Le Forum Catholique
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=613184

( 613184 )
Après le déferlement de réactions, une mise au point sur les questions posées par Castullecci. par Abbé PH (2011-10-30 13:55:28)
Chers liseurs,
Suite aux nombreuses réactions que mon témoignage a provoquées, et pour dépasser les procès d'intention ou les attaques personnelles, je vous propose ces questions ou points de réflexion, auxquelles chacun pourrait sobrement apporter ses réponses. Cela favoriserait un débat constructif. Je crois que l'enjeu et le sujet en valent la peine.
1) Peut-il y avoir débat ? Dans l'Eglise, il y a des vérités qu'on ne peut débattre. Je crois aussi qu'on est tous d'accord pour affirmer qu'un blasphème est une offense gravissime à Notre Seigneur. Acceptez vous que la compréhension d'une pièce de théâtre ne relève pas d'une vérité absolue, dogmatique, et donc, peut être sujet à débat, sans être accusé de ne pas aimer le Christ ?
2) On me dit : la pièce jouée à Paris est une version expurgée de la scène choquante, lors de laquelle le visage du Christ était bombardé de projectiles, voire de matière fécale. Ceux qui disent cela s'appuient sur des extraits vidéos, que certains mettent en cause désormais ( cf Igor ). Mais admettons. Si c'est le cas, n'aurait il pas été plus honnête de reconnaître ( et de nous réjouir )que l'auteur ait décidé de retirer ce passage pouvant choquer légitimement ? Les jeunes qui manifestaient devant le théâtre pensaient manifester contre une pièce pendant laquelle "on jette de la merde sur le visage du Christ". Or ce n'est pas ce que j'ai vu. Il me semblait une exigence de justice de le dire. J'ai commenté la pièce telle qu'elle était jouée devant moi. Je juge les faits, pas les intentions ( qui les connaît? Et quand l'auteur les exprime, il refuse toute intention blasphématoire, cf ses interview. Il peut mentir, certes. Mais qui en sera certain ?).
3) Il me semble urgent que nous puissions travailler la question du blasphème. je prends l'exemple d'un film : on voit un soldat allemand qui piétine un crucifix, et crache dessus ou même urine dessus. Scène terrible. On voit ensuite le déporté martyre ramasser ce crucifix souillé, et l'embrasser, avant d'être tué. L'auteur du film a représenté "matériellement" un blasphème. Cet auteur est il pour autant blasphématoire ? Non, je ne crois pas. Son message ne l'est pas.
Ceci explique une différence avec golgotha picnic, mais aussi avec PissChrist, que j'avais dénoncé à l'époque. PissChrist est une photo, une scène unique. Pas une histoire. C'est comme si on ne filmait que le soldat allemand urinant sur le crucifix. Et qu'on s'y complaisait. Cette pièce de théâtre ne s'arrête pas sur le visage du Christ abîmé, déchiré, souillé comme lors de sa Passion ( par un liquide qu'on ne voit pas -en ombre chinoise en quelque sorte- Pas par de la vraie matière fécale. Pardon de ces détails, mais il faut être précis ). Elle se termine sur cette phrase : "tu es mon berger" ( en anglais ). Certains disent : c'est faux, il ajoute "not" ( tu n'est PAS mon berger ). Ce not, il est sombre, en retrait, alors que la phrase est lumineuse, et finalement prend le dessus. Comme la tentation du doute qui attaque notre confiance quand on est dans l'épreuve, mais qui finalement ne gagne pas. La dernière image de la pièce, hier soir, était : "tu es mon berger" en lumineux, avec le visage du christ en arrière fond. Ceux qui ont vu la pièce savent que ce que je dis est vrai. Même si c'est embêtant...
4)Je ne juge pas les jeunes qui ont manifesté. J'admire leur foi, leur enthousiasme, j'en connais assez parmi eux pour savoir combien ils sont généreux. Je dis juste qu'on doit faire attention aux combats sur lesquels on les entraîne, et aux moyens qu'on leur fait utiliser. Quand on a une autorité spirituelle forte, comme un prêtre peut l'avoir sur des jeunes, on a une vraie responsabilité.
Je pense qu'il est important qu'on prenne le temps entre cathos de se rencontrer, pour préparer la suite en amont. je vais travailler avec d'autres à une initiative dans ce but.Pour réfléchir aux moyens d'agir. On ne peut pas se laisser diviser. On ne peut pas risquer de se tromper, parce qu'on est allé trop vite, ou qu'on a simplifié la problématique.
5) La violence des commentaires me fait aussi réfléchir. Le déversement d'attaques personnelles, y compris sur la messe que je célèbre chaque matin pour le salut des âmes, ou sur ma vocation, forcément blesse. Mais au delà de ça, je pressens qu'il y a une vraie fragilité dans notre monde catho. Si on ne parvient pas à s'expliquer, à chercher à se comprendre, ou même à dialoguer, sans suspecter l'autre d'être un judas à la cause, on ne peut pas se faire progresser mutuellement. Et surtout, on ne servira pas au mieux notre Dieu, et son rayonnement sur les âmes, et la mission de son Eglise.
Pourquoi a-t-on peur de ce débat ? Alors que justement, sur le fond, on est tous d'accord pour servir l'honneur de Notre Seigneur ?? C'est bien pour cette finalité là que je n'ai pas envie qu'on perde notre crédibilité sur des erreurs de compréhension, d'appréciation ou de stratégie ! Pour ne pas être dispersés, hésitants, sur les vrais et justes combats qui ne manqueront pas. Pour les mener avec intelligence et foi.
Pourquoi refuse-t-on tout questionnement, toute remise en cause de la part d'un des nôtres ? Au moins, ça nous force à approfondir notre réflexion. J'ai reçu plusieurs messages privés de tradis qui me disaient : "je pressentais ce que vous dites, j'étais mal à l'aise par rapport à cette mobilisation, ou ces actions, mais je n'osais pas l'exprimer, par peur d'aller contre le discours asséné par les plus bruyants ou par la majorité là où je suis".
En fait, j'ai peur que parfois, y compris pour moi, le combat prime sur la vérité, ou au moins sur l'honnêteté intellectuelle .
Hier soir, j'ai hésité à faire passer le combat avant, et pour cela, à taire ce que j'avais vu, ou pas vu justement. Mais je crois qu'on gagnera toujours à être honnête intellectuellement, à être vrais. Même si cela a un coût, comme j'ai pu m'en apercevoir.
Je pars rejoindre nos jeunes à Vézelay. Je prierai pour les liseurs là bas. Et je confie mon ministère à votre prière.
Abbé Pierre-Hervé Grosjean

( 613187 )
Es-tu mon berger ? par Meneau (2011-10-30 14:04:16)
[en réponse à 613184]
Je reviens à la fois sur vos points 2 et 3, en y rapportant le
témoignage suivant, qui date du Festival d'Avignon :
Des enfants arrivent qui balancent des grenades sur l’immense visage avant que le vieillard lui même ne grimpe dessus pour y déverser ses propres excréments. Le spectacle s’achève sur ses mots écrits « Tu es mon berger ». Des mots qu’on peut lire aussi autrement, nous suggère Castellucci : « tu n’es pas mon berger ».
Il semble évident que la pièce a été modifiée. Mais selon vous, quelle était (et reste probablement) la vraie motivation de Castelluci ?
Cordialement
Meneau

( 613189 )
Ambigüité, pour quoi faire ? par Meneau (2011-10-30 14:11:37)
[en réponse à 613187]
Rappel de ce que l'"auteur" disait dans Le Monde :
Je fais un théâtre du questionnement, de l'inquiétude, qui joue sur l'ambiguïté. Et tout est ambigu dans Sur le concept du visage du fils de Dieu : Jésus, la merde, qui est aussi de la lumière... Ce que je cherche, c'est à fendre en deux la conscience, à ouvrir une blessure pour que les questions puissent entrer profondément en nous. L'art repose entièrement sur cette condition de poser des problèmes, sinon il est purement décoratif. Dans notre monde, nous sommes gavés d'informations, mais quelles sont les informations justes dont nous avons besoin pour continuer à vivre ? Aujourd'hui, la religion a perdu sa capacité de poser des questions, et l'art a pris sa place. Je crois que ces extrémistes sont jaloux de cette spiritualité profonde qui s'est réfugiée dans l'art.
Cordialement
Meneau

( 613194 )
Comme aurait dit Feydeau par Eti Lène (2011-10-30 14:23:47)
[en réponse à 613189]
"Cet homme respire la vertu." "Oui, répond Feydeau, mais il s'essoufle vite."

