Le Forum Catholique

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images/icones/fsspx.gif  ( 615348 )"Ce ne sont pas les bien portants qui ont besoin de médecin... par New Catholic (2011-11-13 17:41:25) 

...mais les malades." (Mc ii, 17)

Ce texte n'a pas été apprecié de nos lecteurs (traduction et commentaires en anglais ici). Qu'est-ce que vous en pensez?


http://www.laportelatine.org/district/prieure/martinique/bulletin/bulletin140.pdf


La Foi de toujours - Novembre 2011

Après les sacres de 4 évêques effectués par Mgr Lefebvre à Ecône le 30 juin 1988, les autorités du Vatican ont accordé la célébration de l’ancienne liturgie à quelques communautés. Ce sont, en particulier, la Fraternité Saint Pierre (fondée par d’anciens prêtres de la Fraternité Saint Pie X en 1988), l’Institut du Christ-Roi (fondé par l’abbé Wach à Griciliano, près de Florence, en Italie), l’abbaye bénédictine du Barroux (dirigée par Dom Gérard), la Fraternité Saint Vincent Ferrier à Chéméré en France (brusquement passée du sédévacantisme au ralliement conciliaire au moment où Mgr Lefebvre menait les tractations avec Rome en 1987), l’institut de l’Opus Mariae (Père Wladimir), les dominicaines enseignantes de Pontcallec (fondée par l’abbé Berto) ; plus récemment, la Fraternité Saint Jean-Marie Vianney de Campos au Brésil (dirigée par Mgr Rifan) et l’Institut du Bon Pasteur, fondé en 2006 par d’anciens prêtres de la Fraternité Saint Pie X.

D’où vient ce nom ?

Ces communautés portent le nom générique de « communautés Ecclesia Dei », car la plupart d’entre elles dépendent de la commission (petit groupe d’évêques et de prêtres désignés par le pape pour s’occuper d’une affaire) du même nom, fondée à Rome après les sacres épiscopaux de 1988 pour récupérer les prêtres et séminaristes qui quittaient la Fraternité Saint Pie X.

Les mots « Ecclesia Dei » constituent le titre du document de Jean-Paul II qui excommunia Mgr Lefebvre le 2 juillet 1988 : on peut donc dire que toutes ces communautés sont établies sur cette
excommunication et profitent ainsi de l’acte héroïque posé par Mgr Lefebvre le 30 juin 1988. Si le fondateur d’Ecône n’avait pas d’abord annoncé (le 29 mai 1987) puis effectué (le 30 juin 1988) ces sacres des évêques, les autorités de Rome n’auraient jamais accordé la liturgie traditionnelle à toutes ces communautés.

Le Vatican demande-t-il des garanties à ces communautés pour leur accorder le droit de célébrer l’ancienne liturgie ?

En effet, elles doivent reconnaître la nouvelle messe comme un rite pleinement légitime ; car la liturgie dite traditionnelle n’est considérée par les autorités romaines que comme un « rite extraordinaire » de la messe, par rapport à la nouvelle messe qui constitue le « rite ordinaire », c’est-à-dire la manière habituelle de célébrer la messe. D’ailleurs, en 2000, le cardinal Castrillon Hoyos l’a bien rappelé aux supérieurs de la Fraternité Saint Pierre face à un groupe de leurs prêtres qui souhaitaient aussi célébrer la nouvelle messe.

Les membres de ces communautés doivent aussi s’abstenir de toute critique à l’égard du concile Vatican II ; il leur faut en particulier accepter – ou du moins, ne pas critiquer – la liberté religieuse et l’oecuménisme. Voilà pourquoi ils sont très gênés par ces cérémonies interreligieuses comme elles se pratiquent à Assise : cela les désole sans doute, mais ils ne peuvent pas protester publiquement.

Pourquoi la Fraternité Saint Pie X ne fait-elle pas partie de ces communautés ?

Les sacres de 1988 ont contribué à sauver la Tradition catholique non seulement en assurant la transmission du sacrement de l’ordre – et donc de la messe et des sacrements traditionnels – mais aussi en protégeant des erreurs du concile Vatican II une petite partie du troupeau de l’Eglise. Or ces erreurs conciliaires continuent de ravager l’Eglise, et elles règnent à Rome même. Pour continuer à s’en protéger efficacement, il est donc nécessaire de garder ses distances avec les autorités romaines.

