Le Forum Catholique
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( 615410 )
Votre avis sur René Girard par ICC (2011-11-14 00:10:49)
Bonsoir chers liseurs,
j'ai découvert René Girard il y a un peu plus d'un an avec La violence et le sacré, puis j'ai poursuivi en lisant Des choses cachées et récemment Celui par qui le scandale arrive. René Girard applique à l'analyse des religions païennes la théorie du désir mimétique (dans La violence et le sacré) puis il montre comment le Christianisme se distingue fondamentalement de ces religions (dans Des choses cachées depuis la fondation du monde) toujours avec cette même théorie. Dans Celui par qui le sandale arrive, il présente une synthèse de ses écrits sur le Christianisme sous la forme d'un entretien, ce qui rend la compréhension plus aisée car il faut avouer que ses autres écrits sont assez difficiles. On remarque aussi qu'il revient dans cet entretien sur certaines de ses affirmations: par exemple au sujet de l'emploi du mot "sacrifice".
Je ne peux exposer ici toute sa pensée ( du moins ce que j'en ai compris) mais j'aimerai savoir ce que vous en pensez (si vous avez lu René Girard, y compris ses derniers textes puisque sa pensée a évolué). S'il y a d'ailleurs un avis "officiel" cela m'intéresse. Je sais que certains sont rebutés par son ton péremptoire- en tout cas pas vraiment relativiste- mais je parle ici du fond et non de la forme...
Merci beaucoup pour vos réponses.
PS: si ce sujet a déjà été traité sur le forum, je m'en excuse.

( 615413 )
Hérésie pélagienne par John L (2011-11-14 01:02:49)
[en réponse à 615410]
En bref: ses idées sur le sacrifice du Christ sont pélagiennes, puisqu'il postule une mécanisme naturelle (mimétisme etc.) pour expliquer la rédemption de l'homme. Ne vous fatiguez pas avec ses oeuvres, elles ne valent pas la peine.

( 615419 )
Philosophe par Aigle (2011-11-14 08:21:54)
[en réponse à 615413]
Sans être moins même un expert, je crois que l'oeuvre de Girard (que j'ai découvert au début des années 1980) est doublement intéressante.
Tout d'abord car il remet un certain nombre de questions fondamentales (comme la distinction entre le bien et le mal) au centre de la réflexion philosophique (rien à voir avec Marx ou Freud qui ont longtemps pollué cette branche de la culture).
Ensuite car il propose une vision renouvelée du message chrétien - certes distinct de l'enseignement de la Tradition mais qui présente l'avantage d'appeler l'attention de nos contemporains sur le christianisme que bien des intellectuels croient morts et dénués d'intérêt (même purement intellectuel).
Sans doute contestable sur le plan théologique, il ouvre cependant la porte à des débats intéressants, notamment en donnant aux idées chrétiennes une place centrale dans l'histoire de l'humanité.