( 613197 )
"La lumière" par New Catholic (2011-10-30 14:27:59)
[en réponse à 613189]
L'auteur: "[...]tout est ambigu dans Sur le concept du visage du fils de Dieu : Jésus, la merde, qui est aussi de la lumière..."
Ces paroles demandent réparation, pas une défense.

( 613208 )
Ambigüité encore, mais bon... par Meneau (2011-10-30 15:56:48)
[en réponse à 613197]
tout est ambigu dans Sur le concept du visage du fils de Dieu : Jésus, la merde, qui est aussi de la lumière
Cette phrase ne me semble pas traiter Jésus de merde, appelant ainsi réparation comme vous dites, mais plutôt vouloir dire que Jésus d'une part, et la merde d'autre part, (merde qui est aussi de la lumière), font partie des choses ambigües, ou présentées de façon ambigüe dans la pièce.
Cordialement
Meneau

( 613234 )
Eh, bien... par New Catholic (2011-10-30 17:53:10)
[en réponse à 613208]
...qui est "la lumière", Notre Seigneur ou la m.? Est-ce que nous devons consulter l'auteur pour interpreter ses paroles? Ou peut-être M. l'abbé?...

( 613198 )
Cher Monsieur l'abbé par Anton (2011-10-30 14:38:14)
[en réponse à 613184]
Pourquoi ne pas supposer si vous avez raison sur le spectacle auquel vous avez assisté, que vos confrères eux mêmes n'aient pas été le jouet d'une manipulation, et fussent victimes plus que coupables?
Ayant vu un prêtre sur différents documents vidéo, que j'ai connu, ayant discuté avec lui, je peux dire qu'il me semble incapable d'avoir manipulé des personnes pour leur faire interrompre un spectacle qui aurait été en l'honneur du Christ.
Mais si cela fut fait il aurait été alors lui même été victime d'une manipulation et là j'en doute.
Cordialement.

( 613200 )
Comme dirait Scapin par Eti Lène (2011-10-30 14:43:49)
[en réponse à 613198]
en parlant du vieux Géronte : "Il se gratte par là où il se démange." Je laisse au lecteur le soin d'interpréter cette phrase ambigüe. Car le manque de spiritualité de certains cathos me pousse les éclairer.

( 613207 )
Réponse point par point. par Germain (2011-10-30 15:55:37)
[en réponse à 613184]
1) Certes on peut débattre. Certains ont par exemple donné l'argument du plus grand blasphème de l'histoire de l'Humanité mis en scène par Mel Gibson : la Passion du Christ. Or le tournage lui-même n'est pas blasphématoire, pourquoi ?
Parce que cette mise en scène, -historique-, se termine par la victoire, la Résurection, victoire de la vie sur la mort, rachat de tous les péchés des hommes y compris les blasphèmes excécrables.
Toute pièce de théâtre, toute oeuvre artistique devrait, lorsqu'elle aborde les rapports entre les hommes et le Fils de Dieu, chanter au final cette gloire éternelle et éclatante de Jésus-Christ. Si elle laissait à la fin, ne serait-ce qu'une ambiguïté, elle serait déjà condamnable.
En l'occurence, vous admettez avoir discerné cette ambiguïté. Or, quoique vous ayez vu, il n'y a même pas d'ambiguïté. Le caillassage du visage du Christ, enlevé de la représentation parisienne est attesté en ce qui concerne la représentation à Avignon. Le jet d'excréments sur le visage du Christ, que vous dîtes ne pas avoir vu, a été attesté par différents medias dont Le Monde. C'est trop facile d'insinuer un doute sur l'authenticité de ces vidéos et reportages. Donc, si vous aviez des doutes sur l'intention de Castelluci, je pense que toute ambiguïté est levée.
2) Qu'on se réjouisse que la (les) scènes les plus excécrables aient disparu, évidemment. Mais
-ne pensez-vous pas que ce (s) retraits sont précisément le résultat de la contestation qui a été entreprise, contestation que précisément vous refusez de soutenir.
-surtout, cela ne sufit pas à rendre la pièce justifiable d'un point de vue catholique. Car au-delà du caractère excécrable de la mise en scène elle-même, elle ne sort pas de l'ambiguïté dont je parlais plus haut. A ce titre elle est déjà condamnable, puisque vous admettez vous-même que la fin de la pièce laisse le doute encore présent, alors qu'une pièce catholique se serait terminée sans aucune amiguïté par le triomphe de la Foi sur le doute.
3) Nous sommes bien d'accord, le message doit être clair, en l'occurence il ne l'est pas. Et, si l'on en juge la représentation initiale, il est totalement blasphématoire. Que le "NOT" soit plus sombre (il serait d'ailleurs intéressant de savoir si c'était le cas dans la représentation initiale), laisse le doute existant, or à la fin d'une telle représentation c'est la Foi seule qui devrait rester.
Par ailleurs je note que vous ne remettez pas en cause le caractère blasphématoire de Golgotha Picnic. Bienvenue à vous pour les manifestations qui auront alors lieu ! J'espère que vous ne dissuaderez pas les jeunes que vous connaissez d'y aller cette fois-ci.
Car votre responsabilité spirituelle est incontestable, nous sommes d'accord.
4) Effectivement il faut préparer la suite en amont, prenez donc contact avec les organisateurs des manifestations suivantes.
5) Evidemment les épithêtes de chacun comme à chaque fois ont sans doute dépassé leur pensée.
Pour la FSSPX, désolé, disons que je préfère vous laisser le "bénéfice du doute".
En revanche je pense sincèrement que c'est le même état d'esprit qui vous a mené à accepter les textes de Vatican II et la nouvelle messe, qui vous permet de justifier une telle représentation. A toujours vouloir tordre à tout prix des textes, des scènes ou des images, on en arrive à justifier l'injustifiable.
En union de prières Monsieur l'abbé.
Germain.
germain_valm@yahoo.fr

( 613209 )
mr l'abbé PH par jejomau (2011-10-30 15:57:35)
[en réponse à 613184]
Heureusement qu'il y a débat ! Je ne sais pas si vous avez lu la prose de Myriam Picard. Journaliste à Riposte laïque, elle dit certaines choses rejoignant votre pensée sur un Blasphème qui n'en est pas un, un malentendu épouvantable, une manipulation (peut-être) etc... Etc...
Mais elle dit autre chose aussi. Vous proposez un travail sur le Blasphème avec les jeunes. Evidemment vous êtes le mieux à même de savoir quel travail il vous semble bon exercer envers eux . Je pense quant à moi, que
le vrai travail est ailleurs. Et là je rejoins parfaitement la pensée de Myriam Picard qui souligne le fait suivant :
"
J’ai enfin envie de m’adresser aux premiers et vrais responsables de cette histoire : tous les « artistes », « enseignants », «
journalistes », « hommes politiques » et
idéologues divers et variés qui ont fait de la condamnation systématique de l’Eglise et du christianisme leur jogging verbal quotidien.
Vous ignorez systématiquement vos devoirs envers la vérité. Vous profitez de vos positions pour répandre, dans les journaux, à la télévision ou dans les
cerveaux des enfants, des mensonges rendus d’autant plus implacables que les catholiques ne disposent pas de tribunes médiatiques et politiques aussi considérables.
Vous criez aujourd’hui à l’intégrisme et au fanatisme, vous parlez de fatwa culturelle, vous vous prenez pour des champions de la subversion alors que jamais vous n’auriez été capables d’encourager un spectacle de ce genre qui prendrait pour cible Mahomet ou Bouddha.
Le catholique est forcément suspect, forcément dangereux, forcément crétin, et forcément… mou. Aujourd’hui que
quelques-uns manifestent, mal, à mon avis, leur lassitude et leur souffrance de voir leurs prêtres systématiquement soupçonnés de pédophilie, le pape nécessairement obscurantiste, le message chrétien en matière de sexualité déformé et ridiculisé, vous nous refaites le numéro de l’hypocondriaque hurlant à cause d’un courant d’air. Si certains catholiques éprouvent aujourd’hui le besoin de se replier sur eux-mêmes plutôt que d’aller librement et paisiblement dans le monde, s’ils répliquent de plus en plus vertement à vos attaques, c’est en vertu d’un réflexe évident : le chien qui mord a été souvent battu et affamé.
Vous avez privé les catholiques de leur voix au chapitre. Vous dédaignez l’Eglise pour ensuite vous saisir de ses symboles afin de mieux les
ridiculiser. Tout est bon pour combler votre absence de curiosité, d’honnêteté, d’imagination et de rigueur : aussi bien une religieuse pour une pub Benetton, qu’un pape pour une tribune agressive ou que l’Inquisition, pour un cours en Sorbonne, Inquisition dont vous faites un Birkenau. Un prêtre viole un enfant, et
vous voilà condamnant tous les clercs. Je le redis, sans la moindre hésitation :
vous êtes responsables et coupables. Il faudrait être un saint pour résister à tant de bêtise, tant de mauvaise foi, tant d’abus de pouvoirs, tant d’attaques et tant d’agressivité. Vous découvrez aujourd’hui que nous ne le sommes pas, et tant mieux pour vous, car cela apporte de l’eau à votre moulin qui bat de l’aile.
Interrogez-vous, une fois, une seule fois ? Pourquoi nous haïssez-vous tant ?"
LIEN
Personnellement je pense que le vrai travail est là. Je crois que MYriam Picard met le doigt sur une vérité profonde. Une vérité qui est la source d'un profond malaise et sans doute, d'un
manque de confiance total des jeunes .

( 613210 )
Moi, je n'y comprends plus rien par Sopotec (2011-10-30 15:59:22)
[en réponse à 613184]
Tu n'es pas mon berger devient tu es mon berger....
Des scènes blasphématoires qui y étaient semblent avoir disparues...
De jeunes catholiques qui l'ont vu auraient jugés cette pièce non blasphématoire si on en croit l'abbé Grosjean... A coté de ca, des quidams qui sont sortis hier soir de cette meme pièce l'ont jugé eux blasmphématoire... (source : Dépêche MSN : http://news.fr.msn.com/m6-actualite/france/des-centaines-de-fondamentalistes-manifestent-%c3%a0-paris-contre-la-christianophobie).
"Sortant du théâtre sous les huées de fondamentalistes, Thomas Ivernel, 41 ans et Christine Pinto, 30 ans, se sont étonnés de l'"ampleur" de la contestation. "Certes, c'est blasphématoire, c'est provocateur, mais on a vu bien d'autres choses pires", a estimé Thomas Ivernel."
Bref, on va finir bientot par apprendre que Castucelli va etre canonisé.....

( 613214 )
Juste un mot... par Etienne (2011-10-30 16:25:23)
[en réponse à 613184]
Merci M. l'abbé de nous rappeler qu'il faut réfléchir avant d'agir, et de prier avant de réfléchir. Merci également d'appeler au rassemblement.
J'ai la désagréable impression de m'être fait manipuler dans l'affaire pour faire grossir le buzz; on ne m'y reprendra plus.
Quant à Civitas, qu'ils aillent au diable. Je leur accorde encore moins de crédit qu'à La Croix, maintenant.
Tout ceci est lamentable : les tradis se sont battu pour rien et ont enore une fois écorné leur image. Allez ensuite expliquer dans les diners de famille que non, nous ne sommes pas des extrémistes fanatisés...

( 613218 )
Vous le manipulateur? par Miserere (2011-10-30 16:41:10)
[en réponse à 613214]
Vous vous êtes fait prendre par Civitas?
Vous un anti FSSPX depuis toujours, vous avez écouté une institution proche de la FSSPX?
C'est quoi le scénario de votre film?
Apprendre à détester la FSSPX ou faire le même jugement comme à Sainte Jeanne d'Arc.
"Aille au diable" c'est votre copain maintenant?
Continuez à lire la Croix, cela fera de vous un bon catholique progressiste.
Bien à vous.
Miserere

( 613215 )
Jésus trahi par les siens par Eleazard77 (2011-10-30 16:25:50)
[en réponse à 613184]
Comment peut-on défendre et intellectualiser l'indéfendable... Surtout un prêtre...J'ai lu vos messages, ils m'ont attristé.
L'intention "informelle" de l'auteur n'excuse pas tout, ne serait-ce que la présence du visage du Christ qui est incongrue et équivoque...
Un catholique qui défend sa foi est un "fondamentaliste" qui attaque la liberté d'expression, instrumentalisé par d'affreux "gourous"! Vous pouvez traiter les gens d'imbéciles ou de moutons, cela sera moins long à lire !
Plus je connais les hommes, plus j'aime mon chien...

( 613364 )
Ouarf! Ouarf! par Patapouf (2011-10-31 10:23:38)
[en réponse à 613215]
Plus je connais les hommes, plus j'aime mon chien
Comme je vous comprends. Et vous n'êtes pas le premier...
Patapouf

( 613216 )
Ne soyons pas dupes, monsieur l’abbé. par Véronique (Lala) (2011-10-30 16:32:58)
[en réponse à 613184]
Je vous écris dans un esprit d’amour fraternel, sincère, de sagesse, et d’objectivité.
Je fais référence à votre message d’hier soir et celui-ci.
Si l’auteur de cette pièce laisse faire de tels actes (sans les qualifier pour l’instant) envers le visage de Dieu, c’est qu’il doit avoir une vie intérieure, spirituelle donc, et qu’il a pensé à toutes les éventuelles réactions des uns et des autres : négatives ou positives.
Les positives peuvent ressembler à la vôtre.
Je vais parler maintenant des négatives, et là, nous commençons à qualifier les actes de cette pièce envers le visage de Dieu.
Si l’auteur a fait cette pièce c’est qu’il avait conscience des réactions positives et négatives qui allaient prendre forme, comme pour tout spectacle ou film.
C’est une logique simple et évidente.
Ayant une vie spirituelle (du fait qu'il escomptait des réactions telle que la vôtre), l’auteur a quand même pris le risque de poser des gestes de colère sur le visage de Dieu.
L’auteur a oublié une chose essentielle et plus qu’importante et qui a échappé à beaucoup, malheureusement.
(nous allons comprendre maintenant pourquoi ce spectacle est une humiliation envers Dieu)
Pour les catholiques, comprenant qu’ils puissent s’en prendre à Dieu, cela est un manque de maturité dans la foi.
Il faut appeler les choses par leur nom.
En effet, laissant Dieu se faire humilier (cela m’a naturellement fait pensé au couronnement d’épines, aux crachas, gifles et tous les autres mauvais traitements infligés à son visage durant sa Passion) il aurait fallu qu’il explique que l’homme et le monde souffre non pas à cause de Dieu mais de Satan.
L'homme accusant toujours à tort Dieu.
Par logique, et ensuite viennent les sentiments d’amour, de respect et de gratitude envers Dieu, le visage de Dieu devrait être remplacé par celui de Satan.
Mais au lieu de cela, le visage de Dieu reste là, s’offrant toujours, par qu’Il est le pur Amour, l’Amour infini, l’Amour miséricordieux… à se faire humilier par l’homme avec ce qu’on lui met entre les mains, n’ayant plus un cœur mais juste son esprit destructeur.
Les grenades étant une arme de guerre, elles sont une violence extrême.
Je me veux toujours d’être objective, en tout, mais l’auteur de cette pièce nous trompe, malgré tout ce que vous nous en avez dit, pour les raisons que je viens d’invoquer.
Nous savons tous que l’auteur n’est pas catholique, encore moins spirituel, et de ce fait, l’esprit du monde domine en lui.
Même en voulant faire croire à une quelconque histoire émouvante, ou de prise de conscience qui n’existe pas, les gestes restent bien posés.
Mère Térésa qui a été dans la nuit de l’esprit pendant de longues années a même été tentée par Satan lui disant qu’elle n’avait pas la foi, elle était au milieu de milliers de malades, de la misère du monde, et pas un instant elle s’en est pris à Dieu, au contraire, la prière était constante en elle, l’adoration, les sacrements, toujours fidèle envers Dieu.
Ne soyons pas dupes monsieur l’abbé, analysons jusqu’au bout par le dialogue comme vous le dites. C’est indispensable et c’est bien.
Lorsque vous voyez une personne s’en prendre à Dieu représenté en statue ou dans le Tabernacle, allez-vous le laisser faire ?
N’allez-vous pas le prendre par la main, le calmer, lui expliquer que ses souffrances ne viennent pas de Dieu mais de Satan ?
Je viens de prendre cet exemple pour dire que l’auteur de cette pièce aurait dû abandonner son projet scandaleux (parce qu’il l’est)tout au moins par sagesse, avant qu’il prenne forme, pensant aux âmes fragiles parce que nous sommes tous différents, que les cœurs ne se ressemblent pas, d’où je pense la diversité des messages que vous avez reçus aussi. Je déplore ceux qui manquent d’amour fraternel.
Tout cela est regrettable, et n’oublions pas de prendre soin de notre âme en premier pour prendre soin des autres aussi, parce que nous devrons répondre de tout.
Que Dieu vous guide et vous explique ce qu’Il vit par ce spectacle, son avis sera meilleur et plus sûr que le nôtre.
Dieu est simple, nous, nous compliquons toujours tout :
« l’être humain, Dieu l’a fait simple, mais eux, ils se sont cherché mille problèmes » (Qo 7, 29 – Bible des Peuples)
En union de prière fraternelle
votre sœur Véronique

( 613219 )
[réponse] par Véronique (Lala) (2011-10-30 16:51:04)
[en réponse à 613216]
(fautes d'orthographe... corrigées)
Je vous écris dans un esprit d’amour fraternel, sincère, de sagesse, et d’objectivité.
Je fais référence à votre message d’hier soir et celui-ci.
Si l’auteur de cette pièce laisse faire de tels actes (sans les qualifier pour l’instant) envers le visage de Dieu, c’est qu’il doit avoir une vie intérieure, spirituelle donc, et qu’il a pensé à toutes les éventuelles réactions des uns et des autres : négatives ou positives.
Les positives peuvent ressembler à la vôtre.
Je vais parler maintenant des négatives, et là, nous commençons à qualifier les actes de cette pièce envers le visage de Dieu.
Si l’auteur a fait cette pièce c’est qu’il avait conscience des réactions positives et négatives qui allaient prendre forme, comme pour tout spectacle ou film.
C’est une logique simple et évidente.
Ayant une vie spirituelle (du fait qu'il escomptait des réactions telle que la vôtre), l’auteur a quand même pris le risque de poser des gestes de colère sur le visage de Dieu.
L’auteur a oublié une chose essentielle et plus qu’importante et qui a échappé à beaucoup, malheureusement.
(Nous allons comprendre maintenant pourquoi ce spectacle est une humiliation envers Dieu)
Pour les catholiques, comprenant qu’ils puissent s’en prendre à Dieu, cela est un manque de maturité dans la foi.
Il faut appeler les choses par leur nom.
En effet, laissant Dieu se faire humilier (cela m’a naturellement fait penser au couronnement d’épines, aux crachas, gifles et tous les autres mauvais traitements infligés à son visage durant sa Passion) il aurait fallu qu’il explique que l’homme et le monde souffrent non pas à cause de Dieu mais de Satan.
L'homme accusant toujours à tort Dieu.
Par logique, et ensuite viennent les sentiments d’amour, de respect et de gratitude envers Dieu, le visage de Dieu devrait être remplacé par celui de Satan.
Mais au lieu de cela, le visage de Dieu reste là, s’offrant toujours, par qu’Il est le pur Amour, l’Amour infini, l’Amour miséricordieux… à se faire humilier par l’homme avec ce qu’on lui met entre les mains, n’ayant plus un cœur mais juste son esprit destructeur.
Les grenades étant une arme de guerre, elles sont une violence extrême.
Je me veux toujours d’être objective, en tout, mais l’auteur de cette pièce nous trompe, malgré tout ce que vous nous en avez dit, pour les raisons que je viens d’invoquer.
Nous savons tous que l’auteur n’est pas catholique, encore moins spirituel, et de ce fait, l’esprit du monde domine en lui.
Même en voulant faire croire à une quelconque histoire émouvante, ou de prise de conscience qui n’existe pas, les gestes restent bien posés.
Mère Térésa qui a été dans la nuit de l’esprit pendant de longues années a même été tentée par Satan lui disant qu’elle n’avait pas la foi, elle était au milieu de milliers de malades, de la misère du monde, et pas un instant elle s’en est pris à Dieu, au contraire, la prière était constante en elle, l’adoration, les sacrements, toujours fidèle envers Dieu.
Ne soyons pas dupes monsieur l’abbé, analysons jusqu’au bout par le dialogue comme vous le dites. C’est indispensable et c’est bien.
Lorsque vous voyez une personne s’en prendre à Dieu représenté en statue ou dans le Tabernacle, allez-vous la laisser faire ?
N’allez-vous pas la prendre par la main, la calmer, lui expliquer que ses souffrances ne viennent pas de Dieu mais de Satan ?
Je viens de prendre cet exemple pour dire que l’auteur de cette pièce aurait dû abandonner son projet scandaleux (parce qu’il l’est) tout au moins par sagesse, avant qu’il prenne forme, pensant aux âmes fragiles parce que nous sommes tous différents, que les cœurs ne se ressemblent pas, d’où je pense la diversité des messages que vous avez reçus aussi. Je déplore ceux qui manquent d’amour fraternel.
Tout cela est regrettable, et n’oublions pas de prendre soin de notre âme en premier pour prendre soin des autres aussi, parce que nous devrons répondre de tout.
Que Dieu vous guide et vous explique ce qu’Il vit par ce spectacle, son avis sera meilleur et plus sûr que le nôtre.
Dieu est simple, nous, nous compliquons toujours tout :
« l’être humain, Dieu l’a fait simple, mais eux, ils se sont cherché mille problèmes » (Qo 7, 29 – Bible des Peuples)
En union de prière fraternelle
votre sœur Véronique

( 613223 )
si ce spectacle à défaut d'être édifiant par blamont (2011-10-30 16:56:12)
[en réponse à 613219]
n'est pas blasphématoire, qu'attend-on pour le faire représenter dans les réunions paroissiales ou les clubs de théâtre dans les écoles de l'enseignement catholique?
La mise en scène et les dialogues ont-il été édités?

( 613224 )
la peur par Clovis (2011-10-30 17:05:11)
[en réponse à 613219]
certains manifestants peuvent avoir après coup un gout amer, celui d'être désormais considérés par un certain public et les médias comme des "fondamentalistes".Termeutilisé régulièrement pour les musulmans et assez nouveau pour les traditionnalistes, intégristes.
C'est sans aucun doute une méthode d'intimidation qui semble fonctionner chez certains.C'est dommage.
la prochaine pièce semble pis encore et la mobilisation devra être plus forte.PEU IMPORTE LE JUGEMENT DU MONDE.Nous ne devons pas céder aux pressions psychologiques, médiatiques.Garder au coeur la charité, mais exprimer une sainte colère.
M l'Abbé, vous n'avez pas perçu ce spectacle comme blasphématoire.
Voir des enfants jeter des grenades sur un grand portrait du Christ n'est pas innocent.Utiliser l'innocence des enfants pour de tels actes est abject. La scène est omise et vous avez eu la chance de ne pa sla voird e vos propres yeux...
première petite victoire de l'action menée.
Essayons de rester honnêtes et de ne pas semer le troubles dans les esptits et le bonnes volontés.
Quant aux attaques qui vous sont faites, elles sont réellemnt viles.

