Cher Aigle, vous avez raison sur un bon nombre de points dans votre exposé, mais je dois dire mon désaccord sur certains autres.
Vous avez bien vu l'ignorance de la plupart des fidèles en matière de développement historique de la liturgie, mais j'avoue que ce n'est pas le principal : beaucoup d'enfants catéchisés dans nos paroisses sont incapables, au bout de quatre ans de catéchèse, de répondre à la question : "Qu'est-ce que la messe?" Alors le reste, vous pensez bien !
Mais je ne peux souscrire à votre affirmation :
la liturgie présente ne vient pas du Christ ni de l'Eglise primitive mais a été définie par un commission administrative dans les années 1960
En effet, beaucoup d'éléments du missel de Paul VI viennent de l'ancien, et beaucoup d'éléments, qui ne se trouvaient pas dans l'ancien missel et ont été introduits dans le nouveau, viennent des trésors liturgiques des siècles passés, et on n'a aucune raison de dire qu'ils ne viennent "ni du Christ ni de l'Eglise primitive".
De plus bien des éléments du missel de 1962 y ont été introduits longtemps après la période de l'Eglise "primitive". Le gloria est relativement tardif. Le credo l'est davantage, n'ayant été adopté dans la messe romaine qu'en 800, vers la même époque a été mis au point, pour l'essentiel, le lectionnaire, mais j'ignore à quelle époque il a commencé à être utilisé à Rome. La composition de l'offertoire se situe, je crois, vers 1200. Chaque siècle a en outre ajouté ou retranché des oraisons, des préfaces, des formulaires de messes, etc.
Ce qu'il convient de dire est donc plutôt que des ruptures ont été introduite par la commission à laquelle vous faites allusion, et cela contrairement aux voeux des Pères conciliaires, mais il ne faut pas laisser entendre qu'elle a tout inventé.
Votre dévoué Paterculus