( 615420 )
wikipedia par Aigle (2011-11-14 08:29:51)
[en réponse à 615419]
Selon wikipedia (extraits)
Si deux individus désirent la même chose il y en aura bientôt un troisième, un quatrième. Le processus fait facilement boule de neige. L’objet est vite oublié, les rivalités mimétiques se propagent, et le conflit mimétique se transforme en antagonisme généralisé : le chaos, l'indifférenciation, « la guerre de tous contre tous » de Hobbes, ce que Girard appelle la crise mimétique. Comment cette crise peut-elle se résoudre, comment la paix peut-elle revenir ?
Pour Girard, cette énigme ne fait qu’un avec le problème de l’apparition du sacré. C’est précisément au paroxysme de la crise de tous contre tous que peut intervenir un mécanisme salvateur : le tous contre tous violent peut se transformer en un tous contre un. S'il ne se déclenche pas, c'est la destruction du groupe. Pourquoi le terme de mécanisme ? C'est qu'il ne dépend de personne mais découle du mimétisme lui-même.
Que cette polarisation s'amorce, et par un effet boule de neige mimétique elle s'emballe : la communauté tout entière (unanime !) se trouve alors rassemblée contre un individu unique.
Dans Des choses cachées, René Girard aborde pour la première fois le christianisme et la Bible.
La « bonne nouvelle » évangélique affirme clairement l’innocence de la victime, devenant ainsi, en s’attaquant à la méconnaissance, le germe de la destruction de l’ordre sacrificiel sur lequel repose l’équilibre des sociétés.
Avec les Evangiles, c’est en toute clarté que sont dévoilées ces « choses cachées depuis la fondation du monde » (Mathieu 13, 35), la fondation de l’ordre du monde sur le meurtre, décrit dans toute sa laideur repoussante dans le récit de la Passion.
Dans les Evangiles, le Dieu de violence a entièrement disparu. Personne n’échappe à sa responsabilité, l’envieux comme l’envié : « Malheur à celui par qui le scandale arrive ».
La révélation évangélique contient la vérité sur la violence, disponible depuis deux mille ans, nous dit René Girard. A-t-elle mis fin à l’ordre sacrificiel fondé sur la violence dans la société qui s’est réclamée du texte évangélique comme de son texte religieux propre? Non, répond-il, pour qu’une vérité ait un impact il faut encore qu’elle rencontre un auditeur réceptif et les hommes ne changent pas comme cela. Le texte évangélique a agi bien plutôt comme un ferment de décomposition de l’ordre sacrificiel.
René Girard est croyant depuis sa conversion au catholicisme intervenue à l’époque où il préparait son premier livre. Mais il a développé son œuvre de façon rigoureuse : « Aucun appel au surnaturel ne doit rompre le fil des analyses anthropologiques.15 », et a toujours affirmé que la théorie mimétique doit être jugée à l’aune de sa puissance explicative et de sa simplicité. Son œuvre peut être caractérisée comme une « anthropologie évangélique » dans la mesure où, pour lui, la théorie mimétique ressort telle quelle des textes bibliques et évangéliques16 qui « permettent de résoudre des énigmes que la pensée moderne n'a jamais résolues, au premier chef celle du religieux archaïque qui ne fait qu'un avec l'énigme du fondement social ».

( 615453 )
Pour être bref... par Sam Gamegie (2011-11-14 17:54:50)
[en réponse à 615413]
c'est bref....
Bref...
Sam.

( 615421 )
Une oeuvre majeure par Denis SUREAU (2011-11-14 09:05:08)
[en réponse à 615410]
René Girard est certainement le plus grand penseur français vivant. On ne peut balayer son oeuvre d'un revers de main même si (comme moi) on ne l'accepte pas en bloc. Pour un regard chrétien sur ses analyses, j'attire votre attention sur le livre du Père Raymund Schwager dont une traduction est parue début 2011 : Avons-nous besoin d'un bouc émissaire (Flammarion).
Ce jésuite autrichien trop tôt disparu (1935-2004), fut davantage qu'un disciple de René Girard : «esprit parent» de l'anthropologue français depuis le début des années 70, il contribua à faire évoluer sa fameuse « théorie mimétique », et à corriger des erreurs graves (le rejet de la notion de sacrifice pour désigner la Croix de Jésus) qui la rendaient sa réception difficile voire impossible par la théologie catholique. Raymund Schwager montre comment les analyses girardiennes permettent de mieux comprendre la signification de la violence et de la rédemption dans la Bible. Car s'il est un thème central dans les Écritures, c'est bien celui de la violence, et Dieu, tel qu'il apparaît dans l'Ancien Testament, semble cautionner les pires exactions du peuple élu. Pourtant, une exégèse attentive montre que Dieu s'identifie de plus en plus aux victimes de la violence et que le Dieu de la vengeance se dévoile progressivement comme le Dieu de la paix. Et son Fils, dans le Nouveau Testament, devient le bouc émissaire du monde. Son sacrifice parfait et définitif met fin à tous les sacrifices imparfaits et injustes.

( 615457 )
Sincèrement M. Sureau, with all due respect par Castille (2011-11-14 19:14:10)
[en réponse à 615421]
On se passe aisément de nos jours de lire René Girard.
Vu l'état actuel des esprits, ce n'est pas avec René Girard et ses poses hermétiques que l'on peut raffermir, rendre bouillonnante notre foi et fournir des arguments nécessaires à ce(ux) que nous affrontons.
Il est de ces auteurs qu'il aurait fallu avoir lus, il y a 20 ans, pour en être revenus de nos jours. Et dont on peut aisément se passer si on n'a passé vingts ans, aujourd'hui
Quand on a effectivement du temps pour lire, le donner à Girard n'est pas indispensable.
Il n'est pas exclu qu'il m'ait manqué du "background" pour apprécier Girard, mais je ne suis pas précipitée pour racheter ses livres partis à la poubelle lors de mon déménagement.
Cela dit, je suis pour une société hiérarchique et j'accepte volontiers que votre opinion prévale sur la mienne, mais elle n'en affectera en rien le cours. Pas cette fois.
"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

( 615425 )
cette semaine sur France Culture par Luc Perrin (2011-11-14 10:33:57)
[en réponse à 615410]
Son oeuvre est le thème de l'émission Les Nouveaux Chemins de la Connaissance de 10h à 11h, que vous pouvez réentendre sur le site de la chaîne.
Le caractère chrétien sous-jacent, de référence au christianisme, est ainsi souligné par un commentateur dès le premier livre de 1962.
A suivre, c'est la première émission ce jour. Vous aurez une idée par vous-même.

( 615458 )
Quelqu'un de séduit, comme vous, par Castille (2011-11-14 19:18:41)
[en réponse à 615410]
L'œuvre de René Girard est extrêmement controversée. Pour certains, elle n'est rien moins qu'une des plus grandes avancées de la pensée. Pour d'autres, Girard n'est qu'un auteur dépassé, réchauffant une vieille soupe augustinienne pour tenter une ultime et désespérée réhabilitation du christianisme.
C'est un des grands travers des discussions autour de l'œuvre de Girard : n'en retenir que la partie anthropologique, voire le seul réduit de la révélation néo-testamentaire. L'attitude de l'auteur y est bien sûr pour beaucoup, puisqu'il a consacré ces vingt dernières années à ne pratiquement parler que de la spécificité du message chrétien. De fait, l'essentiel des apports actuels sur le Web se résume à des polémiques, assez inintéressantes, sur des questions religieuses.
Beaucoup de lecteurs ont rapidement rejeté René Girard, sous prétexte que celui-ci les obligerait à croire. D'autres se sont réfugiés dans la citadelle girardienne et s'arc-boutent sur un maigre mais inexpugnable butin, à tel point qu'on peut lire, sous une plume américaine, que "Rene Girard has been transformed into something of a sect in America, with disciples, translators, and proselytizers". Un ami sociologue m'a décrit une situation analogue en France et c'est vrai qu'il est assez facile, intellectuellement, d'être absolument pour ou totalement contre.
Moi qui me situe entre les deux, comme l'aurait chanté Brassens, j'estime que tous évacuent, à moindre frais, la richesse et les réelles difficultés de cette pensée. Ces pages tentent donc de rendre plus accessible une oeuvre qui n'a que l'apparence de la clarté et de la simplicité. Les archives de notre groupe de discussion, qui a échangé durant près de 18 mois sur ces thèmes, constituent une autre approche des thèses girardiennes. Vous pourrez les consulter sous le lien correspondant.
Bonne lecture...
Ici

( 615459 )
merci par ICC (2011-11-14 19:25:18)
[en réponse à 615458]
merci pour vos avis et vos indications!!