Pouvez-vous donner une comparaison ?

En temps d’épidémie, la plus élémentaire prudence exige de séparer les malades des bien portants. Une certaine communication demeure indispensable pour soigner ces malades, mais elle est limitée le plus possible et entourée de grandes précautions. Il en va de même dans la situation actuelle : on ne peut fréquenter de façon habituelle les autorités conciliaires sans s’exposer à contracter leurs erreurs. L’exemple des communautés Ecclesia Dei en est la preuve manifeste.

Les membres des communautés Ecclesia Dei ont-ils vraiment admis les erreurs conciliaires, ou se contentent-ils de se taire à leur égard ?

Sans prétendre juger du for interne ni des exceptions possibles, il semble que la plupart de ces membres aient fini, hélas, par adhérer aux erreurs conciliaires. Ils ont commencé par un silence qu’ils jugeaient prudent. Ils ont dû, de plus en plus, donner des signes de bonne volonté vis-à-vis des autorités romaines. Ils ont été soumis sans même s’en rendre compte à la pression du libéralisme – d’autant plus efficace qu’elle semble moins contraignante. Ils ont fini par s’interdire à euxmêmes de penser autrement qu’ils disaient et agissaient. Bref, ils sont passés tout entier dans l’engrenage dans lequel ils avaient imprudemment placé le doigt.

Cette acceptation des erreurs conciliaires est-elle commune à toutes les communautés Ecclesia Dei ?

Il y a sans doute des nuances, mais, de façon générale, toutes ces communautés adhèrent aujourd’hui aux erreurs conciliaires. Lors de son ralliement de juillet 1988, le Barroux avait publiquement posé comme condition : « Que nulle contrepartie doctrinale ou liturgique ne soit exigée de nous, et que nul silence ne soit imposé à notre prédication antimoderniste ». Or dès le mois d’octobre suivant, un moine constatait « une certaine relativisation de la critique de la liberté religieuse et de la réunion d’Assise » à l’intérieur de l’abbaye. De fait, le Barroux en viendra même à essayer de justifier publiquement les erreurs de Vatican II. La Fraternité Saint Pierre qui prétendait, au début, continuer exactement à l’intérieur de l’Eglise ce que faisait la Fraternité Saint Pie X, a subi le même glissement.

Ces communautés ne restent-elles pas fermes, au moins, sur la liturgie ?

Loin de résister fermement, elles ont toutes plus ou moins accepté la nouvelle liturgie, qu’elles évitent en tout cas d’attaquer franchement : Dom Gérard, l’ancien abbé du Barroux, a dû concélébrer la nouvelle messe avec le pape le 27 avril 1995. L’abbé Wach, le supérieur de l’institut du Christ-Roi, avait déjà fait de même le 21 décembre 1991. Mgr Rifan a aussi concélébré la nouvelle messe le 8 septembre 2004. La Fraternité Saint Pierre a dû accepter le principe de la concélébration de la messe chrismale du Jeudi Saint avec l’évêque diocésain.

En contrepartie de ces compromissions, ces communautés obtiennent-elles au moins de vastes possibilités d’apostolat ?

La situation est assez diverse selon les pays et les diocèses, mais la plupart des évêques restent très restrictifs vis-à-vis de ces communautés. Même ceux qui ne leur sont pas hostiles hésitent à les accueillir, tant ils craignent les réactions de leur clergé ou des laïcs engagés. Rome craint de son côté les réactions des évêques. La situation de ces communautés serait d’une extrême fragilité sans le contrepoids de la Fraternité Saint Pie X.

images/icones/fleche3.gif  ( 615352 )il va falloir se décider par jejomau (2011-11-13 17:58:07) 
[en réponse à 615348]

Il est dit : "En effet, elles doivent reconnaître la nouvelle messe comme un rite pleinement légitime ".. Et un peu plus loin : "Les sacres de 1988 ont contribué à sauver la Tradition catholique non seulement en assurant la transmission du sacrement de l’ordre – et donc de la messe et des sacrements traditionnels , etc..."

