Le Forum Catholique

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images/icones/carnet.gif  ( 610402 )MEP. La liturgie au Cambodge depuis Vatican II par Gaspard (2011-10-08 15:57:38) 

La revue "Missions étrangères de Paris" publie un article du P. Vincent Sénéchal MEP titré "La liturgie au Cambodge depuis Vatican II" dans son numéro d'octobre 2011, pages 48 à 54.

A aucun moment il n'est question de la forme extraordinaire de la messe, le Motu proprio Sumorum pontificum de 2007 étant totalement passé sous silence. Drôles de missionnaires qui ne se posent même pas la question de l'aspect missionnaire qu'offre la liturgie traditionnelle.

L'auteur commence par dire que jusqu'en 1963 "la messe était célébrée en latin avec usage de traductions des textes de la Parole de Dieu et de quelques prières usuelles en cambodgien, vietnamien, chinois ou même français".

Et l'auteur de partir sur l'application de Sacrosanctum concilium comme si cette dernière demandait la célébration de la messe en langue vernaculaire, alors qu'évidemment il n'en est rien cf. Sacrasanctum concilium paragraphe 36 n°1.

L'auteur affirme sans élément de démonstration que : "adopter non seulement le cambodgien mais aussi le vietnamien comme langues liturgiques au Cambodge correspondait à une demande explicite des chrétientés (sic) vietnamiennes".

L'article décrit de nombreux éléments d'inculturation; par exemple: transfert autorisé par le Saint Siège en 1970 de la Toussaint et de la commémoration des fidèles défunts au jour de la fête des morts traditionnelle au Cambodge ("Pchum Ben"); en 1974, autorisation de "célébrer la messe assis" (Notitiae 10 - 1974), pour correspondre aux usages religieux traditionnels locaux.

Quant à la traduction du missel romain en khmer, elle est en cours de révision complète suite à la demande de la Congrégation pour le culte divin en 2001.

Avec de très nombreux problèmes : quel type de vocabulaire ("érudit, populaire, pali-sanscrit ou 'khemarayayienakam' selon l'auteur), quel niveau de langage (populaire, royal).

L'instruction Liturgiam authenticam (2001) sert de "guide de référence", mais elle-même n'a été traduite que "en grande partie".

Il existe tout de même une note de bas de page pour donner les dates de révisions du missel "préconciliaire" - franche erreur, ce missel étant toujours en vigueur cf. Summorum pontificum...
images/icones/fleche3.gif  ( 610410 )Pour le Cambodge, il faut partir du point de départ par jejomau (2011-10-08 17:17:11) 
[en réponse à 610402]

Or le point de départ pour ce pays , c'est après Pol Pot et quand le pays s'ouvre enfin au monde à la fin des années 90. Il n'existe plus rien. Plus rien. A titre d'anecdote par exemple il y a quelques années, le Ministère de la Culture du Cambodge avait envoyé une mission en France pour aller visiter un musée. Le Cambodge était désireux de renouer avec sa culture et en particulier avec sa musique. Le problème résidait en ce qu'ils avaient jusqu'à oublier leurs instruments et leur fonctionnement, etc.. La révolution culturelle avait fait son oeuvre ! Imagine-t-on la France dans cet état après la Révolution au point de ne plus savoir que le piano existe ? Voilà, on y est !

Concernant la liturgie : on ne peut leur en vouloir d'adopter le rit qui leur proposé aujourd'hui ! Autrement Il faudrait qu'au sein de la population, une partie d'entre eux soit assez informé pour demander le rit "extraordinaire" ! D'autant que là aussi : le clergé est entièrement nouveau.

Vous soulevez aussi les problèmes concernant la traduction. Le Cambodge a été christiannisé sur le tard par les français. Contrairement au Viet-nâm. Il y a des mots qu'ils ne comprennent pas . Par exemple le mot : eucharistie. Il faut donc effectivement arriver à trouver un mot qui puisse faire comprendre toute l'importance et la réalité que recouvre ce terme. Il faut presque "créer" ce mot. Je suppose que celà prend beaucoup de temps. Concernant l'inculturation des fêtes, je trouve personnellement la chose très interressante. Ils célèbrent déjà la fête des morts. Il suffit de calquer sur la Toussaint.

Oui, ce sera long, en particulier pour l'aspect sacramentel, bien moins pour l'aspect missionnaire.En effet, chose interessante, l'Eglise catholique a pris un essor extrêmement rapide depuis quelques années. Voilà un site qui informe assez bien : fides
images/icones/colombe2.png  ( 610411 )tout l'avenir du clergé cambodgien est là par jejomau (2011-10-08 17:56:51) 
[en réponse à 610402]


dans ces cinq séminaristes !
images/icones/neutre.gif  ( 610451 )une prière pour Mgr Schmitthaeusler par Luc Perrin (2011-10-09 00:56:57) 
[en réponse à 610411]

le Vicaire apostolique de Pnom Penh, un Alsacien dont je me souviens.

Sa tâche n'est pas facile dans un continent (l'Asie) et une congrégation (les MEP) durement frappés par l'inculturationisme idéologique.

Il déclarait à sa nomination fin 2009 avoir beaucoup admiré le P. Petijean - et c'est ô combien justifié ! pour le 1er évêque du Japon contemporain - mais ce dernier s'est battu toute sa vie pour conserver les paroles latines du baptême utilisées pendant plus de 200 ans par les chrétiens cachés du pays qui maintenaient, malgré la pire des persécutions et une pression policière constante, la flamme de la foi apportée par les missionnaires, jésuites franciscains et autres, au XVIe siècle.

Les Cambodgiens ont-ils moins de goût pour le sacré que les Japonais, j'en doute pour avoir, trop peu, vécu dans ce pays si attachant.

Il faut cependant ne pas oublier que ce pays est dans une misère matérielle et morale terrible.
images/icones/tele.gif  ( 610456 )Mgr Olivier Schmitthaeusler, évêque de Pnomh Penh par jejomau (2011-10-09 08:58:50) 
[en réponse à 610451]


Sur ce lien , un très bon aperçu de la situation actuelle : lien