La Conférence (des évêques de France, NDXA) a rejeté, « à quelques exceptions près », dit La Croix, « le terme même de christianophobie, pour désigner un climat antichrétien » : employer ce terme serait « entrer dans la même logique que les musulmans », et dans ce cas, on doit se prononcer contre la « logique » de l’islam.
Il était bien temps que les évêques s’occupent de trancher une aussi urgente question de vocabulaire. Elle ne se pose, et ce terme de christianophobie n’a cours, que depuis six années. Il a en effet été lancé en 2005 par le livre de Michel De Jaeghère : Enquête sur la christianophobie (Editions Renaissance catholique). Il semble bien que nos évêques ne soient pas allés jusqu’à le lire. Le résultat d’une enquête, cela ne se conteste pas comme ça.
Où sont les indignés ?
Lundi, dans un quartier populaire de Montpellier, l'église Saint-Paul a été incendiée volontairement et l'autel préalablement
profané. Le temple protestant voisin a également été la cible de vandales, ainsi que l'appartement du pasteur. Inutile d'aller
plus loin, en s'alarmant d'un catholicisme qui n'aurait plus sa place dans certaines cités. Ces gestes sont, espérons-le, ceux de
voyous et de crétins. L'Église leur pardonnera, «car ils ne savent pas ce qu'ils font». Mais, tout de même : qui a protesté contre
cet incendie et ces déprédations ? Où sont les communiqués de presse des défenseurs des droits de l'homme, les indignations
des antiracistes professionnels, les émois scandalisés des médias, les manifestations contre les discriminations ? Rien ou
presque. Au fait, comment devrait-on dire : christianophobie ?