Je croyais que la FSPPX reconnaissait la nouvelle messe comme valide et licite et légitime, etc... Apparement, certains hésitent toujours.. Je ne comprends pas qu'on veuille réintégrer Rome si l'on est persuadé que le sacrement de l'Ordre n'est plus transmis...
images/icones/hum2.gif  ( 615418 )Les instituts ED...ils ne sont pas tous pareils ! par Carliste (2011-11-14 08:00:40) 
[en réponse à 615352]

S’il est vrai que certains instituts ED se sont aplatis et ne dénoncent pas les erreurs modernes, il est vrai aussi qu’ils sont très différents entre eux et certains parlent très clairement…

Toujours la typique désinformation partisane des milieux de la FSSPX, qui voudrait justifier sa position en attaquant les autres instituts ED. Un classique...

Dites ce que vous voulez au lieu d’attaquer les ED….
images/icones/fleche3.gif  ( 615426 )Carliste vous me répondez je pense ? par jejomau (2011-11-14 10:52:53) 
[en réponse à 615418]

Alors nous nous sommes mal compris. Je pense que les ED font du très bon travail et qu'on a besoin d'eux. TOUS. Je citais les phrases prononcés par cette personne qui écrit l'article dans DICI pour m'étonner encore aujourd'hui qu'il en soit à contester la transmission du sacrement de l'Ordre par Rome. C'est un combat qui a eu lieu dans les années 70 qui a provoqué une scission qu'on connaît avec les sédévacantistes dans leurs rangs. Il me semblait quand même que la FSPPX avait tranché sur cette position mais enfin, bon... Apparement, comme je le souligne dans mon post : "certains hésitent toujours".. Et "Je ne comprends pas qu'on veuille réintégrer Rome si l'on est persuadé que le sacrement de l'Ordre n'est plus transmis..."

Non, autant je les rejoins sur certains points.. Autant je ne les approuve pas ici. Les ED ordonnent de bons prêtres obéissants à l'Eglise et enseignent la doctrine de "toujours".. ainsi qu'ils aiment bien le répéter .

Ma conclusion : c'est qu'il va falloir "qu'ils" se décident.

Désolé Carliste si nous ne nous sommes pas compris !
images/icones/neutre.gif  ( 615444 )Entièrement d’accord. La FSSPX doit se décider sinon… par Carliste (2011-11-14 14:22:09) 
[en réponse à 615426]

Elle nuit à la cause traditionnelle ! Avec une attitude ambigüe on perd sa crédibilité !

Depuis dix ans on nous dit « accords oui….accords non ». Et ensuite : « à Rome les choses bougent mais il y a encore des modernistes». Et après : « le Motu Proprio est une bonne chose…mais n’allez pas à la Messe du Motu Proprio ».

Bref une grande ambigüité.


images/icones/1w.gif  ( 615446 )Elle le doit pour les beaux yeux de Carliste ! par Pellicanus (2011-11-14 14:32:50) 
[en réponse à 615444]


Avec une attitude ambigüe on perd sa crédibilité !



Ah bon ? la FSSPX a encore une quelconque crédibilité dans votre idéologie ???

A vous qui recommandez aux autres : "Dites ce que vous voulez au lieu d’attaquer les ED", je dis : "Dites ce que vous voulez au lieu d’attaquer la FSSPX". Mais vous n'y arriverez pas. Attaquer la FSSPX c'est hélas votre seule raison d'être sur le FC. C'est triste. Pour vous.

Pellicanus



images/icones/neutre.gif  ( 615428 )Querelles de clocher par fidelis (2011-11-14 11:44:58) 
[en réponse à 615348]

Je suis toujours étonné de constater ces querelles (ou critiques plus ou moins acerbes) entre personnes (ou organismes) ayant finalement le même idéal et le même but : maintenir et transmettre l'intégralité de la Foi et des sacrements de toujours. Je ne vois pas en quoi la pugnacité de la FSSPX (ou du moins de certains de ses responsables) peut gagner en s'en prendre à la discrétion de l'action des instituts ED. Dans mon esprit, ce sont deux faces d'un même combat pour l'Eglise, le Saint Père menant quant à lui, une stratégie autrement plus délicate, et pour cela moins visible ou immédiatement compréhensible. Cela me rappelle les vives querelles, dont je n'ai jamais très bien compris le sens, et je ne suis pas le seul, qui ont en leur temps opposé les partisans de Mgr Lefebvre à ceux de l'abbé de Nantes, ou de l'Abbé Coache, ou d'autres encore. Capitalisons plutôt sur ce qui nous unit au lieu de nous déchirer en faisant ainsi plaisir à nos adversaires.