( 613233 )
Dans toute cette histoire par Clayve (2011-10-30 17:51:23)
[en réponse à 613224]
les auteurs et promoteurs de la pièce incriminée auront au moins réussi un chose: diviser encore un peu plus les catholiques... Il y a les progressistes, pas manipulés qui sont favorables à la pièce, les "fondamentalistes" manipulés qui sont contre et entre les deux, ceux qui, bien que catholiques, s'en fichent royalement... Objectif atteint...! Même à l'intérieur de la sphère tradi on n'est pas d'accord....! Golias et autres Croix, machin, truc pseudo catholiques doivent être contents....!

( 613236 )
Monsieur l'Abbé. par Steve (2011-10-30 18:08:55)
[en réponse à 613184]
Vous avez cru devoir assister à une représentation de cette pièce de théâtre pour vous "faire votre religion". Mais vous déclarez aussi que, d'entrée de jeu, vous avez freiné les ardeurs de manifestants potentiels connus de vous.
Franchement, vous ne manquez pas d'air. Pour l'avoir fait. Et pour l'avoir fait savoir.
Cette contradiction interne dans vos déclarations ne plaide pas en faveur de la neutralité de votre démarche.
Il y a deux problèmes connexes dans ces histoires.
- D'un côté, chacun peut observer une production culturelle (?) récurrente, souvent financée par des pouvoirs publics, qui conduit à dénigrer voire mépriser l'image du Christ et son Eglise. A Paris, de ces jours-ci, on n'est pas au coup d'essai.
Des fidèles manifestent leur émotion et leur mécontentement... Cela n'est pas absurde : l'Eglise ne peut pas être missionnaire si elle tolère une politique durable, bien dosée, de dénigrement et de marginalisation du Christ et de son Eglise.
- De l'autre côté. Quant à savoir si ces manifestations sont adaptées ou maladroites... On verra bien : les gens vont au charbon mais c'est Dieu qui donnera le filon.
En tout état de cause, des Catholiques (fidèles et hiérarchie) qui n'ont pas été émus par l'offense, sont-ils bien placés pour s'émouvoir des réactions des autres Catholiques ?
Des Catholiques (auto-proclamés d'ouverture) ont choisi la posture du Bouddha. Mais ils se réveillent pour critiquer publiquement leurs frères : curieuse mentalité.
Demain, vous nous expliquerez peut-être que les Coptes sont des intégristes parce qu'ils n'aiment pas qu'en Egypte, on leur brûle leurs églises ?

( 613332 )
La seule chose qui me gêne, Monsieur l'abbé, mais elle est quand même de taille, par le torrentiel (2011-10-31 02:11:56)
[en réponse à 613236]
est que vous ayez attendu le soir où avait lieu cette manifestation pourtant annoncée depuis deux mois, pour aller voir la pièce et en poster votre critique sur ce forum. Que vous soyez allé la voir le soir même où avait lieu la manifestation de ceux que vous auriez dû encourager ou non à y participer.
Cependant, je reste indéfectiblement attaché à votre honnêteté intellectuelle de ne pas parler de ce que vous n'avez pas vu, et je continue de vous exprimer mon désir, peut-être via padreblog, d'accéder à votre discussion sur l'art et la manière d'être catholique dans le monde d'aujourd'hui.
Cordialement
J. weinzaepflen

( 613347 )
Procès d'intention : qui vous dit que l'abbé "a attendu" ? par Glycéra (2011-10-31 08:32:49)
[en réponse à 613332]
Faites-vous tout ce que vous désirez de votre emploi du temps ?
Et des billeterie des théâtres ?
Votre argument détruit la remarque...

( 613237 )
Et le sacré dans tout cela ? par Didyme (2011-10-30 18:16:27)
[en réponse à 613184]
Il me paraît que l'ont omet un aspect important de l'affaire : la sacralité du Christ.
Dès lors que l'on considère que le Christ et sa représentation (la représentation n'étant qu'une extension de l'identité) peuvent être traités sous les formes scatologiques et vulgaires que lui impose M.Castelluci, comment doit-on alors recevoir la sainte communion ?
Trop habitués à voir dans la personne du Christ notre frère en Dieu, beaucoup finissent par mettre de côté le fait qu'il soit Dieu. Le sacré est justement ce qui permet sociologiquement de constituer une unité au sein d'une même religion. La perte du sens du sacré entraîne la division des troupes, comme aujourd'hui. Le sacré est le caractère absolu de ce qui transcende l'humain. Voyez-vous une quelconque transcendance dans la pièce de M.Castelluci ? Il revendique justement le contraire (a contrario, La Passion du Christ de Mel Gibson, bien que violent, assumait une fonction transcendante)
Le mot "sacrifice" vient du latin sacrificium, qui signifie éthymologiquement "qui rend sacré". Le sacrifice de la croix rend sacrée la personne du Christ et, par voie de conséquence, sa représentation. D'où une certaine pudeur qu'entretiennent le chrétiens avec le Christ. On peut reprocher aux chrétiens de ne pas suffisamment parler de l'humanité du Christ, peut-on leur reprocher de se scandaliser d'une telle représentation ? Ce n'est pas parce qu'il s'agit d'une représentation du Christ qu'il faut tout se permettre. Là aussi, le sacré joue un rôle.
On parle de "récupération politique" et de mauvais combat. Mais est-ce normal de laisser faire une telle désacralisation ? Non, vraiment, je ne peux me résoudre à penser que, face à un tel spectacle, les Chrétiens aient eu tort de réagir. Il en va de la sacralité du Christ et, par extension, de son respect dans la société. Certaines personnes sont interpellées par cette pièce. Ne sont-elles pas justement troubler dans leur foi ? Réduire le Christ à un homme est le fondement du protestantisme. Cette désacralisation entraîne logiquement le renoncement à la foi qui se trouve vidé de son contenu.
Je ne prétends nullement faire la morale à qui que ce soit, mais je ne vais certainement pas condamner les manifestants.
Ensuite, vous demandez s'il peut y avoir débat dans l'Eglise. Bien sûr, il y a et il y aura toujours débat. Mais quand il s'agit de sacré, il faut aussi accepter que le débat devienne particulièrement sensible. C'est une preuve que le sacré fait encore sens.
La question du blasphème ne se pose pas vraiment comme vous le faite, à mon sens. Cela n'engage que moi, mais aujourd'hui de nombreuses personnes revendique un "droit au blasphème", et il ne faudrait pas céder sous prétexte de redéfinir précisément ce qu'est un blasphème. Car si vous acceptez un blasphème, vous finirez pas les acceptez tous("si vous avez dit oui à cela, pourquoi pas ceci ?").
Conscient que certains sont inutilement violents, je vous souhaite bon courage. Mais, étant prêtre, vous savez bien que certaines personnes sont particulièrement sensibles et réagissent très mal à ce type de pièce. Cela ne se justifie pas, mais cela fait tout de même partie du jeu. De la part d'un pasteur de l'Eglise, je pense que vous ne pouviez vous attendre à mieux.
Quant à l'honnêteté intellectuelle, je ne doute pas que vous l'ayez, mais n'oubliez pas que les manifestants peuvent également l'être tout autant que vous.

