images/icones/fleur.gif  ( 615871 )18 Nov - Le Saint du Jour et sa Pratique : Saint Odon par Castille (2011-11-17 21:14:01) 



Après avoir célébré, le 5 août, la Dédicace de Sainte-Marie-des-Neiges, plus connue sous le nom de Sainte-Marie-Majeure, le 29 septembre celle de Saint Michel et le 6 novembre celle de Saint-Jean-de-Latran, l´Église fête aujourd’hui´hui la Dédicace des basiliques de Saint-Pierre et de Saint-Paul à Rome.

Tous ces anniversaires se placent pendant le Temps après la Pentecôte, période pendant laquelle nous donnons toutes nos pensées à l´Église dont nos temples sont l´image vivante.

La basilique de Saint-Pierre au Vatican et celle de Saint-Paul-hors-les-Murs, construites toutes deux par les soins de Constantin à l´endroit même de leur martyre, le cèdent à peine en importance à celle de Saint-Jean-de-Latran.

Saint-Pierre s´élève sur l´emplacement du cirque de Néron et sous son maître-autel reposent les restes sacrés du Chef des Apôtres; elle est devenue comme le centre du monde chrétien. Déjà remarquable au IVe siècle, elle fut agrandie plus tard, puis reconstruite au XVIe siècle, parce qu´elle tombait de vétusté. Elle fut consacrée par le pape Urbain VIII le 18 novembre 1626.

La basilique de Saint-Paul est située à l´autre extrémité de la ville, sur le tombeau du grand Apôtre des nations. Ayant été presque complètement détruite par un incendie en 1823, cette église fut reconstruite avec une magnificence inouïe par les papes Grégoire XVI et Pie IX, et consacrée par ce dernier le 10 décembre 1854. On maintient néanmoins la célébration des anniversaires des deux Dédicaces sous la date primitive du 18 novembre.



Saint Odon né vers l'an 870, était fils d'un seigneur de la plus haute noblesse, et fut, dès le berceau, consacré à saint Martin. Il montra, jeune encore, un grand amour pour la prière. Sa piété lui faisait regarder comme perdu le temps qu'il était forcé de donner à la chasse et aux autres amusements du siècle.

A l'âge de dix-neuf ans, il reçut la tonsure et fut nommé à un canonicat de l'église de Tours. Après de brillantes et solides études, où il montra, en même temps qu'une haute intelligence, une vertu extraordinaire, couchant sur une natte et ne prenant qu'un peu de nourriture grossière, il fut séduit par la lecture de la règle de Saint Benoît et se décida dès lors à embrasser la vie monastique.

Il fut plus tard élu abbé de Cluny, où il fit fleurir toutes les vertus religieuses : le silence, l'obéissance, l'humilité et le renoncement à soi-même. Ses exemples allaient de pair avec ses conseils on ses ordres. Il donnait tout aux pauvres, sans s'inquiéter du lendemain. Les enfants étaient surtout l'objet de sa prédilection ; il veillait avec un soin paternel, une douceur de mère, sur les mœurs, les études, le sommeil de tous ceux qui lui avaient été confiés.

A Cluny, la "règle de Saint-Benoît était suivie avec zèle; les jeûnes, les abstinences, les chants, les offices, le silence presque absolu, le travail, remplissaient les journées des religieux. Les restes des repas étaient distribués aux pauvres et aux pèlerins.

On y nourrissait de plus dix-huit pauvres par jour, et la charité y était si abondante, surtout dans le carême, qu'à l'une de ces époques de l'année on fit des distributions de vivres à plus de sept mille indigents. Dans les voyages si difficiles auxquels son zèle et ses1 fonctions l'obligèrent plus d'une fois, Odon ne pensait qu'à secourir le prochain.

Il descendait de son cheval pour faire monter à sa place les indigents et les -vieillards ; on le vit même porter le sac d'une pauvre femme. Pourtant, malgré tant de fatigues, à son dernier voyage de Rome il lassait tous ses jeunes compagnons par la rapidité de sa marche, et ils s'étonnaient qu'il eût, à soixante-sept ans, après une vie si austère, conservé tant d'agilité et de vigueur.

Un jour DIEU récompensa le saint moine de sa ponctualité. La règle de Saint-Benoît demande qu'au son de la cloche on laisse même une lettre à demi formée. Odon, corrigeant un livre avec un de ses religieux, laissa dehors, au son de la cloche, le livre ouvert.

