Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=614788
images/icones/hein.gif  ( 614788 )Position officielle de l'Eglise sur le blasphème par Babakoto (2011-11-09 13:17:11) 

Existe - t-il une position officielle de l'Eglise sur les obligations du pouvoir civil en matière de blasphème ou de propos insultant la religion catholique en général :

- liberté d'expression sauf trouble à l'ordre public?
- obligation de réprimer sauf trouble plus grand...?
- égalité de traitement pour toutes les religions?
- égalité de traitement pour tous les citoyens?

Comment s'applique la liberté des cultes définie dans Dignitatis Humanae dans ce cas là?

Babakoto (curieux)
images/icones/attention.gif  ( 614792 )Question préalable par Leopardi (2011-11-09 13:33:29) 
[en réponse à 614788]

Quest-ce qu'un blasphème? Quand y a-t-il blasphème?
images/icones/1a.gif  ( 614800 )bonne question par jejomau (2011-11-09 13:48:35) 
[en réponse à 614792]

à voir ICI éventuellement.. Mais toute autre recherche plus approfondie me conviendra également !
images/icones/hein.gif  ( 614812 )La question que je me pose par Leopardi (2011-11-09 14:20:16) 
[en réponse à 614800]

Peut-on accuser de blasphème quelqu'un qui ne serait pas croyant (pilate par ex.), les soldats romains qui l'ont outragé, etc...?
images/icones/fleche3.gif  ( 614811 )Compléments de la question préalable par Babakoto (2011-11-09 14:19:49) 
[en réponse à 614792]

Qui est autorisé à dire en dernier ressort si blasphème il y a?

Qui représente Dieu (ou l'Eglise) et défend son honneur auprès du pouvoir civil quand Il (ou Elle) est insulté(e)?
images/icones/neutre.gif  ( 614815 )Quanta cura par Babakoto (2011-11-09 14:26:22) 
[en réponse à 614788]

Le fameux extrait :

"De plus, contre la doctrine de la sainte Écriture, de l’Église et des saints Pères, ils affirment sans hésitation que :
« la meilleure condition de la société est celle où on ne reconnaît pas au pouvoir le devoir de réprimer par des peines légales les violations de la loi catholique, si ce n’est dans la mesure où la tranquillité publique le demande. "
images/icones/computer.gif  ( 614820 )"Les chrétiens n'ont pas intérêt à faire régner une quelconque police de la pensée" par Babakoto (2011-11-09 15:14:41) 
[en réponse à 614815]

C'est l'avis de l'abbé de Tanoüarn qu'on trouve ici, dans le contexte de la pièce de Castelucci.

Faut-il généraliser? Est-ce toujours vrai, qu'en est-il des principes?
images/icones/1n.gif  ( 614862 )Ce qui est impardonnable c'est le péché contre le Saint Esprit. par Halleluia (2011-11-09 17:43:07) 
[en réponse à 614820]

Castellucci de toute apparence pèche contre le Verbe incarné en ayant écrit et fait produire sa pièce. Or qu''est-ce que le Verbe Incarné si ce n'est le Fruit Divin du Saint Esprit ?

Sans le Saint Esprit la Vérité ne peut éclore ni le Verbe l'exprimer.

Par conséquence, la non reconnaissance du Verbe Divin est un péché contre le Saint Esprit !

En effet, l'Eglise a toujours enseigné que celui qui ne reconnaît pas Notre Seigneur Jésus-Christ descend en enfer même s'il a observé toute la loi naturelle. Les Papes (d'avant V2) dans leurs encycliques nous disent que les schismatiques, les hérétiques, les apostats, les idolâtres, finiront en enfer (s'ils ne se repentent pas bien sûr avant de mourir).

Mais pour être pardonné, ne faut-il pas au préalable demander pardon ? Ne faut-il pas aussi réparer par une vie de pénitence et de prière, ne faut-il pas un changement de vie radical ?

Bien sûr, nous ne savons pas si Castelluci sera un jour "terrassé sur le chemin de Damas" comme St Paul, cela peut très bien lui arriver ! Les voies de Dieu sont impénétrables. Et je ne peux que souhaiter la conversion de Castellucci.

L'abbé de Tarnouan dans son article m'apparaît plutôt comme un bon moderniste (tout est pardonné d'avance, faut pas s'en faire etc..) que comme un traditionnel (il y a pardon quand on demande pardon mais la peine attachée au péché subsiste encore puisque l'âme pardonnée doit encore purger sa peine en purgatoire, à moins d'être un saint et aller directement au Paradis. Et celui qui ne demande pas pardon va en Enfer : cela est de fide !).

Par conséquent, les gens qui ont pu aller manifester ont très bien fait de le faire car il y a des limites au blasphème !!!

Le mauvais larron est en Enfer tandis que le Bon Larron est en Paradis aujourd'hui !

Donc, sans pénitence réelle de Castellucci pas de quartier pour lui ! (Attention, il ne s'agit pas de faire du mal à sa personne ni à ses biens, il s'agit de dire la Vérité : il risque d'aller en Enfer s'il ne retire pas sa pièce et ne demande pas pardon !).

Les catholiques ont donc tout intérêt à s'indigner de la pièce de Castellucci parce que cela leur sera compté à leur dernière heure pour entrer au Paradis !

La police de la pensée vient non pas du catholicisme mais des humanistes athées laicistes imbus d'eux mêmes et de leur prétendu savoir (le savoir du siècle des Lumières qui soi-disant leur a ouvert l'esprit) et d'orgueil