( 613260 )
Subjectivités et réflexions par Paterculus (2011-10-30 19:32:21)
[en réponse à 613184]
Cher Confrère,
Je vous ai remercié d'avoir publié votre point de vue. Il est juste que tous puissent s'exprimer. Il est juste de dire que cette pièce peut ne pas être comprise comme un blasphème. Vous l'avez fait courageusement, et c'était juste. D'autant plus juste que vous avez eu l'honnêteté de ne pas juger sans vous être informé. Et précisément vos informations m'ont été utiles.
Mais je crois qu'il est juste aussi de ne pas oublier l'autre point de vue. Voir un visage se faire souiller ne peut laisser indifférent, surtout s'il s'agit d'un proche, à plus forte raison quand il s'agit du Fils de Dieu.
Par conséquent les réactions négatives ne pouvaient manquer et elles étaient parfaitement prévisibles. Par exemple le maire de Paris lui-même a dit sa compréhension pour les musulmans exaspérés par certaines caricatures.
On peut certes m'objecter que dans ce cas il s'agissait de caricatures, et que ce n'est pas l'intention de Castellucci de caricaturer : il reste que dans le contexte scatologique de ce spectacle, il est parfaitement normal que certains aient été choqués.
On peut donc parler de provocation.
Donc je soutiens à la fois votre façon de voir (je ne dis pas que je la partage, n'ayant pas vu la pièce - et n'ayant aucune envie de le faire pour ce que j'en ai lu et vu d'extraits) et à la fois je soutiens les jeunes qui sont allé dire qu'ils ne supportaient pas ce genre de spectacle.
Et
la façon dont ils ont été traités me montre que leurs adversaires ne sont pas clairs au niveau des intentions.
Là où vous avez indubitablement raison, c'est sur la nécessité d'une réflexion sur les moyens à employer dans ces cas. Les catholiques français doivent méditer les leçons de la résistance des Polonais dans les années 1980 : il faut savoir jusqu'où on peut aller.
Par exemple, hier j'étais à la manifestation contre la christianophobie. Personne ne peut nous reprocher - en tout cas pas au nom de la démocratie - de nous exprimer en toute légalité. Ceux donc qui dans les médias m'ont taxé parmi les autres de "fondamentaliste chrétien" sont tout sauf des démocrates, ils sont des totalitaires.
De même que l'Abbé de la Morandais, qui s'est comporté
devant la caméra avec un manque total de charité, en accusant ses interlocuteurs d'avoir pratiqué la torture pendant la guerre d'Algérie alors qu'ils n'étaient même pas nés...
Si les autorités diocésaines veulent donc dénoncer la violence, elles doivent aussi dénoncer celle-là.
Cela dit, j'ai regretté un certain manque de "charisme" dans l'animation de la manifestation (bon d'accord, on n'est pas chez les charismatiques !). Les slogans m'ont paru trop négatifs. Pour une autre édition je proposerais bien :
- Les chrétiens - sont chez eux - au pays !
- Justice pour - les chrétiens !
et d'autres choses du même genre.
Et puis on a trop collé à l'actualité scatologique du théâtre : la christianophobie est dans tous les domaines de la vie publique.
Enfin même si j'étais heureux du caractère catholique de la manifestation, je pense qu'on doit faire en sorte que des pasteurs protestants, par exemple, puissent venir dénoncer avec nous les abus dont nous sommes victimes.
Bonnes réflexions à vous et à tous.
Votre dévoué Paterculus

( 613282 )
Paterculus par Clovis (2011-10-30 21:03:27)
[en réponse à 613260]
je suis tout à fait d'accord avec votre analyse et moi aussi je n'ai pas été emballé par les slogans pendant la marche...j'ai trouvé que c'était beaucoup mieux au Chatelet et ai été trés ému quand tous les manifestants ont chanté la prière scoute, trés appropriée, enfin j'ai trouvé...les slogans était meilleurs...avec un peu d'humour pour détendre l'atmosphère avec les crs...

( 613311 )
Je n'ai pas pu rester par Paterculus (2011-10-30 22:19:24)
[en réponse à 613282]
Je n'ai pas pu rester jusqu'au bout,
comme je l'ai déjà dit.
Vous me rassurez en m'apprenant que c'était mieux au Châtelet.
Très bon, cela, la prière scoute. Au début de la marche, j'ai aimé aussi "Les Bleus sont là", avec "l'honneur de Notre-Seigneur".
Et merci pour votre encouragement !
VdP

( 613280 )
[réponse] par florence (2011-10-30 20:58:23)
[en réponse à 613184]
Bonjour mon Père,
Merci pour votre témoignage. Je fais partie des manifestants qui sont allés prier place du Châtelet,et je ne pense pas m'être fait manipuler par qui que ce soit. Se rassembler et prier pour la conversion des spectateurs et des acteurs était, à mon avis, une excellente idée.
Au Moyen Age,les pièces de théâtre appelées mystères étaient apologétiques et représentaient de façon claire l'histoire du salut. Je ne crois pas que ce soit la perspective de Castelluci, même si vous avez trouvé que sa pièce pouvait s'interpréter ainsi : le théâtre contemporain se veut polysémique et a pour but de susciter l'interrogation du spectateur.
Ainsi, vous interprétez la pièce comme un éloge du Christ qui rejoint l'homme dans sa souffrance ; mais Castelluci a lui-même écrit qu'on pouvait aussi voir le visage du Christ comme indifférent, voire ironique devant les hommes souffrants (d'où le NOT qui apparait sur la phrase "tu es mon berger", même en moins lumineux : la polysémie est le but).
D'où ma question : pensez-vous qu'on puisse autoriser l'art à reprendre un symbole religieux aussi fort que le visage du Christ sans y associer nécessairement et indiscutablement ce que nous, chrétiens, mettons derrière, mais en proposant une signification ambivalente? Voire en le détournant de son sens religieux traditionnel? Pour ma part, j'estime que c'est trahir les chrétiens que de présenter un Christ ambigu. Une pièce qui peut se comprendre aussi bien comme apologétique que comme blasphématoire me dérange.
pour votre question n.2, je suis très contente que la pièce ait été expurgée de ce qui est le plus choquant. Mais je ne pense pas que cela aurait été fait si personne n'avait montré sa désapprobation devant le spectacle. Castelluci s'est senti inquiet, et a tenté in extremis d'éviter de choquer (quelle que soit son intention profonde derrière, que je ne me permettrai pas de juger).
Quant à votre remarque sur le fait qu'il est indispensable de se rencontrer entre cathos et de discuter en amont pour préparer la suite, j'approuve totalement.
Que propose le clergé catholique? Mgr Vingt-Trois a constaté que certaines de ses ouailles étaient choquées par le spectacle de Castelluci, et s'est contenté de dire que pour sa part, il n'avait pas vu la pièce, donc ne pouvait rien en dire, avant de dénoncer les groupuscules qui font parler d'eux.
Pourquoi Mgr Vingt-Trois n'est-il pas allé voir le spectacle de Castelluci, une fois qu'il savait que cela choquait et divisait (ou envoyé un prêtre en son nom, je me doute bien qu'il a autre chose à faire)?
Pourquoi l'Eglise ne propose-t-elle rien contre le Golgota Picnic?
(Ecrire aux députés, téléphoner au théâtre, c'est fait, et cela ne change rien : golgota picnic est toujours à l'affiche. Tenter une action en justice contre ce spectacle? Cela a été tenté, et échoué.) Pourquoi laisser aux seuls intégristes et traditionnalistes le monopole de l'honneur et l'amour du Christ?
Je vais vous choquer, et j'en suis d'avance désolée : cela m'évoque furieusement le silence de l'Eglise à propos des juifs pendant la seconde guerre mondiale, qui pouvait se justifier à l'époque par une action souterraine en faveur des juifs. Dans le contexte actuel, le silence et l'inaction du clergé me blessent, je le perçois comme un abandon de la part de mes pasteurs.
Je pense que pour ma part, à défaut d'une autre proposition concrète de la part de mes pasteurs, j'irai de nouveau m'associer aux manifestants qui iront prier et distribuer des tracts devant le théâtre contre le Golgota Picnic. Je suis même prête à tenter de saccager un spectacle reconnu par l'Eglise comme blasphématoire, en payant ma place, et en me levant pour huer dès que personnellement, je serai choquée (le charivari dans les théâtres est une très vieille tradition française). Je n'irai par contre pas jeter des oeufs, c'est un acte violent que je désapprouve. Que proposez-vous d'autre? L'Eglise a laissé le terrain se faire occuper exclusivement par les intégristes et les traditionalistes : à qui la faute, si la jeunesse est obligée de s'associer à eux?

( 613344 )
votre comparaison avec le silence de l'eglise par Cathether (2011-10-31 07:32:24)
[en réponse à 613280]
durant la seconde guerre à propos des juifs n'est pas choquante. elle est proprement scandaleuse.
Il n'y a rien de commun entre les deux.

( 613314 )
Encore quelques points faibles, M. l'abbé par Cristo (2011-10-30 22:23:19)
[en réponse à 613184]
Vous avez tout de suite soupçonné les organisateurs d'être des manipulateurs. Sympa ! Et cela sent quand même les chicanes entre crémiers. Quand la guerre des curés prend l'allure de la guerre des polices, personnellement je donne un grand coup de balai à tout ce petit monde qui n'est plus crédible.
Votre ton est très affirmatif : je ... je ... alors même que vous dîtes que les avis peuvent être partagés. On aurait apprécié un peu de prudence sur le mode interrogatif par exemple. Faute de quoi, vous donnez l'impression de tomber dans le travers pointé par vous. Et puis, vous avez un côté très sûr de vous formidable quand il s'agit d'en remonter aux ennemis de Dieu, mais un peu poil à gratter dans un débat entre Catholiques.
Enfin, le côté "réfléchissons ensemble" sent son intellectualisme et sa réunionite qui font passer les occasions d'agir. Vive le bon sens populaire et son intuition qui sait flairer derrière un spectacle au moins ambigu un dessein assez avéré de haine de Dieu !

( 613319 )
J'en parle sans connaissance de cause ! par Marguibla (2011-10-30 22:39:14)
[en réponse à 613184]
Comme le titre l'indique, je cause sans avoir eu l'opportunité (sic…) d'assister à la représentation de la désormais célèbre pièce de Castellucci " Sur le concept du visage du fils de Dieu". D'ici à dire que je regrette de ne pas avoir participé à une mascarade de l'art d'état (puisque subventionné), non. 3 fois non : Un non de respect (le visage de Dieu ne me semble pas conceptuel), un non de beauté (quel intérêt que celui de mettre en exergue des images de vie par nature terriblement humaines, ne les subissons-nous pas quotidiennement ?), un non de filiation (L'Homme créé à l'image de Dieu a-t-il vocation à se complaire dans le mal et le gore pour se, soi-disant, sublimer ? Nos fautes et péchés quotidiens ne suffisent-ils pas à noircir suffisamment notre Âme que nous préférions aller nous confronter à une virtualisation de notre réalité quotidienne familiale ?).
Non, 3 fois non à cette descente aux enfers de l'abject. Que tous ceux qui, par le prisme de cette pièce imagine découvrir les difficultés réelles des Hommes, se donne la peine d'effectuer un stage, qui dans une maison de retraite, qui dans un établissement d'accueil pour handicapés. La confrontation avec le Fils de l'Homme ne leur sera que plus bénéfique… et leur Don, gratuit.
De nombreux amis (pour ou contre) ont cru bon de verser leur obole au Théâtre de la ville afin de pouvoir assouvir leur quête du Grâle artistiquement contemporain. Je n'ai pas été, et n'aurais pas été, de ceux là pour la simple et unique raison que ladite pièce ne me paraissait absolument pas digne d'un quelconque intérêt. Peut-être d'ailleurs, aura-ce été la force communicationnelle de Castellucci, que d'en faire une réussite médiatique… En surfant sur cette ligne de crête qu'est l'interprétation, l'art contemporain offre à chacun ce qu'il veut y trouver. Le paroxysme du consensus est là béatement exposé devant notre veule pleutrerie ! Castullecci le reconnaît lui-même dans le journal Le Monde "On peut même voir le spectacle comme un chant d’amour pour le Christ, ce qui est le cas de certains spectateurs."… A sa grande surprise, "certains spectateurs" trouveraient dans leur interprétation du spectacle une Ode au Christ et à sa Miséricorde… comme d'autres pourraient y trouver l'alliance sublime de la merde et du Christ… Interprétation quand tu nous tiens…
Castullecci use et abuse, comme tant d'autres d'ailleurs, de ce fameux dessin où l'on voit tantôt une jeune femme, tantôt une vielle femme… suivant l'angle de vue sélectionné. Castellucci, "artiste" subventionné (qui doit être éloquent au vu de ses soutiens politiques ou financiers) offre à chacun l'image qu'il souhaite trouver en se préservant de toutes attaques personnelles mais en présentant un flanc consensuel… qui sans nul doute lui apporte les subsides nécessaires à l'expression de son art…
Cependant, Castellucci ne dit rien, il se contente d'évoquer ce qui pourrait convenir à tous sans trop affaiblir sa pièce d'un point de vue majoritaire. L'avez-vous entendu revendiquer son Catholicisme et offrir son œuvre comme un don gratuit, comme une reconnaissance et une offrande de l'Homme à son Père Eternel ? L'avez-vous entendu demander pardon (ou réparation) pour tous les blasphèmes à l'encontre de NSJC ? L'avez-vous entendu féliciter notre Saint-Père pour ses actions quant aux plus vulnérables (Enfant, handicapés, malades, …) ? Non, 3 fois non ! Il n'a du Catholicisme qu'une vision totalement "marketing-isée".
Oui mais, me direz-vous, la pièce peut être l'image de la Bienveillance de Dieu sur l'Homme… Certes, sapristi d'interprétation qui veut, en dehors de toute Vérité, que chacun voit le mal où est le bien et réciproquement…. Mais tout est là : "en dehors de toute Vérité" ! Ici, le sentimalisme règne en Maître ! La vue de l'abject ôte tout sens critique au spectateur qui ne peut que contempler en animal le déferlement de sa propre déchéance. Comment donner un sens à cette misère humaine que nous vivons quotidiennement ? L'alliance de NSJC et des excréments de ce vieil homme sont-ils l'expression de notre Foi ?
Nul ne peut se prévaloir de "l'exclusivité Christique", mais chacun se doit de la défendre et de la faire respecter. Que cette pièce soit pathétiquement et tendrement correcte ne signifie pas qu'elle n'offre pas la tentation blasphématoire. L'ambigüité et l'interprétation de "l'art contemporain" ne doivent pas nous enfermer dans ce politiquement correct qui consiste à ne rien faire et ne rien dire pour ne pas choquer. Castellucci, subventionné par la Mairie de Paris, n'est clairement pas un porte-parole du Vatican… il vend son théâtre en plus offrant en mêlant des flashs de vie courante à des images dont l'interprétation peut convenir à la majorité…
Sauf que ! Sauf que ! Sauf qu'il suffit ! Que des pseudos artistes profitent de leur crasse ignorance pour humilier, rire, blasphémer, … sur la religion Catholique, cela suffit ! Que ces artistes de bas étages, qui se complaisent dans la merde, la pisse ou les pique-niques, aient au moins le courage de leurs actes ; qu'ils ne se camouflent pas derrière "l'art" ou "l'interprétation" pour vomir leurs textes ; qu'ils revendiquent clairement leur anticatholicisme. Car, n'oublions pas, permettre d'interpréter NSJC, c'est ouvrir la porte de l'enfer. Le Seigneur n'est pas l'élément d'une pièce, IL EST !
Alors, de grâce, si vous allez à des pièces ou spectacles de ce type, allez-y mais ne revendiquez pas cette libre interprétation quant au message. Nous ne sommes pas à une séance de "Papy fait de la résistance" (excellent film au demeurant !) où chacun peut choisir son camp : Allemand ou français, mais à l'évocation de l'Image de Notre Seigneur, humilié et crucifié pour nous. Et là, que dire ? Comment justifier ?
Enfin, pour achever ces quelques lignes, soyons reconnaissants envers certains catholiques qui, qu'on en convienne ou non :
• Osent défendre le Christ contre toute utilisation
• Osent se lever pour s'exprimer
• Osent sortir pour être vus
Certains de nos Evêques ont courageusement défendu ces jeunes défenseurs de la Chrétienté, d'autres ont préféré rester en retrait, une minorité les a ignorés ou pourfendus. Comme chacun d'entre nous, les successeurs des Apôtres en répondront plus tard. Cependant, ne soyons pas les acteurs naïfs et passifs de notre vie, et ne répondons pas aux appels de certains visant à diviser (pour mieux régner ?) les catholiques entre ceux qui ont répondu à l'appel de Civitas et les autres…
Quoiqu'il en soit, la mièvrerie ambiante des ces 50 dernières années, entretenue par une certaine partie de l'épiscopat, a fait se coucher les catholiques ; depuis quelques mois, ils se relèvent ! Qu'elle est la belle la jeunesse débout armée de sa Foi et de ses Traditions ! En ce Dimanche de Fête du Christ-Roi, soyons d'heureux pourfendeurs de la Gloire de NSJC ! Sursum Corda !
MARGUIBLA

( 613328 )
Merci, M. l'Abbé, par Vauve (2011-10-31 01:20:28)
[en réponse à 613184]
de chercher à témoigner avec justesse et avec justice de ce que vous avez vu.
Je ne connais pas cette pièce, je ne peux donc me prononcer sur son contenu et donc ne rentrerai pas dans la polémique.
Ce qui est sûr, c'est que toutes ces divisions, ce mépris et ces injures entre nous et envers les prêtres de Jésus-Christ comme nous avons pu le constater en lisant ces débats passionnés ne peuvent réjouir qu'un seul être, le diviseur.
Pauvre de nous! Sous prétexte de vouloir défendre le Christ, nous nous en prenons à son Eglise et à ses ministres.
Puissions-nous rechercher toujours davantage la Vérité dans la Charité, comme nous y invite notre Souverain Pontife.

( 613350 )
Une question de départ de l'histoire, car je ne comprend pas.... par Glycéra (2011-10-31 08:42:56)
[en réponse à 613184]
Je ne comprends pas :
qui a décidé d'aller conspuer la pièce, tartiner les spectateurs ?
qui a su quoi pour lancer ainsi d'autres à se faire voir contre ?
qui a vu la pièce avant qu'elle n'arrive à Paris ?
qui a attendu qu'elle soit présente ?
comment le débat sur son contenu a-t-il été autant aveugle ?
Qui a réellement vu la pièce ?
Qui a foncé sur des oui-dire ?
Qui a fait confiance à d'autres sans jauger ce que Dieu lui demandait à lui de voir ?
Qui savait les intentions et les propos de l'auteur, sans savoir comment le pourfendre avant ?
Bref, pourquoi le débat a-t-il lieu "après coup" ?
Les autorités (prêtres surtout) igoraient-ils le contenu réel de ce qu'ils ont décidé de faire combattre ?
Que la pièce porte au scandale tous les ignorants de la relation à Dieu, soit, qu'elle n'ait rien de bénéfique, certes, qu'elle en soit pas la manière publique de porter à louer Dieu et à le supplier de nous sortir de notre "m...", certes... mais de là à lancer un combat maladroit et gauchi...
Je ne comprends pas !
Merci Monsieur l'abbé de votre galet.
Qu'il fasse des ricochets est bien bon.
Car c'est la vérité qui compte...
Et elle seule qu'il est notre devoir de servir.
Sinon, pas d'amour vrai.
Glycéra

( 613355 )
Bonjour par Les yeux ouverts (2011-10-31 09:46:19)
[en réponse à 613184]
Monsieur l'abbé,
Je vous invite à consulter mes billets sur cette douloureuse polémique puis, si vous le souhaitez, continuer l'échange.
Pax et Bonum !
Les yeux ouverts
http://www.citeetculture.com/

( 613356 )
Pardonnez-moi, mais : par
Le Dictateur (2011-10-31 09:50:12)
[en réponse à 613355]
Pourquoi ne pas ici nous en redonner la substantifique moelle ?
XA

( 613520 )
Monsieur l'abbé et cher confrère, par IITimII 3 (2011-11-01 00:17:36)
[en réponse à 613184]
Ce n'est que ce soir que je découvre ce nouveau fil.
Je vous remercie d'avoir pris le temps de cette mise au point.
Il y a dans cette pièce des scènes qui choquent et blessent les catholiques -et les hommes de bonne volonté.
Mais, avec un regard profondément bienveillant, vous y voyez aussi le travail de la grâce qui peut toucher les coeurs.
D'un mal, le Bon Dieu peut faire jaillir un bien.
D'autre part, vous constatez
de visu que les scènes les plus offensantes ont été retirées, preuve de l'efficacité des protestations adressées par courrier, mail ou appels téléphoniques.
Il faut nous en réjouir !
Vous encouragez ces jeunes dans leur générosité... tout en les invitant à faire preuve de discernement, de réflexion et à oser le débat.
J'apprécie, Monsieur l'abbé, le ton de votre message, que je trouve à la fois humble et lucide.
Je suis impressionné par votre courage de "remonter au front" après avoir essuyé tant d'attaques -parfois personnelles- souvent assez peu édifiantes... sur ce forum ou ailleurs.
Je vous remercie de tendre la main ainsi, proposant discussions, débats et concertations si utiles et nécessaires.
Merci de témoigner ainsi de votre foi en action.
Bon ministère avec les Scouts d'Europe à Vézelay !
En UDP,
Abbé IITimII, 3

( 613652 )
Monsieur l'abbé Grosjean. par Véronique (Lala) (2011-11-01 19:07:37)
[en réponse à 613184]
Depuis votre message, et, depuis la réponse que je vous y ai faite, je reste sur ma position : celle que ce spectacle humilie Dieu.
J'ai une autre de mes positions qui a changé : celle de la violence pour défendre Dieu.
Pourquoi ce changement ? Prière, enseignement, lecture, contemplation... jusqu'à cet après-midi.
Notre-Seigneur Jésus-Christ qui a été le plus humilié des hommes sur la terre durant Sa Passion, est toujours resté silence, et son esprit était toujours tourné vers son Père, dans
l'excellence du don vers son Père.
Comme l'a exprimé l'autorité de l'Eglise, elle a condamné les humiliations faites envers Dieu, et j'adhère à ce qu'elle dit et fait.
Pour mieux comprendre que la violence n'est pas la solution, et ne répond pas à la Parole de Dieu, j'ai eu l'image de Pierre, qui avait pris une épée pour défendre Notre-Seigneur au jardin des Oliviers.
La réponse de Dieu à ce geste a été clair :
"
Remets ton glaive à sa place ; car toux ceux qui prennent le glaive périront par le glaive." (Mtt 26, 52)
Je déplore toutes les humiliations que vous recevez monsieur l'abbé.
Je prie pour vous, et pour que les enfants de Dieu ne soient plus divisés.
Fraternellement
Véronique

( 613739 )
Comme vous dîtes, l'enjeu et le sujet en valent la peine par Vincent F (2011-11-01 23:56:53)
[en réponse à 613184]
Monsieur l'abbé, je ne pense pas qu'on puisse vous reprocher d'avoir voulu vous rendre compte par vous-même. En revanche on pourrait vous dire que vous l'avez fait à moitié. En effet, vous vous êtes contentés de voir la version parisienne de la pièce et vous en avez tiré des conclusions hâtives ! Avant d'accuser certains de vos confrères de manipulation, vous auriez dû chercher à savoir ce qui avait pu justifier leur appel à la mobilisation.
Vous voulez juger les faits et pas les intentions eh bien voici quelques faits:
1. Les pires scènes ont été retirées pour la version parisienne. On peut s'en réjouir. Mais on doit aussi noter que si Castelucci avait supprimé ces scènes parce qu'il s'était rendu compte qu'elles véhiculaient un autre message que celui qu'il voulait faire passer, il aurait dû le dire (c'est ce que Molière avait fait pour Tartuffe mais Castelucci n'est pas Molière, loin s'en faut).
2. Castelucci refuse toute intention blasphématoire ... quand on proteste contre sa pièce. Par contre quand les critiques de l'Intelligentsia font l'éloge de sa pièce en raison de son caractère blasphématoire, il ne me semble pas qu'il ait cherché à détromper ceux qui le louaient. Cela est-il suffisant pour être certain qu'il ment ? A vous de juger.
Malgré tout je pense que vous et Mme Picard avez raison sur un point, il y a eu un malentendu. Mais il semble bien que ce malentendu ait été créé sciemment par Castelucci.