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images/icones/marie.gif  ( 610723 )11 Oct - La Maternité divine de la Très Sainte Vierge Marie par Castille (2011-10-10 22:04:24) 



En 431, un concile général convoqué à Ephèse proclama et définit le dogme de la Maternité divine de la très Sainte Vierge. Jusque-là, il n'avait jamais été contesté qu'il y avait deux natures en NOTRE-SEIGNEUR : la nature divine et la nature humaine, mais qu'il n'y a qu'une seule personne. Notre-Dame étant la Mère de l'unique personne de JÉSUS-CHRIST, a le droit d'être appelée Mère de DIEU, au même titre que nos mères, qui, bien qu'elles n'aient point formé nos âmes, mais seulement nos corps, sont cependant appelées les mères de l'homme tout entier, corps et âme. Car, si l'homme n'est homme qu'en tant que son âme est unie à son corps, JÉSUS-CHRIST n'est réellement JÉSUS-CHRIST qu'autant que Sa Divinité est unie à Son Humanité.

En 1931, à l'occasion du quinzième centenaire du grand concile d'Ephèse, Pie XI institua la fête que nous célébrons aujourd'hui.

La Maternité divine de Marie L'élève au-dessus de toutes les créatures. L'Église honore en ce jour cet incomparable privilège accordé à Marie, dogme fondamental de notre sainte religion. Grande est la dignité de la mère! Mais combien plus digne de vénération est celle de la Mère du Fils de Dieu qui a engendré dans le temps Celui qui est engendré du Père de toute éternité!

"Il y a dans cette maternité, dit saint Thomas, une dignité en quelque sorte infinie, puisqu'Elle a pour Fils Celui que les anges adorent comme leur Dieu et leur Seigneur. Cette suréminente dignité est la raison d'être de Son Immaculée Conception, de Son élévation au-dessus des anges, de la toute-puissance de Son crédit auprès de Dieu."

Cette élévation donne à Marie une autorité qui doit inspirer notre confiance envers Celle que l'Église appelle Mère de Dieu, Mère du Christ, Mère de la divine grâce, Mère très pure, Mère très chaste, Mère aimable, Mère admirable, Mère du Créateur, Mère du Sauveur.

En nous faisant vénérer ainsi la très Sainte Vierge, l'Église veut susciter en nos âmes un amour filial pour Celle qui est devenue notre propre Mère par la grâce. Marie nous a tous enfantés au pied de la croix. Notre prérogative de frères adoptifs de JÉSUS-CHRIST doit éveiller en nos coeurs une confiance illimitée envers Marie qui nous a adoptés sur le Calvaire, lorsqu'avant de mourir, le SAUVEUR nous a présenté à la Co-rédemptrice, en la personne de saint Jean, comme les enfants qu'Il désirait La voir adopter, disant: "Mère, voilà Votre fils; fils, voilà votre Mère! Ces paroles sont comme le legs testamentaire du CHRIST.

"Que peut-on concevoir au-dessus de Marie? demande saint Ambroise, quelle grandeur surpasse celle qu'a choisie pour Mère Celui qui est la grandeur même?" "Il a plu à DIEU d'habiter en Vous, ô Marie, Lui dit saint Bernard, lorsque de la substance de Votre chair immaculée, comme du bois incorruptible du Liban, le Verbe S'est édifié une maison par une construction ineffable. C'est en Vous, ô Mère unique et bien-aimée qu'Il S'est reposé et qu'Il a versé sans mesure, tous Ses trésors..."



Suivant la tradition, SAINT NICAISE dont le nom grec signifie victorieux, vit le jour en Grèce. Quelques historiens de sa vie ajoutent, d'après de très anciens documents, qu'il naquit à Athènes et fut converti, avec le grand saint Denis, par le savant discours de l'apôtre saint Paul devant l'Aréopage.

Après avoir séjourné quelque temps près du grand Apôtre, saint Nicaise, avec saint Denis, travailla en Grèce au salut des âmes, puis s'embarqua avec le même saint pour Rome. Le pape saint Clément les envoya dans les Gaules, avec d'autres missionnaires, pour continuer l'évangélisation de ce pays, commencée avec succès par des envoyés de saint Pierre lui-même.

Tandis que saint Denis fixa son siège à Paris, Nicaise se dirigea vers le pays de Rouen. Mais cette ville, qui le vénère encore aujourd'hui pour son premier pontife, ne devait pas le voir dans ses murs ; car il reçut en route la couronne du martyre. Il emmenait avec lui le prêtre Quirin et le diacre Egobile. Vers Pontoise, les habitants leur promirent d'accepter l’Évangile, s'ils les délivraient d'un dragon qui infestait ce pays. Alors Quirin marcha vers le dragon, le lia sans peine et le conduisit devant le peuple émerveillé; là, le monstre expira, par l'ordre du Saint. A cette vue, bon nombre d'idolâtres se convertirent à la foi du CHRIST, et trois cent dix-huit d'entre eux reçurent le baptême.

Le bruit de ce prodige s'étant répandu dans les pays d'alentour, les conversions se multiplièrent, et les habitants de Meulan, de Mantes, de Monceaux, commencèrent à ouvrir les yeux à la lumière de l'Evangile. Les apôtres chassèrent aussi plusieurs démons qui tourmentaient les habitants de la contrée.

Mais la voix du Ciel les appelait plus loin. Nicaise, Quirin et Egobile reprirent leur marche vers Rouen. A la Roche-Guyon, ils convertirent par leur prédication une noble dame, nommée Pience, et un prêtre des idoles, appelé Clair. Ce dernier était aveugle; ils lui rendirent en même temps la vue de l'âme et celle du corps.

Ce fut le signal de nombreuses conversions. Les prêtres païens s'en émurent; ils conduisirent les trois apôtres au gouverneur, qui peu auparavant avait mis à mort saint Denis et ses compagnons; mais, inaccessibles à tontes les menaces, ils subirent courageusement le martyre.

La légende rapporte de ces trois héros de la foi le même fait qui est raconté de saint Denis ; ils auraient porté leur tête entre leurs mains, après avoir été décapités.

Pratique: Contribuez de tout votre pouvoir à faire connaître NOTRE-SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST, et à le faire aimer.

INTROIBO : Maternité de la Vierge Marie

HODIEMECUM : Fête de la maternité divine de la bienheureuse Vierge Marie. 431 - 1931.

MAGNIFICAT : La Maternité divine de la Vierge Marie

L'Evangile du Jour sur PerIpsum son Commentaire par Saint Bède le Vénérable

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"
images/icones/marie.gif  ( 610770 )Extrait des Gloires de Marie de Saint Alphonse de Liguori par ami de la Miséricorde (2011-10-11 12:05:27) 
[en réponse à 610723]

Chapitre 1

SALUT, Ô REINE, MÈRE DE MISÉRICORDE

Paragraphe 2

[...] Jésus dit au disciple : Voilà votre Mère ; le Sauveur ne parlait donc pas à Jean, mais au disciple ; c'est-à-dire qu'en lui il voyait tous ceux qui, par la foi, sont ses disciples ; et c'était à eux tous qu'il donnait Marie pour Mère.

Je suis la Mère du bel amour, dit Marie. Elle parle ainsi, observe un auteur, parce que son amour pour nos âmes les rend belles aux yeux de Dieu, et l'engage elle-même à nous adopter avec toute la tendresse d'une mère. Et quelle mère, s'écrie saint Bonaventure, quelle mère aime ses enfants et prend soin de leur bien-être, comme vous, ô très douce Reine, vous nous aimez et veillez sur tous nos intérêts ?

Heureux ceux qui vivent sous la protection d'une Mère si aimante et si puissante ! Bien qu'au temps de David Marie ne fut pas encore née, cependant, au dire de saint Augustin, ce prophète demandait déjà à Dieu de le sauver à titre d'enfant de cette Vierge glorieuse : Sauvez, disait-il, le fils de votre servante. De quelle servante ? demande ce saint docteur si ce n'est de celle qui a dit : Je suis la servante du Seigneur ? Eh ! s'écrie Bellarmin, qui aura l'audace d'arracher des bras de Marie ses enfants, lorsqu'ils y cherchent un asile contre les poursuites de leurs ennemis ? Quel démon assez furieux, quelle passion assez violente pour les vaincre, s'ils placent leur confiance dans la protection d'une Mère si puissante ? Quand la baleine voit son petit exposé à périr dans une tempête ou à être pris par les pécheurs, elle ouvre la bouche, dit-on, et le reçoit dans son sein. Ce qui est sûr, c'est qu'ainsi fait Marie : quand cette bonne Mère voit ses enfants exposés à de trop grands périls par la violence des tentations, elle les cache avec amour comme dans ses propres entrailles, assure Novarin, les y tient à l'abri du danger, et ne cesse de les garder jusqu'à ce qu'elle les ait mis en sûreté dans le port du salut.

O Mère pleine de tendresse ! ô Mère pleine de bonté ! soyez à jamais bénie ! et béni soit à jamais le Dieu qui vous a donnée à nous pour Mère, et pour refuge assuré contre tous les hasards de cette vie ! [...]

Source : santorosario.net

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

images/icones/sacrecoeur.gif  ( 610771 )Méditation avec l'Imitation de Jésus-Christ par ami de la Miséricorde (2011-10-11 12:17:58) 
[en réponse à 610723]

Livre III (Reflexion)
Qu'il faut considérer les secrets jugements de Dieu pour ne pas s'enorgueillir du bien qu'on fait

[...] Donc nul refuge, nulle assurance que dans l'humilité, dans l'aveu sincère, dans la conviction et le sentiment toujours présents de notre profonde misère, joints à la confiance en Dieu seul.
Prosternés à ses pieds, disons-lui avec le Psalmiste: Ma honte est sans cesse devant moi, et la confusion a couvert mon visage: Seigneur, vous ne méprisez point un cœur contrit et humilié !

Source : L'Imitation de Jésus-Christ traduit par l'abbé F. de Lamennais, Dijon, Pellion et Marchet Frères, 1870

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde