Le Forum Catholique

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images/icones/3c.gif  ( 611700 )Mensonges et manipulation à propos de la manifestation FLN du 17 octobre 1961 à Paris par Anne Charlotte Lundi (2011-10-19 08:38:07) 

Cinquante ans après la fin de la guerre d’Algérie, par le biais d’une machination particulièrement bien orchestrée, policiers, gendarmes mobiles, CRS et Harkis engagés le 17 octobre 1961 à Paris dans une opération de maintien de l’ordre, sont devenus des agresseurs accusés d’avoir massacré 300 manifestants algériens, d’en avoir jeté des dizaines à la Seine et d’en avoir blessé 2300.
Tous les ans depuis 1991, ceux que le FLN désigne sous le nom de « Frères des Frères », organisent à grand renfort médiatique une cérémonie à la mémoire des « Martyrs Algériens » du 17 octobre 1961. Au mois d’octobre 2000, les « Frères des Frères » ont créé l’ « Association 1961 contre l’oubli ».
Cette année, la commémoration a pris un éclat particulier avec la présence du candidat socialiste aux futures élections présidentielles lequel a lancé une rose rouge à la Seine en mémoire des manifestants qui y auraient été noyés…

Or, contrairement à ce qui est affirmé par des médias... Lire la suite
images/icones/fleche2.gif  ( 611703 )à découvrir aussi par jejomau (2011-10-19 09:29:50) 
[en réponse à 611700]

sur ce LIEN le mensonge entretenu par la gauche et les progressistes qui ont toujours eu, non seulement la haine de la Vérité et par conséquent de l'Eglise catholique dans sa Tradition... Mais encore de la France et de son peuple .
images/icones/neutre.gif  ( 611718 )Vérité par fidelis (2011-10-19 10:37:17) 
[en réponse à 611703]

Merci à vous de rétablir ainsi, avec les arguments objectifs, la vérité sur ces tragiques évènements , vérité que les gouvernements successifs n'ont pas eu le courage de proclamer à temps et à contre temps. J'ai là une pensée pour des jeunes gens que j'alphabétisais à Lyon en 1960 et qui ont un jour soudainement "disparu" : l'explication donnée semblait se suffire à elle même : "leurs familles était au MNA".
images/icones/neutre.gif  ( 611732 )l'argument "objectif" des ... archives ? par Luc Perrin (2011-10-19 11:56:00) 
[en réponse à 611700]

Mon collègue B. Lugan, aux ouvrages très controversés par ailleurs quant au Rwanda (et que j'ai lus), s'appuie sur un seul argument pour en écarter d'autres, celui des archives d'une institution d'État, l'institut médico-légal.

S'il y a bien un point dont l'objectivité n'est, comme tout en histoire, que très partielle, c'est bien celui-là.
Il n'y a pas besoin d'avoir un doctorat en histoire pour savoir que les archives sont incomplètes, que les registres officiels surtout sensibles ne nous disent pas tout loin de là ! très loin de là.
Louis XVI n'a-t-il pas écrit rien à signaler pour le 14 juillet 1789 dans son journal intime, je n'en déduirai pas que c'était vrai même si c'est le monarque absolu qui l'a consigné dans une archive.
Je pourrais aussi faire l'histoire des procès staliniens de Moscou avec les seules minutes des procès ou même les interrogatoires du NKVD. Aurais-je fait mon métier en m'arrêtant à ce versant officiel? Evidemment non.

Les très nombreux témoignages dont France Culture et d'autres media se sont fait l'écho sont là et donnent un tout autre récit que les 3 morts du bilan officiel que recopie, "pieusement" ?, mon confrère. L'un d'eux était à lui seul un exemple du maquillage macabre qui a échappé à celui qui s'en tient au fondamentalisme archivistique : une jeune fille de 15 ans déclaré suicidée par voie d'un formulaire signé par son père algérien analphabète. Bien sûr elle n'est pas dans les archives de l'IML. Ni les "disparus" en grand nombre, puisque disparus ils/elles ne sont pas non plus à l'IML.

En résumé, il est difficile le plus souvent de faire de l'histoire contemporaine sans témoignages. Les témoignages ont aussi leurs fragilités mais se borner à un seul type - manipulable - d'archive pour raconter un événement c'est prendre le risque de désinformer effectivement.

L'important serait maintenant, en reprenant le lièvre soulevé de l'IML, de voir comment et par qui les registres ont été remplis, comment - tous les corps ont-ils été notés "NA" ou "FMA" qui semble-t-il était une appellation administrative en usage alors ? - et pourquoi les corps des personnes tuées (estimées entre 200 et 300) ont pu échapper au bilan officiel ou bien si tous les témoignages recueillis sont systématiquement faux, tous mentant de concert, sans lien apparent entre eux, à des années de distance et alors qu'il n'y a plus aucune raison spéciale de le faire.
Témoignages qui sont à voir parmi les manifestants et leurs familles (pour les "disparus"), les policiers, les badauds, les journalistes, agents de la RATP.Selon un historien interrogé, il y aurait eu 30000 personnes arrêtées ce jour-là et ceux qui suivirent et des bus de la RATP ont été utilisés : difficile de passer inaperçu.Les expulsions massives dans les jours et semaines suivantes ont bien dû laisser des traces écrites et des témoignages existent à se sujet.
La critique des sources est un art essentiel, encore faut-il l'exercer jusqu'au bout.

nb. l'occultation a été longtemps une donnée basique quant à la guerre d'Algérie et ce qui l'accompagne comme la genèse - pas très démocratique - de la Ve République : occultation de la torture et des "corvées de bois," occultation des massacres de Sétif dès 1945, occultation de la répression en Algérie même contre les manifestants pro OAS - que relève B. Lugan in fine -, occultation des liens entre la classe dirigeante française d'Algérie et de métropole, occultation des massacres de harkis en 1962 sous les yeux de l'armée française qui avait juré de les défendre, occultation relative du mépris du Général à l'égard de la population algérienne dans son ensemble, longue occultation de la condition infâme faite par le régime gaulliste aux harkis ayant pu échapper à la mort et parqués en France dans des camps ... la liste est longue et cette dramatique journée d'octobre 1961 de répression policière en plein milieu de Paris s'inscrit, sans surprise pour moi, dans cette procession silencieuse. Heureusement, depuis en gros 20 ans, on déterre ces dossiers les uns après les autres et les langues se délient. Il est temps que les derniers restes de la conspiration du silence sur "les événements d'Algérie" sautent à leur tour.

Un point qui nous ramène à l'objet du F.C. : j'ai pu constater, dans des interview justement, combien le jeune clergé (prêtres et séminaristes) français a été profondément affecté par cette guerre et cela n'est pas sans conséquence ensuite dans les décennies 1960 et 1970. L'un d'eux m'avait raconté comment il a été confronté à la réalité des "corvées de bois" et le témoignage est venu presqu'en fin d'entretien, lui-même étant amené à faire le lien bien a posteriori entre ce traumatisme algérien enfoui et ses engagements ecclésiaux ultérieurs.
images/icones/carnet.gif  ( 611736 )pour ceux qui vivaient à Paris par blamont (2011-10-19 12:47:59) 
[en réponse à 611732]

les règlements de compte entre factions rebelles avaient des conséquences dans la vie quotidienne.
Ainsi, dans le quartier ouvrier proche des anciennes usines Citroen (XV° arrondissement), il y avait une rivalité si féroce entre Fellaghas que pour aller au catéchisme à l'église SAINT CRISTOPHE DE JAVEL située à proximité, on se détournait par la rue de la Convention au lieu de traverser ce que l'on appelait la " Casbah".

Pourquoi?
Tout simplement pour éviter de recevoir un projectile du fait des fusillades que l'on entendait .
Et ce n'était pas du petit plomb, des rafales de Pistolets-Mitrailleurs.
bien équipés, les Fellouzes!

Et l'on était pas plus traumatisé que cela, sans cellule psychologique ni info dans le JT du soir.
images/icones/1b.gif  ( 611738 )Suggestion par Leopardi (2011-10-19 12:52:55) 
[en réponse à 611700]

Il y a un endroit pour ça ...
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