Il plut toute la nuit abondamment; le lendemain le livre, malgré les flots de pluie, se trouva intact. On voulut lui attribuer cette merveille, mais il en rapporta toute la gloire au glorieux Saint Martin, dont la vie était écrite en ce volume. — Le Saint rendit son âme à DIEU le 18 novembre 942.

Pratique: Soyez d'une grande exactitude dans les plus petits devoirs de votre état.

INTROIBO : Dédicace des Basiliques Saint-Pierre et Saint-Paul

HODIEMECUM : Dédicace des basiliques Saint-Pierre et Saint-Paul. 1626.

MAGNIFICAT : Dédicace des Basiliques des Saints Apôtres Pierre et Paul - Saint Odon, abbé de Cluny

L'Evangile du Jour sur PerIpsum les Lectures du Jour

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"
images/icones/coeur.gif  ( 615890 )Sermon de Saint Odon de Cluny pour la fête de Saint Benoît par ami de la Miséricorde (2011-11-18 00:38:11) 
[en réponse à 615871]

Sermon pour la fête de Saint Benoît Abbé
Par Saint Odon de Cluny

Ms Orléans 323 (F1) p. 34 53

La solennité du bienheureux Benoît répand sa lumière par la grâce du Seigneur et, comme toujours, elle augmente le sentiment de dévotion dans le cœur des fidèles et leur apporte une joie spirituelle. C’est à bon droit que les mêmes fidèles se réjouissent de la mémoire d’un tel Père afin que s’accomplisse cette parole prophétique : « Dites au juste qu’il est heureux » (Is. III, 10) et encore : « La mémoire du juste est en bénédiction ». (Prov. X, 7). Il apparaît en effet que la piété des chrétiens entourera un saint d’une vénération d’autant plus grande qu’ils auront reconnu qu’il est plus honoré de Dieu. C’est pourquoi, par une sorte d’instinct divin, ils aiment ce Père d’une façon spéciale et célèbrent sa mémoire avec plus d’affection. Car ils n’ignorent pas que le Dieu Tout-Puissant l’a élevé merveilleusement au rang des pères les plus grands de la sainte Eglise et l’a exalté de façon insigne parmi les fondateurs de la sainte foi et les magistrats d’un genre de vie céleste. A la vérité, si le charisme du Saint-Esprit l’a orné par l’éclat des miracles et par l’exercice des vertus, c’est pour qu’il apparaisse digne aux yeux du monde de la multitude d’un ordre si excellent. C’est pourquoi, chaque année, lorsqu’arrivent cette solennité et les autres fêtes dédiées à ce nom si saint, il y a tant de foules accourant à son saint tombeau avec tant de dévotion, tant de spontanéité et de tant de lieux… C’est pourquoi tous confluent dans la joie : non seulement les paysans, mais aussi le peuple de la ville et, en union étroite avec eux, des gens de la noblesse, enfin des clercs illustres qui forment pour ainsi dire une couronne de fleurs.

Comme si Dieu jugeait que c’était peu pour des dévots que les fidèles, une fois par an seulement, célèbrent la solennité de ce Père, il accorde d’autres motifs qui permettent, par d’autres solennités, d’augmenter la joie des chrétiens. Il existe beaucoup de documents relatant les miracles au sujet de la sainte translation et de son ensevelissement, selon une disposition de la divine providence.[Note 123] Beaucoup se souviennent de la translation du corps de Saint Benoît à Fleury et la plupart en ont écrit le récit intégral. Voir la Bibliothèque de Fleury]. En ce lieu, de si nombreux et de si grands miracles sont rapportés par écrit et sont accomplis sous les yeux, que leur éclat pourrait ramener au respect même ceux qui sont éloignés. Bien que ces miracles semblent tarir en ce temps proche de l’Antéchrist car selon l’Ecriture, « l’indigence précède sa face » (Job XLI, 13) cependant, par les mérites du saint, on peut encore obtenir la santé la plus importante : celle de l’âme. Ici comme ailleurs, c’est l’énormité de nos péchés qui fait cesser les miracles divins : nous qui, après avoir reçu la révélation de la grâce du Christ, sommes retournés en arrière. De notre Seigneur Jésus-Christ lui-même, il est montré qu’à cause de l’aveuglement du peuple infidèle, il ne put accomplir aucun miracle à Capharnaüm (Mt VI, 5). Nous ne sommes donc pas dignes que ce père saint nous accorde sa faveur ou daigne nous consoler, lui qui avait coutume de faire plaisir aux disciples qu’il agréait. Pour des gens comme nous, le seul fait que nous puissions assister à sa solennité et nous réjouir de l’espérance de sa miséricorde, doit être considéré comme quelque chose de grand. Et pour lui, ce n’est pas une puissance ou une bonté moindre que s’il multipliait les miracles. Mais tandis que les signes cessent dans toute l’Eglise, il est nécessaire que soient manifestés quels sont ceux qui s’attachent à la foi universelle en raison des miracles présents en vue de la béatitude future. Ou plutôt, alors que le terrible jugement est déjà imminent, ce sont les séides de l’Antéchrist qui feront des signes pour tendre une embûche à ceux qui pèchent volontairement, comme il est écrit (Ezéch. III, 20). Cependant les vrais miracles ne manquent pas encore tout à fait, car, au sépulcre saint de ce Père, comme dans les autres lieux où l’on célèbre sa mémoire, nous n’ignorons pas qu’il s’en produit.

En fait, ceux qui cherchent des signes et qui pensent qu’un père saint, quel qu’il soit, est puissant ou impuissant selon la rareté ou la multiplicité des signes, ceux-là doivent prendre en considération ce reproche du Seigneur : « Cette génération mauvaise et adultère recherche un signe » (I Cor. II, 22) et il ne tait pas qu’ils sont « ennemis de Dieu » comme il le dit ailleurs (Rom. I, 30). Hérode désirait voir un signe de lui (Luc XXIII, 8) mais il ne fut même pas digne de recevoir une réponse de sa part. Par contre il a mis la foi du centurion au-dessus de celle de tout Israël (Mt. VIII, 13) car il n’a pas douté qu’une seule injonction serait suffisante pour la guérison de son serviteur. Pour ceux qui exigent que ces signes leur soient donnés de l’extérieur, leur tiédeur se refroidit complètement lorsqu’ils viennent à manquer. Que cette prérogative du bienheureux Père nous suffise donc : lui qui brille d’un tel éclat que les rayons émanent de son sein sur les sujets les plus éloignés de la chrétienté. Et la cohorte des moines répandus sur toute la terre n’ignorent pas ce fait sublime, eux qui s’attachent à cette sainte Institution de préférence à toutes les autres, à tel point en effet que même dans les monastères où des Pères ont édicté fidèlement et religieusement une norme de sainte vie, leurs sujets ont préféré celle-là. Ils pensent à juste titre que Dieu a prédestiné celui-ci comme un autre Moïse, pour établir les décrets de la loi monastique.

Il y en a d’autres, comme cela a été dit, qui ont été des législateurs dans cette même institution, mais il est dit à celui-ci comme à Moïse : « Je t’ai connu par ton nom ». Il a brillé dans cette discipline céleste d’un éclat paisible. En effet, avant Moïse les cérémonies sacrificielles et les rites de circoncision étaient déjà en vigueur et on en faisait un fréquent usage, néanmoins elles furent établies de façon particulière par Moïse (Exod. XXXV, 12 ; Gen. VIII, 20 ; Exod. XII, 3). De même donc, notre bienheureux législateur n’a pas à subir de préjudice de la part des autres pères qui ont détaillé les devoirs d’une sainte règle, mais ils viennent plutôt en approbateurs pour confirmer ce qu’il a établi,. Et ce n’est pas sans raison qu’il est comparé à Moïse lorsque l’un et l’autre accomplissent en grand nombre des choses merveilleuses presque semblables.[...]

Source : abbaye-saint-benoit.ch

La suite du sermon : ICI

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

images/icones/sacrecoeur.gif  ( 615891 )Méditation avec l'Imitation de Jésus-Christ par ami de la Miséricorde (2011-11-18 00:43:53) 
[en réponse à 615871]

Livre III De la souffrance des injures, et de la véritable patience (Réflexion)

[...] Oui, le Seigneur est patient et rempli de Miséricorde. Soyons donc aussi patients envers tous.
L'homme patient vaut mieux que l'homme fort: et celui qui domine son âme, mieux que celui qui réduit les villes. Je me suis tu, disait David en prophétisant les souffrances du Christ, je me suis tu, et je n'ai point ouvert la bouche; et un autre prophète: il s'est tu, comme l'agneau devant celui qui le tond. [...]

Source : L'Imitation de Jésus-Christ traduit par l'abbé F. de Lamennais, Dijon, Pellion et Marchet Frères, 1870

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde