Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=612294
images/icones/musique.gif  ( 612294 )juste avant Assise, le Conseil Pontifical Justice et Paix par jejomau (2011-10-24 16:19:53) 

exprime la nécessité de constituer une Autorité politique mondiale… supranationale… à dimension planétaire.

"Aujourd’hui, toutes les petites ou grandes nations, de même que leurs gouvernements, sont appelées à dépasser cette « situation de nature » qui voit les Etats luttant entre eux en permanence. Malgré certains de ses aspects négatifs, la mondialisation réunit davantage les peuples, les incitant à s’orienter vers un nouvel « état de droit » au niveau supranational, situation étayée par une collaboration plus intense et plus féconde. Suivant une dynamique analogue à celle qui, dans le passé, a mis fin à la lutte « anarchique » entre les clans et les royaumes rivaux, en vue de la constitution d’Etats nationaux, l’humanité doit aujourd’hui s’engager dans la transition entre une situation de luttes archaïques entre les entités nationales et un nouveau modèle de société internationale plus unie, polyarchique, respectueuse de l’identité de chaque peuple, dans le cadre de la richesse variée d’une unique humanité. Un tel passage, qui a d’ailleurs déjà timidement commencé, assurerait aux citoyens de tous les pays – quelles qu’en soient la dimension ou la puissance – la paix et la sécurité, le développement, des marchés libres, stables et transparents. Selon Jean-Paul II, « De même qu’à l’intérieur des Etats ... le système de la vengeance privée et des représailles a été remplacé par l’autorité de la loi, de même il est maintenant urgent qu’un semblable progrès soit réalisé dans la communauté internationale ». Le temps est venu de concevoir des institutions ayant une compétence universelle lorsque des biens vitaux et partagés de toute la famille humaine sont en jeu, des biens que les Etats individuellement sont incapables de promouvoir et de protéger par eux-mêmes."

....."Il revient aux générations actuelles de reconnaître et d’accepter en toute conscience cette nouvelle dynamique mondiale vers la réalisation d’un bien commun universel. Certes, cette transformation s'effectuera au prix d’un transfert, graduel et équilibré, d’une partie des attributions nationales à une Autorité mondiale et aux Autorités régionales, ce qui s’avère nécessaire à un moment où le dynamisme de la société humaine et de l’économie, ainsi que le progrès de la technologie, transcendent les frontières qui setrouvent en fait déjà érodées dans l’univers mondialisé."....

....."Dans un monde en voie de mondialisation rapide, la référence à une Autorité mondiale devient le seul horizon qui soit compatible avec les nouvelles réalités de notre époque et avec les besoins de l’espèce humaine. Toutefois, il ne faut pas oublier que, du fait de la nature blessée des hommes, cela ne se fait pas sans angoisses ni sans souffrances.
Dans le récit de la Tour de Babel (Gn 11,1-9), la Bible lance un avertissement sur la façon dont la "diversité" des peuples peut se transformer en un véhicule d’égoïsme et un instrument de division. Dans l’humanité, le risque existe bien que les peuples finissent par ne plus se comprendre et que les diversités culturelles provoquent des oppositions inguérissables. Le mythe de la Tour de Babel nous prévient aussi qu’il faut bien se garder d’une « unité » de façade seulement, qui est toujours le siège d’égoïsmes et de divisions du fait que les bases de la société sont instables. Dans les deux cas, Babel est l’image de ce que les peuples et les individus peuvent devenir lorsqu’ils ne reconnaissent pas leur dignité transcendante intrinsèque et leur fraternité.
L’esprit de Babel est l’antithèse de l’Esprit de Pentecôte (Ac 2, 1-12), du dessein de Dieu pour toute l’humanité, c’est-à-dire de l’unité dans la vérité. Seul un esprit de concorde, qui surmonte les divisions et les conflits, permettra à l’humanité d’être véritablement une seule famille, jusqu’à concevoir un monde nouveauavec la constitution d’une Autorité publique mondiale, au service du bien commun
"

LIEN


La tour de Babel n'est-elle qu'un mythe ? Les nations n'ont donc plus d'anges préposés à leur protection... Qui sera l'ange préposé à l'Autorité mondiale ? Et donc, avec cette Autorité mondiale planétaire.. le monde va être - je cite - "nouveau".. puisque, comme par enchantement, la nature humaine aura alors changé. Le dogme du pêché originel n'aura plus lieu d'être... Et l'Eglise catholique (ou "Universelle") ne le sera plus...

Bon, je me plante peut-être..
images/icones/neutre.gif  ( 612298 )Rome et les Francs-Maçons même combat ? par RLP31 (2011-10-24 17:09:11) 
[en réponse à 612294]

Tout est dans le titre.....

Après Assise, une telle déclaration....

Quel progrès.......
images/icones/coeurbrise.gif  ( 612304 )Lamentable en effet ! par Jean-Paul PARFU (2011-10-24 17:34:44) 
[en réponse à 612298]

L'unité du genre humain est présupposée par l'Eglise et ne constitue en aucun cas, pour elle, une fin en soi !

Elle ne peut être une fin en soi, avec pour objectif : la réalisation du paradis sur la Terre, que dans un cadre naturaliste et laïc, en un mot, maçonnique.

L'objectif de l'Eglise est le salut des âmes et le salut des âmes dans la hiérarchie des priorités définie par le Seigneur : "cherchez d'abord le royaume de Dieu et sa justice et le reste vous sera donné par surcroît !"
images/icones/3b.gif  ( 612377 ) Maître Parfu par MG (2011-10-25 02:55:04) 
[en réponse à 612304]


Le Salut passe aussi par l'obéissance, surtout avec un pape comme nous avons !

Ne vivant pas très loin de Nantes, je suis disponible pour une explication verbale et même plus ! Vous me dégoûtez! Et depuis longtemps !
images/icones/2a.gif  ( 612378 )Est-ce donc un duel que vous proposez ? par Vianney (2011-10-25 07:00:42) 
[en réponse à 612377]

...étant donné que, de votre propre aveu, les explications écrites vous “dégoûtent” et que les explications verbales risquent de ne pas vous suffire :

Ne vivant pas très loin de Nantes, je suis disponible pour une explication verbale et même plus !


Si tel est le cas, et puisque vous placez si haut l’obéissance, je vous rappelle à toutes fins utiles que l’Église interdit le duel...

V.
images/icones/2e.gif  ( 612394 )Quand vous voulez MG ! par Jean-Paul PARFU (2011-10-25 10:41:22) 
[en réponse à 612377]

Mais, en ce qui me concerne, j'habite la région parisienne !
images/icones/hein.gif  ( 612317 )une chose peu claire toutefois par jejomau (2011-10-24 18:14:56) 
[en réponse à 612294]

Découvrant ce texte, il m'a semblé immédiatement (dans la tournure des phrases) que le Conseil "Justice et Paix" exprimait la nécessité de constituer une Autorité politique mondiale (mes propos du départ). Le relisant.. je le trouve finalement peu clair.

Voilà un extrait du premier paragraphe : Le Conseil Pontifical « Justice et Paix », dans le respect des compétences des autorités civiles et politiques, entend proposer et partager ses réflexions «pour une réforme du système financier et monétaire international dans la perspective d’une autorité publiqueà compétence universelle».

Si un juriste peu nous éclairer : le Conseil pontifical veut-il une Autorité "politique" mondiale ou veut-il une Autorité "financière" mondiale... Quand il dit : une "Autorité publique à compétence universelle". Le sens est alors bien différent... Et je fais mon "mea culpa" dans ce cas !
images/icones/1j.gif  ( 612331 )Cette autorité existe déjà ! par Jean-Paul PARFU (2011-10-24 19:19:09) 
[en réponse à 612317]

C'est l'ONU et notamment son Conseil de sécurité et toutes les organisations y afférentes : OMC, UNESCO etc ...
images/icones/fleche2.gif  ( 612347 )Quelques précisions sur la gouvernance mondiale actuelle. par Scrutator Sapientiæ (2011-10-24 22:16:50) 
[en réponse à 612331]

Bonsoir Jean-Paul PARFU,

I.

D'une part, la création, l'organisation, le fonctionnement de la Banque Mondiale, du FMI, du GATT puis de l'OMC, ne doivent pratiquement RIEN à l'ONU, alors que ce sont ces trois institutions qui concentrent en elles une grande partie de la gouvernance mondiale officielle, la plus conforme possible aux intérêts de la classe dirigeante américaine, en matière bancaire et financière, commerciale et douanière.

D'autre part, il est question, dans le texte du Conseil pontifical Justice et Paix, du G 20, et de ce qui devrait ou pourrait être son rôle ; renseignons-nous, renseignez-vous : le "G vain", pour l'heure, c'est le G 2 + 18 : la Chine, les USA, et le reste du monde, c'est cela et pas autre chose, aujourd'hui et pour l'instant, la gouvernance mondiale effective, en matière économique et diplomatique, financière et commerciale.

Enfin, si vous voulez savoir qui gouverne l'hémisphère occidental, et pourquoi, de ce fait, certains dossiers tels que la lutte contre la réduction des inégalités économiques entre les peuples, et des inégalités diplomatiques entre les Etats, ne progresse pas, posez-vous juste une question : qui a fait monter en puissance, médiatique et politique, puis a financé la campagne électorale de Barack Hussein Obama, pendant les années 2007 et 2008 ?

Je vous recommande de lire ou de relire "Le triomphe de la cupidité", de Joseph STIGLITZ, ouvrage passionnant, qui n'est pas toujours facile à comprendre, mais qui est essentiel pour bien analyser les années 2000, l'apéritif avant le hors-d'oeuvre, si j'ose dire.

II.

Tout n'est pas réductible à une question de rapports de forces, mais en l'espèce, c'est bien de cela dont il est question ici :

- les USA ont prescrit au monde entier un logiciel infernal, la mondialisation ultra-libérale, qui est en train de se retourner, notamment, contre le peuple américain, avec une violence inouie ;

- la Chine, elle aussi, met en avant une ambition planétaire, une "destinée manifeste", et a un besoin vital, pour gérer ses contradictions, duplicités, équilibres et fragilités internes, de continuer à être l'atelier du monde, et de commencer à être le financeur du monde ;

- nous autres, Européens, dans ce contexte de bras-de-fer intercontinental qui se joue au-dessus de nos têtes, sommes de gentils petits nains, inaudibles car inoffensifs, souvent attendrissants, de par nos ambitions, parfois exaspérants, de par nos divisions.

III.

Ce qui s'est passé entre 2007 et 2010 n'est RIEN, je dis bien RIEN, à côté de ce qui va se passer entre cette année et, disons, le milieu de la décennie, car à la crise économique et financière va s'ajouter une crise énergétique, nucléaire et surtout pétrolière, à peu près vers 2015.

Dans ce contexte sans précédent, dans toute l'histoire de l'humanité, tout ce qui contribuera à une déconstruction de la gouvernance mondiale actuelle, à une reconstruction de cette gouvernance mondiale sur un fondement radicalement différent, et avec un contenu substantiellement différent, sera bon à prendre, même si, pour ce faire, nous devons beaucoup souffrir, pendant au moins une décennie.

J'ai préféré ce message personnel à un commentaire, qui aurait été bâclé, d'un document, celui de Justice et Paix, que j'aurais été obligé de lire en diagonale, et avec lequel j'aurais donc été partial et partiel.

IV.

Rassurez-vous, si vous êtes inquiet, car je ne viens pas de relire les oeuvres complètes d'Elisabeth TEYSSIER : je me contente simplement d'une revue de presse quotidienne, dans l'heure de midi, sur une demi-douzaines de sites internet d'actualité économique et financière, et ce depuis l'année 2007.

En un mot comme en sang : la gouvernance mondiale actuelle devra être démantelée, élément par élément, avant d'être éventuellement remantelable, sur des bases inspirées par davantage de solidarisme, et beaucoup moins de "libéralisme", de "libéralisme" tel que l'entendent les élites mondialisantes qui ont donné naissance puis croissance à nos élites mondialisées ; cela ne pourra se faire qu'à la suite d'une confrontation de grande ampleur, car jamais, je dis bien jamais, le secteur bancaire new-yorkais, à tout saigneur tout honneur, ne renoncera spontanément à ses principes, à ses pratiques, à son importance, à son influence, à son entregent, à ses intérêts.

Plus aucun colmatage de brèches n'a de sens, cela ne fera que retarder l'échéance, et cela ne fera donc que donner davantage d'intensité, dans la durée, à cette confrontation de grande ampleur, que je redoute autant que vous, mais à laquelle je ne peux m'empêcher de penser.

Je vous souhaite malgré tout une bonne soirée.

Scrutator.
images/icones/vatican.gif  ( 612357 )Cette autorité mondiale est... par PEB (2011-10-24 23:25:07) 
[en réponse à 612294]

selon la Tradition, le Sacrum Imperium Romanum. Benoît XVI et la Curie ne font que reprendre un vieux rêve de la Papauté.



Le Saint-Empire est le rêve romain de l'autorité et de la puissance universelle.

Au sommet, le Saint-Père, Vice-Roi de l'Univers, juge les nations et les peuples, fulminant des bulles qui valent arrêts souverains de justice. Nul ne le juge et tous sont jugés par lui. De droit divin, il a le pouvoir de lier et délier les traités et contrats. Il affermit et dépose les trônes. Il dispose de toute la majesté et de toute majesté.

L'Empereur et le Sénat incarnent le pouvoir temporel suprême. Il édicte des capitulaires instituant les jurdictions internationales et réglementant les échanges mondiaux. Il est le bras armée du Souverain Pontificat devant qui tout s'incline. Lui seul dispose, en plénitude mais toujours sous couvert du mandat apostolique, de la force militaire pour le bien de la paix.



En dessous, les rois et les républiques régissent leur portion de Terre selon leur rang, à commencer par le Roi Très-Chrétien, fils aîné de l'Eglise.



Les Etats et provinces, ordres, arts et métiers régissent, chacun en ce qui les concernent la vie quotidienne des peuples et de leurs seigneurs et maîtres légitimes.



En dessous, la puissance paternelle réunit la famille indissoluble, clef de voute de la vie sociale, matérielle et spirituelle.

images/icones/1g.gif  ( 612366 )Tout cela est bien beau... par Vianney (2011-10-25 00:11:12) 
[en réponse à 612357]

...mais les projets des décideurs réels sont quelque peu différents, il suffit d’ouvrir les yeux : nous les voyons démanteler les nations, détruire les familles, tuer les enfants, à part les leurs bien entendu. En deux mots, la technique de l’esclavage au service de Mammon...

V.
images/icones/fleche2.gif  ( 612368 )cf le Mécanisme européen de stabilité, absolument dictatorial. par Scrutator Sapientiæ (2011-10-25 00:28:29) 
[en réponse à 612366]

Bonsoir et merci à Vianney,

Voici :

MES

Je n'ose dire "bonne lecture", mais je vous souhaite une bonne nuit.

Si c'était une dictature militaire, avec des hommes armés en uniforme et avec des hélicos dans le ciel, des chars d'assaut dans les rues, nous la verrions tout de suite, et nous réagirions peut-être tout de suite.

C'est une dictature financière, en costumes pour hommes et en tailleurs pour dames, qui se met en place, avec la complicité et la duplicité des responsables médiatiques et politiques, pendant longtemps elle a été beaucoup moins perceptible qu'à présent, et aujourd'hui il est presque trop tard.

"To make the world safe for democracy", so they said...

Scrutator.
images/icones/3b.gif  ( 612379 )Dictature, c’est bien le mot par Vianney (2011-10-25 07:28:06) 
[en réponse à 612368]

...cher Scrutator, et en matière financière encore bien, ce qui ouvre la porte à toutes les malversations, en toute impunité :

L'article 27
Le statut juridique du MES, les immunités et privilèges
(...)
3. Le MES, ses biens, fonds et avoirs, où qu'ils se trouvent et quel qu'en soit le détenteur, jouissent de l'immunité de toute forme de procédure judiciaire, sauf dans la mesure où le MES renonce expressément à son immunité dans le but de toute procédure ou par les conditions de tout contrat, y compris la documentation sur les instruments financiers.

4. La propriété, le financement et les actifs du MES, où qu'ils se trouvent et quel qu'en soit le lieu, sont exempts de perquisition, réquisition, confiscation, expropriation ou de toute autre forme de saisie, de prise ou forclusion par action de l'exécutif, judiciaire, administrative ou législative.
(...)


Un pouvoir qui s’arroge le droit de réclamer des États n’importe quelle somme, à payer dans les sept jours ! Un pouvoir qui peut attaquer n’importe qui en justice, mais qui ne peut être attaqué par personne... Je serais fort curieux de voir comment nos démocrates si intransigeants concilient ce “mécanisme européen de stabilité” avec la sacro-sainte déclaration des “droits de l’homme” !

V.
images/icones/2a.gif  ( 612384 )Oui il faut relire Montesquieu par jejomau (2011-10-25 08:43:31) 
[en réponse à 612379]

il remarque que la Démocratie ne peut exister que si le peuple est "vertueux". Il remarque aussi que si le peuple glisse vers le "vice" (ou abandonne la vertu qui est son contraire)... Alors une Dictature s'installe !

J'en conclus que la dictature, si elle s'installe dans une sorte de coup de force... ne se réalise pas moins parceque les peuples le ... veulent bien et lui donnent un blanc-seing en abandonnant leur liberté pour le pain qui remplit leur ventre !

Et puisque les peuples "aiment" l'argent, alors ils auront une dictature "financière" !
images/icones/fleche2.gif  ( 612393 )Il y a du vrai dans votre remarque par Vianney (2011-10-25 10:35:19) 
[en réponse à 612384]


Et puisque les peuples "aiment" l'argent, alors ils auront une dictature "financière" !


Les serviteurs de Mammon ne nous dominent en effet que parce qu’ils ont rencontré au fil des siècles de plus en plus de complicités au sein des classes dirigeantes et de la population.

D’un autre côté, attendre du peuple, même redevenu “vertueux”, qu’il élise de bons dirigeants, cela relève selon moi de l’utopie : tout le système est conçu de façon à encourager inéluctablement les plus ambitieux, les plus cupides et ceux qui mentent le plus habilement.

En revanche, ce ne serait déjà pas mal si une large fraction de la population cessait une bonne fois d’accorder sa confiance à la “religion de l’Homme” (avec un grand H) pour ne la placer qu’en son Dieu créateur : une telle humilité lui vaudrait peut-être de bénéficier d’un nouveau saint Louis ou d’un nouveau saint Étienne pour la gouverner.

V.
images/icones/neutre.gif  ( 612415 )Le peuple n'aime que vivre à crédit, par le torrentiel (2011-10-25 14:11:29) 
[en réponse à 612393]

il n'aime pas l'argent, il n'est pas particulièrement épargnant, le bourgeois est plus épargnant que le peuple.


Les Américains ont commencé à vivre à crédit depuis les années 30, ils en ont donné la mauvaise habitude au peuple et le système s'écroule.


Il ne pouvait que s'écrouler, les lames de fond en histoire sont prévisibles. La dette américaine ne pouvait qu'à terme entraîner le monde dans une crise financière à laquelle il ne fallait qu'un catalyseur; de même que la guerre du golfe ne pouvait qu'entraîner une réaction du type 11 septembre, un printemps arabe dans le meilleur des cas et une guerre civile dans le pire.


Nos prophètes médiatiques, qui ne voient jamais rien venir, mais n'en continuent pas moins à tout nous expliquer, n'ont pas réalisé que la lame de fond du printemps arabe n'était pas démocratique, mais identitaire, un sursaut de dignité, laquelle les Arabes puisent malheureusement dans l'islam. Donc le printemps arabe ne pouvait que devenir une révolution islamiste de longue portée.


Cela, un correspondant que j'ai eu par les hasards de la toile me l'avait expliqué bien avant que ces événements n'arrivent. J'avais même publié ses explications sur mon blog. Combien fûmes-nous à en faire autant?


Tout ce dont il m'avait averti s'est réalisé ou est en train de se réaliser: la tunisie se livrant aux mains des islamistes qui s'allieront aux marxistes, mais aussi l'egypte dont le premieir acte révolutionnaire serait de s'en prendre à l'ambassade d'Israël.


Pourquoi le monde arabo-musulman se polarise-t-il sur la Palestine? Parce qu'elle est l'arbre qui cache la forêt. Mais les gouvernants islamiques ne veulent pas voir leur propre incurie. Israël et, à travers cet Etat, ce pays, les juifs, restent un bouc émissaire décidément commode, sur lequel nous tapons, de l'Occident à l'Orient, quand nos sociétés sont en crise.
images/icones/fleche3.gif  ( 612421 )la société engendre certaines valeurs par jejomau (2011-10-25 14:49:38) 
[en réponse à 612415]

Croyez vous vraiment que le peuple n'aime pas épargner ? Que la bourgeoisie est si différente ?

Le peuple n'épargne pas . Le peuple n'est pas prévoyant, etc.. Mais il s'agit là d'une éducation. Une éducation familiale, une éducation dans la société, un éducation à l'école.

Autour de moi, je connais une bourgeoisie.. qui fit partie du peuple. Qui est issue du peuple . Nés pauvres, dans des familles où il fallait se lever tôt pour aller en classe ou au travail. Un poêle dans la maison qu'il fallait charger de bois toute la journée. Une seule fontaine d'eau sur la place à laquelle il fallait chercher l'eau, monter les escaliers jusqu'au premier étage, faire chauffer cette eau pour la toilette. Une époque, vous l'aurez compris, qui ne connaissait pas le confort actuel... Aller à l'école demandait une heure de route. Bonjour l'hiver ! Pas de souliers : des sabots. Quand ils furent trop petits (pour une personne que je connais) , ses parents coupèrent le bout et demandèrent à leur enfant de mettre désormais une paire de chaussettes de plus..

Je pourrai ainsi vous conter une foule d'anecdotes. Mais je m'arrête là car je susi certain qu'un grand nombre d'intervenants ici pourraient dire la même chose.

Pourquoi le raconter alors ? D'abord pour dire que notre société produit certains types d"hommes et de femmes par les valeurs qu'elle transmet. Les peuples de nos sociétés de consommation occidentales d'aujourd'hui se moquent comme de l'an quarante de la notion d'effort. Du travail et de sa récompense. Ils préfèrent rester couchés, veules. Parcequ'on leur a appris à se tenir ainsi. Parcequ'on veut qu'il en soit ainsi. Et la bourgeoisie d'aujourd'hui leur ressemble bien sûr .

C'est celà qui est en cause.

Ces peuples islamistes ont des réactions d'enfants gâtés par la société de consommation mais dans le même temps, secrètement, ils aspirent à plus de coercition, plus de moralité (ce que prétend leur apporter l'Islam). C'est un double mouvement qui se fait en eux dans une tentative de retrouver en leur sein ce qui fait la grandeur de l'homme en se détachant autant que faire se peut des valeurs sataniques engendrées par la société occidentale et qui les réduit en esclavage via un attachement immodéré au matérialisme et à ses "structures de pêché".
images/icones/bravo.gif  ( 612428 )Très bon le torrentiel ! par Jean-Paul PARFU (2011-10-25 15:36:12) 
[en réponse à 612415]

pour une fois, je partage cette analyse !
images/icones/hein.gif  ( 612461 )Et les Anglais ne financent pas par Anton (2011-10-25 20:48:40) 
[en réponse à 612368]

le tonneau des Danaïdes européen.

Ce n'est pas une dictature, c'est un piège à con tribuables.
images/icones/neutre.gif  ( 612375 )Je crois que vous vous trompez, Peb. par le torrentiel (2011-10-25 01:44:15) 
[en réponse à 612357]

Le pape est laïque.


Ou pour le dire de façon moins polémiqque, il a intégré que la gouvernance mondiale devait être laïque, ne serait-ce que parce qu'elle ne voulait plus être autre chose.


Tout au plus le pape se conçoit-il comme un observateur, comme un gardien, une autorité morale, un père.


Si l'on en revient à la typologie des fonctions décrites dans la seconde épître à Timothée, le pape est un évêque un peu plus paternel, le curé des fidèles du monde et l'évêque de ses autorités civiles.