( 615460 )
A propos de René Girard par bbdg (2011-11-14 19:31:42)
[en réponse à 615410]
...cet extrait d'entretien, très représentatif de sa pensée et très stimulant pour qui s'intéresse à la crise sociale et politique contemporaine :
ICI
(difficilement accessible à la mentalité intégriste, qui est un retour du refoulé païen)

( 615475 )
A propos de René Girard. par Castille (2011-11-14 21:43:20)
[en réponse à 615410]
Refoulé paien? Hahahaha! Pourquoi tant de haine? Pourquoi tant de destroy?
Document PDF, mais celui-ci vaut le détour
.................Attribuer à la « violence originaire » d’un « mécanisme sacrificiel » le rôle de fondement des sociétés humaines n’est en effet pas du tout la même chose que faire reposer ce fondement sur le péché (originel) commis par un homme ayant fait un mauvais usage de son libre-arbitre. C’est là une approche beaucoup plus anthropologique que proprement religieuse. En toute rigueur, ce que montre (ou plutôt croit montrer) Girard, c’est que les anciennes sociétés ont divinisé des victimes innocentes qu’elles avaient tenu pour coupables, méritant la mort, tandis que le christianisme a divinisé une victime que ses partisans ont d’emblée tenu pour innocent. En quoi cela démontre-t-il que le Crucifié était à la fois Dieu et fils de Dieu –ou que ses disciples avaient raison de le tenir pour tel ? « Chez Girard, l’ordre de la grâce n’est-il pas assumé par un système anthropologique qui, tout en montrant sa pertinence, le dénature ? » demande Thibaud Collin qui ajoute « Le salut apporté par Dieu est d’être introduit dans la communion divine par la grâce et d’être racheté par le péché. Or, le péché ne se réduit pas à la seule violence mimétique quand bien même celle-ci tient une place non négligeable »
Le théologien Emmanuel Perrier remarque de son côté que Girard ne donne aux mots qu’il emploie qu’une définition purement technique : « A aucun moment n’intervient {chez lui} la relation à une réalité transcendante : le religieux, le sacrifice et le sacré n’impliquent pas dans leur définition le rapport avec Dieu……........
........
......On constate en fait que la mise en parallèle du « sacrifice du Christ » avec le sacrifice dans les anciennes religions est dès le début bancale. Parler, comme le fait Girard, de « ressemblances évidentes » entre les rituels religieux archaïques et le « drame chrétien essentiel de la Crucifixion » est de ce point de vue totalement abusif. On a déjà vu que Girard n’a pas compris la nature du sacrifice dans les anciennes religions. Ce qu’il dit de la Passion
est tout aussi contestable. Même si l’on en tient pour l’historicité des textes évangéliques, ce que l’on n’est évidemment pas obligé de faire, le Christ n’y apparaît nullement comme « sacrifié ».
Il est seulement injustement condamné à mort et exécuté. Malgré l’interprétation tardive de Jean 18,14, ceux qui ont voulu sa mort ont cherché à se débarrasser d’un perturbateur, non à fonder une société ou à mettre un terme par son intermédiaire à une rivalité qui leur serait devenue insupportable. Le récit de la mort de Jésus, en d’autres termes, est l’histoire banale d’une erreur judiciaire, qui ne devient par métaphore un « auto-sacrifice ») que parce que le croyant veut la considérer comme telle.
Mais bien entendu, la bonne nouvelle évangélique n’a pas mis un terme à la violence…...
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NdC : Quand on pense que certains trouvent que Girard "veut les pousser à croire". Franchement il doit s'agir des mêmes catholiques qui voient dans Castelluci une interpellation de Dieu. Un autre envoyé sans doute?
Perte de temps et foi écœurée au bout du compte : Girard fait partie avec tant d'autres de sa génération de ces gens pour lesquels "faire intellectuels " équivalait à faire médecine ou faire Centrale. C'est poussif, et pour finir pas très inspiré. Du reste on peut se demander s'il faudrait rattaché son retour sur la scène à cette semaine de la
bienveillance dont la bien-pensance vient de nous gratifier.
Bref ! Bonne nuit. En définitive, Girard est plutôt barbant, comme tous ceux qui veulent être bien vus des hommes, sans -croient-ils-
trop renier le Christ.
"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

( 615483 )
Je vous conseille un "Vocabulaire de René Girard." par Scrutator Sapientiæ (2011-11-14 22:18:16)
[en réponse à 615410]
Bonsoir ICC,
Je vous conseille ou vous suggère la lecture de l'ouvrage mentionné ci-dessous :
René Girard
Il est nécessaire de comprendre le vocabulaire d'un auteur, avant et afin de comprendre les argumentaires et les problématiques propres à cet auteur.
René GIRARD a mis en forme une anthropologie, plus littéraire et philosophique qu'ethnologique et scientifique (mais je ne lui en fait pas le reproche, au contraire), au moyen d'une hypothèse qu'il a transformée en catégorie.
Il arrive fréquemment qu'un grand auteur ait UNE idée, voire n'est qu'UNE idée ; dans le cas de René GIRARD, c'est à la fois le mérite de l'entreprise et la limite de l'exercice, comme on le voit notamment dans "Achever Clausewitz" ; en effet, si presque tout, dans les affaires humaines, relève du désir mimétique, de ses origines et de ses conséquences, il arrive, Dieu merci, que les hommes arrivent à déconflicutaliser, à intérioriser, à spiritualiser, à verticaliser, le désir mimétique : n'est-ce pas là le sens de l'Imitation de Jésus-Christ ?
Autre remarque, rapidement : si Rousseau a été juge de Jean-Jacques, il est arrivé que GIRARD soit juge de René : notre auteur est revenu sur lui-même, avec bonheur, à mon avis : vous trouverez, à la page 1001 de l'ensemble intitulé "René GIRARD, de la violence à la divinité", paru aux éditions Grasset, dans la collection "Bibliothèque Grasset", une note de bas de page importante sur la "réévaluation", par GIRARD lui-même, de la notion de sacrifice...
Peut-être convient de savoir quels sont les auteurs dont René GIRARD veut dénoncer les limites et / ou dépasser les mérites, pour bien le comprendre lui-même : en gros, il s'agit de Freud et de Lévi-Srauss, mais à sa place, je serais davantage allé voir ce que peuvent dire Jung ou Eliade. Cela dit, je ne vais évidemment pas "lui faire la leçon"...
Bonne réception, bonne lecture, bonne soirée.
Scrutator.
PS : je vous recommande tout particulièrement le gros livre rouge mentionné ci-dessus édité par Grasset : non seulement vous y trouverez un ensemble regroupant les quatre premiers livres de René GIRARD, mais en plus, au tout début de ce "pavé", il y a une excellente introduction à chacun de ces quatre livres, introduction éclairante et instructive, écrite par l'auteur lui-même.

( 615494 )
homme d'une idée? par John L (2011-11-14 23:46:26)
[en réponse à 615483]
'Il arrive fréquemment qu'un grand auteur ait UNE idée, voire n'est qu'UNE idée.'
Mais alors il n'est pas un grand auteur - au moins dans la philosophie ou la theologie, qui demandent une compréhension de beaucoup de réalites complexes.

( 615503 )
Vous m'avez compris, malgré ma rédaction hâtive. par Scrutator Sapientiæ (2011-11-15 00:15:51)
[en réponse à 615494]
Bonsoir John L,
En histoire des idées, il arrive fréquemment que l'on écrive, à propos des auteurs pour lesquels c'est exact, que toute leur oeuvre peut être rattachée à UNE idée fondatrice, ou à UNE idée principale.
Cela ne signifie évidemment pas qu'ils sont incapables d'avoir plus d'une idée, au sens strict du terme, mais cela signifie que toutes leurs autres idées découlent de cette idée-là, se rattachent à cette idée-là.
C'est ce que je n'ai pas réussi à bien exprimer, en ce qui concerne René GIRARD.
Bonne nuit et à bientôt.
Scrutator.